Histoire des gardes wallones au service d'Espagne Henri-Louis-Gustave Guillaume ■♦<»- 'V Google M Digitized by Google Digitized by Gôogle HISTOIRE l>fs GARÇES WALLONES. Digitized by Google Traduction réservée. — Reproduction interdite. nro«ell«.— lni|M-îmrrie dr F. PARENT el FILS. Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google •• i Digitized by Google Google • • • • * 1 » 1 1 ' Digitized by Google Digitized by Google • I uigmze ci by Google Digitized by Google « :. * ■ ! Digitized by Google Digitized by Google HISTOIRE DES GARDES WALLOÎNES VU SERVICE D'ESPAGNE; pau LE COLONEL GUILLAUME, du |wmwiih'! in Minislrrr dr la (iurrrr. olgrirr df Vtrirr tir dr Relfriqnr . chmlicr in uni rc s ijp Lr'opold d'Antririf, dr U.mnt'brts dp Dannaarrk, remmandttir de Cardrf df Charles III d'Evacué, flr., »lr. AZ. ii J0ruïelle0 , F. PARENT ÉDITEUR, MONTAGNE DE SION , 17 Digitized by Google Digitized by Google Le père Daniel ù qui Ton doit la connaissance de détails pleins d'intérêt sur les anciennes insti- tutions militaires de la France, dit quelque part, faisant allusion à l'extrême négligence que, de son temps déjà, Ton mettait à conserver les traditions des différents corps de l'armée : « On saura un » jour tout au plus qu'il y a eu un tel régiment » dans les troupes de France, mais on en ignorera » jusqu'à l'origine et jusques aux noms des com- »> mandants Il y aura un parfait oubli du » temps où ils ont été créés et des actions méno- ■ » rables où ils se sont particulièrement distin- » gués, » Celte observation de l'auteur de VHistoire de la Digitized by Google — VI — milice française, ne saurait mieux s'appliquer qu'au régiment des gardes wallones au service d'Es- pagne. L'oubli le plus complet enveloppe aujour- d'hui les destinées de ce corps; non-seulement on ignore généralement quand et où il fut créé, mais on n'a que des souvenirs très-vagues des glorieux faits d'armes par lesquels il s'est illustré. Il n'existe pour ainsi dire aucune trace de son histoire (i); presque toutes les époques de son existence de plus d'un siècle, sont enveloppées d'une espèce de mystère que l'on chercherait vainement à éclaircir en consultant les historiens tant nationaux qu'é- trangers. Malgré ce silence de l'histoire, il n'est point de renommée militaire plus populaire en Belgique que celle des gardes wallones : si le plus grand nombre ignore les faits particuliers relatifs à ce corps illustre, chacun sait, par tradition, que sa bravoure était à toute épreuve, que sa fidélité n'a jamais été contestée, que sa gloire est le patrimoine légitime de beaucoup de familles du pays. Exhunier les an- (I) Ud journal qui parut à Bruxelles il y a quelques années et n'eut qu'une très-courte existence [l'Europe monarchique), publia, en 1849, un résumé des Annales du régiment des gardes wallones de 1703 à 1748, d'après un manuscrit du l«ron i>ïh akt. Ost. je crois, la seule publication relative à ce corps illustre qui ail jamais \ u le jour. Digitized by Google — vu — naies d'un régiment qui a su mériter une si bonne renommée, populariser la mémoire de tant de vail- lants officiers qui ont honoré le nom belge, m'a paru une œuvre digne des sympathies de tous les amis de la gloire nationale. A l'exception de quelques documents découverts dans les carions du ministère de la guerre à Madrid et dans les précieuses collections de Simancas, tous les renseignements qui m'ont servi à composer l'histoire des gardes wallones ont été recueillis dans des archives particulières. J'ai fait un appel aux familles dont le nom a iiguré sur les contrôles du régiment : presque toutes se sont em- pressées de me communiquer les matériaux qu'elles avaient à leur disposition. C'est pour moi un devoir, dont je m'acquitte avec bonheur, de témoigner ma vive reconnaissance à toutes les personnes qui ont bien voulu m'aider dans mon travail, mais je dois des remerciements tout particuliers à M. le comte Théodore Van der Straelen Ponthoz, envoyé extraordinaire et ministre du roi, ainsi qu'à son frère M. le comte Auguste Van der Stracten , actuellement ministre plénipo- tentiaire de Belgique à la cour de Madrid. Le pre- mier a bien voulu me communiquer des documents Digitized by Google — VIII — importants que lui ont transmis son père et son oncle, anciens olliciers du régiment des gardes wallones; le second a, non-seulement fait explorer les archives de Simancas et du ministère de la guerre à Madrid, mais il a bien voulu user de son crédit pour obtenir d'anciens oiïicicrs de ce corps, qui résident en Espagne, des renseignements qu'il eût été impossible de trouver en Belgique ; l'un et l'autre enfin n'ont cessé de m'aider dans mes labo- rieuses recherches avec cette affabilité courtoise qui, dans leur famille, est de tradition constante. Bruxelles, avril 1858. Guillaume. Digitized by Google CHAPITRE PREMIER. ORGANISATION. (1705.) uigmzea Dy Google HISTOIRE DUS GARDES WALLONES. CHAPITRE PREMIER. ORGANISATION. (1703.) § I**. Création du régiment des gardes wallones. — § 2. Détails sur l'organisation du ce corps. C'est en 1703 que commence l'histoire du régiment des gardes wallones, de ce corps célèbre dont les annales sont le véritable livre d'or de la noblesse belge pendant le xvm e siècle. L'Europe était alors à la veille d'événements fort graves qui devaient exercer sur les destinées de la Belgique une influence décisive : depuis deux ans à peine, te dernier Digitized by Google \"1 HISTOIRE représentant de la postérité masculine de Charles-Quint était descendu dans la tombe après avoir désigné pour son successeur le duc 'd'Anjou, petit-fils de Louis XIV. L'avéne- ment au trône d'Espagne d'un prince de la famille de Bourbon avait rompu, au profit de la France, le vieil équilibre de l'Europe occidentale. Les -grandes puissances s'étaient émues de l'accroissement d'influence qui en devait résulter pour Louis XIV, ce monarque déjà si puissant, si fier et si hautain, et elles avaient conclu une ligue destinée à disputer à Philippe V la succession de Charles II. Déjà même la guerre était commencée en Italie. Le jeune monarque espagnol qui avait voulu aller partager les périls et la gloire de ceux qui combattaient pour lui, était sorti victorieux de cette première lutte ; mais le moment approchait où toutes les forces coalisées devaient entrer en ligne, menacer Philippe V simultanément sur plusieurs points de ses vastes Etats, et chercher à lui enlever la possession des Pays-Bas qui formaient une de ses pro- vinces les plus opulentes. Il s'en fallait beaucoup que l'Espagne fût préparée à soutenir une semblable lutte : depuis longtemps déjà les faibles prédécesseurs de Philippe V avaient laissé tomber l'Espagne dans un tel état de décadence et d'abaissement, que la puissante monarchie qui au temps de Charles-Quint et de Philippe II faisait trembler le monde, n'avait plus de forces militaires capables de la défendre et même de la faire respecter. Ses armées et ses flottes se trouvaient dans la situation la plus déplorable ; l'ancienne infanterie espagnole Digitized by Google DES GARDES WALLONNES. 13 et sa glorieuse émule l'infanterie wallone (') n'existaient plus guère que de nom; tout l'empire n'aurait pu parvenir à rassembler 20,000 soldats ! Voici comment un auteur contemporain a décrit l'état déplorable où se trouvait la monarchie espagnole vers la ('} L'infanterie wallone, qu'il ne faut pas confondre avec les gardes wal- lunes dont j'ai entrepris uV retracer les annales, peut faire remonter son ori- gine à ces vaillantes milices communales qui au moyen âge se montrèrent sou- vent redoutables à la chevalerie française. Les derniers ducs de Bourgogne furent les premiers qui en eurent quelques corps régulièrement organisés ; sous Charles-Quint leur réputation commença a s'établir et à s'étendre; toutefois à cette époque encore les troupes n'avaient point le caractère de permanence qu'on leur donna par la suite, ut c'est à tort qu'on a attribué à ce prince l'établissement des régiments wallons (voir aux Archives de l'État, registre des lettres missives de janvier a juin 1599). Ce furent les longues guerres de Flandre qui donnèrent naissance à cette race de valeureux sol- dats qui pendant de longues années devait être une des colonnes les plus solides de la monarchie csjwgnole. La gouvernante des Pays-Bas, Marguerite d'Autriche, qui n'eut pour sa garde que 500 à 600 Wallons , jusqu'au moment où les troubles prirent un caractère menaçant [Commentaires de Berxariiix dk Me.ndoce, page 40), leva trois régiments wallons dont elle donna le commandement au comte Gilles de Berlaymont, à Jean de Croy comte de Rœulx, et au comte de Mansfeld. Ce furent les premiers régiments wallons. Ces corps étaient composés de six compagnies de 200 hommes. Ils ne subsistèrent pas long- temps. Le duc d'Albe, qui ne comptait guère sur les Wallons pour l'ac- complissement de ses sinistres projets, se ha ta de les licencier «lès son arri- vée aux l*a\s-Bas Strada — Van Mettere.n — Mkndock— Correspondance de Philippe II). il regretta bientôt cette mesure, car peu de mois après l'avoir mise à exécution, il chargeait le comte de Berlaymont de lever un régiment de 2,000 Wallons (Van Metterex). Ce nombre s'accrut rapi- dement : on comptait V0 enseignes de Wallons .dans l'armée du duc d'Albe lorsqu'il marcha sur la Hollande. Le prince d'Orange, de son coté, en avait 4,000 (Va> Metterex). Lors du déjuirt du duc d'Albe en 1513, le nombre des compagnies de Wallons était de toi. représentant un effectif de 20.800 hommes, sans compter les garnisons ordinaires {Correspondance de Philippe II. (Ce fut Digitized by Google 14 HISTOIRE fin du xvH e siècle : « On avait complètement négligé de fortifier les places et d'y tenir garnison. On devait regarder celles de l'Andalousie, de la Catalogne et du royaume de Valence comme les clefs du royaume, et cependant l'indo- lence ne daigna pas plus y jeter les yeux que s'il n'eût pas été question de se les disputer. Les murs de toutes les forte- resses tombaient en ruine. Les brèches que le duc de Ven- dôme venait de faire a Barcelone (pendant la guerre de Ga- cette infanterie qui contribua puissamment à la victoire du duc d'Anjou à Montcontour. Dans l avis donné à l'archiduc Ernest en 1595, on constatait le mauvais état de ces compagnies et on proposait de réduire le nombre des corps wal- lons à cinq régiments de dix compagnies fortes de 200 hommes (voir Actes des archiducs, publiés par M. Gacha.ro); à la même époque les garnisons ordinaires, qui étaient exclusivement composées de nationaux, représen- taient à peu près 8,000 hommes. En 1003, les anciens régiments wal- lons furent convertis en Tercios et leurs chefs prirent la dénomination de mestres de camp {Mémoires guerriers de Charles-Alex anore de Crov), La renommée militaire des Wallons était alors immense ; elle s'accrut encore pendant le mémorable siégo d'Ostende. A la conclusion de la trêve de dqu7.e ans, ils allèrent combattre en Italie ; bientôt après ils s'illustrèrent pen- dant la guerre de Trente ans ; les régiments du comte de Buquoy et du colonel Verdugo ont laissé, de leur valeur, un. souvenir impérissable. En ■1631 il y avait soixante compagnies wallones réparties en dix tercios de 1,800 hommes chacun; leurs chefs étaient le vicomte d'Andriiiy, Charles Stassin. Jacques de Hennin, le comte de Fresin, le baron de Crevecœur , François Stoppelaer, le seigneur de Cheren, le baron de Torcy , le comte de Cruyquenbourg, et lecomte dT'rsel. {Papiers de la contadorie des gens de guerre aux Archives du royaume, liasse 330.) La bataille de Rocroy ( 1 642 ) et celle de Lcns (4618) furent le tombeau des vieilles bandes wallones. Les tercios wallons continuèrent néanmoins de sul>sister, mais la décadence de la monarchie espagnole, qui date de ces journées, ne permit plus de consacrer à l'entretien de l'état mililairc les sommes nécessaires, et vers la fin du xvu c siècle, les corps wallons présen- taient l'aspect le plus misérable. Les officiers même demandaient l'aumône ( Aytzema). On trouve dans le texte ci-dessus des détails tirés des auteurs ' Digitized by Google DES GARDES WÀLLONES. 1» talogne qui avait précédé la paix de Ryswyck) étaient en- core ouvertes, et de Roses à Cadix il n'y avait ni château ni fort non-seulement qui eût une garnison, mais même dont l'artillerie fût montée. On voyait la même négligence dans les ports de la Biscaye et de la Galice ; les magasins étaient sans munitions, les arsenaux et les ateliers étaient vides ; on avait même oublié l'art de construire les vaisseaux. Le roi n'avait que ceux qui faisaient le commerce des Indes et contemporains, sur la situation de l'infanterie wallone vers l'époque de la mort de Charles II. Après la bataille de Ramillies (23 mai t706), la Belgique cessa de fait d'appartenir à l'Espagne et les puissances alliées établirent un conseil d'Élat pour le gouvernement des Pays-Bas. On créa des régiments nationaux dont le nombre varia selon les circonstances. Les corps d'infanterie que l'on trouve mentionnés dans les documents de l'époque sont les régiments de Westerloo, de l'Aspiur, de Davila, de Salablanca, d'Artopp, de Lieder- maus En iHG, eut lieu l'introduction du régime autrichien et en même temps on créa sept nouveaux régiments nationaux qui furent fondus, en 1725 en trois corps (voir mou Histoire des régiments nationaux sous la maison d'Autriche). Lorsque le duc d'Anjou (Philippe V) cessa de régner sur les Pays-Bas, l'Espagne conserva néanmoins à son service, outre les gardes wallones, quel- ques régiments d'infanterie wallone; on en créa encore plusieurs pendant la guerre de la succession d'Espagne; ils furent supprimés en 1716. D'après un manuscrit qui se trouve aux archives de £imancas, Philippe V eut dans son armée les régiments wallons (Y Anvers, d'Artois, de Itourgogne, de Bruges, de Brabant, de Bruxelles, de Cambresis, de Zélande, de Charleroi, de Flandres, de Gand, de Oueldre, de II amant, de Leinerick, de Luxem- bourg, de Mons, de Namur, ù'Ostende el de Venloo. A la fin du avili" siècle on en comptait encore trois : i e le régiment de Flandre dont la création remontait à 1596 ; 2" le régiment de Brabant, créé en 1719, et 3° le régiment de Bruxelles, formé en 1 734. Ces trois régiments furent incorporés dans l'in- fanterie espagnole en 1808. Ce serait une histoire pleine d'intérêt que celle de l'infanterie wallone ; mais il est à craindre qu'on ne parvienne jamais à en rassembler Ris ma- tériaux. 1 6 HISTOIRE quelques galbons. Six galères consumées par le temps et l'inaction étaient a l'ancre a Carthagène. ■ Telles étaient les forces de l'Espagne et les préparatifs d'une guerre inévitable qui, suivant les apparences, allait être opiniâtre et sanglante. » Les États que la mer séparait du continent n'étaient pas en meilleur ordre : il y avait à peine dans tout le royaume de Naples six compagnies complètes de soldats auxquels une longue oisiveté n'avait que trop donné le temps d'ou- | blier la guerre et de négliger la discipline militaire. Cinq cents hommes défendaient la Sicile; à peine en comptait-on deux cents en Sardaigne ; encore moins à Majorque, peu aux Canaries et rien dans les Indes. On pensait que les milices du pays pourraient suppléer aux troupes si les circonstances l'exigeaient, mais ces milices n'avaient aucune habitude de la guerre, tout se bornait à avoir inscrit leurs noms dans un registre , et on croyait avoir suffisamment pourvu à la défense nationale en imposant aux laboureurs et aux pâtres l'obligation d'avoir chez eux un fusil. On complaît 6,000 hommes à Milan et 8,000 en Flandre ('). » Et veut-on savoir ce qu'étaient ces troupes? M. le mar- quis de Westerloo, dont le témoignage ne peut être suspect, car il était officier supérieur dans l'armée espagnole et tout dévoué à la monarchie, en a tracé le tableau suivant : « Nous avions aux Pays-Bas, dix-huit misérables régiments (•} CommeMarios de la guen a de Espaha , e historia de su rey Phi- lip» F, por don ViceSte Bac.ui.ar y sanna, marqués de San Phclipe. Genova, 2 vol. in-8". Digitized by Google ! . ■ DES GARDES WALLONES. 17 d'infanterie { l ) et quatorze de cavalerie et de dragons, qui tous ensemble ne faisaient pas 6,000 gueux et voleurs, pour lesquels on ne pouvait jamais trouver d'argent afin de leur donner trois payements par année, et qui n'étaient jamais habillés. La cavalerie ne subsistait qu'en faisant le métier de voleurs de grands chemins, par bandes, arrêtant les coches, voitures publiques et particulières et les passants pour les dépouiller ou du moins demander pour boire, le pistolet à la main. Personne ne pouvait passer d'un lieu à un autre sans faire de ces rencontres, ce qui ruinait le commerce et le pays, et aurait dissous toutes autres troupes que les troupes wallones. Car j'ai mille fois admiré, ajoute M. le marquis de Westerloo, comment, malgré tout ce désordre et quoiqu'ils ne fussent pas habillés quelquefois en six ou huit ans, ces régiments réduits à rien faisaient des miracles. J'ai eu quelquefois trois régiments pour former un escadron; le terce wallon dont j'allai prendre le commandement à Ostende était fort de 1G0 hommes, tout nus, mal armés et dont plus de la moitié étaient des coquins que je lis chasser.... ( 2 ). » Ce triste tableau se rembrunit encore dans les Pays-Bas sous le gouvernement général du dut; Maximilien de Bu- vière : ce prince, ennemi acharné de la maison d'Autriche, (') Tous ces corps n'étaient pas des régiments wallons ; il y avait six régi- ments es|>agnols, trois régiments italiens, trois allemands et six wallons. ('} Mémoires du [eld-maréchal comte de M é rode- Westerloo , publiés par M. le comte de Mékodk-Wkstkiiumi. son anïère-petit-fils. Bruxelles, 1 8i0, JMKSf'm. Digitized by Google 18 HISTOIRE el qui aspirait pour sa propre famille à l'héritage de Charles H, ne négligea aucun moyen de se rendre maître du pays; il y fit venir ses troupes, renvoya les corps brandbourgeois qui y tenaient garnison, et laissa mourir de faim les soldats wallons. Au lieu de quatre mois de solde par an qu'ils recevaient précédemment , ils n'en ob- tinrent plus que deux ; bientôt même on supprima toutes les prestations militaires. Le duc de Bavière dissimulait du reste avec beaucoup de soin cette odieuse conduite à la cour d'Espagne ; il ne cessait de donner l'assurance que toutes les troupes étaient dans le meilleur état, et pour mieux éblouir et tromper le pauvre roi Charles II , il eut recours à un honteux subterfuge : il rassembla l'élite de tous les terces wallons , mit au grand complet les régi- ments de Noyelles et de Lède, tira de la cavalerie 1,000 hommes, les meilleurs, et qui étaient les piliers des régi- ments, et envoya ces troupes en Espagne sous la conduite du comte de Thiant. Telle était la situation des armées du roi d'Espagne à la mort de Charles II. Un des premiers soins du gouvernement de Philippe V fut de réorganiser l'armée. Un maréchal de France, M. le marquis de Puységur, reçut cette mission el tout natu- rellement il introduisit dans l'armée espagnole les institu- tions militaires françaises. La réorganisation de l'armée fut d'ailleurs poussée avec une incroyable activité : dès le mois (') Art de la guerre. Pi ységi r. Paris, MDCCXUX. in-K t. I, p. 94. Digitized by Google DES GARDES WALLOSES. 19 de décembre 1701 , un règlement rétablit Tordre et la discipline dans les troupes ; moins de quatre mois après, un autre règlement détermina tous les points de l'organi- sation de l'armée de terre (*). « On vit naître tout d'un coup, comme des champignons, disent les mémoires du temps, cinquante -deux beaux et bons bataillons de 750 hommes chacun, et quarante-neuf beaux et bons esca- drons, bien habillés, armés , montés , équipés, et qui ont fait merveille Ç). » Toutes ces troupes furent organisées à l'instar de celles de France ; comme dans ce pays aussi on créa des corps privilégiés : des grands mousquetaires ( 3 ) , des gardes du {') Voir ces ordonnances dans le Code militaire de Clerin. (*) Au moment de l'avènement de Philippe V, il existait en Belgique, indépendamment des deux régiments de Noyelles et de Lède qui étaient partis pour l'Espagne, six terres d'infanterie wallone qui portaient les noms de Westerloo, Lannoy, Deynse, Grobendoncq, Nassau et Câpres ( Papiers de la cotUadorie de guerre , liasse 322, aux Archives du royaume). Phi- lippe V porta à vingUsix le nombre des régiments d'infanterie wallone. Ces corps prirent les noms de : Westerloo, Grouff [ancien Lannoy) Groben- doncq, Nassau. Deynse, Câpres, Wrangel. Milan. Spinosa, M on fort, Lède, Vandergracht. les Fusiliers, du Mont, Caraccioly, de Sart, Courrières, liryas, Lafaille, Benavides, Uupelmonde, Grimberyhe, Sauvage, Hamal. feuquières, Carretany. Ce nombre fut encore augmenté par la suite. D'après les notes du comte de Bergeyck sur son administration, en 1702 et 4703, il y eut aux Pays-Bas onze régiments à deux bataillons et dix-huit à un bataillon {Papiers de la conladoric de guerre, liasse 3Î6, Archives du royaume ). Ces corps furent à la solde de la France de 1702 à 1707 ; les traités dTlrecbt (1713) et de Rastadt (1744) les firent supprimer [Archives militaires de France). ( J ) Le premier commandant de la compagnie des grands mousquetaires fut Conrad-Albert-Charlcs, comte, puis duc d'I'rsel et d'Ilolniken. baron de Weseniael, comte de Grobbendonck. général des armées espagnoles. 11 Digitized by Google 20 HISTOIRE corps ( '), et une garde d'infanterie spécialement destinée au service de la personne du souverain. Celte dernière fut composée de deux régiments; l'un se nomma les gardes csjHignoles et l'autre les gardes wallones (*). Ce fut Louis XIV qui conçut l'idée de la création des gardes wallones et qui détermina leur organisation (*); il chargea le comte de Marcm, l'un des généraux qu'il avait placés près de son petit-fils pendant la campagne d'Italie de 1702, d'en communiquer le plan à Philippe V. Ce plan fut approuvé par un décret du 17 octobre 1702 (*) et |«Ksa plus lanJ au service de l'Empereur. ^Placards de h'tandre, 4* partie, folio 1481. - Placards de lirabmnt, 7 vol. folio 148.] (•) On forma quatre compagnies de gardes du corps de 200 gentils- hommes chacune, ayant le grade de lieutenant : deux com|wgnies espa- gnoles, une italienne et une flamande. C'est à tort qu'on a confondu quel- quefois celle dernière avec les gardes wallones. Son premier capitaine fut le prince de TSerelaes-Tilly. L'uniforme était: Habit, culotte et manteau hleu ; veste et collet rouge ; boutons, bandoulières et galons d'argent. Cette compagnie exisla jusqu'en 1822. (•] Ua gardes espagnoles et wallones étaient en tout semblables. L'uni- forme était absolument le même, sauf que la cocarde des gardes wallones était traversée d'un fil noir et que les officiers portaient un plumet blanc au lieu d'un plumet rouge. On trouvera à la fin du volume (Annexe A} la desrriplion complète de l'uniforme des gardes wallones. ('l Miu/)t, Mémoires de Souilles, lome II. — l^e marquis de Torcy, sous- secrétaire d'État pour les affaires étrangères, écrivait le 20 juillet 1701 au maréchal de Boufllcrsqui se trouvait à Bruxelles : « Sa Majesté a pense aux .» intérêts de M. ledued'Havré, dans une chose que lui-même ne peut prévoir » et que je vais vous expliquer : Elle croit qu'il est de la dernière imi>or- » tance que le roi d'Espagne ait une garde ; elle croit qu'il faut la composer » des sujets de ce prince dcdifférenles nations. Sa vue serait qu'on lui fit un » régiment de gardes wallones et qu'on mil M. le duc d'Havré à la tète... » Sa Majesté a donné des ordres à ce sujet à M. le comte de Marciu avant » son départ. » Archives des affaires étrangères a Paris.] (*) L'biiaa. DES CARDES WALLONES. *2\ transmis immédiatement au gouverneur général des Pays- Bas, le marquis de Bedmar, qui s'empressa de l'exécuter. Mais la formation des gardes wallones fut interrompue plusieurs fois par les événements de la guerre qui avait éclaté aux Pays-Bas dès Tannée précédente. A peine avait- on commencé à Lierre l'organisation des premières com- pagnies, qu'on dut les envoyer à l'armée pour prendre part a la bataille d'Eeckeren, où elles firent des merveilles ( ! ) ; peu de temps après on recommença l'organisation , mais la guerre continuait ; elle exigeait le concours de toutes les troupes disponibles; le noyau des gardes wallones dut de nouveau se rendre en hâte a la grande armée commandée par les maréchaux de Villeroy et de Boufflers, et faire toute la eampagned e 1705. (') La bataille d'Eeckcrcn, livrée le 30 juin 1703, fui extrêmement glorieuse non-seulement pour les gardes wallones. mais encore pour tous les corps wallons qui y prirent part et y firent des pertes sensibles. Voici l'extrait du rapport que lo maréchal de Boufflers adressa à Louis XIV le lendemain de l'affaire : « M. le comte de Guiscard se loue infiniment de M. de Grimaldi. » maréchal de camp des armées d'Espagne qui a fait des merveilles, aussi •< bien que M. de Westerloo, brigadier, et M. le marquis de Bisbourg, de » M. le marquis de Deynse, de M. de Holslein, frère de M. le marquis de ». Westerloo, de M. le l«ron de Câpres, etc., etc Le marquis de Leyde, » le comte de Homes, le chevalier de Fourneaux , tous trois maréchaux de » camp, se sont fort distingués, aussi bien que M. de Courten et M. de Grouff. » brigadiers : ce dernier était à la tète d'un détachement des gardes wallones »• d'Espagne qui ont fait des merveilles. Le marquis de la Vére, capitaine » audit régiment et frère de M. le prince de Chimay, y a été dangereusement •• blessé, faisant son devoir avec distinction ainsi que plusieurs autres •• offiriers de ce régiment. M. le chevalier de Bournonville, frère du baron de •• Câpres, y a été blessé aussi, faisant son devoir avec distinction. •» [Mé- moires militaires relatifs a la succession d'Espagne, t. III, p. 75.) Digitized by Google 22 HISTOIRE Enfin , dans les derniers jours du mois d'octobre de la même année , l'organisation , déjà deux fois interrompue , fut achevée à Ath. Le 5 novembre, le marquis de Bedmar et le comte de Bergheyck se rendirent dans cette ville, passèrent la revue de deux bataillons le 27, et délivrèrent aux officiers des patentes provisoires qui portaient la date du 31 octobre ('). Le 25 décembre, un bataillon partit pour l'Espagne, sous le commandement du baron de Roisin ; le second bataillon suivit le premier à trois jours d'intervalle. Les gardes wallones quittaient la Belgique pour n'y revenir jamais! On les verra s'illustrer successivement en Portugal, en Italie, en Sicile, en Sardaigne, en France, et jusque sur les côtes d'Afrique; partout et toujours, ce corps soutiendra l'honneur du vieux nom flamand et couvrira ses drapeaux de lauriers immortels. Avant de suivre ces vaillants soldats dans leurs expé- ditions lointaines, le lecteur trouvera sans doute quelque intérêt à connaître les détails de leur organisation. (•) Les patentes que le roi délivra plus lard aux officiers dos gardes wal- lones portèrent «ne date plus récente afin de conserver l'anriennelé aux gardes espagnoles. Digitized by Google DES GAIlDF.S WAI.I.ONKS. 23 § 2. La première organisation du régiment des gardes wal- lones dota le corps de deux bataillons. Chaque bataillon était composé de treize compagnies, dont une de grena- diers. Chaque compagnie avait un capitaine , un lieutenant et un sous-lieutenant porte-enseigne ; elle avait en outre deux sergents, deux tambours, trois premiers caporaux, cinq anspessades ou seconds caporaux, dix appointés ou soldats jouissant d'une haute paye, et vingt-huit soldats. Cela faisait en tout cinquante hommes, sans les officiers et les cadets, dont le nombre était indéterminé ('). L'état-major du corps comprenait un colonel, un lieute- nant-colonel, un major ou sergent-major, selon l'expression en usage à cette époque, deux aides-majors, deux sous- aides-majors, un commissaire aux revues, un fourrier- major ( 2 ), un premier aumônier, un aumônier par ba- taillon , un chirurgien-major, un chirurgie]] par bataillon , et un tambour-major (*). On adopta du reste l'organisation des gardes françaises (') On était reçu cadet à 16 ans, les fils d'officiers à 1 2. (') Le fourrier-major était une espèce de comptable, spécialement chargé des vivres. Il avait le grade de lieutenant. ( J ) L étal -njajor fut augmenté plus tard d'un avocat fiscal. Digitized by Google 24 HISTOIRE dont les règlements et ordonnances furent ponctuellement suivis ('). Tous les emplois d'officiers furent donnes a des Belges choisis dans les premières familles du pays et désignés par le marquis de Bedmar. La noblesse mit un grand empres- sement a entrer dans les gardes wallones. Elle s'était ralliée avec joie autour du trône du duc d'Anjou, parce que l'avènement d'un prince de la famille du puissant roi Louis XIV venait rassurer la nation contre les éventualités d'un démembrement de la monarchie de Charles-Quint. La crainte de voir les Pays-Bas réunis à la France était ex- trême ; il y avait entre les deux peuples une antipathie telle « qu'on se serait plutôt fait Turc, dit M. le marquis de Westerloo, si on avait cru que le Turc pût nous main- tenir. » Chose bizarre! on haïssait la domination de la France, mais les circonstances étaient (elles, que l'on était réduit a faire des vœux pour qu'un prince français montât sur le trône d'Espagne, cette combinaison paraissant être la seule qui pût empêcher le pays de devenir partie inté- grante de la France. L'emploi de colonel des gardes wallones fut donné au lieutenant-général Charles-Antoine de Croy, dur d'Havré, chevalier de la Toison d'or, grand d'Espagne de 1 re classe, etc., etc. ; le comte Espinosa de Hibaucourt fut (•) Ce fut M. de Luzani, aide-major aux gardes françaises, qui rédigea le règlement destiné aux gardes wallones et fui chargé d'aller en Espjigno organiser le service auprès de la personne royale. Digitized by Google DES GARDES WAU.ONES. nommé lieutenant-colonel , et le comte Charles-Florent de Mérode, marquis de Trélon, major. Les deux compagnies de grenadiers eurent pour capi- taines, la première, le prince Alexandre deChimay, marquis de la Vère ; la seconde , le comte de Glymes , destiné a devenir une des illustrations militaires de l'Espagne. A la tête des compagnies de fusiliers se trouvaient les comtes de Boeckoven, de Roisin, de Zweveghem, de Rivière- d'Arschot, d'Herzelles; les marquis de Rêves, du Bus, d'Herzelles, de Croy-Molcmbaix ; les barons de Villerez, de Potelsberg, d'Ittre, de Torcy, etc., etc. Parmi les lieutenants et les sous-lieutenants on comptait des de Lannoy, des de Gages, des Chimay, des Du Chastel, des Nieulant, etc., etc. Le tableau suivant présente la composition des gardes wallones lors de la création : Colonel, Duc d'Havre de Ooy. Lieutenant-colonel , Comte de Ribeaumonl. Major. Comle de Mérode. Commissaire, Joseph Pedrazas. Aide-major, Ratiduin Desmaresl. Id. Baron d'Huart. Sous-aide-major, François de Beauflbrl. Id. Ferdinand-Charles de Beau Sort Fourrier-major, Jean de Hourtitr. Premier aumônier, le père Antoine Geneste (dominicain}. Chirurgien-major , François Lrfpvre. 2 Digitized by Google HISTOIRE CAPITAINES. UEUTEMAHTS SOUS-LIEUTEMAUTS. COMPAGNIES DE GREMADIEHS. Mq» de la Vèrc. C" de Glymes. Chev» de Cerny. V« de Forest. F. de Blom. A. de Blaugies. COMPAGNIES DE Fl SILIKMS. Duc d'Havré de Croy. C«« de Ribeaumont. C»» de Boeckoven. C u de Roisin. C«« de Zweveghem. C«« d'Arschotde Rivière. Mq* de Rêves. Ch' Vandam d'Audignies. B° n de Villerez. C«* d'Herzelles. Mq' du Buz. A. de Carbon. B°° de Potelsberg. E. F., de Warick. Mq» d'Herzelles. Ch r Vaudernoot. L. J. de Sceller*. Chev de T^alaing. Baron d'Ittre. Baron de Torcy. De Boy de Ville. Chev de Gomignies. Mq» de Croy-Molemhak. C. Duval. C" de Lannoy. Le Boy de la Moite. DeClairpuys. J. B. de Gages. B»- d'Hyls. Chev de Boly. Marc de Cardone. A. de Freix. G. de Balanfaux. Chev de Saint-Georges. A. de Mons. I. de Rivanegro. T. de Houchin. B™ de Gorcy. A. de Beauchamps. L. de Porter. G. de Bethoven. B 0D d'Howardrie. N. de Nadin. E. de Nieulant. Chev de la Viesville. J. F. Dusmet. G. A. deGougnies. R«" de Plotho. Chev de Lannov. Chev du Chastel. De Mailly Farville. De Corette. De Marbais. D'Hennebuisse. De Namur Somré. Vandam d'Audignies. C. Lecocq. E. Vanderweckene. P. F. de Clabecq. Chev de Corbeck. N. J. deTrivièros. B on de Thulden. Chev de la Gorce. Baron du Mont, Baron d'Aiguières. N. Deschamps. P. Descortes. L. de Hoves. J. de Chaiimonl. G. de Bay. Chev Dufays. P. Deschamps. Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 27 Voici quelles étaient les prérogatives des gardes wal- lones : En toute circonstance, le régiment avait le pas sur les autres corps de l'armée ; les gardes espagnoles seules mar- chaient avant lui. Il n'y avait que les membres de la famille royale qui pussent entrer dans les rangs du régiment des gardes pour en passer la revue; le colonel devait être grand d'Espagne; dans la résidence du roi il était toujours censé de service auprès de la personne du souverain, et aucun chef d'armée ou de province n'avait sur lui la moindre autorité ; il pouvait entrer chez le roi a toute heure du jour ou de la nuit; le roi le nommait par lettres royales et recevait lui-même son ser- ment. Les officiers supérieurs des gardes étaient toujours choi- sis parmi les lieutenants-généraux et même les capitaines généraux de l'armée. Les capitaines avaient au moins le grade de colonel d'infanterie, beaucoup étaient brigadiers et quelques-uns lieutenants - généraux ; les lieutenants et les aides-majors avaient au moins le grade de lieutenant-colonel, les sous-aides-majors et les sous-lieutenants celui de capi- taine. Les uns et les autres avaient droit au commandement sur les officiers de même grade de l'armée suivant l'an- cienneté de leurs patentes dans ces grades. Les enseignes avaient également le grade de capitaine, mais ils ne pou- vaient jamais commander aux autres capitaines de l'armée. Les six sergents les plus anciens avaient le grade de lieutenant, Digitized by Google 28 HISTOIRE Les sous-officiers et soldats qui étaient fils de capitaine ou d'officier supérieur, ceux qui étaient fils d'officier subal- terne, mais petits-fils d'un lieutenant-colonel au moins étaient qualifiés de Dons. Un privilège tout spécial qu'avaient les régiments des gardes, c'était de ne pouvoir être passés en revue que par le commissaire de guerre du régiment même. En 1704, on voulut porter atteinte a ce droit, mais les deux colonels, le comte d'Aguilar, pour les gardes espagnoles, et le duc d'Havré, pour les gardes wallones, s'y opposèrent énergi- quement. Le roi donna l'ordre d'arrêter ces deux officiers supérieurs; le premier fut emprisonné à l'Alhambra de Grenade et le duc d'Havré au château de Sainte-Catherine, a Cadix. Malgré cette mesure de rigueur, ils ne cessèrent de protester en faveur des privilèges de leurs régiments e( finirent par triompher des intrigues qui cherchaient non- seulement à amoindrir la position des gardes, mais même a les faire licencier. Philippe V reconnut l'injustice de la mesure qu'on lui avait fait adopter; il ordonna la mise en liberté de MM. d'Aguilar et d'Havré et rendit un décret sous la date du 6 juillet 1 705, par lequel il statua que la revue mensuelle des deux régiments des gardes ne pourrait être passée désormais que par les commissaires particuliers de ces corps. Le régiment des gardes wallones ne pouvait être recruté que de soldats originaires des Pays-Bas. Cette disposition fut sévèrement observée jusque vers la fin du siècle der- nier ; elle se trouvait encore reproduite comme une règle Digitized by Google DES GAKDES WALLONÈS. 29 absolue dans l'ordonnance du 2 décembre 1773. Mais il arriva nécessairement que ce moyen exclusif de recrute- ment ne suffit plus ; on admit alors dans la garde wallone des déserteurs de tous les pays; en dernier lieu, on y Laissa entrer les Espagnols ('). Tour pouvoir être admis dans le régiment des gardes w alloues, il fallait cire âgé de 17 à 40 ans; avoir la taille de 3 pieds 5 pouces, appartenir à une famille honorable ( 2 j. Les engagements étaient pour six ans en temps de paix, et pour cinq ans en temps de guerre ( 3 ). Lorsque les officiers aux gardes étaient hors detat de servir, par suite d'infirmités, de blessures ou d'âge avancé, ils étaient agrégés à l'état-major de quelque forte- resse ou autorisés à rentrer dans leurs foyers; dans l'une et l'autre de ces positions, ils jouissaient de la paye entière affectée à leur grade dans l'armée. Les sergents et soldats obtenaient, après quinze ans de bons services, une haute paye de 6 réaux de veillon ( 4 ) par mois; après vingt ans cette haute paye était de 9 réaux. Vingt-cinq ans de service donnaient droit à une pension mensuelle de 90 réaux. Apres trente-cinq ans de ser- {') Le général tiardin affirme, dans son Grand Dictionnaire militaire, qu il y eut à Liège, jusqu'à l'époque de la révolution française, un dépôt de recrutement qui fournit annuellement cinq à six cents hommes au régiment des gardes wallon». Je n'ai pu constater ce fait. (•) Les fds des trieurs publics et des bouchers étaient , de même que ceux du bourreau, expressément exclus, comme issus de familles ignobles. (*] Règle me n ( pour les régiments des gardes. ;*} Un réal de veillon valait 27 centimes. Digitized by Google 30 HISTOIRE vice, tout militaire inférieur, ne fût-il que simple soldat, obtenait avec le grade de sous- lieutenant une pension mensuelle de 155 réaux. Des compagnies d'invalides recevaient les sous-olïiciers et soldats qui, sans avoir acquis des droits à la retraite, se trouvaient néanmoins hors d'état de continuer à servir ( ! ). Toutes les personnes misant partie du régiment des gardes wallones, leurs femmes, enfants et domestiques, jouissaient du privilège de la juridiction militaire et privée, tant en matière civile qu'en matière criminelle. Le colonel était leur juge suprême ; il était aidé, dans l'accomplissement de ses fonctions judiciaires, par un assesseur général choisi parmi les conseillers de guerre en robe. Un avocat fiscal exerçait les fonctions aujourd'hui dévolues aux officiers du parquet. Cette juridiction était exclusive de toute autre, même du conseil suprême de guerre; elle prononçait souveraine- ment, sauf que, pour l'exécution, ses arrêts devaient être revêtus de l'approbation du roi. La compétence de ce tribunal militaire souffrait cepen- dant quelques exceptions. En matière civile, elle n'embras- sait ni les successions de primogéniture, ni probablement les actions réelles et hypothécaires. En matière criminelle, les affaires de contrebande et de fraude, les accusations de ■ ') Toutes ces dispositions résultent des réglementa particulier* des régiments de.-i finies et notamment de celui du i décembre 1773. Digitized by Google DES GAIIDES WALLONES. 31 concubinage à la cour, les contraventions aux lois sur les jeux et sur les armes courtes, lui échappaient également. Enfin, en matière de discipline, elle était limitée par celle des capitaines généraux ou chefs d'armées, pour les contra- ventions aux bans publiés par leurs ordres. Les actions civiles devaient être portées devant le colo- nel ; mais celui-ci les faisait passer à l'assesseur général qui entendait les intéressés et prononçait le jugement au nom du colonel. Dans les parties de corps détachées, il y avait une juridiction inférieure exercée par le commandant du bataillon avec l'assistance d'un subdélégué de l'assesseur général. Les jugements rendus par ce tribunal étaient sus- ceptibles d'appel devant le colonel et l'assesseur général, lorsque les intérêts engagés excédaient la somme de *)00 réaux de veillon. Les affaires criminelles étaient égale- ment soumises à la juridiction suprême du colonel et de l'assesseur général. L'instruction était faite par un aide- major du régiment. Lorsque l'accusé était sergent gradué ou d'un rang inférieur, on le traduisait devant un conseil de guerre composé d'officiers du régiment nommés par le colonel. Aucun autre officier ne pouvait intervenir, pas même les chefs militaires de l'armée ou de la place. Lorsque le conseil de guerre avait prononcé, sa sentence était sou- mise au colonel qui examinait la procédure avec l'assesseur général et puis approuvait ou désapprouvait le jugement ou en suspendait l'exécution. Lorsque le colonel croyait devoir refuser son approba- tion à un jugement du conseil de guerre, toutes les pièces Digitized by Google 52 HISTOIKE DES GARDES WALLONES. étaient envoyées au roi par l'intermédiaire du secrétaire universel des dépêches. Si, contrairement aux privilèges du corps, un homme faisant partie du régiment des gardes wallones, se trouvait détenu par ordonnance d'une juridiction étrangère, le colonel avait le droit de le réclamer avec les actes qui le concernaient, et si, dans les quarante-huit heures, il n'était pas fait droit à sa réclamation, il s'adressait au roi. Dans le cas même de complicité avec d'autres individus, ils pou- vaient tous être réclamés par le colonel ou l'assesseur géné- ral, afin d'éviter la division de la procédure. On voit que le privilège de la juridiction privée était poussé jusqu'à ses dernières conséquences {') Voir à l'Appendice le tableau des soldes attribuées aux ofliciers el soldats du répiment des gardes wallones el la description de l'uniforme du corps. • Digitized by Google V I CHAPITRE II. GUERRE DE LA SUCCESSION D'ESPAGNE. (1704-1714.) r Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google « • • 1 i' i • : > • *. • i !♦. ! .1 1 Digitized by Google I Digitized by Google I CHAPITRE II. • UERHS JL>K LA SUCCESSION U'ÏSHAONK. (IÎIMH4.) ^ I". Campagne contre le Portugal. — $ i- Siège de Gibraltar. — § 3. Le régiment des gardes wallones est porté à quatre bataillons. — § 4. Expédition contre les insurgés du royaume de Valence ; prise de Villa- Héal. — § 5. LEspagne est envahie par les alliés et reconquise par le roi. — tj 6. Bataille d'Almanza. — § 7. Siège de Torto/e. — § 8. Affaire de la (iudina. — § 9. Le régiment des gardes wallones esl porté a six bataillons. — Bataille de Saragosse. — § 10. Bataille de Villa- Vicia». — § 1 1 ■ Opé- rations en Catalogne. — § 12. Mémorable siège de Barcelone. S i' r - Le régiment des gardes wallones, qui était parti des Pays-Bas les 25 et 28 décembre 1705, arriva en Espagne au commencement de l'année 1704. On s'y préparait acti- vement à la guerre. En effet, les circonstances étaient fort critiques : le roi de Portugal, tenté par l'espoir d'agrandir son royaume aux dépens de rEstramadure et de la Galice, était entré récem- ment dans la ligue conclue entre l'Angleterre, l'Autriche et Digitized by Google ♦ 51» I11ST0IHE la Hollande pour dépouiller Philippe V de sa couronne. D'un autre côté, le duc Victor-Amédée de Savoie, après avoir accordé au duc d'Anjou la main de sa fille Marie- Louise, avait tout à coup déserté la cause de son gendre et l'on pouvait prévoir qu'incessamment il joindrait ses armes à celles des ennemis du nouveau roi d'Espagne. Enfin, des le commencement de 1704, une flotte consi- dérable de vaisseaux anglais et hollandais avait amené à Lisbonne l'archiduc Charles, compétiteur de Philippe V au trône; 8,000 Anglais se joignirent bientôt à lui. Philippe V se voyait donc menacé de graves périls ; il avait du reste fait de son côté des armements considéra- bles. En outre, le prince de T'Serclaes de Tilly (*) venait de (*) Albert-Octave de T'Serclaes de Tilh, fils de Jean Werncr comte de T'Serclaes de Tilly et du Saint-Empire, petit-neveu du célèbre Tilly qui illustra à jamais sa famille par ses exploits pendant la guerre de Trente ans, naquit à Bruxelles en 1646. A l'âge de vingt ans il entra dans le régiment de Homes en qualité de capitaine et fut bientôt colonel. Il se distingua par sa brillante valeur au siège de Luxembourg en 1684, et dev iut cinq ans après commandant en chef des troupes du prince-évéque de Liège. Il défendit Liège contre le marquis de Bou (tiers qui fut obligé de lever le siège de celte ville après quatre jours de bombardement. En 1693, Tilly fut élevé à la dignité de prince ; il commanda un corps espagnol en Catalogne en qualité de mestre de camp général. Au commencement de la guerre de la succes- sion d'Espagne il eut un commandement important aux Pays-Bas et fut de nouveau dans le cas de défendre Liège. Mais celte place dut se rendre au duc de Marllwrough. Philippe V n'en décerna pas moins au prince de T'Serclaes le collier de la Toison d'or (i mai 4703), en témoignage de sa haute satisfaction, et ce fut à la même époque qu'il lui donna le comman- dement de la compagnie flamande des gardes du corps. Les services que T'Serclaes rendit pendant les premières opérations en Portugal lui valurent lu grandisse d'Espagne. Plus tutxl il fut nommé vice-roi et capitaine général de la Navarre, et appelé au commandement général des troupes. En 1714 il Digitized by Google DES GARDES WALI.ONES. 37 lui amener de la Flandre un corps nombreux qui fut destiné à couvrir rEstraniadure; enfin, Louis XIV promit a son petit-fils un secours de troupes françaises commandées par le maréchal de Berwick. Le roi d'Espagne se trouvait donc en mesure de lutter contre ses ennemis avec quelques chances de succès; le danger le plus pressant était du côté du Portugal; Phi- lippe V résolut d'y marcher en personne. Il partit de Madrid le \ mars pour aller se mettre à la tête de son armée. Le régiment des gardes wallones l'accompagnait. Le plan de campagne concerté entre Philippe V et le maréchal de Berwick consistait à envahir le Portugal simul- tanément par cinq points différents de la frontière : le corps principal, sous les ordres du roi lui-même, devait entrer par l'Estramadure en suivant la rive droite du Tage; tra- verser ce fleuve à Villaviella et rallier, avant de marcher sur Abrantès, le corps du prince de T'Serclaes qui avait ordre de suivre la rive gauche. Le marquis de Villadarias se proposait de pénétrer sur le territoire ennemi par l'An- dalousie; le marquis d'Hyar occupait la Galice; enfin le marquis de Rouquillo allait faire une diversion du côté d'Almevda. Le 3 mai les troupes du roi se trouvèrent réunies à Alcantara, sur les l>ords du Tage. Ce fut dans ce camp que passa à la vice-royauté de la Catalogne et mourut à Barcelone le '.) sep- tembre 4 74 5- Aux différents honneurs que son souverain lui accorda il faut ajouter la qualité de gentilhomme de la clef d'or et de conseiller de guerre. Digitiz'ed by Google 58 HISTOIUE le régiment des gardes wallones eut pour la première fois l'honneur de former la garde du roi. Le lendemain l'armée se mit en mouvement. On s'empara assez facilement de Salva-Terra (le 8 mai), de Penha-Garzia (le 1 1 mai), de Portalègre (le 8 juin), de Castel-David (le 25 juin), de Oresa de Mula et de Castel- Branco. Les gardes wallones assistèrent à toutes ces affaires, ainsi qu'au combat de Monte-Santo où les compa- gnies de grenadiers firent prisonniers deux bataillons hol- landais. Ce fut à ce combat que le sang des officiers du régiment coula pour la première fois : le chevalier Adrien de Cerny, lieutenant de la compagnie de grenadiers du marquis de la Vère, y trouva une mort glorieuse. Peu de jours après le chevalier de Noyelles-Fallais fut tué à Mé- rida O- L'excès des chaleurs interrompit brusquement cette campagne qui n'avait duré que trois mois, mais qui avait fourni aux Wallons plusieurs occasions de faire remarquer leur bravoure. Le régiment retourna a Madrid avec le roi ; il y fit son entrée le 1 er juillet ( 2 ). ('} Manuscrits de MM. Le Vaillant et de Montagu t. — Remontrance du duc d'Havrk. — Contrôles du régiment. (') Quncy, Histoire militaire du règne tle Louis le Grand. — Millot, Mémoires politiques et militaires d'après Noaii.i.ks. — Rkinvick, Mémoires. Digitized by Google DKS GARDES WALLONKS. 39 S 2. Un événement funeste', et tout à fait inattendu, vint bientôt troubler la joie des premier succès remportés par les Espagnols sur les Portugais : les fortifications de Gi- braltar étaient dans l'état le plus délabré ; la garnison, com- mandée par Diégo de Salinas, se composait uniquement de quatre-vingts fantassins et de trente cavaliers. La flotte an- glaise, après avoir fait une tentative inutile pour s'emparer de Barcelone, se présenta soudainement devant Gibraltar le 1 er août 1704, et fit à l'instant au gouverneur sommation de se rendre. Sur son refus la place fut attaquée. Le len- demain, l'artillerie des vaisseaux ayant ruiné toutes les fortifications du côté du Môle, les Anglais s'en emparèrent, et la garnison fut obligée de capituler. Philippe V résolut de faire les plus grands efforts et les plus grands sacrifices pour reconquérir cette position im- portante. Le général Villadarias fut chargé d'en diriger le siège; on ouvrit la tranchée le 21 octobre. Le régiment entier des gardes wallones prit part a cette opération, et se distingua dans une multitude d'engage- ments meurtriers. Partout il rivalisa d'audace et de bra- voure avec la marine française, qui se plut a rendre un juste hommage à l'héroïsme déployé par ses vaillants alliés ('). (') Manuscrits do MM. dp Montaqwt. !.«■ Vaillant H d'Overchios. Digitized by Google iO HISTOIRE Malheureusement on eut à déplorer des pertes énormes ; la moitié du régiment fut anéanti dans les différents combats de ce siège. Parmi les officiers tués se trou- vaient le chevalier Louis de Rolly , Louis-Thomas Afl'ay- mdy, baron d'Hilst, le chevalier Gabriel de Gougnies, Godi- neau de Chimay, chevalier de Saint-Georges, Charles-Marie Du Ghastel, baron d'Howardrie, tous lieutenants ; le cheva- lier Joseph de Lannoy, Louis-Ferdinand de Namur Somré, Nicolas-Joseph de Trivières et Jean de Chaumont, sous- lieutenants ('). Après plus de six mois d'efforts infructueux, Philippe V. dut renoncer a l'espoir de récupérer Gibraltar ; il convertit alors le siège en blocus (30 avril 1705). La ville de Cadix se trouvait d'ailleurs sérieusement menacée par les flottes combinées de l'Angleterre et de la Hollande; les gardes wallones et espagnoles y furent envoyées, mais bientôt après elles rentrèrent dans Madrid , où leur présence élait réclamée par de graves complications. (•) Kxtrail dm contrôles du régiment. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 41 S 3. On sait combien les premières années du règne du duc d'Anjou furent agitées : les partisans de la maison d'Au- triche tramaient des conspirations en faveur de l'archiduc Charles, qu'ils avaient proclamé roi d'Espagne sous le nom de Charles III; les provinces et les municipalités, armées pour leurs libertés et leurs antiques privilèges dont elles prévoyaient l'anéantissement sous un gouvernement que dirigeait la pensée de Louis XIV, étaient prêtes à se ré- volter ; les grands, blessés dans leur orgueil par l'influence que les Français exerçaient dans les conseils du jeune roi, étaient instigués par le fougueux Cabrera, Amirante de Castille ; chaque jour ils ourdissaient de nouvelles cabales, fomentaient des intrigues, et causaient au nouveau gouver- nement des embarras sans cesse renaissants. L'institution des gardes du corps et surtout la création du régiment des gardes wallones avaient produit une irri- tation extrême parmi la noblesse castillane. Selon les an- ciennes coutumes nationales, les rois d'Espagne n'avaient jamais eu que quelques gardes pour l'intérieur de leurs palais ( ! ). On redoutait des corps fortement constitués et (■) Sous les derniers rois d'Espagne de la maison d'Autriche il y avait trois compagnies de gantes du corps : une compagnie bourguignonne 5 Digitized by Google 42 HISTOIRE qui allaient donner au souverain une autorité qu'on était habitué à lui disputer. Des conjurations curent lieu contre les gardes wallones et plusieurs soldats furent assas- sinés ( ! ). Aidé des conseils de Louis XIV et de son ambassadeur Amelot; encouragé d'ailleurs par la fermeté que ne- cessa de déployer dans ces circonstances difficiles la jeune reine, Marie-Louise de Savoie, Philippe V comprit la nécessité de maintenir le régiment des gardes wallones , de le ren- forcer même pour le rendre plus respectable aux yeux des agitateurs et afin qu'il put servir de soutien efficace a l'au- torité royale contre l'oligarchie qui prétendait dominer ( 2 ). En conséquence, par un décret du 6 juillet 1705, il or- donna que les gardes wallones se composeraient désormais de quatre bataillons de sept compagnies, dont une de gre- nadiers. Cette transformation nécessita la création de deux nouvelles compagnies de grenadiers , dont le commande- appelée archers de la garde ; une compagnie allemande et une compagnie espagnole dite de la lancilla. La compagnie des archers était l'ancienne com- pagnie de gardes du corps des ducs de Bourgogne; elle était devenue garde espagnole lors du mariage de Philippe le Beau avec Jeanne d'Aragon et était arrivée en Espagne avec ce prince en 4502. Elle se composait de 100 gentilshommes commandés par un capitaine et un lieutenant. Après avoir accompagné Philippe V dans son expédition en Italie, en 1702, elle fut supprimée par des motifs de politique. [Memorias para la historia de las tropas de la casa real de Espaàa escrilas para un oficial de la antigua guardia real, Madrid, anno 1828.) (') Noailles. t. III, p. 216. (>) Memorias para la historia de las tropas de la casa real de Es- pana, etc. — Archives de la direction et inspection du régiment des gardes wallones à Madrid. Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 43 ment fut donné à Guillaume d'Aerschot comte de Rivière, et à Albert^Joseph- Victor Dongelberg, marquis de Rêves, tous deux lieutenants-généraux. Par le même décret , toutes les compagnies furent por- tées à cent hommes, et le cadre de chacune d'elles aug- menté d'un enseigne , grade qui n'existait point lors de la création du corps. Les compagnies de grenadiers durent avoir en outre un lieutenant de plus que les compagnies de fusiliers ('). Afin de pourvoir à l'augmentation d'effectif qui résultait de cette organisation, on envoya recruter aux Pays-Bas des hommes de bonne volonté dans les régiments wallons. Une partie de ces hommes arrivèrent en Espagne au camp de Tienza, dans le courant du mois de mars 1 706 ; le reste ne rejoignit qu'en juillet. Le régiment des gardes wallones présenta alors un effectif de trois mille hommes environ. {') Dès l'arrivée des gardes wallones en Espagne, la haule paye attribuée aux appointés avait été supprimée pour augmenter la solde des aides- majors. 44 HISTOIRE S 4. La perte fortuite de Gibraltar avait été extrêmement préjudiciable à la cause de Philippe V. D'une part, il avait fallu rassembler presque toutes les forces disponibles du royaume pour tâcher de reconquérir cette place ; aban- donner avec des défenses insuffisantes les conquêtes de la campagne précédente, et laisser ainsi aux Portugais la facilité de reprendre toutes les places dont le roi s'était emparé. D'autre part, l'archiduc Charles parvint a se rendre maître de Barcelone, ce qui entraîna la perle de toute la Catalogne ; enfin, des révoltes éclatèrent dans les provinces d'Aragon et de Valence. Le roi Philippe V fit de grands préparatifs pour être en mesure d'entrer en campagne au printemps de 170G, afin de comprimer la révolte des provinces insurgées, chasser les alliés des positions dont ils s'étaient emparés récem- ment, et faire le siège de Barcelone. Louis XIV, de son côté, promit d'aider son petit-lils en assemblant une armée dans le Roussillon; en outre, il désigna de nouveau le maréchal de Berwick pour commander les troupes espa- gnoles destinées à agir contre le Portugal. Dès le mois de décembre 1 705 , le roi d'Espagne avait envoyé un corps d'armée dans le royaume de Valence, Digitized by Google DES TARDES WALLONES. sous les ordres du comte de Las Torres ; deux babillons des gardes wallones, commandés par le marquis de Roisin, Taisaient partie de cette expédition. Le comte de Las Torres prit des mesures énergiques pour réduire les rebelles à l'obéissance. Après avoir remporté sur eux quelques avan- tages, il fit brûler la ville de Cati et quelques autres lieux qui voulurent faire résistance, puis il se présenta devant Villa-Réal. Les habitants de cette ville ayant refusé de se rendre, on enfonça les portes et les troupes entrèrent dans la place. La résistance dura néanmoins encore pendant trois heures. Enfin, il fallut céder à la force. Les ecclé- siastiques se présentent alors avec le Saint-Sacrement pour implorer la grâce des habitants ; le comte de Las Torres consent à faire cesser le combat , mais quelques forcenés profitant de cette suspension d'armes, tuent cinq ou six officiers des gardes wallones. Ce manque de foi exaspère les troupes, et dans leur fureur que les chefs ne peuvent maîtriser, elles massacrent les habitants. Trente officiers et un grand nombre de soldats du régiment furent tués ou blessés dans cette malheureuse affaire. Parmi les morts se trouvaient deux capitaines, le marquis Philippe-François- Joseph de Roisin, et Michel- François -Joseph Franeau de H yon, chevalier de Gornignies, qui était entré le premier dans la place, l'épée à la main ; le lieutenant sous-aide-major Fer- dinand, chevalier de Beauffbrt; le lieutenant de grenadiers Ignace de Rivanegro, et les sous-lieutenants de grenadiers Pierre Flodorp de Clabecq, Louis d'Hennebuisse, Hyacinthe de Sucre, chevalier de Preux, et Nicolas Deschamps, qui Digitized by Google 46 HISTOIRE mourut de ses blessures quelques jours après à Va- lence ('). Malgré ces perles, les gardes wallones continuèrent de tenir la campagne dans les provinces insurgées ; elles assis- tèrent à l'attaque du poste de Saint-Matheo ; des détache- ments prirent part également aux sièges de Xavila, d'Al- ziras el de Dénia. * S 5. Au mois d'avril la campagne de 1706 commença; ses débuts ne furent pas heureux ; bientôt même la tournure générale des affaires devint fort inquiétante. Le roi avait voulu aller en personne reconquérir Bar- celone; son armée y fut décimée par la maladie plus encore que par le feu de l'ennemi ; après trente-sept jours de tranchée ouverte, Philippe V dut renoncer à son entre- prise; il se vit même contraint à se retirer à Perpignan, sur la frontière de ses États. En Estramadure, le maréchal de Berwick ne put tenir tête à l'ennemi. Ses troupes avaient été forcées de battre en retraite devant les Portugais en leur abandonnant toute la Castille. Les alliés, partout victorieux, arrivèrent au cœur du royaume, entrèrent dans Madrid le 1 8 juin et y procla- mèrent l'archiduc Charles roi d'Espagne. (•) Contrôles du régiment des gardes wallones. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. M Dès le commencement du mois de mai, la cour d'Espagne alarmée du progrès de l'ennemi, avait fait revenir de Valence les deux bataillons des gardes wallones pour ren- forcer l'armée du maréchal de Bervvick; un bataillon était resté à Madrid pour la garde de la reine et il l'accompagna lorsque cette princesse, après avoir donné le plus bel exemple d'héroïsme et d'abnégation, dut se retirer préci- pitamment à Burgos avec les grands corps de l'État. La monarchie espagnole semblait perdue pour la maison de Bourbon ; le découragement commençait h gagner les partisans les plus dévoués au jeune roi, lorsque tout à coup on apprit que Philippe V venait de rentrer dans son royaume par la Navarre et accourait, avec les débris de ses troupes, pour rejoindre le maréchal de Berwick et reconquérir sa capitale. < La nation lui donna, dans cette circonstance critique, des preuves extraordinaires de dévouement et d'amour; toutes les provinces envoyèrent des secours en argent, en vivres et en soldats et bientôt le roi se trouva a la tête d'une année respectable. Il reprit l'offensive, refoula l'en- nemi aux frontières et rentra triomphant dans sa capitale, escorté de ses fidèles gardes wallones qui avaient terminé avec lui cette glorieuse campagne ('). ( ) Qtim:y. — Manuscrit* de MM. d'Ovorchics, Le Vaillant, de Montagul. — Souvenirs de famille publiés pur le baron d*Ht aht. — Mémoires de N'omis. — llemontrancv du duc u'ILvvhk. Digitized by Google 48 HISTOIHE § 6. Après le succès inespéré qu'il avait obtenu sur ses ennemis, le roi d'Espagne s'occupa activement de préparer la campagne de 1707. Il lui restait à faire un dernier effort pour chasser les alliés du royaume de Valence, où ils étaient encore maître de plusieurs places et surtout du port d'Ali- cante par où ils devaient recevoir incessamment des ren- forts considérables fournis par les Anglais et les Hollandais. Au printemps le maréchal de Berwick rassembla toute l'armée espagnole à Chinchilla. Les confédérés, qui depuis leur retraite se tenaient cantonnés dans les villages de la Manche limitrophes du royaume de Valence et de Murcie, ayant été informés que Louis XIV envoyait à son petit-fils des secours importants, résolurent de forcer, par leurs manœuvres, le maréchal de Berw ick à une action décisive avant l'arrivée de ces renforts. Les armées se rencontrèrent le 25 avril auprès de la ville d'Almanza, dans le royaume de Murcie; elles s'atta- quèrent avec courage. Après une lutte sanglante et acharnée, les Espagnols restèrent maîtres du champ de bataille, et cette victoire rendit définitivement à Philippe V la possession des royaumes d'Aragon et de Valence ('). (') Quincy, — Mémoires de Niuilles, — tlemontrance du duc d'Hayré. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 49 Les gardes wallones contribuèrent pour une grande part au résultat de cette journée mémorable. Ils étaient, avec les gardes espagnoles, à la droite de la première ligne d'infan- terie; un des bataillons du régiment commandé par l'hé- roïque baron Théodore de Potelsberg, qui plus tard devait trouver une mort glorieuse dans les champs de Saragosse, soutint à lui seul toute la furie de deux bataillons anglais et les mit en fuite. Réuni ensuite à la brigade du Maine, ce même bataillon exécute un quart de conversion sur la gauche de l'ennemi, le prend en flanc, porte le désordre dans ses rangs et, par ce mouvement plein d'audace, il décide la victoire à l'aile droite de l'armée espagnole ('). Indépendamment du baron de Potelsberg, les relations de la bataille d'Almanza citent parmi les officiers qui se dis- tinguèrent le plus, le lieutenant-général duc d'Havre, colonel des gardes wallones, ainsi que le brigadier Gérard Mathias d'IIuart, alors capitaine du même corps et qui devint plus tard lieutenant-général des armées d'Espagne. Cet officier, qui ne dut qu'a ses talents et à son noble caractère son élévation aux premiers emplois militaires, assistait à la bataille d'Almanza avec dix de ses frères : huit restèrent sur le champ de bataille ( 2 ) ! L'armée viclo- (') Qii.ncy, — Berwick, — Manuscrits de MM.de Monlagutet Le Vaillant. (') C'étaient les fds de Jean-Charles d'Huart, chevalier, seigneur d'Autel, député aux diètes de l'Empire, né à Luxembourg en 1620 et marié à Jeanne- Marguerite d'Huart de Grimbievelle, dame d'Hébrouval, dont il eut vingt- trois enfants. Les trois frères qui ne furent pas tués à la bataille d'Almanza, furent : I" Jean-Pierre; 2° Gérard-Mathias; 3° Charles-Dieudonné. Gérard- Mathias fut un des généraux distingués de Philippe V. Né au château Digitized by Google 50 HISTOIRE rieuse soumit successivement Réquéna, Valence, Alearaz, Saragosse et la campagne se termina par la prise de Lé- rida ( ! ) où les gardes wallones déployèrent de nouveau une valeur à laquelle le duc d'Orléans, qui commandait l'armée espagnole, se plut à rendre un hommage éclatant. Le capi- taine Charles Du val, le sous-lieutenant Pierre Des Bordes, les enseignes Jean-Baptiste de Fiennes et Jacques de Figée s'y firent tuer (•). d'Hébrouval, pays de Slavelol, le 1 février 1677, il entra au service de France, le 15 novembre 1693 en qualité de cornette de la compagnie qu'un de ses frères commandait au régiment de Mandescheidt, cavalerie. Le Luxembourg appartenait alors à la France, il fut rendu à l'Espagne par la paix de Ryswick. Le jeune d'Huart fut compris dans l'organisation des pardes wallones avec le grade de lieutenant aide-major et il prit part avec ce corps aux campagnes de 1704, 1705 et 1706. Philippe V l'éleva le 15 jan- vier 1707 au grade de brigadier et après la prise de Lérida lui accorda la compagnie des gardes devenue vacante par la mort de Charles Duval. L'année suivante il se distingua au siège de Tortose, fut créé baron de son nom le 9 juillet 1709 et obtint le gouvernement de Monçon et le comman- dement des frontières de r Aragon. Il défendit Monçon contre une entreprise de l'archiduc Charles, refoula un corps autrichien qui avait tenté de j>éné- trer eu Aragon, délivra les vallées de la Cinca des Miquelets qui l'infestaient et enleva d'assaut lu ville et le château d'Estadilla. Ses services furent récompensés le 16 mars 1711 par le grade de maréchal de camp. Bientôt après il débloqua Jaca, s'empara du Canfrans et délivra enûn l'Aragon et la Catalogne des dévastations des Miquelets. Le baron d'Huart mourut à Ma- drid le 24 mars 1730. (') Le 13 octobre. (') Qi'iNcr, Histoire militaire de Louis le Grand — Saint-Piiiliim'e, Mémoires pour servir a l'histoire d'Espagne sous le règne de Philippe V. — Mémoires du maréchal de Bkhwic.k. — Contrôles du régiment. Digitized by Google DES GARDES W ALLOUES. 51 % 7. Indépendamment du lustre qu elle jeta sur les étendards espagnols, la victoire d'AImanza rendit au roi la possession presque complète des royaumes d' Aragon et de Valence ; la Catalogne seule résistait encore à son autorité. La campagne de 1708 eut pour but de faire rentrer cette province rebelle sous l'obéissance de Philippe V. On avait employé l'hiver à renforcer l'armée qui fut placée sous le commandement du duc d'Orléans ( ! ) et du comte de Bésons. Au printemps elle se trouva dans le meilleur état ; le clergé, la noblesse et le peuple ayant été à l'envi au-devant des besoins du roi, surtout depuis la nais- sance si désirée du prince des Asturies. Un corps français, sous le duc de Noailles, devait agir par le Roussillon pour seconder les opérations projetées dans la Catalogne. Les gardes walloncs et espagnoles se mirent en route sous la conduite du comte de Glymes ( 2 ) et elles rejoi- (') Celui qui fut régent pendant la minorité de Louis XV. (') Ignace-François de Glymes de Brabant, seigneur de la Fali/e, fils de Gilles-Alexis de Glymes de Brubant seigneur de la Falize et de Marie-Agnès de Campeuse. Il obtint une compagnie de grenadiers dans les gardes wal- lones dès la création de ce corps et fut promu peu après au grade de lieu- tenant-général. En «7*5 il fut nommé gouverneur de Torlose et rentra ensuite dans le régiment des gardes wiillones pour y occuper l'emploi de lieutenant-colonel (I" juin 1717). Le roi l'éleva alors à la dignité de capi- Digitized by Google 52 HISTOIRE gnirent l'armée à Vinèbre le 22 mai. Deux jours après elles franchirent l'Èbre et le 12 juin elles assistèrent à l'investis- sement de Tortose. L'ouverture de la tranchée devant cette place eut lieu le 21 à huit heures du soir. Les gardes wallones prirent part à cette opération qui s'accomplit heureusement, mais le lendemain matin deux officiers du régiment furent blessés. Du 28 au 29, le régiment monta la garde dans les tran- chées; du 30 juin au I" juillet cent cinquante hommes tirent partie des travailleurs; un lieutenant de grenadiers, Jean-François de Billet chevalier de Buttel eut le bras cassé par une bombe ; il en mourut quelques jours après. Un sergent et deux soldats furent tués. Dans la journée du 3 au 4 l'enseigne Albert Vilain de Gand fut également tué ; du 5 au 6 les trois bataillons du régiment furent encore de service dans les tranchées; on perdit deux sergents, un troisième fut blessé. Une compagnie de grenadiers lit le ser- vice du 8 au 9 ; le lendemain un bataillon concourut à former la réserve ; on était arrivé a six toises du chemin couvert, la position fut enlevée à l'entrée de la nuit. Le régiment des gardes wallones, qui avait mission de soutenir l'attaque a gauche, se distingua beaucoup. L'enseigne Pierre de la Hamaide, nommé officier tout récemment , fut blessé mor- laine-général de ses armées et de eommandant-général de la Catalogne. En I74(i il devint colonel du régiment et mourut à Madrid le 5 décembre 1754. Il était chevalier de l'ordre d'Alcantara, commandeur de Belvis de la Sierra, etc., etc. Ce fut un des généraux distingués que la Belgique donna à l'Espagne. Digitized by Google DKS G Alt DKS WALLON ES. 53 tellement ('). Le lendemain, H juillet, la place de Tortose, jusqu'alors réputée imprenable et qui avait une garnison de 5,700 hommes, capitula; le chevalier de Croy en fut nommé gouverneur quelques jours après ( 2 ). Le duc d'Orléans, qui dirigea constamment le siège, se plut a rendre hommage à la manière dont les gardes wal- lones se conduisirent et à reporter sur elles une partie de sa gloire et de ses succès. Après la conquête de Tortose l'armée retourna à Lérida ; elle y arriva le 51 juillet : le lendemain elle se dirigea vers Barcelone. Le 20 août elle traversa la Sègre et tint en échec le général autrichien comte de Staremberg pour favoriser les opérations du chevalier d'Àsfeld dans le royaume de Valence. On passa ainsi la campagne d'automne à s'observer de part et d'autre, puis les années entrèrent dans leurs quartiers d'hiver. Mais au commencement du mois de décembre le général de Staremberg ayant voulu profiter de la dispersion des forces espagnoles pour reprendre Tortose, les gardes wallones durent revenir en hâte des environs de Montron et de Taramite pour se jeter dans la place menacée ; le régiment y passa le reste de l'hiver ( s ). (') Il mourut l'année suivante. (') Quincy. — Manuscrits de MM. de Montagut, dOverchies etc. — Con- trôles du régiment des gardes wallones. — Remontrance du dur d'Haviu:. ( J ) Qi INCT. Digitized by Google ■HT0IR1 S 8. Pendant la campagne suivante la fortune ne cessa de se montrer favorable a la cause de Philippe V. Trois armées opérèrent sur différents points en sa faveur; les gardes wallones commandées par le comte Chrétien-Joseph d'Her- zelles, qui était alors le plus ancien capitaine du régi- ment ('), firent partie du corps avec lequel le marquis de Bay devait agir dans l'Estramadure. Elles prirent une part active, le 7 mai, à la victoire de la Gudina qui rejeta les Portugais sur leur territoire; on leur confia ensuite la défense et la garde de la frontière de l'Estramadure, mais bientôt après le régiment reçut l'ordre de se rendre de nouveau dans la Catalogne pour faire partie de l'armée du comte d'Aguilar. Chargé, conjointement avec les gardes espagnoles, de maintenir la province dans l'obéissance et de garder le cours de la Cinca, il s'établit dans les posi- (') Les ofllciers supérieurs du régiment des gardes wallones élant tou- jours des ofllciers généraux qui remplissaient dans 1rs armées les fonctions de leur grade, commandaient rarement le régiment en campagne ; le com- mandement du corps était alors confié au plus ancien capitaine de fusiliers. Les capitaines de grenadiers, à cause de la spécialité et de limporlance de leur charge, ne pouvaient jamais commander le régimenl : lorsque leur ancienneté Us appelait à cet honneur, ils passaient dans une compagnie de fusiliers. Digitized by Google DES GARDES W ALLOUES. 55 lions que venaient de quitter les troupes françaises rap- pelées dans leur pays par les revers qui accablaient les armes de Louis XIV. Il ne se passa aucun événement important pendant le reste de la campagne; seulement les alliés tentèrent le 7 septembre de faire passer la Cinca , entre Balbastro et Navalte, par un détachement de 200 hommes. Le baron diluart, capitaine des gardes wallones et brigadier des troupes d'Espagne, qui commandait dans ces quartiers-là, les repoussa avec beaucoup de vigueur, leur tua 50 hommes, prit 30 de leurs chevaux et dispersa le reste des assaillants ( ' ). s » Bien que la campagne de 1709 eût été favorable aux armes de Philippe V, ce monarque se trouvait néanmoins dans une situation extrêmement critique. Non-seulement les alliés recevaient incessamment des renforts considé- rables et s'apprêtaient à frapper quelque coup décisif, mais l'Espagne ne pouvait plus compter désormais que sur ses propres ressources militaires pour résister à ses ennemis. Depuis quelque temps les coalisés marchaient aux Pays- Bas de succès en succès : ils avaient vaincu les Français à Audenarde en 1708; l'année suivante ils avaient encore remporté la victoire a Malplaquet ; il semblait que rien De [*] Ojnucr. Digitized by Google 56 HISTOIRE pouvait plus les arrêter jusqu'à Paris, car Douai, Béthune, Saint-Venant, Aire, toutes les barrières de la France tom- baient les unes après les autres au pouvoir de l'ennemi. Louis XIV, accablé sous le poids des revers, avait fait revenir l'armée qui jusqu'alors avait combattu pour soutenir la cause du duc d'Anjou ; bien plus, voulant acheter la paix à tout prix, il avait consenti à ce que son petit-fils fût dépouillé de sa couronne; on pouvait même prévoir que bientôt les troupes françaises s'uniraient à celles de l'en- nemi commun pour obtenir par la force l'expulsion de Philippe V de ses États. Le roi d'Espagne, c'est une justice que l'histoire doit lui rendre, se montra dans ces conjonctures difficiles plus magnanime et plus héroïque que le grand roi; il déclara catégoriquement aux ambassadeurs français qui cherchaient à le décider à se dépouiller spontanément de sa couronne, qu'il saurait mourir en combattant, mais qu'aucune considé- ration ne le ferait consentir à des traités honteux pour sa gloire. Il avait su se concilier l'amour de son peuple; sou- tenu par lui il se prépara résolument à affronter jusqu'au bout la lutte dans laquelle il était engagé. Il assembla tout ce qu'il put de troupes, réforma toutes les dépenses de la cour afin d'assurer le service de leur solde; il fit des levées extraordinaires, organisa des corps de chaque nation et entre autres un régiment de Wallons sous le nom de régi- ment de Namur. Dans ces circonstances le régiment des gardes wallones fut organisé a six bataillons de cinq compagnies, dont une de Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 57 grenadiers (décret du 22 janvier 1710;; on créa en consé- quence deux nouvelles compagnies de grenadiers dont le commandement fut donné au comte de Herzelles et au chevalier de Lalaing. On créa en outre deux emplois d'aides- majors et deux de sous-aides-majors ; enfin le \' r juillet les compagnies furent portées à 130 hommes, ce qui éleva l'effectif du régiment à 3,900 hommes. Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones après l'augmentation de 1710 : Colonel, Charles Duc d'Havre. Lieutenant-colonel, Comte de Mérode. Major, Marquis de la Vére. Fourrier-major, Vau Noyé. Premier aumônier, le père Antoine Geneste. Deuxième aumônier, le père Jean Petrivel. Chirurgien-major, Pierre Millet. Desmares t. De Dlom. Ch' de Beauffort. De Bay. De Blaugies. De Lagnan. Sous-aidcs-majors, De SainUgnon Grandfailly. » u » u Denys. B°» de Saint-Ignon. D'Hennebuisse. DeSeneux. De Bergeret. LIEUTENANTS. SOUS LIEUTENANTS. ENSEIGNES. Aides-majors, » M U CAPITAINES. O de Zueweghem. O de Glymes. O de Rivière. Mq» de Rêves. O de Herzelles. Ch r de Lalaing. Ch r de Marbaix. Ch r de la Gorze. B on de Gorcy. De Houchain. D'Hoves. Descortes. B» n de Roben. De Cusacque. Roussel . Ch r de Vilbrun. Desgly. Ch' de Bryas. De Goot. De Geneste. Ch r de Lambert y. De Malthé. Dupuys. De Thibault. 4 Digitized by Google 58 HISTOIRE CAPITAINES LIEUTENANTS COMPAGNIES Duc d'Havre. Ch' de Montolin. O de Mérode. C ,e de Bryas. L. de Poorter. J. deGayzen. Du Mont de Gagea. De Gages. Le Roy de la Moite. Ch' de Potelsberg. E. de Nieulant. Kessel de Blamont. G. de Balanfaux. De Castagneda. O de Lannoy. Ch' de Kieseghen. Prince de Croy. De Hersan. Mq' de Wemmel. Durand. Mq» du Bus. Ch'deMailly-Farville De Carbon. Ch' d'Huart. B on de Potelsberg. De Houchain. DeVarick. . Ch' d'Hamal. Du Smet. De Simon. Ch' de Montolin. Ch' de Crequy. B™ de Plotho. DeLarre. B°» de Gorcy. Du Chastel. B«" d'Ittre. De Héron. B on de Torcy. De Langrand. Le Roy de Ville. Porcin de la Gorze. {Vocal.) B°" de Thulden. ■ Mq» de Molembaix. DeBie. B°° d'Huart. Ch' de Cusacque. SOUS-LIEUTENANTS- ENSEIGNES. DE nsiLlEHS. Ut Lacroix. Mq» de ueyn.->e. Cht lia VIlKmn ijir ae > worun. Chr Ho Vioisjol uir ae v lersei. De Beau regard. Ile I nevenaud. Phr A* la Huit,. Lia T ae ia nu ne. ue uassecouri. rieurarû ae roix. Ue roix. lk? raiancourt. De Cano. Dp \fpnfpm iTl C I I K\j III. i/c nuiiiuisc. Dp Thihanlf IJi i Eli Ihi U 1 1 . un r ae riessay. H " Ti i \ i 1 \V i niPîv* ÂJ UV TV IlllViV. Hii Mnnl U\l lUUIll. ue ^asitgiidUd. De Baras. uu nus un nioiiMiPr. 7Vn I Ici L.egros ue * me. Garnier de Farville. Mq* de Siply. De Scharff. De Foix. B°" de Palante. B on d'Hyls. Hanotde St.-Hilaire. De Tassau. B°» de Roben. Dumonl. De Lalande. De Tangueux. De Briquet. B» n d'Herzelles. De Pedrasas. Ch' de Corbecque. De Lestorel. De Ramont. Ch' de Lamberty. {Vacal.} D'Aremberg. Du Smet. Du Bus Diimoustier. O' de Marsan. Digitized by Google DES GARDES WALL0NES. ÎJ9 Ce Ait dans la Catalogne que Philippe V résolut d'aller combattre en personne. C'était là que le danger était le plus imminent : les Anglais et les Hollandais débarquaient sans cesse de nouvelles troupes à Barcelone ; ils n'avaient pas discontinué d'entretenir des relations avec les insurgés des provinces limitrophes qui secondaient leurs opérations par leurs courses de partisans. f « Dès le mois de mars, avant que les troupes espagnoles fussent sorties de leurs quartiers d'hiver, un corps de douze cents miquelets était descendu des montagnes de l' Aragon et avait passé la Cinca. Le baron d'Huart fut chargé avec une colonne mobile de leur donner la chasse. Il se mit en marche le 4 avril à la tète de 700 Wallons et de 300 Irlandais et Espagnols. Les miquelets prirent la fuite à son approche, se rejetèrent précipitamment de l'autre côté de la Cinca, rompirent les ponts derrière eux et se mirent en bataille sous le feu des troupes du baron d'Huart. Un sergent et quatre soldats wallons, entraînés par une valeur qui tenait de la témérité, se jettent alors dans la rivière, gagnent la rive opposée, se précipitent sur les miquelets, en assomment quelques-uns à coups de crosse de fusil et mettent le reste en fuite dans les montagnes (*). Philippe V partit de Madrid le 3 mai pour aller se mettre à la tète de ses troupes. Il avait rappelé autour de sa per- sonne les deux régiments de la garde. Après avoir traversé Saragosse, il rejoignit son armée, le 13, à deux lieues de (•) Quitter. Digitized by Google 60 HISTOIRE Lérida, sur la rive droite de la Sègre. Le 20, il franchit cette rivière. Plusieurs détachements des gardes wallones furent char- gés d'attaquer différents petits forts et de seconder le baron d'Huart qui continuait de traquer les miquelets et qui par- vint à enlever d'assaut, le 2 juin, la ville et le château d'Es- tadilla. Tout le régiment assista à la canonnade de Balaguier; les grenadiers et quelques piquets prirent part ensuite au malheureux combat d'Almenara (27 juillet) ; enfin le corps entier se trouva à la célèbre bataille de Saragosse, le 20 août. Il y fit des prodiges de bravoure et partout où il se montra la victoire couronna ses efforts. Les premiers combats de celte journée mémorable avaient été avantageux aux Espagnols, mais quelques ba- taillons ennemis ayant pris en flanc l'infanterie espagnole de la gauche et l'ayant fait plier, un grand désordre se met alors dans le corps de bataille ; les troupes se débandent, aucun effort ne peut parvenir à les reformer. La plus grande partie de la cavalerie, qui cependant avait vaillam- ment combattu au commencement de l'action, se retire en désordre avec cinq pièces de canon, tous las bagages qui étaient restés de l'autre côté de l'Èbre et toute l'infanterie de réserve. Il n'y a que les gardes wallones et les autres bataillons de la même nation, disent toutes les relations, qui tiennent ferme. Le régiment des gardes résiste seul avec une admirable fermeté au choc de vingt-quatre ba- taillons ennemis ; environné de toutes parts après un com- bat acharné qui dure depuis plus de deux heures, il parvient Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 61 néanmoins à se faire jour à la baïonnette au travers des masses ennemies et enlève encore trois drapeaux à l'en- nemi. Vainement les Anglais, pénétrés d'admiration à la vue de tant de courage, lui crient bon quartier; les officiers répondent sans quartier et continuent d'avancer jusqu'à ce qu'ils tombent à leur tour. Heureusement les dragons d'Asturie et de Castille viennent au secours du régiment, et par deux charges vigoureuses qu'ils exécutent sur le flanc de l'ennemi, ils parviennent avec peine à dégager les héroïques soldats wallons. Ce fut encore un des batail- lons du régiment, celui que commandait le capitaine Englebert-François de Varick, qui couvrit la retraite et sauva, par sa bonne contenance , les débris de l'armée espagnole ('). Les gardes wallones laissèrent sur le champ de bataille 1,100 hommes, au nombre desquels se trouvait le duc d'Havré, colonel du régiment, qui avait été atteint mortelle- ment dès la première décharge. Les braves Wallons, loin de se laisser abattre par cette perte cruelle, n'eurent que plus d'ardeur au combat : ils voulurent venger la mort de leur digne et noble chef. La mort avait aussi frappé le capitaine Théodore baron de Potelsberg, dont Philippe V voulut honorer la mémoire et reconnaître les services signalés en donnant sa compagnie à son frère Bernard-François, chevalier de Potelsberg. Parmi les autres officiers de distinction que l'on retrouva (') Oi'inc.y, t. VI, p. 125. — Mémoires de Noailujs. — Manuscrits. Digitized by Google G2 HISTOIRE sur le champ de bataille, on reconnut les lieutenants Louis- Gasparde Hersan et Philippe de Gages; les sous-lieutenants Joseph Daloise, chevalier de Beauregard, Alexandre de Por- cian, chevalier de la Gorze, François-Bernard de Bedoras, Pierre d'Aremberg, Michel de Pedrasas, Louis de Mentem et l'enseigne de grenadiers Medard de Malthé. Le sous-lieute- nant Pierre de Dongelberg, chevalier de Corbecque, mourut de ses blessures quelques jours après la bataille ('). Des compagnies de 56 hommes se trouvaient réduites à 8 ou 10 hommes I Pas une seule n'en comptait plus de 25 le soir de cette sanglante bataille qui semblait devoir entraîner la ruine complète de la cause de Philippe V. S 10- Après la désastreuse journée de Saragosse, l'armée espa- gnole se trouvait dispersée; une partie de l'infanterie se retira sur Tudela. Bosseau, l'héroïque Luxembourgeois qui de la plus humble des conditions s'était élevé par son seul mérite et sa bravoure aux premières dignités militaires ( 2 ), (•) Extrait des contrôles du régiment des gardes wallones. (•) Pierre Bosseau, marquis de Châteaufort, né à Nismes, sur l'Eau-Noire, près de Couvin, le 3 janvier 4668, quitta l'état de berger pour s'enrôler dans un régiment de cavalerie espagnole en 4685. Apres s'être fait remar- quer par sa valeur à Walcourt (4689), à Fleurus (1690) et au siège de Mons (4694) il obtint un brevet d'officier. Il se signala ensuite à Steen- kerquc (I692), au combat de Beaumont (4693), puis à la bataille de Neer- winden. Il obtint bientôt après une compagnie de dragons et fit encore Digitized by Google DES GARDES WALLON ES • 63 protégea la retraite jusqu'à ce que, atteint d'une balle, il fut renversé de son cheval. Le marquis de Bay réussit à rassembler 9,000 hommes; deux jours après, le prince de T'Serclaes, qui en avait rallié 4,000 à 5,000 à Grana, vint le rejoindre. Quant à Philippe V, il s'était hâté de regagner Madrid pour tacher d'y reconstituer une nouvelle armée. Il y par- vint en peu de temps grâce aux sentiments de dévouement admirer son audace pendant les cinq campagnes suivantes. Il fit les pre- mières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, aux Pays-Bas, dans les troupes de Philippe V, et conquit le grade de lieutenant-colonel à l'affaire d'Eeckeren ; un régiment fut le prix de ses services pendant les campagnes de 1704 et 1705. Bosseau commandait l'arrière-garde à la journée de Ra mil lies (1706), et se distingua à la bataille d'Audenarde (1708) et à Malplaquet (1709). La Belgique étant alors perdue pour Philippe V, Bosseau, fidèle à ses serments, se rendit en Espagne, et dès son arrivée se distingua aux combats d'Almenara et de Lenyalva. Après la funeste bataille de Saragosseil rendit de grands services, ainsi que pendant les campagnes de 1711 et 1712. En 1713, le duc de Berwick lui confia le commandement général des dragons, et ce fut en cette qualité qu'au siège de Barcelone Bosseau fil des prodiges de valeur. Il contribua plus que personne à la capi- tulation de cette place, qui fut signée le 12 septembre 1714. Il eut une grande part aux succès du chevalier d'Asfeld dans l'expédition de Majorque en 1715 et dans celle de Sardaigne en 1717. Bosseau seconda puissamment le marquis de Lède dans ses opérations en Sicile (1718-1719). Nommé lieu- tenant-général, il commanda l'expédition d'Afrique (1720-1721) sous le marquis de Lède et contribua aux trois grandes victoires remportées sur les Maures. Il reçut après cette expédition les insignes de l'ordre de Calatrava et le gouvernement de Jaca ; le 29 octobre 1728, le roi l'honora du titre de marquis de Chateaufort. L'Espagne lui fut encore redevable de la prise d'Oran (1732) et de la victoire de Bitonto en 1734. Ces nouveaux succès lui valurent la dignité de capitaine-général de la vieille Castille. Il mourut à Zamora le 26 juillet 1741. Son titre de marquis de Chateaufort passa à son neveu, Jacques-Joseph Bosseau, lieutenant aux gardes wallones. (Voir la biographie du marquis erg du camp de Calaf, deux compagnies du régiment se couvrirent de gloire : elles arrêtèrent, pendant plus d'une heure, quatre bataillons anglais qui voulaient forcer le passage d'un ruis- seau, et elles restèrent héroïquement exposées a un feu des plus violents jusqu'à l'arrivée d'un renfort avec l'assistance duquel elles parvinrent à disperser les assaillants ( 1 ). Le régiment assista quelque temps après à la prise de Cardonne (17 novembre). Le comte de Herzelles, à la téle des grenadiers et de quelques détachements, fut chargé de l'attaque de droite qui réussit complètement grâce a la vigueur avec laquelle elle fut conduite. Les sous-lieutenants Jean-Danneaux de Burenne, le chevalier Laurent de Lam- berty et le sous-aide-major Louis de Saint-Ignon Grand- failly furent tués dans cette affaire ( 2 ). (') Mémoires de Noaiu.es. — Manuscrits de MM. de Mon la g ut, dOverchies et LevaiUant. (*) Contrôles du régiment des gardes wallones. Digitized by Google 70 HISTOIRE Les gardes wallones secondèrent ensuite les mouvements du prince de TSerclaes et fournirent au baron d'Huart les moyens de s'emparer de Canfranc jusqu'alors le repaire des miquelets, de les traquer dans les montagnes, et de délivrer l'Aragon et la Catalogne de ces forbans de terre. Le capi- taine Guillaume de Balanfaux et le lieutenant Joseph de Langrand trouvèrent la mort dans ces expéditions ('). Pendant que les Belges prodiguaient leur sang pour la cause de Philippe V, la France signait avec les puissances alliées différente traités en vertu desquels les Pays-Bas étaient cédés à la maison d'Autriche. Le grand roi, après avoir dû abaisser son orgueil jusqu'à offrir de payer de ses propres deniers les armées qui détrôneraient son petit-fils, après avoir employé vainement tous les moyens pour dé- cider Philippe V à descendre volontairement du trône sur lequel la politique des Bourbons l'avait fait monter; après avoir enfin fait exclure les ambassadeurs espagnols des conférences d'Utrecht, venait de stipuler, pour prix de la paix accordée à la France, le démembrement de la monar- chie espagnole ! Cette fatale nouvelle jeta la douleur dans l'âme des braves Wallons. Depuis le jour où Philippe V était monté sur le trône d'Espagne, sa cause avait été pour les Belges la cause nationale. D'après les principes d'honneur chevale- resque de l'ancienne noblesse du pays, servir le roi légitime c'était servir la patrie. Mais aujourd'hui que cette patrie (') Contrôles du régiment des gardes wallones. Digitized by Google ! . DES GARDES WALL0NES. 71 leur était enlevée, n'allaient-ils pas être considérés comme des stipendiais étrangers dans cette armée espagnole dont ils avaient, depuis si longtemps, partagé les périls et la gloire ? Retourneraient-ils au contraire dans leur pays où étaient leurs familles et leurs biens ? Adopter ce dernier parti, c'était violer le serment solennel fait au roi Philippe V, au souverain légitime. Accepter du service dans les armées de l'Autriche, c'était à leurs yeux transiger avec l'usur- pation. Entre les deux partis à prendre, ils se prononcèrent sans hésiter pour celui qui leur parut le plus conforme aux lois de l'honneur : le maintien de la foi jurée. Ils renouvelèrent donc à Philippe V le serment de fidélité sans se préoccuper de l'abandon de leurs affections les plus chères et de la perte probable de leurs biens: Ce fut dans ces sentiments que les gardes wallones se mirent en route pour aller prendre part au dernier acte de la guerre de la succession : le siège de Barcelone. Les Catalans n'avaient jamais voulu reconnaître Phi- lippe V pour leur souverain, .et après la soumission par les armes de la plus grande partie de la Catalogne, Barcelone devint le refuge de tous ceux qui persistèrent dans leur opposition au nouvel ordre de choses. Lorsque la paix fut conclue avec les alliés et que les Iroupes du comte de Sta- Digitized by Google 72 HISTOIRE remberg se lurent éloignées, ils osèrent même déclarer la guerre à la France et à l'Espagne, et il ne fallut rien moins que les armées réunies de ces deux puissances pour vaincre leur résistance. Le siège de Barcelone dura quatorze mois; le maréchal de Berwick, généralissime des deux armées assiégeantes, ne parvint à y pénétrer qu'après soixante-trois jours de tranchée ouverte (12 juillet au 11 septembre 1714). Les gardes wallones prirent part a presque toutes les attaques; elles assistèrent à la prise d'assaut du fort des Capucins où périrent le baron Charles de Torcy, capitaine, et Georges de Rombise, enseigne de grenadiers ; au combat qui eut lieu au pied du Montjouy où elles perdirent le sous- lieutenant de grenadiers Félix de Lestorel et le lieutenant Louis de Hoves. Le 12 août, le chevalier de Rêves qui commandait les grenadiers réunis de tout le régiment, monta à l'assaut du bastion Sainte-Claire, et pendant trois jours consécutifs il y eut sur cette brèche un affreux car- nage. Le 11 septembre, lorsque fut donné l'assaut général qui amena la reddition de la ville, les mêmes grenadiers attaquèrent le bastion de la porte Neuve, et cherchèrent à franchir les brèches ouvertes derrière les couvents Saint- Pierre et Saint-Augustin ; le bastion Saint-Pierre fut pris et repris onze fois de suite par les grenadiers wallons et espagnols, qui furent presque entièrement anéantis. La com- pagnie du comte de Glymes perdit cent douze hommes sur cent trente ! Pas une seule compagnie ne conserva plus de vingt-cinq hommes. Au nombre des officiers qui perdirent Digitized by Google DES GARDES WALLONS*. 75 la vie dans cette journée mémorable se trouvaient le cheva- lier Augustin de Montolin et François Mailly de Farville, capitaines, le baron Nicolas-Charles de Palante, lieutenant, et le sous-lieutenant Lambert d'Huart-Picasary. Dans les engagements qu'eurent a soutenir pendant la même campagne quelques détachements du corps envoyés contre les miquelets, qui voulaient secourir Barcelone, plu- sieurs officiers se firent encore tuer, entre autres, le cheva- lier Félix de Glymes, lieutenant ; Henri Dongelberg, cheva- lier de Corbecke; Charles Dumont et Ignace Hanot de Saint-Hilaire. La chute de Barcelone entraîna la soumission de toute la Catalogne, dont le gouvernement général fut donné au prince de TSercIaes-Tilly. S / uigmze d by Google CHAPITRE III. CONQUÊTE DE LA S A «DAIGNE, - EXPEDITIONS EN SICILE ET SI R LA COTE D'AFRIQUE. (1717-1720.) Digitized by Google uigmze ci by Google Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google 1 CHAPITRE III. CONQUÊTE DE LA SA RI) A ION £• — EXPEDITION EN SICILE ET SUR. LA COTE D'AFRIQUE. § K Réorganisation du réwment des gardes wallones. — Rapport du marquis de Bedmar. — Remontrance du duc d'Ha\ ré. — § î. Conquête de la Sardaigne. — § 3. Expédition de Sicile. — § l. Expédition sur la côte d'Afrique. A peine Philippe V se trouva-t-il paisible possesseur de son royaume , qu'oubliant les services rendus à sa cause par les gardes wallones pendant la guerre longue et san- glante qui venait de finir , il voulut les réformer. Cédant aux intrigues fomentées par la jalousie qu'avait fait naître la brillante réputation des Wallons, il résolut de réduire le régiment à un seul bataillon. A cette occasion, le marquis de Bedmar, ministre de la guerre, adressa à son souverain un rapport qui est un document précieux pour l'histoire du régiment des gardes Digitized by Google 78 HISTOIRE wallones. C'est la constatation officielle des services émi- nenls rendus à Philippe V par tous les militaires de ce corps depuis sa création ; c'est un hommage authentique et irrécusable accordé a leur excellente discipline, à leur force et à leur héroïsme. Voici ce rapport; il porte la date du 22 janvier 1716 : « Sire, 9 * Par la lettre que j'ai reçue aujourd'hui de don Miguel b Fernandez Durand, par ordre de Votre Majesté, il m'a » remis la copie des lettres qu'il a écrites au marquis de » Castel-Rodrigo, accompagnées des mémoires touchant la » réforme qui nouvellement a été résolue de faire dans » toutes les troupes, où sont inclus ses gardes du corps » aussi bien que ses gardes d'infanterie espagnoles et wal- » loues, me prévenant en même temps que, dans la part qui » me concerne, je donne en conformité les ordres néces- » saires pour son entière exécution et accomplissement; » mais par la même raison que je suis et serai toujours • » exact et ponctuel à exécuter les ordres de Votre Majesté, » je crois devoir suspendre l'exécution de ceux-ci, pour ne » pas manquer à ceux que Votre Majesté et ses glorieux » prédécesseurs ont répétés si souvent à ses tribunaux et » ministres, que toutes les fois que dans la pratique ou » exécution de résolutions de la cour, on reconnaîtrait » quelque inconvénient contre le service de Votre Majesté, * ou contre le bien public, on en suspendit l'exécution » pour le présenter a sa royale considération, afin qu'elle Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 79 » puisse résoudre ce qui lui paraîtra de plus juste et de » plus convenable. Les ordres de Votre Majesté me regar- » dent et me touchent d'autant plus dans cette occasion, » que les deux emplois dans lesquels les bontés de Votre » Majesté m'ont fait l'honneur de me constituer, l'un de con- » seiller d'État et l'autre de ministre de la guerre (laissant » à part ces deux obligations), celles avec lesquelles je suis » né me suffisent, puisque ce serait manquer à la qualité » de bon vassal de Votre Majesté de passer outre sans * lui représenter les conséquences d'une affaire qui inté- » resse si particulièrement son service aussi bien que la » sûreté et le repos de son royaume. » Dans la copie des lettres écrites au marquis de Caslel- » Rodrigo est expliqué et reconnu à la louange de Votre • Majesté , son dessein et son envie de soulager ses peu- » pies; et lui ayant été proposé, entre autres expédients, » la diminution de ses troupes, Votre Majesté a résolu de » l'exécuter, réduisant ses gardes du corps à deux compa- » gnies, ses gardes d'infanterie à deux bataillons faisant » deux régiments, l'un de gardes espagnoles et l'autre de » gardes wallones ; réformant de la cavalerie douze régi- » ments et dix dans l'infanterie, c'est-à-dire, trois régi- » ments italiens, six régiments wallons et un régiment » irlandais; de plus, toutes les compagnies de fusiliers <> d'infanterie, de trois bataillons d'artillerie, et que, par •> rapport aux dix régiments de dragons qui doivent tou- » jours subsister, on augmente dix- huit hommes par com- » pagnie ; de sorte que, composant le nombre de cinquante Digitized by Google 80 HISTOIRE » hommes, vingt-cinq seront montés et vingt-cinq autres » démontés, faisant également le service d'infanterie selon »> le besoin. » Les sentiments tendres et pieux, l'esprit de charité et » de compassion que Votre Majesté a fait connaître vou- » loir pratiquer en cette occasion, est aussi glorieux que » digne de l'amour paternel avec lequel elle traite honora- » blement ses peuples, voulant partager leurs peines et les » accompagner dans leurs travaux. Mais je ne puis m'em- » pécher de faire remarquer à Votre Majesté qu'une expé- » rience acquise pendant plus de quarante ans que je sers • en Italie, en Flandre et en Espagne, dans les emplois qui •> sont notoires à Votre Majesté de m'avoir mis au fait » avec la connaissance que j'ai de l'ignorance de la » monarchie dans le général, et particulièrement sur les » affaires de la guerre, jointe aussi a la situation présente » des affaires de l'Europe, je ne doute point de la bonne » intention de ceux qui ont suggéré à Votre Majesté cet » expédient préférablement a tout autre ; mais les moyens » qu'ils proposent pour suivre d'aussi louables et justes » intentions que celles de Votre Majesté sont Irès-violcuts, pleins de dangereux inconvénients, par conséquent très- > contraires au service de Votre Majesté, comme à la justice » et à l'équité avec laquelle elle veut traiter ses peuples, étant »> même très-opposés à toutes les raisons d'Etat, comme je » tacherai de le découvrir et prouver, quoique plus succinc- <> tement que le demande un pareil sujet , pour ne pas fati- • gncr Voire Majesté par celte très-humble représentation. igitized by Google DES GARDES WALLON ES. 81 » Quoique la réforme ait été grande dans les troupes , » j'avoue qu'il vaut encore mieux se réduire en cavalerie >• et se modérer aussi dans quelques dépenses superflues, » pour que les fonds royaux s'en recouvrent sans des » surcharges ni impositions nouvelles sur les peuples , et » puissent subvenir aux dépenses nécessaires, comme j'ai » représenté dans d'autres occasions, en cas que cela » puisse s'obtenir sans arriver à aucun des inconvénients » qui se présentent aux propositions qu'on fait et au parti » qu'on veut prendre, comme je l'expliquerai toutes les » fois que Votre Majesté s'en rapportera a mes faibles » lumières ou qu'elle m'ordonnera expressément de dire » mon sentiment, qui, au reste, ne me donne pas assez de » présomption pour croire que Votre Majesté doive y » condescendre; au contraire, je serai toujours charmé » que Votre Majesté veuille les communiquer a des per- » sonnes qui aient toute l'expérience qui convient sur les » matières qui se traitent, dès qu'ils trouveront la satisfac- » tion de Votre Majesté, qui puissent l'engager à faire de » nouvelles réflexions ou à résoudre le meilleur parti et » le plus convenable pour le bien de son service ; ainsi, je » m'attacherai a foire un petit détail et a représenter en » gros les inconvénients qui se présentent. » Les deux régiments aux gardes d'infanterie ont au- » jourd'hui douze bataillons qui composent plus de sept » mille hommes, et qui sont considérés les plus forts » régiments qu'il y ait en Europe, tant en officiers qu'en >» soldais. L'expérience doit avoir fait connaître à Voire Digitized by Google 82 HISTOIRE v Majesté, même souvent comme témoin oculaire il doit » lui conster, de même qu'à ceux qui, au prix de leur sang » si souvent versé pour soutenir la justice de ses droits » dans des sièges si réitérés, des batailles si opiniâtres, » des rencontres et des fonctions d'oîi dépendait absolu- » ment le sort et le bonheur de la couronne d'Espagne, ou » de sortir des mains si agréables de Votre Majesté, ou » d'avoir le malheur de succomber et céder a la force, » même se voir violemment obligés de passer sous une » autre domination; ce n'est pas tant, Sire, pour mani- » fester et faire valoir ce qu'on doit au zèle , à la valeur » et aux circonstances de tant de braves ofliciers et d'aussi » bonnes troupes que j'en viens à cette expression, sinon » pour renouveler à la mémoire de Votre Majesté cora- » bien elle peùt s'y fier dans quelque embarras, néces- » sites urgentes , ou quelque autre occasion qui pourrait » encore se trouver dans la suite; puisque depuis leur » formation comme depuis l'augmentation de quelques » compagnies, même de bataillons nouveaux, ils ont fait » tant de prodiges et des actions éclatantes si autlientiques » dans Unîtes les occasions, entre autres à Gibraltar, Al- » manza, Tortose, Lérida, Saragosse, Brihuega, Yilla- » Yiciosa et Barcelone, qu'on ne saurait les exprimer. » Après l'expérience pendant plus de quinze ans d'une » guerre vive, ils sont faits aux fatigues de la guerre, » accoutumés au feu qui est un des forts éléments de l'art » militaire; par conséquent en état, comme ils l'ont fait » toujours, de donner l'exemple, servir de modèle, même Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 83 » inspirer du courage et de l'émulation au reste de l'in- » fanteriede Votre Majesté, au lieu que si ces deux colonnes » de la milice viennent à manquer, les suites en seront » mauvaises et on en peut craindre de funestes consé- » quences, non-seulement dans le cas dune nouvelle » guerre étrangère que l'état présent des affaires en » Europe peut produire, mais pour l'importance de main- » tenir la tranquillité dans le cœur du royaume ou l'inté- » rieur de l'Espagne, ne pouvant plus douter de l'esprit » inquiet et remuant de plusieurs des sujets de Votre » Majesté qui ne se maintiendront dans l'obéissance, qu'au- to tant que ses armes seront respectables et leur en impo- » seront. » Le coeur des peuples en Catalogne, Aragon et Valence * ne peut paraître encore un sûr garant de leur fidélité; on » ne peut pas trop se fier a des promesses et des paroles » forcées; ce n'est qu'après que les troupes de Votre » Majesté leur ont arraché les armes rebelles des mains, » qu'ils se sont rendus à l'obéissance dans laquelle ils ne » resteront peut-être assujettis qu'autant qu'ils eu connai- » tront ou durera la force et la valeur; tout esta craindre » d'une si grande diminution, qui est capable de rompre la » chaîne ou de faire évanouir la force de leurs serments; » par conséquent, de perdre ces trois belles provinces en » moins de jours qu'on a été d'années à les récupérer. Ce- » pendant, Sire, malgré tant de conséquences, de raisons si » essentielles avec toutes les circonstances qui concourent, » on ose suggérer de douze bataillons d'en renvoyer ou de Digitized by Google 8/i HISTOIRE » se défaire de dix qui font plus de six mille hommes, à qui, » surtout dans les conjonctures présentes, on peut mieux » se fier qu'à douze d'infanterie, tant par rapport aux » recrues ou novices, gens inutiles qu'ils sont obligés n de prendre par force, qu'à cause aussi que leurs vieux » officiers et soldats n'ont pas vu tant .d'affaires et ne se » sont pas rencontrés dans tant d'occasions, sont inférieurs » à ceux des gardes qui l'emporteront encore par bien » d'autres circonstances. » Quelques-uns diront que de les tirer des gardes, ce » n'est pas les renvoyer du service, puisqu'on peut les » agréger à d'autres corps ; mais Votre Majesté peut être » persuadée qu'il y aura très-peu, même aucun bon soldat » qui veuille être agrégé à d'autres régiments; on ne peut » pas même les y obliger en justice, ni les châtier, n'étant » point naturel que ceux qui ont eu la convenance et la i destination de servir dans les régiments des gardes » veuillent se réduire volontairement à un sort inférieur, » comme de servir dans l'infanterie, d'autant plus que >» réduisant à neuf bataillons, les trente-deux bataillons » d'infanterie wallone qu'il y avait auparavant, compris » ceux des gardes , il n'y aura plus de place dans ces ba- >• taillons qui resteront pour les étrangers qu'on renverra. » Pour ce qui regarde les trois mille hommes et plus » qu'on propose de renvoyer des gardes wallones, j'ai » bien peur que ce soit autant de recrues pour l'archiduc, » qui lève des troupes et ramasse tout ce qu'il peut dans » les pays de sa domination; peut-être même arriverait-il Digitized by Google DES GARDES WALL0NES. 85 » que ces mêmes troupes se trouveraient dans l'occasion » de servir et porter les armes contre Votre Majesté. Je ne » sais pas même, si j'ose le dire, si parmi tant de braves offi- ■ ciers étrangers qu'on propose de réformer, il ne s'en » trouverait pas plusieurs dans le même cas, malgré qu'on » veut les laisser avec une patenlc, et des appointements. >• C'est un triste état que celui de réformé, surtout pour des * officiers d'esprit et de courage, qui ont de la naissance » et qui sortent d'un sang illustre; ils sentent plusparfai- » tement l'honneur d'avoir servi auprès de la personne » royale de Votre Majesté. Quoique je considère devoir » être inviolable leur serment de fidélité dans tous les » changements de temps et de fortune, il y a tant » d'exemples cependant de gens des plus capables et de » très-grand mérite qui se sont désespérés , ou précipités » en pareil cas, n'ayant aucune autre raison, même ne » cherchant aucun autre but ni prétexte que de voir leurs » services confondus, oubliés, ou paraître méprisés, que » cela peut mériter réflexion, surtout quand on peut par- » venir aux mêmes fins de diminuer la trop grande » dépense, sans en venir à de pareilles extrémités. » Pour ce qui regarde les gardes du corps, j'aurais aussi » bien des choses à dire, mais je me contenterai seulement » de représenter qu'on en pourrait venir à une diminution > plus dislributive, sans se servir d'un aussi violent remède » que de réformer et éteindre deux compagnies entières, » comme on le propose, mais surtout je considère comme » cas de conscience, même contre-raison d'État, l'extinction Digitized by Google > HISTOIRE entière de la compagnie flamande composée de tant de braves et bons sujets de Votre Majesté, reliques si esti- mables, de si précieux restes de ces belles et florissantes provinces cmi appartenaient à Votre Majesté et où son nom est encore écouté avec autant de plaisir que reçu avec toute la vénération qui lui est due. Il est à craindre aussi que les gardes de cette compagnie, comme plusieurs des officiers chagrins et désolés de se considérer en disgrâce auprès de Votre Majesté comme il arrivera sans doute parmi les gens choisis des deux escadrons des gardes flamandes, pour essuyer les réformes, il n'est point naturel que ceux-là veulent servir, encore moins les autres gardes du corps qui se trouveront réformés, dans aucun régiment de cavalerie ni de dragons, puisque au lieu d'avancer ils croiraient reculer en rang, préroga- tives et honneurs, même perdre leur convenance. Aussi est-il certain qu'une pareille démarche désolerait et décou- ragerait beaucoup le reste des sujets dans les Pays-Bas qui conservent encore de l'inclination et de la bonne volonté pour l'Espagne et la domination de Votre Majesté. » C'est après d'aussi grandes réflexions que je crois encore être obligé de représenter à Votre Majesté les conséquences de l'idée de la réforme de douze régiments de cavalerie, quoique en même temps je considère aussi convenable et même nécessaire la diminution de trois a quatre mille hommes dans la cavalerie et les dragons, laissant le corps de cavalerie dans la proportion corres- DES GARDES WALLON ES. 87 * pondante. Je regarde pour expédient violent et préju- » diciable entièrement la destruction radicale des douze » régiments de cavalerie aussi complets en officiers et sol- » dats, particulièrement depuis la réforme qui s'est faite, » où ont déjà été compris plusieurs régiments de cava- » lerie et de dragons. Si Votre Majesté voulait encore » faire quelque distinction dans la cavalerie et dragons » comme il paraît convenir, on pourrait trouver des expé- » dients plus doux et plus convenables pour le bien de son ■ service et la conservation de corps aussi respectables. » On propose aussi de cinquante escadrons de dragons qui »> doivent être conservés et maintenus, de mettre les com- » pagnies à cinquante hommes, dont chacune aura vingt- » cinq hommes montés et vingt-cinq démontés. Votre » Majesté me permettra aussi de Lui représenter que les » hommes démontés coûteront quelque chose de moins » que quarante fantassins avec beaucoup moins de profit, • puisqu'on ne peut pas trop compter sur leur service à »► pied dans les places, la plupart ne le faisant qu'avec »» dégoût et violence ; ainsi l'on ne saurait jamais tirer de leur service l'équivalent de mille cinq cents fantassins, à » quoi monte cette augmentation dont la moitié de la com- » pagnie serait montée et l'autre démontée, puisque ne » pouvant pas toujours se trouver ensemble dans une place » ou dans un autre poste, il serait nécessaire de diviser les » capitaines et les compagnies. Les capitaines qui se trou- » veraient avec ces détachements des compagnies seraient » obligés d'abandonner le soin des autres; la troupe qui 88 HISTOIRE » devrait être moulée comme celle qui devrait être » démontée et divisée, devrait être réglée par les officiers » de l'état-major du régiment; cela pourrait occasionner de » la zizanie dans le corps, de la discorde, et causer autant » de confusion que de préjudice au service de Votre » Majesté, surtout pour les recrues et maniement des fonds » pour la paye et les appointements, les détails et les prêts ; » enfin, je puis assurer Votre Majesté que jamais on n'a » vu ni ouï parler nulle part d'un pareil genre de service » avec des officiers et des compagnies divisées. Quand » quelques princes ont jugé à propos ou cru convenir de » conserver quelque troupe démontée, soit par rapport au » temps de paix ou quelques autres considérations, ils ne » l'ont jamais exécuté de cette manière, mais bien en » démontant entièrement quelque corps; c'est le moyen » d'éviter la confusion et d'autres inconvénients. » Je n'ignore pas, Sire, qu'il y a longtemps que mes » émules ou antagonistes cherchent à obscurcir le zèle avec » lequel je sers Votre Majesté, du moins jusqu'où peuvent « arriver mes forces; je ne doute pas qu'aussitôt qu'ils » auront connaissance de ce que le zèle et les obligations » de bon vassal m'ont engagé d'exposer dans cette repré- » sentation que j'ai l'honneur de passer directement aux » mains de Votre Majesté, ils ne fassent de nouveaux efforts » pour décréditer la vérité et l'amour pur et désintéressé » qui me porte au plus grand bien du service de Votre >» Majesté. Mais aucun respect humain n'est capable de » i n'ébranler ni de mëlôigner de l'obligation de parler Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 80 a Votre Majesté qui est Tunique objet de cette repré- sentation que je crois devoir augmenter par cette autre objection, qui est, qu'on ne peut pas dire ni se flatter que malgré tous les ajustements du traité de paix, le feu de la guerre qui depuis plus de quinze ans est allumé dans toute l'Europe soit entièrement éteint. Il parait même qu'il se prépare de nouveaux troubles ; qu'on ramasse de tous côtés de nouveaux matériaux pour une nouvelle combustion et rallumer le feu avec plus d'ardeur que jamais. Les nouvelles qui viennent du nord et de l'Italie doivent donner à soupçonner, et je ne doute pas qu'elles ne soient parvenues, comme il convient a la connaissance de Votre Majesté. La constitution des affaires de la Cata- logne, del'Aragon, de Valence et de Majorque, l'établisse- ment des Anglais à Gibraltar et Minorque, deux places situées, même assiégées en Afrique, méritent bien une sérieuse réflexion, principalement à la vue de si peu de » places encore en mauvais état que Votre Majesté a sur > ses frontières, qui est un défaut qui doit être suppléé par » la force des troupes. Toutes ces considérations doivent » engager à aller bride en main dans la qualité de la ré- » forme, surtout quand il s'agit de renvoyer de bonnes » troupes et d'éteindre de vieux corps. On a fait une grande » réforme l'année dernière ; dans celle-ci on peut exécuter » plus de modération, sans violenter ni dégoûter les esprits » de gens de mérite et capables de servir. Quand la citadelle » de Barcelone, qui doit être le principal frein de la Cata- » logne, sera finie et qu'on aura commencé à découvrir le Digitized by Google 90 HISTOIRE » voile de ce nouveau théâtre, on pourra avec un fonde- » ment plus solide prendre des résolutions qui seront plus » proportionnées à l'état des affaires et plus sûres pour le » service de Votre Majesté. Ce qui arrivant, j'obtiendrai » le but de cette représentation selon mon intention. » Peu de jours après que le ministre de la guerre eut adressé ce rapport au roi, le duc d'Havré, colonel du régi- ment des gardes wallones, vint à son tour accompagné du comte de Mérode et du marquis de la Vère, solliciter le retrait du décret qui réformait son régiment. Son mémoire, monument de respectueuse énergie d'un serviteur envers son maître, est un document non moins précieux que le rapport du marquis de Bedmar. Il était conçu en ces termes : « Sire, » Deux motifs m'obligent aujourd'hui de m'adresser à » Votre Majesté dans la triste conjoncture où se trouve son » régiment aux gardes wallones à la veille d'une si grande » réforme dont il est menacé ; l'un, qui me doit être le plus » cher, est celui d'avoir l'honneur de remplir un emploi » d'une aussi grande confiance et qui me lie par mes ser- » ments à ne lui rien cacher de tout ce que je croirai être » le bien de son service ; l'autre, un amour naturel pour ma » nation, dont je suis corps, qui est venue comme moi, Sire, » répandre son sang pour son service, résolus d'y périr » ensemble ou d'y jouir du bonheur de le maintenir sur son >• trône où par son rang il était si justement appelé. » Pour remplir également ces deux devoirs, je supplierai Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 91 » Votre Majesté de me permettre de lui rappeler le temps » de la création du régiment et de la faire ressouvenir des » bontés que reçut le corps, lorsqu'il se dévoua à aban- » donner sa patrie, pour venir en Espagne, tant par les » ordres de Votre Majesté que par ceux de Sa Majesté très- » chrétienne. » Le marquis de Bedmar, qui pour lors commandait » dans les Pays-Bas, chargé de l'exécution de ses volon- » tés, rechercha avec toute l'exactitude possible, les per- » sonnes recommandables, tant par leur condition que par » leur mérite, pour composer un corps , sur lequel Votre » Majesté avait jeté les yeux pour la garde de sa personne. » Un tel honneur fit courir avec empressement toute La » noblesse, entre laquelle il choisit, sollicitant à l'envi les » uns des autres le bonheur de venir se sacrifier à la vue »• de leur maître. La félicité dont ils se flattaient fut bientôt » évanouie par les ordres qui furent envoyés de suspendre » la levée de ce corps, mais ce nuage fut bientôt dissipé par » les nouveaux ordres que Votre Majesté envoya pour les » faire partir pour l'Espagne, dans la confiance desquels les » mêmes sujets prirent la résolution d'abandonner à tout » événement leur patrie qui les a envoyés pour garants de » sa fidélité inébranlable. • La première campagne qui s'ouvrit à leur arrivée ne » leur laissa pas le temps de souhaiter des occasions de » marquer leur zèle et leur courage par la quantité de » places qu'ils contribuèrent à soumettre a Votre Majesté, » du nombre desquelles fut Monte-Santo, premier théâtre où Digitized by Google 92 HISTOIRE » commença i\ couler le sang des ufficiers dans celte pre- » mière campagne de Portugal. Cette conquête fut suivie » par la prise de deux bataillons hollandais qui se rendirent » aux compagnies de grenadiers du régiment. » Celte expédition finie, Votre Majesté prit la résolution » de former le siège de Gibraltar où elle trouva à propos »• d'envoyer son régiment aux gardes wallones. Le récit de » toutes les actions glorieuses qui se sont passées a la vue » de toute la marine française, qui s'y distingua avec tout ■ l'honneur possible, et qui nous a toujours rendu la même » justice, serait d'un grand détail; il suffira de la faire res- » souvenir qu'outre la perte d'un bataillon, tant en officiers » qu'en soldats, le régiment n'y reçut aucun secours de prêt » ni d'appointements. La difficulté qu'il y avait à se réta- » blir après d'aussi grandes pertes ne découragea en rien >» les officiers de ce corps, et quoique la même faction, trop ». connue à Votre Majesté, qui avait fait ses efforts pour em- » pêcher son arrivée en Espagne, en redoubla encore de » nouveau, pour profiter d'une conjoncture aussi triste [et » qu'elle croyait infaillible à ses desseins. Le corps, bien » loin d'être abattu par sa disgrâce, s'en releva avec beau- » coup plus d'éclat, rétablit la troupe et l'augmenta à ses » propres frais ; les officiers méritèrent, par un attachement » si singulier, que Votre Majesté les honorât des assurances » qui leur furent données par feu mon frère, de sa part, de » les maintenir et conserver toujours. » À peine le régiment achevait de donner h Votre Ma- » jesté cette nouvelle marque de son zèle, que les royaumes Digitized by Google DES CARDES WALL0NES. 93 » d'Aragon, Valence et Catalogne se révoltèrent; dans cette » conjoncture, Elle jugea à propos d'y envoyer un gros » détachement de grenadiers et de soldats qui se signa- » lèrent dans toutes les occasions qui se présentèrent sur- » tout à l'attaque de San-Mathéo et de Villa-Réal où le » corps eut trente officiers tues ou blessés et un grand » nombre de soldats, l'élite du régiment. Ils continuèrent » leur service dans ces provinces jusqu'à ce que la feue » reine leur ordonna d'aller rejoindre l'armée que comman- » dait le maréchal de Berwick en Estramadure, finissanl » la campagne sous les ordres de Votre Majesté après » l'avoir joint à Tienza. » L'année d'ensuite fut trop glorieuse pour la passer sous » silence, puisqu'elle contribua à affermir la couronne sur >» la tête de Votre Majesté par le gain de la bataille d'Àl- » manza, la plus mémorable qui fut jamais et où un des » derniers bataillons du régiment avec la brigade du Maine » eurent l'avantage d'assurer entièrement la victoire aux » armes de Votre Majesté, finissant cette campagne par la » prise de Lérida, où il eut occasion, par sa valeur accoutu- » mée, de s'acquérir l'estime de monseig r . le duc d'Orléans. Il » voulut bien encore nous la confirmer dans celle d'ensuite » où le régiment eut le bonheur départager avec les troupes » de son armée l'honneur de la conquête de Tortose. Votre » Majesté ayant résolu de suivre le projet qui lui avait été » présenté par le marquis de Bay, ajouta une nouvelle * marque de confiance à toutes celles dont elle avait honoré •> ce corps; on lui ordonna de s'y rendre pour l'exécution Digitized by Google 94 HISTOIRE » de ses entreprises, qui rendirent glorieux le gain de la i> bataille de Guadiana, d'où après avoir assuré les frontières » d'Estramadure, il reçut l'ordre de se rendre de nouveau * en Catalogne, chargé lui seul avec le régiment des gardes ■ espagnoles de garder tout le cours de la Cinca, dans le » temps que les troupes françaises eurent ordre de se retirer. » Votre Majesté elle-même se rendit à la tête de l'armée » l'année d'ensuite, et quoique les premières actions de » cette campagne n'aient pas été heureuses, elle n'ignore » pas cependant que la victoire a la bataille de Saragosse » n'a pas été en doute où le régiment a combattu, ses en- » nemis mêlant leur sang avec celui de mon frère qui eut * le malheur de perdre la vie au commencement de cette * affaire, et qu'accablé par toute l'armée ennemie ce corps » a su se faire un passage les armes à la main et assurer » une retraite aux débris de l'armée, avec autant de fermeté » dans cette disgrâce que de gloire dans les plus heureuses. » PermeUez-moi, Sire, de faire souvenir Votre Majeslé » des termes très-honorables pour moi et dont je ne perdrai » jamais la mémoire, qui seuls, m'accordant le régiment, » pouvaient ajouter quelque consolation à la grande perte » que je venais de faire. Vous m'assurâtes, Sire, avec la » défunte reine, que jamais Votre Majesté n'oublierait les » preuves de zèle que toute ma nation venait de lui signer » de son propre sang; qu'elle voulait nous devoir la gloire » de la rétablir sur son trône et qu'elle n'aurait de plus » grande satisfaction de s'y voir tranquille que pour ré- » pandre des grâces et des bienfaits, même dès honneurs, Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 95 » sur tant de dignes officiers, entre les mains desquels elle » remettait entièrement sa personne, m'ordonnant de les » on assurer, ce que j'exécutai avec d'autant plus de » joie, que je savais que c'était la plus grande consolation » qu'ils pouvaient recevoir, et que plus Votre Majesté » exigeait d'eux, plus ils cherchaient les occasions de lui » montrer leur zèle. Et quelle plus grande preuve, Sire, » après la perte de plus de mille hommes, plus de qua- » rante officiers tués, blessés ou prisonniers, qu'un reste » de débris d'un corps chargé de blessures encore san- » glantes et plus animé par la présence de Votre Majesté, * l'exemple du duc de Vendôme et par leur courage, » que par la confiance en leur nombre, ait su venger » Votre Majesté et la mort de leurs compagnons par la dé- » faite entière de huit bataillons étendus dans les champs » de Villa-Viciosa, mettant aux pieds de Votre Majesté » quatorze de leurs drapeaux, quoique encore fatigués de »> l'assaut de Brihuega, qui a servi de commencement à une » journée dont la mémoire se conservera éternellement. Il » ne s'est point passé, Sire, la moindre action, après toutes » celles que je rappelle à la mémoire du roi, où le régiment » n'ait assisté : le camp de Calaf, le siège de Cardone, les » mouvements que le prince de T'Serclaes a fait exécuter » depuis, ont toujours été accompagnés du régiment. Enfin, » Sire, nous pouvons nous flatter d'avoir terminé cette » guerre aussi glorieusement que nous l'avons commencée, > puisque, outre toutes les actions particulières et glorieuses » comme avantageuses qu'ont remportées les détachements Digitized by Google 96 HISTOIRE » du régiment qui ont marché dans les montagnes, sous les » ordres de différents officiers généraux, personne n'ignore i la façon dont il a servi pendant le blocus du siège de » Barcelone et le nombre infini de soldats et d'officiers qui » se sont sacrifiés à l'assaut de cette place, pour assurer à » Votre Majesté l'entière possession de ce royaume. » Voila, Sire, un détail succinct des services d'un corps » qui n'a cherché qu'à mériter les grâces de Votre Majesté, » et à justifier sa confiance et le choix qu'elle avait fait de » lui, trop heureux de lui marquer son zèle en lui donnant » des preuves d'une fidélité inébranlable et s'acquérir par là » dans l'Europe une réputation digne d'un corps aussi illus- » ire. Il peut se flatter d'y avoir réussi, malgré toutes les difïi- » cultés qu'il y avait à combattre et que Votre Majesté se fut » expliquée hautement contre ceux qui venaient en proposer » la ruine. Les oppositions qu'on lui a faites en toutes ren- » contres ont été si continuelles qu'il doit uniquement à ses » soins et application, sa conservation. Si Votre Majesté » veut faire attention que le seul mobile des actions du régi- » ment n'a été qu'un attachement le plus sincère et le plus » épuré qui fut jamais, les services qu'il a eu l'honneur de » lui rendre auront encore à ses veux un nouveau mérite. » Il n'est pas étonnant que par des bienfaits infinis, les » rois s'attachent des sujets de mérite à leur service, mais » il ne s'est guère vu qu'un nombre infini de personnes » distinguées par leur naissance et leur mérite comme par » leur valeur, se livrent sans autres vues que l'ambition de »> contribuer à la gloire de Votre Majesté. Ce désintérësse- Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 97 » ment ne saurait paraître avec plus d'éclat que dans le » régiment, puisqu'il est à naître qu'aucun oflicier ait » jamais reçu aucune pension, ni gratification de quelque » nature que ce puisse être, ni même le moindre secours » à ceux qui ont été estropiés et couverts de blessures au » service de Votre Majesté. Cependant, Sire, ceux qui com- » posent aujourd'hui ce corps, ne sont pas si dépourv us, ni » destitués des avantages de la fortune dans les biens qu'ils » possèdent de leurs familles, qu'ils n'aient fait encore un » nouveau sacrifice en abandonnant le secours qu'ils en » pouvaient tirer par la perte de la Flandre. Bien loin de * faire valoir ces raisons, jamais aucun d'eux n'a balancé à » suivre le parti qu'ils avaient si justement embrassé, et » jamais aucun d'eux n'a songé a prétendre des indemnités » pour lesdites pertes qu'ils faisaient, tant qu'ils pouvaient » espérer des bienfaits par leur mérite. » SeraiUl possible que tant de services, tant de zèle, » tant de désintéressement, et des actions si authen- » tiques ne parlassent pas en faveur d'un corps qui n'a » jamais songé qu'à ajouter de nouvelles preuves de fidé- » lité à toutes celles qu'il a données à chaque instant ? Se » pourrait-il que tant de raisons ne le missent h couvert du » sort malheureux d'une réforme dont il est menacé et qui » entraine avec soi la perle entière d'une nation qui n'a » rien à se reprocher ? Permettez-moi, Sire, de vous re- » présenter avec tout le respect, qu'un instant peut décider » de sa destruction, mais que le rétablissement en devien- » dra pour toujours impossible. Veuillez, Sire, considérer Digitized by Google 98 HISTOIRE » qu'outre l'intérêt personnel qui par des raisons sans » nombre pourrait obliger Votre Majesté non-seulement à » ne point prononcer cette sentence, mais encore l'engager à » maintenir une nation si fidèle, qu'il est aussi de sa justice » de ne pas nous réduire aux extrémités cruelles auxquelles » nous nous voyons exposés, puisque enfin c'est Votre Ma- » jesté qui a tiré tant d'officiers de cette nation, hors de » leurs maisons paternelles qui seront peut-être fermées » pour toujours pour eux. C'est par ses ordres que les mi- » nistres de Votre Majesté ont engagé feu mon frère à leur » être garant du sort heureux qu'on leur promettait dans « ses domaines ; c'est sur cette autorité si sacrée que mon » frère lui-même s'est mis à leur tête pour les y conduire. » C'est enfin, Sire, sur toutes ces assurances que lorsque » les alliés s'emparèrent de la Flandre, envoyèrent des » évocatoires, aucun officier n'a laissé abattre sa constance » et sa fermeté dans sa résolution de se sacrifier unanime- >. ment pour son service; c'est dans ces sentiments si 9 agréables autrefois à Votre Majesté que j'ai trouvé le >• régiment lorsqu'elle me fit l'honneur de m'en donner le » commandement; c'est dans le même esprit qu'il s'est » maintenu jusqu'aujourd'hui. » Mîiis enfin, si tant de motifs ne peuvent pas toucher sa » clémence et que notre sentence soit irrévocable, je sup- » plie très-humblement le roi, an nom de tout le corps qui » parle ici par ma bouche, de ne pas nous désunir. Nous » avons toujours été unis lorsqu'il s'est agi de la gloire de » Votre Majesté ; nous avons partagé ensemble l'honneur Digitized by Google DES CARDES WALLONES. 99 » qui a rejailli sur le corps; si nous avons pu déplaire il » est juste que nous en portions tous le châtiment. Si l'état » des affaires de Votre Majesté l'oblige sans ressource à « cette extrémité, qu'Elle ait la bonté de considérer que le » sacrifice que nous avons fait est général, et qu'ainsi notre » destinée doit être la même à tous qui sans doute ne peut » être que bien malheureuse, puisque sans aucun asile dans » le sein de notre patrie, nous nous verrons réduits à y » traîner une vie errante et languissante que tant de ser- » vices et d'actions glorieuses ont autorisé par tant de pro- » messes, dont Votre Majesté peut se ressouvenir en se * rappelant le temps où le régiment lui a été le plus utile, » devrait nous l'assurer heureuse et tranquille. » Il ne me reste plus, Sire, qu'à la supplier de faire » encore une nouvelle attention à ces représentations que » j'ai l'honneur de lui faire ; et à lui demander, au nom de » tout le corps son entière conservation dont l'union est • inséparable ; mais tel que soit notre sort, il nous restera » toujours la gloire d'avoir affermi Votre Majesté sur le » trône et de l'y laisser tranquille. Cet honneur que rien ne » saurait nous enlever, nous tiendra lieu de toute récom- » pense. » La respectueuse et noble fierté de ce langage frappa vivement le roi; toutefois il ne voulut point laisser pressen- tir sa décision. Le duc d'Havré, qui connaissait depuis long- temps la fatale influence qu'exerçait à la cour la cabale qui avait juré l'anéantissement des gardes wallones, se re- tira en emportant peu d'espoir pour le succès de la cause Digitized by Google 100 HISTOIRE qu'il défendait; aussi, en rentrant chez lui, il adressa aux officiers de son régiment la lettre suivante qui porte la date du 26 février 1716 : « Je suis fôché, monsieur, de vous apprendre le triste » état où nous nous trouvons aujourd'hui, a la veille d'une » réforme que je crois déjà entre les mains du prince » de Pio, capitaine général de Catalogne, pour qu'il la fasse » exécuter. Selon les apparences, elle est de cinq batail- » Ions; je dis, selon les apparences, puisque les auteurs d'un » si triste événement, si peu mérité et si peu attendu, en » ont fait un mystère, prenant grand soin de le tenir secret » sans en rien communiquer à ceux qu'ils croyaient aupa- » ravant trop bons serviteurs du roi pour donner la main à » l'exécution d'une si déplorable sentence qui ne saurait me » paraître que contraire au bien du service. Je crois que » vous ne douterez pas que je n'aie fait tout ce que ma nation » pouvait attendre, et que je lui avais promis depuis bien » du temps, à savoir que notre bonne ou mauvaise fortune » devaient être partagées ensemble. M. le comte de Mérode » et M. le marquis de la Vère sont aussi dans les mêmes » sentiments et tous trois ensemble nous avons été parler » au roi aujourd'hui pour lui représenter tous les mérites et » les services du corps et lui dire tout ce qui serait possible » pour toucher sa clémence, lui demandant pour dernière » grâce, si l'arrêt était irrévocable, de nous permettre de » suivre avec tous les officiers le même sort, étant contre » notre honneur de voir réformer le dernier enseigne sans Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 101 » que nous eussions la même destinée. Sa Majesté m'a ré- » pondu qu'elle était contente du service de la nation wal- » lone et du régiment, mais que l'état de ses affaires ne lui » permettait pas de faire autrement. Notre représentation >• a été suivie d'un mémoire que j'ai remis entre les mains du » roi, au nom du corps, le suppliant pour toute grâce d'y » jeter les yeux et qui servira pour toute l'Europe de justi- » fication de notre conduite et de nos sentiments ; vous assu- » rant encore que rien ne sera capable de désunir notre » sort d'avec le vôtre. Ce serait vous flatter légèrement de » vous persuader qu'il y aura du remède; nos ennemis (que >» je ferais mieux d'appeler ennemis du roi ) l'ont emporté , » ainsi il ne nous reste plus qu'à songer à nous retirer d'une » façon qui ne ternisse pas la gloire et l'honneur que nous » avons acquis d'assurer le roi sur son trône et de l'y o laisser tranquille. Pour cet effet, monsieur, il ne convient « pas en aucune manière au régiment de recevoir la ré- » forme de qui que ce soit, à moins que ce ne soit par la » voie de votre colonel que le roi a constitué seul en droit ». de commander au régiment. C'est le moyen de lui conser- » ver ses droits et privilèges jusqu'à la fin. Comme le régi- » ment n'a jamais mis bas les armes, on ne peut pas exiger » que nous les rendions à qui que ce soit. Ce doit être » nous-mêmes qui devons nous les ôter, et puisque nous ne » pouvons plus en faire usage pour le service du roi, nous » devons les brûler et les mettre en poudre authentique- » ment. Ainsi, monsieur, aussitôt que vous recevrez quelque » ordre, vous répliquerez et détacherez pour venir ici en Digitized by Google 102 HISTOIUE » poste, deux capitaines au nom de tout le corps, pour re- » présenter vos droits; et si Sa Majesté est inflexible, j'irai » moi-même avec tout l'ètat-major pour vous donner et re- » cevoir votre dernière réforme qui doit se faire avec » autant d'honneur que nous avons servi, persuadés que » nous trouverons toujours une véritable gloire, ayant com- >• battu ensemble, à n'avoir pas d'autre sort que le vôtre, » conservant jusqu'à la fin la même union dans laquelle » nous sommes ici tous. » Vous communiquerez cette lettre aux capitaines et » officiers de vos bataillons, et surtout vous leur recomman- » derez de se ménager dans leurs discours , parce qu'il ne » convient pas que nous ayons rien à nous reprocher, » prenant toutes les précautions possibles pour que les sol- » date n'en sachent rien et se contiennent, » Le comte de Mérode et le marquis de la Vère ajoutèrent chacun un post-scriptttm à cette lettre; le premier disait : « Voilà bien de mauvaises nouvelles, monsieur ; cepen- » dant vous devez être persuadé que rien ne sera capable » de nous séparer, et que nous sommes ici à soutenir l'hon- » neur du régiment et de la nation, de quoi nous vous don- » nerons des preuves. Mes compliments à tous nos mes- >» sieurs. » Le marquis de la Vère disait : « L'exemple de vos supérieurs vous engagera sans doute » à tenir ferme et à suivre le parti qu'ils ont pris, qui est » bien grand et glorieux pour le régiment et toute la nation. » Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 105 Philippe V hésita longtemps sur le parti à prendre. S'il n'avait écouté que ses propres inspirations, sans doute il eût cédé aux justes observations qui lui étaient soumises; mais l'intrigue redoubla ses efforts pour humilier les gardes vvallones; elle ne négligea rien pour déterminer le roi à persister dans sa résolution, et si elle ne réussit pas com- plètement dans ses projets, elle obtint néanmoins là réforme définitive de deux bataillons et une réduction notable dans l'effectif des compagnies : Philippe V ordonna finalement, par un décret du mois d'octobre 1716, que le régiment des gardes serait réduit de six à quat re bataillons et chaque com- pagnie a cent hommes. On reprit du reste l'organisation de 1 706 qui donnait des lmtaillons de sept compagnies dont une de grenadiers. La ré- forme eut donc pour effet réel la suppression de deux compa- gnies de grenadiers, celles du comlede Lannoy etdu chevalier de Lalaing. Les officiers qui se trouvèrent sans emploi furent agrégés à d'autres compagnies en conservant leur solde ('). Dès que la décision du roi fut connue, les trois officiels supérieurs du régiment, le duc d'Havré, le comte de Mérode et le marquis de la Vère, s'empressèrent de porter a Phi- lippe V leur démission de toutes les charges et emplois dont ils étaient revêtus et ils quittèrent l'Espagne ( 2 ). Cet exemple (•) Toutefois on maintint en activité un 5 r aide-major et un 5* sous- aide-major pour les compagnies destinées à monter la garde du roi. (') Le comte de Mérode entra au service de France avec son grade de lieu- tenant-général; le marquis de la Vère passa dans l'armée autrichienne également avec le grade de lieutenant-général. 104 HISTOIRE tut suivi par un grand nombre doflieiers de tout grade, entre autres par les capitaines François de Croy-Molembais, Bernard-François de Potelsberg, Joseph comte de Herzelles, Étiennede Hersan, Joseph de Mérode marquis de Deynze; par les lieutenants Philippe du Bus de Moustier et Jacques de Gayzen; par les sous-lieutenants Thomas Afaytady baron d'Hylst, Pantaleon de Locquenghien et François de Mailly- Clinchant, l'aide-major Jacques de Lagnan et le sous-aide- major Emmanuel Henrard de Foix. Le commandement du régiment fut donné, le 1 rr no- vembre, à Charles de Montmorency, prince de Robecque, qui mourut un mois après sa promotion et fut remplacé par Guillaume de Melun marquis de Risbourg, lieutenant-géné- ral des armées, chevalier de la Toison d'or, etc., etc. L'em- ploi de lieutenant-colonel échut au lieutenant-général Ignace de Brabant comte de Glymes (patente du 1 er juin 1717) et celui de major au lieutenant-général Robert Lamoral comte de Lannoy (patente du 1 er février 1717). Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones après la réforme de 1716. Aides -ma jars, S. d'Hennebuisse. Sous- aides -majors , (Vacat.) Colonel, Marquis de Risbour/?. Lieutenant-colonel, Comte de Glymes. Major, Comte de LaD1H>y. Baron de Roben. P. de Geneste. F. de Houchaiii. [Vacat.) M " A. de Snoerk. Baron d'Haen. (Vacat.) M. Vandooren. Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. I 105 CAPITAINES LIEUTENANTS SOUS-LIEUTENANTS ENSEIGNES. COMPAGNIES DE GRENADIERS. O de Zweveghem. J. de Gayzen. Ch' de Torcy. Ch' de Buttré. Mq« de Rêves. F. du Chastel. DumontrDanglure. Ch' de Roussy. A. de Carbon. Ch' de Crequy. Ch' de Vierset. Sacré Dupuys. Ch' de Lalaing. B"» de Thulden. L. de Goot. A. de Bergeret. • COMPAGNIES DE FUSILIERS. Mq« de Risbourg. A. de Lacroix. B 0 " d'Armcndariz. De Jauche Mastaing. C" de Glymes. Ch' de Bryas. N. de Boissons. J. Van Marck. L. de Poorter. Garnier de Farvillo. Bniix de Pitres. G. de Saint- Ignon. Du Mont de Gages. Liot d'Englegatte. Mq« de Siply. Ch' d'Hurtebise. Le Roy de la Motte. L. de Castagneda. P. de Faxardo. B on de Mesples. E. de Nieulant. Henrard de Foix. Ch' de Sainte-Marie. J. Van Ham. Ch' de Varick. .1. de Castagneda. Mailly Clinchant. B. de Bruges. Kessel de Rlamont. Ch' de Kieseghcm. Ch' de Lannoy. Ch r d'Armendariz. E. Vanderweckene. I. de Cabanes. Flodorpde Clabbecq. P. du Tailly. Mq*deTayeWeramel N. Durand. B°" d'Herzelles. De Rourebeaulx C ,e de Bryas. F. de Gallois. P. de Hurly. Ch' du Bus. Mq» de Bechelaer. Ch'de Grimbiemont . L. Henrard de Foix. P. de Bay. B° B de Thulden. F. de Houchain B. de Bruges. P. de Faxardo. F. de Varick. Ch' de Lannoy. F. de Chatcleer. J. de Pahau. F. Du Smet. Mq* de Siply. F. Du Smet. B°" de Bilandt. P. d'Escortes. DeLattredela Hutte. L. d'Huart Picasary. P. d'Hillebrandes. P. de Larre. J.-B. de Tassau. J. Van Marck. B. J. d'Olivier. G. de Bay. J. Desgly. B oa de Bilandt. Bryas de la Salle. Du Chastel. A. de Bergeret. J. de Raraond. P. de Lyonne. A. de Blangies. Baillet de Grancourt . A. de Bassecourt. Ch r de Belzunce. M. de Héron. J. de Lalande. Ch' Deschaux. P. Van Marck. Ch r de Lalaing. A. de Briquet. Bryas de Malenghien Ch'd'Huart Picasary De Jauche Mastaing. Ch' de Vierset. Ch' de Gomoz. J.-B. de Bay. Ch' de Kiesegbem. Cb' de Cusacquo. Du Bus Dumoustier. C" de Marsan. 7 Digitized by Google 100 HISTOIRE Tous les différends relatifs à la succession de la monar- chie espagnole n'avaient pas été terminés par la paix d'Utrecht, signée sans la participation du roi d'Espagne : Philippe V n'avait pas été reconnu par l'empereur Charles VI ; de son côté, il avait gardé toutes ses prétentions sur le Milanais, Naples et les Pays-Bas, et bientôt il résolut de les faire valoir par la force. Encouragé dans ses projets ambitieux par son ministre Alberoni, qui avait révé la reconstitution de la puissante monarchie de Charles-Quint, Philippe V ordonna d'im- menses préparatifs militaires, et l'Espagne, qu'on aurait pu croire épuisée par la guerre de la succession, se trouva bientôt en mesure de lutter de nouveau avec les principales puissances de l'Europe. La Sardaigne était alors sous la domination allemande; ce fut par la conquête de cette île que le roi d'Espagne voulut débuter dans son plan contre les puissances signa- taires des traités qui avaient morcelé son royaume. Un corps de 8,000 hommes fut chargé de cette expédition. Le régiment des gardes wallones, qui en faisait partie, s'embar- qua à Barcelone vers la fin du mois de juillet, descendit dans file de Sardaigne le 18 août et assista le 13 septembre à la prise de Cagliari. Plusieurs officiers du régiment furent Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 107 tués dans les combats qui précédèrent la reddition de cette place, entre autres, les sous-lieutenants Lambert de Goot, le chevalier Pierre de Gomez et le baron Gabriel d'Armen- dariz ( ! ). La division expéditionnaire s'empara ensuite d'Alghero et de Castel-Aragonez, dont le gouvernement fut confié à Albert de Snoeck, sous-aide-major aux gardes wallones. Les Autrichiens ayant tous été expulsés de l'île après ces pre- miers succès, les gardes wallones se rembarquèrent le 18 novembre et rentrèrent dans Barcelone vers la fin du même mois. § 3. Après la prompte et facile conquête de l'île de Sardaigne, le roi résolut d'exécuter la seconde partie du plan qu'Albe- roni lui avait suggéré, et qui consistait à s'emparer de la Sicile. Une armée de 30,000 hommes fut destinée à cette expédition. Le marquis de Lède ( 2 ), qui en reçut le com- (•) Manuscrits de MM. d'Overchies, de Montagut, Le Vaillant.— Contrôles du régiment des gardes wallones. (») Jean-François-Nicolas de Bette, marquis de Lède, chevalier de la Toison d'or , grand d'Espagne de la première classe , fils d'Ambroise-Au- gustin-François Bette, marquis de Lède, chevalier de l'ordre de Saint- Jacques, et de Dorothée-Brigitte de Croy-Solre, grande maîtresse de rélec- trice de Bavière. Ce fut encore un de ces généraux distingues que la Belgique fournit à l'Espagne. Le marquis de Bette se couvrit de gloire dans l'expédition qu'il fit dans l'Ile de Majorque en 4 744 et par la conquête de la Sicile en 4718. Bientôt après il remporta plusieurs victoires en Afrique sous Digitized by Google 108 HISTOIRE mandement, ayant réclamé ses nationauw, les quatre batail - lons des gardes wallones reçurent l'ordre de s'adjoindre aux troupes expéditionnaires; ils s'embarquèrent à Barcelone le \ 7 juin 1718, et prirent terre à Portolente le 1 er juillet. Le plus heureux succès couronna les débuts de l'entre- prise : on s'empara de Castellamar, puis de Messine où furent tués l'aide-major Jacques d'Hennebuisse et le lieute- nant Isidore de Cabanes. Palcrme dut également ouvrir ses portes devant les bataillons victorieux de Philippe V; enfin le marquis de Lède défit les Autrichiens dans les champs de Francavilla. Les gardes wallones contribuèrent d'une ma- nière décisive a l'heureuse issue de cette journée en repous- sant vaillamment toutes les attaques des troupes impériales. Les sous-lieutenants Louis Henrard de Foix et Laurent de Colard y trouvèrent une mort glorieuse; l'enseigne Hubert, chevalier de Noyelles, fut tué peu de temps après a l'esca- lade du château de Saint- Alexis ('). Les premiers avantages remportés en Sicile par l'armée espagnole avaient effrayé l'Europe et déterminé l'Autriche, l'Angleterre et même la France à conclure une alliance dé- fensive. Par suite du traité que ces puissances signèrent a Londres le 2 août 1718, il fut enjoint à Philippe V de re- les murs de Ceuta dont il fit lever le siège. Il est mort le H février 4725 étant capitaine-général des armées d'Espagne et président du conseil de la guerre. On raconte qu'à la bataille de Ramillies le marquis de Lède se jeta au plus fort de la mêlée pour sauver son frère de lait, Jean Van der Veen, né dans ses terres et dont il avait reçu des prouves multipliées d'attachement. («) Manuscrits de MM. d'Overchies. de Montagut, etc. — Contrôles du régiment des gardes wallones. DES GARDES WÀLLONES. 109 noneer définitivement à toutes ses prétentions sur l'Italie et les Pays-Bas. La maison d'Autriche, de son coté, renon- çait à tous ses droits sur l'Espagne. Le cabinet de Madrid, toujours dominé par Alberoni, repoussa ces communica- tions avec hauteur, et le roi, dont les troupes étaient déjà maitresses de Païenne et d'une grande partie de la Sicile, ne songea plus qu'a se mettre en mesure de tenir tête aux ennemis puissants qui le menaçaient. Il ordonna de nou- velles levées dans toutes les provinces de la monarchie, créa de nouveaux corps, et entre autres un régiment wallon, sous le nom de régiment de Brabant ('); enfin il augmenta les gardes wallones de deux bataillons. Le régi- ment fut alors composé de six bataillons de sept compagnies de 100 hommes; jamais il n'avait présenté un effectif aussi considérable (4,500 hommes environ). Les compagnies de fusiliers du chevalier de Varick et de Jean Du Smet furent transformées en compagnies de grenadiers pour les deux nouveaux bataillons. Les quatoi*ze compagnies de fusiliers que l'on créa à cette occasion eurent pour capitaines : Jean de Castagneda, Charles de Roussel, le chevalier Philippe de Bryas, Louis de Castagneda, Jean-Antoine de La Croix, Joseph Dumont-Danglure, le baron Godefroid de Haen, Juan d'Azuara, Antoine d'Hawart, Gabriel Dongelberg, Jean d'Assigny, auquel succéda immédiatement Benoit de Bryas, François de Valcoissant de Vaumale, le comte Joseph [') Ce régiment exista jusqu'en 1808 et fut incorporé dans linranterii- espagnole. 1 1 0 HISTOIRE de Kilmalock et Louis de Thalouette, comte de Bonamour. Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones après l'organisation de 1719 : Colonel, Marquis de Risbourg. Lieutenant-colonel, Comte de Glymes. Major, Comte de Lannoy. A ides -major s, Michel Van Dooren. Sous-aides-majors, Philippe Van Eyck. Legros de Ville. Petit de Beaucamp. François de Chasteleer. Baillet de Grancourt. Chevalier Davelda. Chevalier Dubarlet. Joseph Flodorp de Clabecq. Nicolas de Boissons. De VYyts de la Boucharderie. Jacques de Ramond. Alexandre de Meurier. Albert de Vannoyé. CAPITAIBEt. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTEMAMTS. EUSEIGKES. COMPAGNIES DE GRENADIERS. A. de Blaugies. Ch' de Lalaing. L. de Poorter. Mq'deTayeWemmel Ch' deVarick. J. Du Smet. J. Desgly. Ch' de Vierset. J. de Farville. Ch' de Lannoy. P. de Faxardo. I. deLalante. A. Van Eeckhout. Ch» du Bus. J.de Godet. F. de Rourebeaux. Ch' de Bilandt. N. de Montjoul. L. de Taverne. P. Vanden Brouck. Ph. Durieux. J. B. Despèches. J.deLauthier. M. d'Habaru. COMPAGNIES DE FUSILIERS. Mq* de Risbourg. C ,e de Glymes. Ch' de Grimbcrmont Du Mont de Gages. Le Roy de la Motte. Ch' Dongelberg. Ch r Vandernoot. Ch r de Roussy. Liot d'Englegatte. Ch r d'Huart Picasary V te de Cambray. M. de Castro. P. du Tailly. Proc. de Bassecourl. A. de Pierson. L. de Verboom. F. de Landre. Louis de Pasquier. Bassctf-delaUX-P"-. H. de Martinet. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 111 CAPITAINES. UEUTEIAIITS. SOUS-LIEUTENANTS, ENSEIGNES (Suite.) B un de Saint- Ignon. Kessel de Dlaraont. E. Vanderweckene. F. de Houchain. O de Bryas. Mq» de Bechelaer. F. de Bie. F. de Varick. F. Du Smet. P. d'Escortes. C. de Cusacque. Duchastel d'Howard» C* de Zweveghem. M. de Héron. Ch r de Croquy. De Jauchc Mastaing. Ch r de Kiezeghern. J. de Castagneda. C. de Roussel. Ch' de Bry as. L. de Castagneda. A. de Lacroix. Dumont-Danglure. B on d'Hacn. J. Dazuara. A. d'ilawart. B on de Corbecque. B. de Bryas. Valcr'. de Vaumale. C" de Kilmalock. C" de Bonamour. C ,c Descepeaux. Bn as de Malenghieu Liot Descampeaux. P. de Huriy. F. de Galots. Sacré Dupuys. P. de Tassier. St-Ignon Grandfailh Mq» de Siply. Ch' de la Hutte. J.B. deTassau. Ch» du Bus. Ch r Deschaux. Ch» de Buttré. Ch r de Sainte-Marie. P. d'Hillebrandes. Gf de Gomignies. J. de Bilbaus. F. Van Marck. C" d'Hamal. M. de Langa. Ch r de Fourbin. B-" de la Mergellc. Ch' de Thiennes. A. de 1 loves. C. d'Escalante. Mousure de Fleusy. P. de Claris. B on de Saint-Amand. E. de Tobin. II. Van Hoffel. Ch' d'Hurtebise. Ch' de Buttré. Bryas de la Salle. A. Borquelmans. J . de Mannoyer. G. de Grancy. P. d'Escosse. C. Vanderborck. E. de Lacroix. Gh r de Bessay. J. Van Marck. P. de Cabannes. J.-B. de Moreau. F. de Montalvo. J. de Pahau. J. Le Mire. Ch r de Cécile. Ch'd'Huart Picazan M. André. A. de Hoves. ? A. Dessaings. Marest deBaronv il le. D'Hoves d'Herignies J. de Schoemaus. J. de Ulloa. C ,c de St.-Marceaux. A. de Flores. J. de Marosy. Patrice de Max. Neuy WytedelaBouchard* Ch r de Fontanières. P. de Carlier. C. du Song. Ch' de Cécile. i. de Roblin. J. deStapleaux. G. de Wavre. G" de Limminghe. Gh' de Noyelles. Proc. de Bassccourt. J. de Graver. P. de Lyonne. G. de Martinet. ? G. d'Hillebrandes. J. B. Despéches. D'Ecosse d'Helin. A. de Lyonne. C. de Waure. G. de Montigny. B on de Plaisiince. L. de Lescaille. J. de Gombreville. P. de Joulet. P. de Chasseau. J. Dutoict. J. Dabaoure. A. de Proost. B. de Jacquemin. J. de Mannoyer. A. de Catouillard. Digitized by Google 112 HISTOIRE Les deux bataillons nouvellement organisés n'allèrent pas rejoindre le régiment en Sicile; ils furent désignés pour l'armée qui devait faire la campagne contre la France, dans la Navarre, et accompagnèrent Philippe V qui alla se mettre lui-même à la tête de ses troupes. Ils se trouvèrent au siège d'Urgel. Les quatre anciens bataillons du régiment restèrent en Sicile jusqu'à la conclusion de la paix, qui fut signée à la Haye, le 17 février 1720. Ils y souffrirent cruellement de la disette et des maladies qui leur enlevèrent un grand nombre d'officiers, entre autres, le capitaine de grenadiers Alexandre de Carbon, le lieutenant Pierre de Hurly, les sous-lieutenants Philippe et Jean-Baptiste de Bay, Joseph de Pauw, le sous-aide-major Pierre d'Hennebuissc et les enseignes Philippe de Carlier, le chevalier de Fontanières, Bernard-Joseph d'Olivier, Louis de Pasquier et Joseph de C rayer. Trois mois après la conclusion de la paix, le 19 mai 1720, le régiment s'embarqua à Terminy et arriva en Espagne au commencement de juin. DES GARDES GALLOISES. 113 s * Depuis longtemps les Maures inquiétaient les possessions espagnoles en Afrique. A la mort de Charles II, Mouley Ismael, empereur du Maroc, avait espéré s'emparer de Ceuta, position importante en face de Gibraltar, dont il avait jusqu'alors vainement essayé de se rendre maître. Ne pouvant enlever la place d'assaut, il résolut de la bloquer. Il fit construire aux environs de cette ville des maisons pour les chefs de corps, des cabanes pour les soldats, et ordonna de reprendre le siège. Les Marocains tenaient Ceuta depuis vingt ans bloqué lorsque Philippe V se détermina à leur faire une guerre sérieuse. Le marquis de Lède reçut le commandement de cette expédition. Dix-sept compagnies du régiment des gardes wallones reçurent l'ordre de se joindre aux troupes placées sous ses ordres ; elles s'embar- quèrent à Cadix le 15 octobre 1720 et arrivèrent à Ceuta le 14 novembre. Dès le lendemain, le corps expéditionnaire débarqua; immédiatement après les positions retranchées des Maures furent attaquées et enlevées. Le sous-lieutenanl Antoine-Adrien de Pierson fut tué dans ce combat ('). Après quelques autres engagements auxquels les gardes (») Manuscrits de Le Vaillant. d'Oven nies f*t de Monlagul. — Con- trôles du régiment des gardes wallones. Digitized by Google 114 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. vvallones prirent part, les Maures furent définitivement expulses de toutes les possessions espagnoles, et le marquis de Lède rentra en Espagne avec la division expédition- naire. Digitized by Google CHAPITRE IV. SIÈGE DE GIBRALTAR. — CONQUÊTE DORAN. (1726-1752.) » • Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google t, » Digitized by Google Digitized by Google CHAPITRE IV. StfcOK DK GIBRALTAR. — CONOUtlt DORAN. (\m-mt.) » § l' r . Siège de Gibraltar. — § 2. Conflit de préséance entre les gardes wallones et les gantes espagnoles. — § 3. Conquête d'Oran. S r. Depuis que Philippe V, en adhérant au traité de Londres, avait accepté les conditions de la paix d'Utrecht, il sem- blait que rien ne dût plus de longtemps troubler le repos de l'Europe. Cependant diverses circonstances vinrent bientôt rompre de nouveau la bonne harmonie entre les grandes puissances. D'un côté, le cabinet de Versailles se brouilla avec celui de Madrid, en renvoyant brusquement en Espagne la jeune infante donna Maria qui avait été fiancée au roi Louis XV. D'un autre côté, l'Autriche, qui avait espéré que l'acquisition Digitized by Google 118 HISTOIRE des Pays-Bas lui fournirait les moyens de participer au commerce maritime et avait dans ce but autorisé rétablisse- ment de la compagnie d'06tende, excita la méfiance de l'Angleterre qui lui suscita de jalouses entraves. Le roi Philippe V et l'empereur Charles VI irrités, l'un contre la cour de France, l'autre contre le cabinet de Londres, se rapprochèrent alors et conclurent une alliance offensive et défensive : l'Angleterre sonna l'alarme sur le rapprochement inopiné de deux puissances si longtemps ennemies; elle remplit l'Europe de ses clameurs, et afin de contre-balancer l'étroite union qui se manifestait entre les cours de Madrid et de Vienne, elle s'unit par un traité avec la France, la Prusse et la Hollande, et sa flotte bloqua immé- diatement Porto-Bello. Philippe V répondit à cet acte d'agression par le siège de Gibraltar. Le 28 octobre 1726, trois bataillons du régi- ment des gardes wallones partirent sous les ordres de M. du Mont de Gages pour cette expédition ; ils arrivèrent devant la place le 1 er février 1727 et y restèrent toute l'année que dura le siège. Charles-Joseph de Jauche- Cruyshautem, comte de Zweveghem, ayant été nommé major du régiment sur ces entrefaites, en remplacement de Robert Lamoral comte de Lannoy, promu au grade de maréchal de camp, vint prendre le commandement des trois bataillons. La place de Gibraltar était tellement bien armée et appro- visionnée qu'après cinq mois d'impuissants efforts, l'armée espagnole dut renoncer a l'espoir de s'en emparer et se Digitized by Google DES GARDES W ALLOUES. 119 borner à ia vaine formalité de bloquer une forteresse qui pouvait être tous les jours ravitaillée par mer. Deux autres bataillons des gardes wallones s'embarquèrent à Barcelone, sous les ordres du capitaine Emmanuel d'Héron de la Thui- lerie, pour aller renforcer l'armée espagnole sous les murs de Gibraltar; toutefois ils reçurent contre-ordre en route et retournèrent à Barcelone, la paix ayant été signée à Seville, le 9 novembre 1 727, par la sage intervention du cardinal Fleury, qui eut la gloire de rétablir le repos en Europe et d'assurer à l'infant don Carlos l'héritage de Parme et de Plaisance. Le blocus de Gibraltar fut levé le 17 janvier 1728 et le comte de Zwevegbem ramena à Barcelone les trois batail- lons du régiment. S 2. En 1729, il s'éleva un conflit de préséance entre les régiments des gardes espagnoles et wallones. Quand le roi d'Espagne ou quelque membre de la famille royale assistait à la parade, des détachements des deux corps de la garde devaient s'y trouver également pour rendre les honneurs au souverain, après quoi on reposait sur les armes, puis on se retirait. Il y avait contestation sur la question de savoir lequel des deux corps se retirerait le premier. Les gardes wallones prétendaient être plus anciennement créées que les gardes espagnoles, ce qui était vrai ; celles-ci, de leur Digitized by Google 120 HISTOIRE côté, alléguaient que la Castille étant le plus ancien do- maine du roi d'Espagne, la milice espagnole devait primer toutes les autres. À la suite d'un rapport du marquis de Risbourg sur cet objet, le roi décida que les gardes wallones conserveraient entiers les privilèges dont elles avaient toujours joui et que le droit au commandement entre officiers du même grade, quelle que fut d'ailleurs la nation, appartiendrait à celui dont la patente serait la plus ancienne. Bien que se rapportant à une question qui aujourd'hui semble assez futile, le mémoire du colonel des gardes wal- lones mérite d'être reproduit parce qu'il contient plusieurs détails intéressants sur son régiment et sur les usages militaires de l'époque. En voici la traduction d'après un manuscrit qui se trouve aux archives du ministère de la guerre, à Madrid. « La question soulevée par les gardes espagnoles se 9 réduit à ce que, quand ils se trouvent ensemble sous les » armes avec les gardes wallones, ceux-ci devraient se re- poser les premiers sous les armes et se retirer de l'en- » droit où ils sont postés pour l'entrée et la sortie de Leurs >» Majestés, princes des Asturies et des infants, de même » qu'à grade égal le commandement appartiendrait tou- » jours aux officiers des gardes espagnoles. Le duc d'Osuna » (colonel des gardes espagnoles) soutient et appuie cette >» proposition avec un peu plus d'assurance et de vivacité DES GARDES WALLONES. 121 » que ne le permet cette matière en pareille occurrence, » aussi bien que don Pierre Castro Figueron ( major des » gardes espagnoles ), avec différentes" suppositions aussi »> fausses qu'équivoques, ce que je démontrerai en rappor- » tant les raisons sur lesquelles les gardes wallones s'ap- » puient pour soutenir leurs droits et conserver les hon- » neurs que Sa Majesté leur a accordés lors de leur création. » Ces suppositions consistent en cinq points : en premier » lieu ils disent que cette question a été décidée à Madrid ■ du temps du feu roi Louis I er ( ! ) ; ensuite ils prétendent » que les gardes espagnoles ont toujours eu le commande- » ment et la prééminence comme étant un droit indubi- » table; » Le troisième point, c'est que les gardes wallones se sont » toujours reposées sous les armes les premières; » Le quatrième, c'est que quand les colonels se trouvent » à la cour pour prendre Tordre de Sa Majesté, non-seule- » ment le colonel, mais en son absence tout subalterne des » gardes espagnoles a la prééminence sur celui des gardes » wallones; » Enfin le cinquième, c'est que les gardes du corps, com- >» posés de trois nations, n'ont jamais suscité cette question, » ni même dans les deux compagnies espagnoles où les » officiers de la 2 e compagnie sont commandés par ceux » de la 1 alors même qu'ils sont les plus anciens. (') Fils aîné do Philipiie V. On sait que Philippe V abdiqua en 1724. Mais son fils Louis élant morl peu do temps après, il remonta sur le trône. 8 Digitized by Google 122 HISTOIRE » En ce qui concerne le premier et le troisième points où » on invoque la décision prise par le roi Louis I er et où on » prétend que toujours l'usage et la pratique des gardes » wallones a été de se reposer et de mettre les premières » les armes à terre, je dirai franchement à Votre Excellence » que cela n'est pas et qu'il y a là dedans une véritable » équivoque d'autant plus évidente, qu'à l'Escurial d'abord, » et plus tard à Madrid, en 1 724, le même conflit se pro- » duisit entre les gardes espagnoles et wallones, et dans » aucune de ces deux circonstances il n'intervint de déci- » sion; le roi Louis n'en prit aucune, comme on se le figure » ou qu'on l'insinue, ce dont Votre Excellence mieux que » personne peut rendre compte à Sa Majesté. Le régiment » des gardes wallones s'en rapporte au témoignage authen- » tique et à l'assurance officielle de Votre Excellence, » laquelle sait que pour une affaire d'une aussi grande im- » portance je me suis à cette époque rendu sur les lieux » pour obvier à de plus grands inconvénients, ainsi que cela » résulte du mémoire que je remis à Sa Majesté le 4 fé- » vrier 1 724. Enfin, si la cour avait pris une résolution for- >» melle, on l'aurait sans doute communiquée aux deux » régiments. » Quand bien même dans ces suppositions l'équivoque » n'en paraîtrait pas aussi évidente et si convaincante, la » rareté de la prétention en rendrait toujours l'incertitude » mieux fondée par les exemples publics, faute de décision » personne ne voulant céder. Car enfin, quand a-t-on vu » une troupe être de garde, la moitié reposée sur les Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 125 » armes et l'autre pas ? Cela fait certainement une diffor- » mité qui ne s'est jamais vue et dont je crois qu'on n'a » jamais ouï parler, ni vu essayer. Ce qui est d'autant plus » remarquable que la garde est formée de deux corps de » troupes créés avec les mêmes prééminences et sur un » même pied, et si l'on accordait ou tolérait cette pré- • tention, ce serait très-sensible aux gardes wallones de » voir qu'après tant d'années d'union et de commande- » ment commun entre les officiers et ceux des gardes es- » pagnoles, ils perdent une partie de leur principal hon- » neur, voyant violer leurs droits et altérer leurs usages et * pratiques, non-seulement admis et reçus, mais encore » soutenus et fortifiés par des exemples aussi authentiques » qu'on en a vu du temps de la guerre. Aussi sans m'arrêter » à exposer les fâcheuses conséquences, sans m'occuper » du mauvais effet que peuvent produire de pareilles nou- » veautés, il est clair et même très-naturel que lorsqu'elles » viendront à la connaissance de Sa Majesté, Elle fera » toutes les réflexions que demande toute sa justice pour » faire disparaître de semblables inconvénients et abus, » sans perdre de vue la grande nécessité et l'importance du » maintien de la bonne entente et de l'union entre ces » deux corps, que les colonels commandante sont parvenus » à conserver à force de modération et d'attention. » Revenons au troisième point relatif à la préférence du » commandement en faveur des gardes espagnoles. Il est » également incertain, pour ne pas dire plus, puisque les » officiers des deux corps ont toujours commandé selon Digitized by Google 124 HISTOIRE » leur grade, et à grade égal selon l'ancienneté de leur pa- » tente, ainsi que cela est prouvé et certifié par les exem- » pies que donne le comte de Zweveghem dans sa repré- » sentation, aussi bien que tant d'autres qu'on pourrait » facilement rapporter. Cette pratique est si conforme et » si naturelle que l'usage contraire s'opposerait directement • au pied sur lequel les deux régiments ont été formés, • qui est le même que celui des gardes françaises, puisque - a leur création, au commencement de 1703, elles n'eurent » pas d'autres ordonnances que celles des gardes françaises » que le marquis de Bedmar remit aux gardes wallones, » qui servirent cette année et se trouvèrent a la bataille » d'Eeckeren, les grenadiers des gardes wallones ayant la » droite sur les gardes françaises, qui passèrent avec » l'armée du marécbal de Boufflers et s'incorporèrent avec » celle que commandait le marquis de Bedmar. C'est sur le > même pied et la même ancienneté que ce régiment passa » en Espagne. Aussitôt son arrivée, on forma un corps » égal de gardes espagnoles sur les mêmes ordonnances de » France, qui étaient celles sous lesquelles avaient déjà » servi les gardes wallones, Sa Majesté déclarant ces deux » corps si conformes en prérogatives qu'ils ont eu et suivi, » et qui se regardaient sans la moindre distinction comme » suite de leur origine, sans que jamais les gardes espa- » gnoles aient eu d'autre prérogative que celle de marcher » les premiers et d'avoir la droile qui est la seule commune » entre toute l'infanterie espagnole, selon qu'il est prévu » dans l'ordonnance. Voilà seulement en quoi ces deux ré- Digitized by Google DES GARDES WALLONES. giments ne peuvent pas être égaux, puisqu'il faut bien que l'un marche après l'autre; mais, sauf cette préférence, on ne saurait renverser l'usage et la pratique de ces deux régiments, ce qui est incontestable, car ils sont de la même ancienneté, et ils ont des prérogatives si conformes et si communes, qu'à parité de grade on a toujours sans difficulté et on doit commander par ancienneté de pa- tente, sans qu'il y ait jamais eu le moindre exemple con- traire, jusqu'à ce que les gardes espagnoles, dans le des- sein d'empiéter, d'augmenter leurs prérogatives et de troubler l'ancien usage, se sont avisés (Je cette préten- tion. » Dès la première garde que ces deux corps ont eu l'honneur de monter auprès de Sa Majesté en 1 704, au camp d'Alcantara, le régiment des gardes wallones a été dans cet usage, comme cela résulte de la copie ci-jointe, que le corps m'a présentée, d'un certificat donné par le marquis du Bus, lieutenant-général. On y voit que le régiment des gardes espagnoles en 1 706, à Somo-Siera, éleva sa prétention relativement au commandement de leurs capitaines sur ceux des gardes wallones; les deux corps eurent recours à Sa Majesté alors campée à Ca- draque et lui députèrent chacun un capitaine : D. Ga- briel Lazo de la Vega des gardes espagnoles, et des gardes wallones le capitaine du Bus. Après avoir fait leurs représentations et après que le roi eut consulté à ce sujet le comte d'Aguilar, il ordonna de ne rien changer et de ne faîre aucune innovation à ce qui s'éUdt pratiqué 126 HISTOIRE *> jusqu'alors, et qu'on servit suivant l'ancienneté des pa- » tentes, comme on avait fait depuis \ 704 , que ces deux » régiments montèrent la garde pour la première fois au- » près de Sa Majesté, selon le règlement qu'avait fait par » son ordre M. de Luzany, aide-major et capitaine aux » gardes françaises que le roi de France avait désigné pour » venir régler le service de ces deux corps, qui est le » même qu'avaient fait en Flandre les gardes wallones avec » les gardes françaises pendant la campagne de 1703. En » supposant que Sa Majesté n'ait point rendu une ordon- » nance qui naturellement devrait se trouver dans les re- » gistres de la guerre du ministère de l'époque, dans tous » les cas on peut s'en enquérir auprès du comte d'Aguilar » et auprès de M. de Luzany. Il ne parait pas naturel que » les gardes wallones puissent perdre le droit au comman- » dément que leur disputent les gardes espagnoles, puisque » les choses ont toujours été sur ce pied depuis leur for- » mation. » Le quatrième point qui est que le colonel des gardes » wallones se trouvant seul pour prendre l'ordre de Sa Ma- » jesté, tout subalterne des gardes espagnoles lui est pré- » féré, il me semble que cette objection tombe facilement » d'elle-même comme je l'ai dit : personne'n'ignorc que le » subalterne en cette occasion, représente la personne de » son colonel quand il n'est pas présent ; il est juste qu'il » en fasse la fonction, et puisque le colonel des gardes » espagnoles a cette préférence, elle doit retomber sur » l'officier qui lui est substitué et qui le représente. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 127 » Le cinquième et dernier point de l'exemple qu on » allègue, que dans les deux compagnies des gardes du » corps espagnols tous les officiers de la première com- » mandent ceux de la seconde, n'est pas admissible et » ne peut être comparé dans le cas présent, puisque trois » ans avant qu'il ne fût question desdites compagnies » des gardes du corps qui ne furent créées qu'en 1706, » les gardes wallones le furent en 1705, sur le même « pied et les mêmes ordonnances que les gardes fran- » çaises, d'après lesquelles elles subsistèrent depuis lors, » au lieu que les gardes du corps n'ont jamais eu d'autre » pied ni ordonnance que celui et celle d'aujourd'hui que » leur prescrit Sa Majesté, aussi différents des gardes wal- » lones que l'établissement des deux corps est de nature » opposée; ainsi n'est-U pas naturel que les gardes du » corps et les gardes wallones suivent chacun leur règle » respectivement comme on la leur a donnée, et qu'étant » aussi différents l'un de l'autre, il résulte, par la distinction » que chaque corps doit garder dans leur pratique, la même » différence qui se voit dans l'exemple qu'on propose vé- » ritablement? On ne peut admettre le moindre doute en » présence de si fortes raisons qu'on ne saurait réfuter. » Après cela, sans me servir des phrases et des paroles » du colonel et du major des gardes espagnoles qui mon- » trent plus de vivacité que de réflexion dans une matière »> aussi sérieuse exposée à Sa Majesté, je me contenterai » seulement de supplier Votre Excellence de porter à la « connaissance du roi tout ce qui est rapporté ici, afin 128 HISTOIRE » qu'en ce qui concerne la prétention des gardes espa- » gnoles à exercer le commandement sur les gardes wal- » lones, ce qui est comme on voit contre tous les usages, » Sa Majesté ait la bonté de statuer sur tous ces différends » et disputes qui peuvent fomenter des zizanies et la dés- » union, très- préjudiciables au service, et qu'en ce qui » concerne le commandement des officiers des deux corps, » on observe ce qui est prévu entre les officiers des gardes » françaises, puisque le roi a résolu de mettre sur ce pied » les deux régiments, également ses vassaux, avec la même » égalité, tant par l'ancienneté que pour les prérogatives et » honneurs, et qu'il n'y a pas d'exemple qu'aucun officier » des gardes espagnoles ait commandé à aucun des gardes » wallones avec la même égalité de grade et d'ancienneté, » ce qui n'arrive pas non plus avec le reste de l'infanterie » où cela se pratique ainsi, sans distinction de nation, seu- » lement par ancienneté de patente, comme aussi dans la » particularité de se reposer sur les armes et de se retirer » de la parade, quand ils se trouvent dans un même grade. » Que Sa Majesté ait la bonté d'ordonner que les capitaines » disposent ensemble leurs gardes auprès de sa personne, » de manière que les soldats de l'un et l'autre régiment se » reposent en même temps sur les armes et se retirent » unanimement ensemble de leurs postes, sans causer de » différends, ni des disputes qui ne servent qu'à aigrir et » animer les esprits, détruisent la bonne harmonie et » l'union qui s'est maintenue jusqu'ici et qui doivent régner ■ entre ces deux corps, et qu'aussi Sa Majesté ait la bonté Digitized by Google DES GARDES WALLOSES. 129 » de me dispenser de dire, comme elle me l'ordonne, ce qui » mè paraît, et ce que je pense sur cette matière, puisque » m'y trouvant intéressé, mon avis et mon sentiment pour- » raient être regardés comme passionnés. » Barcelone, 7 janvier 1730. » Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones en 1730 : Colonel, Marquis de Risbourg. Lieutenanl-colonel, Comte de Glymes. Major, Comte de Zweveghem. A ides-majors, André de Bassecourt. Sous-aides-majors, Chevalier d'Huart . J. FlodorpdeClabbecq. » Paul d'Hillebrandes. »> Petit de Beauchamps. » Jean Van Marck. » Jacques de Ramond. » De WytsdelaBoucharderie. » Alexandre de Meurier. » François de Rourebaulx. » Chevalier Davelda. >» Joseph de Mire. » Chevalier Dubarlet. » Albert Vannoyé. CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS UEUTFNANTS. ENSEIGNES. COMPAGNIES DE GRENADIERS. A. de Blaugies. Ch' de Lalaing. L. de Poorter. Mq'deTayeWemmel Ch' de Varick. J. Du Smet. Ch' Deschaux. L. d'Englegatte. C< Descepeaux. De Bryas Malenghien Liot Descampeaux. J. B. de Tassau. L. Verboom. M. de Léger. A. de Borquelmans. C'« de Limminghe. A. de Heredia. C. de Waore. E. Van Mecheien. J. Dazuara. Ch' Petit Pas. Ch' de Bellegarde. M. de Legée. A. de Bie. Digitized by Google 130 HISTOIRE LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS ENSEI8NES COMPAG.MkS OK FUSILIERS. CAPITAINES. Mq* de Risbourg. C'« de Glymes. Ch' de Lannoy. C« de Gages. M. Vandooren. B™ deSaint-Ignou. C.Kessel de Blamont E. Vanderweckene. F. de Houchain. C* de Bryas. Mq» de Bechelaer. F. Legros de Ville. J. de Lalande. P. de Faxardo. J. Desgly. C. de Cusacque. B« n de Roben. J.B. de Tassau. M. de Héron. Ch' de Crequy. O de Mastaing. O de Gomignies. J. de Castagneda. C. de Roussel. Ch r de Bryas. L. de Castagneda. J. A. de Lacroix. J. DumonM)anglure B°» d'Haen. Ch' de la Hutte. A. d'Hawart. B°" de Corbecque. B. de Bryas. F. de Valcroissant. BailletdeGrancourt. C" de Bonamour. Mq» de Siply. M. André. Ch r de Roussy. P. du Tailly. J. de Châteaufort. P. de Lyonne. A. de Flores. J. de Maresy. E. de Lacroix. J. de Mannoyer. P. de Cabannes. Proc. de Bassocourt. G. de Saint-Ignon. G. de Grancv. * J. de Ulloa. Ch'd'Herignies. Ch» du Bus. J. B. de Moreau. Ch' de Buttré. Ch' de Sainte-Marie. A. Van Eeckhout. F. do Vrericx. J. de Bilbaus. F. Van Marck. J. Bryas de la Salle. M. Gaston de Langa. Ch'deSt.-Marceaux. B on de la Mergelle. Ch' de Thiennes. M. de Castre. C. Descalante. Monsure de Fleusy. V" de Cambray. J. de Schoemans. E. de Tobin. C'« de Carnin Lilliers Ch' de Cécile. J. de Gand. M. de Woure. M. d'Habaru. S. de Hagemans. J. de Stapleaux. O de Chalandaux. Ch' de Marignat. C'« de Roselly. A. de Catouillard. {Vocal.) F. de Landre. C. Vander Borck. D. de Cherambourg. B. Van Mechelen. A. de Braudot. J. B. de Cabannes. A. de Prooet. M. de Morlin. Ch' deMontolin. P. de Joulet. {Vacat.) B. de Jacquemin. J . de Mannoyer. N. Bassecourt. P. de Waure. J. de Gorabreville. J. Dabaoure. L. Deljudice. B°» d'Haynin. J. Dazuara. L. de Verboom. Blondel de Flechain. Ch' de Bellegarde. J. de Lauthier. J. Dutoict. Flodorp de Clabbecq . P. do Lafaille. F. de Lagmotte. P. de Wyels. L. de Bonnaert. Cabann.deLuttange ( Vacat.) B°" de Boisin. C" de Grosbergh. E. de Wyels. H. de Wyels. Ch' de Bethune. Mq* de la Roche. J. Dubois. G. Dupuis. Ch' Dongelberg. Ch' de Charneux. P. de Thiennes. D. de Liot. B- de Pontillas. B on d'Huart. Liot du Maresquet. De Vicq deCumplich P. de Noboa. C. de Melin. H. de Montigny. F. de Vrericx. A. de Bie. M. de Lacroix. M. Van Eeck. H. de Val Petit Pas. D. de Bry as. A. de Bryas. B on de Petersera. B on Vanderwerve. Cb' d'Huart. DES GARDES WALLONES. 131 g 5. En 1732, les Maures ayant inquiété de nouveau les établissements espagnols en Afrique, Philippe V résolut de les châtier et de reconquérir Oran que l'Espagne avait possédé jusqu'en 1708 et que les embarras de la guerre de la succession lui avaient fait abandonner. Une flotte considérable avait été réunie pour transporter les 28,000 hommes destinés à cette entreprise. Le comte de Montemar fut chargé du commandement en chef. Quatre bataillons du régiment des gardes wallones firent partie de l'expédition. Ils s'embarquèrent à Barcelone le 15 juin sous les ordres du lieutenant-général comte de Zweveghem, major du régiment, et débarquèrent le 29 du même mois à deux lieues environ a l'ouest de Mers-el-Kebir, dans la petite baie du cap Falcon. - Dès le lendemain, le comte de Montemar, ayant attaqué les Maures et les Turcs, les met en fuite. Oran et tous les forts qui l'environnent, cernés par le marquis de Château- fort, tombent entre les mains des Espagnols le 1 er juillet. La place de Mazalquevir, qui était une des plus importantes du pays, se rend également, mais sa garnison ne consent à capituler qu'avec les grenadiers des gardes wallones ; juste hommage que les infidèles voulurent rendre à la brillante valeur et à l'intrépidité des soldats flamands. 132 HISTOIRE Dès que les conditions de la reddition de la place furent arrêtées, le comte de Zweveghem fit occuper, par les soldats de son régiment, les différents postes abandonnés par les Maures et signa la capitulation conjointement avec deux de ses capitaines, entre les mains desquels il remit publique- ment la place, afin de soustraire la garnison, qui avait reçu des conditions honorables, aux excès des Espagnols. Cet heureux événement, qui mettait au pouvoir de l'Es- pagne une place importante dont le siège régulier eût été très-difficile et eût coûté de grands sacrifices, fut l'occasion d'un conflit très-grave entre le commandant en chef de l'armée, le comte de Montemar et le comte de Zweveghem. Le premier, jaloux de la gloire des gardes wallones, se montra très-irrité de ce que la capitulation de Mazalquevir eût été conclue sans sa participation et à son insu; il pré- tendit que l'on ne pouvait accorder une capitulation hono- rable à des infidèles; que la religion et les lois s'y opposaient également, que par conséquent les conventions signées sous la garantie de tout le corps d'officiers du régiment des gardes w allones étaient nulles. Enfin, pour humilier le régiment, il ordonna que tous les postes qu'il occupait seraient remis immédiatement aux soldats espagnols. II s'ensuivit une altercation des plus violentes entre te commandant en chef et le comte de Zweveghem ; ce dernier défendit avec fermeté tout ce qu'il avait fait; il n'eut pas de peine à démontrer que la reddition inattendue de Mazal- quevir, mettant l'armée espagnole en possession de maga- sins abondamment pourvus, assurait son établissement Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 133 sur la côte d'Afrique et remédiait aux dangers que faisait redouter la dispersion récente de la flotte par une tempête. Tous les généraux de l'armée furent appelés à se pro- noncer entre le commandant en chef et le comte de Zweveghem, et comme la majorité se rangea à l'avis du chef des gardes wallones, le comte de Montemar dut céder et accepter la capitulation de Mazalquevir jusqu'à ce que le roi y eût donné sa sanction. Néanmoins la mésintelligence qui existait entre le comte de Montemar et le comte de Zweveghem fut cause du départ des gardes wallones ; les quatre bataillons se rem- barquèrent le 3 juillet et rentrèrent à Barcelone au com- mencement du mois d'août ('). Malgré les succès que les Espagnols avaient remportés sur les Maures, leur établissement en Afrique se trouvait sans cesse menacé. Remis de sa première frayeur, l'ennemi avait rassemblé ses forces et. pris une attitude menaçante. Le marquis de Santa-Crux, laissé à Oran avec une partie des troupes expéditionnaires, demanda avec instance des renforts ; on lui envoya six bataillons et les compagnies de grenadiers des gardes wallones, toutefois trois d'entre elles relâchèrent à Alicante et à Malaga. Les trois autres, celles du marquis de Taye-Wemmel, de Jean-François Du Smet et du chevalier Jean de Varick arrivèrent à Oran précisément au moment où le marquis de Santa-Crux se disposait à assaillir les Maures dans leur camp retranché. {•) Manuscrit de M. le général comte de Clonard. Digitized by Google 134 HISTOIRE DES GARDES W ALLOUES. Cette attaque, qui allait avoir une issue si funeste, devait se faire par deux colonnes dont l'une était commandée par le maréchal de camp marquis de Taye-Wemmel et l'autre par le marquis de Santa-Crux. Le marquis de Taye devait engager le combat; aussi vaillant qu'intrépide, il marche à l'ennemi à la tête de ses compatriotes et se rend maître immédiatement de plusieurs retranchements; les Maures sont en fuite; il les poursuit pendant deux heures et arrive jusqu'au corps principal qu'il trouve établi dans une position des plus fortes. Son ardeur l'avait entraîné trop loin ; il allait'avoir à lutter contre des forces dix fois plus nombreuses que les siennes. Le marquis de Santa-Crux avait prévu ce danger, et tout en marchant au secours de son lieutenant, il lui avait envoyé l'ordre de ne point compromettre ses troupes dans un combat disproportionné. Mais cet ordre arriva trop tard, l'action était engagée ; elle fut désastreuse non-seulement pour le corps du marquis de Taye, mais encore pour la colonne du marquis de Santa-Crux qui fut assaillie par plus de 3,000 cavaliers maures. Une déroute complète s'en- suivit; le marquis de Santa-Crux y trouva la mort ainsi que le capitaine Du Smet des gardes wallones. Les débris qui échappèrent aux sabres des Maures se rallièrent à Oran. Quelques jours après les grenadiers wal- lons revinrent à Barcelone ainsi que les compagnies qui avaient été détachées à Alicante et a Malaga. Digitized by Google CHAPITRE V. CAMPAGNES D'ITALIE. (1735-1748.) Digitized by Google gitized by Google '. . s • • » « . i P ^o*' « ' 'I • Il < . « \ . • .1 \ «il Digitized by Goo Digitized by Google CHAPITRE V. (1733-1748.) § I e ». Première campagne d'Italie. — Conquête de Naples. — Bataille de Bitonto. — Soumission de la Sicile. — § 2. Camp de plaisance. — § 3. Seconde campagne d'Italie. — Bataille de Campo-Santo. — § 4. Belle retraite du marquis de Gages. — Affaire de Velletri. — § 5. Opérations en Toscane et dans le Milanais. — § 6. Bataille de Plaisance. — § 7. Ba- taille du Tidone. — Fin de la guerre. • A peine l'Europe commençait à jouir des bienfaits de la paix, quand un événement imprévu vint de nouveau rani- mer la discorde. Le roi de Pologne, Frédéric-Auguste, mourut en 1733. Les Polonais élurent pour lui succéder Stanislas Leczinski, beau-père de Louis XV, qui déjà, en 1 704 , avait porté cette couronne , mais en avait été dé- pouillé par la Russie. L'empereur Charles VI ne voulut pas reconnaître cette nouvelle élection ; de concert avec la Russie, il encouragea l'opposition de quelques seigneurs 9 Digitized by Google 138 HISTOIRE mécontents, et leur fit proclamer son neveu, fils du dernier roi Frédéric-Auguste. La France devait naturellement soutenir l'élection de Sta- nislas, que des liens de parenté unissaient à la famille royale; elle s'allia avec l'Espagne, et ces deux puissances s'apprê- tèrent à attaquer l'Autriche en Allemagne et en Italie ('). Quatre bataillons des gardes wallones, commandés par le brigadier Van der Veckene, le plus ancien capitaine du régiment, firent partie de l'armée expéditionnaire qui mit à la voile de Barcelone le 23 novembre 1733, sous les ordres du comte de Montemar. Ces troupes débarquèrent à Lericy, dans le pays de Gênes, le 1 7 décembre. Le comte de Montemar établit son quartier général à Sienne, et pré- para la conquête du royaume de Naples pendant les pre- miers mois de l'année suivante. Au printemps de 1 734 , on ouvrit la campagne. Un ba- taillon du régiment fut destiné au siège du château de Baïa; il s'empara de cette position pendant qu'un autre bataillon faisait tomber tous les forts qui couvrent la ville de Naples ( 2 ). Naples s'étant rendue à son tour, f infant don Carlos y fit son entrée le 10 mai. Immédiatement après cette conquête, on apprit que 7,000 Allemands étaient réunis dans la terre de Bari; ils devaient, disait-on, y être (') A l'occasion de cette guerre on créa en Espagne un nouveau régiment de Wallons qui prit le nom de régiment de Bruxelles. — Ce régiment exista jusqu'en 4808 et fut alors incorporé dans l'infanterie espagnole. (*) Manuscrits de MM. Le Vaillant- Duchatelet et de Montagut. — Massvet, Histoire de la guerre présente. DES GARDES WALLONES. 139 rejoints bientôt par 6,000 Croates. Le duc de Montemar ne crut pas devoir laisser opérer cette jonction. Le 24 mai, il marche droit à l'ennemi avec \ 5,000 hommes , dont fai- saient partie trois bataillons des gardes wallones ('), com- mandés par le brigadier du Mont de Gages (*). On trouve l'ennemi retranché auprès de Bitonto ; Montemar l'attaque le lendemain avec intrépidité, et reste maître du champ de bataille après une lutte qui coûte 2,600 hommes aux Impé- riaux. Les drapeaux, les bagages, l'artillerie, les munitions, tout reste au pouvoir du vainqueur, et ceux des Allemands qui ne sont pas fait prisonniers ne doivent leur salut qu'à (•) Certaines relations disent quatre bataillons. (') Jean-Bonaventure-Tbiéry du Mont, comte de Gages, né à Mon s le 27 décembre 4682, de Pierre-Charles-Bonaventure du Mont, seigneur de Gages, conseiller à la cour souveraine du Hainaut, étudia d'abord le droit puis entra en qualité de lieutenant dans les gardes wallones lors de la créa- tion de ce corps en 4703. Après avoir assisté à presque toutes les batailles de la Péninsule et conquis le grade de capitaine le 1" février 4706, il se couvrit de gloire à la journée de Villa-Viciosa en 4740. Trois étendards qu'il venait d'enlever à l'ennemi furent confondus avec ceux dont le duc de Ven- dôme forma un lit pour Philippe V. Le 24 octobre 4734 il obtint l'emploi de major du régiment des gardes wallones et le grade de lieutenant-général. Il fit l'expédition de Majorque en 4740, prit le commandement de l'armée espagnole en Italie à la fin de septembre 4742, et le conserva jusqu'en 4746. Ce fut pendant ces quatre années de guerre qu'il mérita d'être placé au rang des meilleurs généraux de l'Espagne. De retour à Madrid il fut comblé de témoignages d'estime et de marques de considération. En 4749 il fut nommé vice-roi, gouverneur et capitaine-général de la Navarre et rendit à cette province d'éminents services. II mourut à Pampelune le 34 janvier 4753, à l'âge de 74 ans. Le roi d'Espagne Charles III fit élever à ses frais, dans l'église des Capucins de Pampelune en 4768, à la mémoire du comte de Gages, un superbe mausolée en marbre pour lequel il composa lui-même une inscription rappelant les services éclatants que le glorieux Wallon avait rendus à l'Espagne pendant sa longue carrière. Digitized by Google 140 HISTOIRE la fuite. Les gardes wallones eurent les honneurs de cette journée, qui décida du sort du royaume des Deux-Siciles ('). Ce furent elles qui culbutèrent l'aile droite des Autrichiens et la mirent dans une telle déroute qu'elle entraîna le gros de l'armée. M. du Mont de Gages poursuivit l'ennemi l'épée dans les reins, jusqu'aux portes de Bitonto, et força plusieurs bataillons à poser les armes. Le régiment eut deux capitaines tués : Alexis comte de Bryas, maréchal de camp, et Louis de Thalouette , comte de Bonamour. Quinze ofli- ciers furent blessés, entre autres le capitaine Louis de Porter, lieutenant-général; la perte en hommes fut de 300 ( s ). Le cinquième bataillon des gardes wallones , commandé par le major du régiment, le comte de Zweveghem, s'em- barqua vers la même époque (mai 1734) à Barcelone, et arriva à Naples dans le courant du mois de juin. Le comte de Montemar, créé duc de Bitonto, forma alors des com- pagnies de grenadiers des gardes wallones une réserve d'élite, sous la dénomination de grenadiers retinis. Le com- mandement de ce bataillon fut donné au baron d'Huart (*). Deux bataillons du régiment et les grenadiers réunis prirent part au siège de Gaête (6 août) ; les trois autres (■) « La colonne des gardes wallones rencontra dans son centre la plus »• grande résistance : à ce prix elle a remporté l'honneur d'être la première » à déclarer le succès de la bataille et s'est rendue digne des faveurs du roi. » [Extrait d une lettre du comte de Montemar, datée du camp de Hari le il mai, aux Archives d'Espagne.) H MàttMBT, Histoire de la guerre présente. — Manuscrit de M. d'Over- chies. — Contrôles du régiment. ( J ) Souvenir* de famille, par le baron d'Hi AUT. DES GARDES WALLONES. 141 assistèrent à la prise de Capoue , dont la soumission en- traîna celle du royaume de Naples. Il ne restait plus à conquérir que la Sicile ; trois batail- lons du régiment, commandés par le maréchal de camp Charles de Gusacque, et les grenadiers réunis, s'embar- quèrent à Naples le 24 août , et abordèrent le 28 à Para- diso, d^ps le phare de Messine. 20,000 Autrichiens lurent défaits dans plusieurs rencontres ; il ne resta bientôt plus d'autre refuge a leurs débris que la citadelle de Messine, qui se rendit le 22 février 1735. Palerme avait ouvert ses portes sans résistance ; don Carlos, proclamé roi le 23 mai, fut couronné le 3 juillet 1735 ('). Après la prise de la cita- delle de Messine , il ne restait dans toute la Sicile que la forteresse de Syracuse et quelques positions peu impor- tantes au pouvoir des Impériaux. Les trois bataillons des gardes wallones, sous Charles de Cusacque, prirent part au siège du château de Gonzâguc et à la prise de Syracuse , puis ils se rembarquèrent à Melazzo le 3 août , arrivèrent à Livourne le 22, et allèrent rejoindre dans la Lombardie les autres fractions du régiment. A l'époque où ces trois bataillons étaient partis pour la Sicile, deux autres bataillons, commandés par le marquis de Houchain, avaient été envoyés en Italie, où ils assis- tèrent avec l'armée française aux sièges de Mont-Philippe, de la Mirandole et de Porto-Hercules ( 2 ). (■) Masslet. — Manuscrits de M. le comte de Montagut et de M. Le Vail- lant-Duchatelet. (') Massi kt.— Manuscrits de M. le comte de Montagut et de M. de Roncy. Digitized by Google U2 HISTOIRE En 1 736 , la paix fut signée à Vienne ; elle assurait à don Carlos la couronne de Naples et de Sicile ('). Stanislas Leczinski, renonçant au royaume de Pologne qu'il avait eu deux fois, conserva le titre de roi et reçut les duchés de Lorraine et de Bar, avec réversibilité à la couronne de France ; les duchés de Panne et de Plaisance furent cédés à Charles VI; enfin, la Toscane fut assurée à son, gendre, François de Lorraine, que l'on dépouillait de son antique patrimoine. Dès que ces arrangements diplomatiques furent conclus, les cinq bataillons des gardes wallones s'embarquèrent à Livourne et rentrèrent à Barcelone le 9 avril 1 736. Sauf la bataille de Bitonto , cette campagne n'avait pas été meurtrière pour les gardes wallones; toutefois, l'on eut à regretter la perte de plusieurs officiers considérables : d'abord le colonel du régiment Guillaume de Melun, mar- quis de Risbourg, mourut à Barcelone le 6 octobre 1734; le major du régiment, le lieutenant-général comte deZwe- veghem, mourut a Capoue à peu près à la même époque ; le lieutenant-général comte de Lalaing, capitaine de grena- (') Une particularité très-curieuse à constater pour servir à l'histoire de l'infant (7 ie wallone, c'est qu'immédiatement après la conquête du royaume de Naples et Sicile, Philippe V donna à son fils, don Carlos, quatre régi- ments wallons, savoir : les régiments de Bourgogne, deNainaut, deNamur et d'Anvers. Il résulte d'un rapport du maréchal de camp, marquis de l'Hospital, ambassadeur de Louis XV auprès du roi des Deux-Siciles. qu'en 1748 encore ces quatre régiments wallons, qui étaient composés chacun de deux bataillons a l'effectif de t. 379 hommes, étaient les meilleures troupes de ce royaume Digitized by Google DES GARDES WALLONES 143 diers, reçut le gouvernement de Badajoz; le capitaine Louis de Castagneda obtint celui de l'Alhambra de Grenade, le vicomte de Cambray passa au commandement du régi- ment de Bourgogne, et le capitaine Jean-Antoine de la Croix fut nommé gentilhomme de la Manche de l'infant don Louis. Le marquis de Risbourg ne fut pas remplacé ; le com- mandement du régiment resta provisoirement aux mains du lieutenant-colonel comte de Glymes. Le comte de Swe- veghem eut pour successeur dans l'emploi de major M. du Mont de Gages (21 octobre 1734). Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones en 1 74 1 : Colonel, ( Vacat.) Lieutenant-colonel, Comte de Glymes. Major, Du Mont de Gages. Aides-majors, Antoine de Borquelmans. Sous-aides-majors, Antoine Du Smet. Gilbert de Grancy. » Chevalier de Ponty. » Baron de Roisin. » Dominique de Liot. Blondel de Fechain. » Louis Blondel de Fecbain. Philippe de Cabannes. » Chevalier de Charueux. WytsdelaBoucharderie. •> Baron d'Huart. Le Mire de Quievry. » Henri de Bonaert. CAPITAIMES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSEIGNES. COMPAGNIES DE GRENADIERS. B°» de Saint -Ignon. C. de Roussel. B°° de Corbecque. Mq» de Houchain. M. de Héron. De Jauche Mastaing. J. de Châteaufort. A. de Flores. M. André. P. du Tailly. C u de St.-Marceaux. E. de Lacroix. C«« de Saint-Maur. B" n DanUgnies. B»" de Beer. G. de la Faille. Ch r de Lancry. Ch' Van der Dilft. Ch' d'Aix. B on de Potelsberg. LevaillantDuchatelet B on de Liedekerke. De Nassau Conroy. C. Dongleberg. Digitized by Google 144 HISTOIRE CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSEIGNES COMPAGNIES DE FUSILIERS. (Vacat) O de Glymes. Cb* du Barlet. Ch'dHuart Picazary Mq» de Lède. J. de Ulloa. Flodorp de CLabbecq A. de Bassecourt. P. d'Hillebrandes. F. Van Marck. Bryas de Malenghien F. Legros de Ville. J. de Lalande. P. de Faxardo. J. Van Marck. B on de la Mergelle. Wy ts de la Bouchard* J. B. de Tassau. Liot Descampeaux. O de Groesbeck. Liot d'Englegatte. O de Gomignies. A. de Meurier. O du Bus. Ch r de Bryas. Petit de Beauchamp. C. d'Escalanle. O de Carnin Lilliers J. de Bilbaus. Ch' de la Hutte. O Descepeaux. D. de Cherambourg. B. de Bryas. Mq* de Siply. Ch' de Sainte-Marie. E. de Thobin. P. Van Eyck. B™ de Cumptich. C. de Prévost. M. de Legée. O de Saint-Maur. J. B. de Cabannes. G. Dupuys. Mq» de Taye Wemmel Diegue de Bryas. B™ Vanderwerve. H. de Wyels. C. de Melin. C" de Limrainghe. J. de Gand. J . de Mannoyer. H. de Bonaert. F. de Marbais. P. de Noboa. Flodorp de Clabbecq A. de Proost. Ch' de Bethune. F. de Vrericx. A. de Bryas. P. de Wyels. G. de la Faille. C. Vanderborrk. Ph. Durieux. N. de Bassecourt'. B° n de Pontillas. E. de Wyels. Liot du Maresquet. Mq* de la Boche. C. de Waure. Ch' de Marignat. Cabann. deLuttange P. de Waure. Firmin de Gonzales. Mq» de Taye Wemmel De Maugremont. B. Van Mechelen. J. de Bryas. A. de Wouters. Bodrigue de Peralta. E. de Mespleau. C. de Caigny. M. de Gonzales. F. de Marnais. Bailletde Grancourt. Blondel de Flechain. Ch' de Marbais. L. Delvael. P. du Hautois. A. de la Faille. J. de Vrericx. .1. de Daufort. L. Des mares t. L. de Nieulant. C. de Schotte. C. d'Hautregard. Ch* de Vignacourt. J . de Brabant. E. de Montpellier. B on de Ceretany. Beecman de Vieusarl J. de G ri ma u. B™ de Bierens. Legros Derpent. B. Descaly. B on de Saint-Amand. A. de Houchain. J. de Locquenghien. B on de Spanghen. Lannoy Beauripaire. J . de Trazegnies. N. de Bruges. B^d'Herissem. F. de Bryas. Ch' de Fourneau. Pardo de Fremioourt J. B. de Francque. B°" de Quarre. C. de Basquinet. Kessel de Blamont. A. Des Maisières. Ch' d'Estaimbourg. C. de Martigny. C^delaFramboisière P. de Chapelle. B 0B de Boben. Mq* de Houchain. F. Du Smet. F. Mincé. E. de Cray winckel. C" de Bougrave. De Latt re de Feiguies J.André. / J. de Locquenghien. J. de Collin. F. de Faxardo. Levaill. de Beau mont F. de Brabant. B on de Fourneau. C" de Bryas. E. de Borlunt. Gaeton deGilon. C* de Bohan. P. de Dyon Mq» du Bus. DES GARDES WALLONNES. S 2. En 1737, Philippe V résolut de former un camp de plaisance en réunissant toutes les troupes de sa maison. Les six bataillons des gardes wallones reçurent l'ordre de s'y rendre; ils partirent de Barcelone le 31 mai, sous le com- mandement de M. le lieutenant-général marquis de Hou- chain, le plus ancien capitaine du régiment, et allèrent camper dans la Vieille-Castille , entre Ségovie et Saint- Ildephonse, dans une plaine nommée Pellejeros. Le régiment eut l'honneur de manœuvrer deux fois sous les yeux du roi , qui en passa la revue à différentes re- prises, et se montra* très-satisfait du bon état du corps. Le camp fut levé le 27 septembre, et les gardes wallones retournèrent a Barcelone, où elles arrivèrent un mois après ('). La guerre de la succession d'Autriche qui éclata à la mort de l'empereur Charles VI (20 octobre 1740) vint de nou- veau mettre toute l'Europe en feu. Charles VI ne laissait (•) Manuscrits de MM. Le Vaillant-Duchatelet, dOverchies, et du comte deMontagut. 14-6 HISTOIRE pas d'en font mâle, et bien qu'il eût eu soin de régler sa suc- cession par un édit que presque tous les cabinets avaient approuvé , dès qu'il fut mort, de nombreux compétiteurs se présentèrent pour disputer à Marie-Thérèse la couronne impériale. Philippe V, qui descendait d'Anne d'Autriche, pouvait aussi faire valoir des prétentions à l'héritage impérial, mais il crut devoir se borner à réclamer les anciennes provinces espagnoles que l'empereur possédait en Lombardie, afin d'y établir l'infant don Philippe, son second fils, de même qu'il avait établi l'aîné, don Carlos, sur le trône des Deux-Siciles. A la fin de l'année 1741, il envoya en Italie un corps de 12,000 hommes, sous les ordres du duc de Montemar. Ces troupes, parmi lesquelles se trouvaient les gardes wallones, s'embarquèrent à Barcelone le 3 novembre et abordèrent le 25 du même mois à Porto-Hercules. Le duc de Montemar fut rejoint à Orbitello par 12,000 hommes de troupes auxiliaires qu'envoyait le roi deNaples. Le cabinet de Madrid avait compté aussi sur l'alliance du roi de Sardaigne qui ré- clamait pour lui-même une partie du Milanais. Mais ce prince, qui d'abord s'était montré favorable aux projets de l'Es- pagne, se laissa circonvenir par l'Angleterre, se rapprocha de Marie-Thérèse et joignit finalement ses troupes à celles de cette princesse. Le duc de Montemar ne put empêcher les Austro-Sardes d'occuper les duchés de Modène et de Reggio. Contraint même de se retirer devant des forces supérieures, il battit en retraite sur le royaume de Naples. Son armée campait à DES GARDES WALLONES» 147 Spolette, dans l'État de l'Église, couverte par un corps napo- litain, lorsque le 12 août 1742, une escadre anglaise parut tout à coup en vue de Naples et menaça de bombarder la ville et d'incendier le port, si don Carlos ne donnait immé- diatement un ordre de rappel aux troupes qu'il avait four- nies à l'armée de son père. On ne laissa au roi qu'une heure pour se décider. Ni la ville ni le port n'étant en état de dé- fense, il fallut céder à la nécessité ; le roi signa la promesse de rappeler ses troupes. Vivement pressés par les Austro-Sardes, il ne restait plus aux Espagnols qu'à vendre chèrement leur vie. Dans ces tristes conjonctures, le duc de Montemar ayant encouru la disgrâce de la cour de Madrid, fut remplacé par le lieutenant- général du Mont de Gages qui sut ramener pour quelque temps la victoire sous les drapeaux de Philippe V. Il conduisit l'armée à Bologne pour la faire cantonner pendant l'hiver de 1742 à 1743 et se prépara a prévenir l'ennemi en ouvrant de bonne heure la campagne suivante. Dès le 2 février (1743), il sortit de Bologne avec 18,000 hommes environ, passa le Tanaro le 5, à la recherche des Autrichiens, les rencontra le 8 à Campo-Santo, dans le duché de Modène et leur livra bataille. L'ennemi, bien supérieur en nombre, fut culbuté et mis en déroute. Du reste, les deux partis s'attribuèrent la victoire. Quoi qu'il v en soit, M. de Gages fit, à la tête des gardes wallones, dont trois bataillons assistèrent à la bataille, des actions d'éclat qui lui valurent le titre de comte de Campo-Santo. 400 pri- sonniers, quatre pièces de canon, 180 chariots de blé, plu- Digitized by Google U8 HISTOIRE sieurs drapeaux et étendards furent les trophées de la victoire (*), Le régiment perdit 1 50 hommes et quatre officiers esti- mables : le maréchal de camp Balthasar comte de Jauche- Mastaing, capitaine de grenadiers, le capitaine de fusiliers Mathias Liot-Descampeaux, le lieutenant Philippe de Wyels et le sous-lieutenant François-Louis baron de Ceretany, qui mourut de ses blessures à Bologne, quelques jours après ( 3 ). S La journée de Campo-Santo n'avait pas été assez déci- sive pour permettre au comte de Gages de reprendre l'of- fensive. Après être restée sur le champ de bataille jusqu'au 9, l'armée décampa, franchit de nouveau le Tanaro et rentra dans Bologne. Quelque temps après, elle se retira dans la Bomagne, où elle passa tout l'été après avoir occupé suc- cessivement Zamora et Bimini. Ce fut dans cette dernière ville que les gardes wallones restèrent jusqu'à la fin de l'année. Au mois de décembre, le général Lobkowitz, à la tète de 50,000 Impériaux, pressa les Espagnols de si près que (') Souvenirs de famille du baron (I'Hi art. — Manuscrits de MM. d'Over- cbies et de Montagut. (») Contrôles du régiment. DES GARDES WALL0NES. 149 le comte de Gages dut concentrer toutes ses troupes entre Pizzaro et Fano. Au printemps de l'année suivante ( 1744) les Autrichiens ayant encore reçu des renforts considérables, attaquèrent les lignes espagnoles. Le comte de Gages ne se croyant pas en mesure de les défendre, les abandonna, se replia sur le royaume de Naples et fit cette savante retraite qui le cou- vrit de gloire et lui valut les suffrages de Frédéric II ('). Quoique sans cesse harcelé par des forces supérieures, il sut conserver pour ainsi dire intacte sa petite armée, diri- geant ses attaques toujours à propos, il ne se laissa jamais entamer, et ménageant ses ressources avec beaucoup d'art, il fit néanmoins subir à l'ennemi des pertes considérables. Le régiment des gardes wallones et les grenadiers réunis , qu'on avait réorganisés pour cette campagne, mar- chèrent constamment à l'arrière-garde, et entre autres faits d'armes, ils enlevèrent à la baïonnette la montagne fortifiée de la Fayola (17 juin): ils y prirent cinq pièces de canon, firent prisonnier le général Pistalochy et forcèrent un ba- taillon de 500 hommes à poser les armes. Enfin le comte de Gages réunit ses troupes à l'armée napolitaine com- mandée par le roi don Carlos qui, voulant éviter que ses pro- vinces ne devinssent le théâtre de la guerre, entra dans les États pontificaux et y campa son armée, afin de barrer aux ('} « C'est alors, dit J. J. Rousseau en parlant de cette campagne, que le comte de Gages, après avoir battu les Autrichiens dans la Lombardie, fit cette mémorable retraite, la plus belle manœuvre de guerre de tout Je siècle et dont l'Europe a trop peu parlé. » Digitized by Google 1 50 HISTOIRE Impériaux le chemin du royaume de Naples. Dans ce but, il concentra tout son monde dans les environs de Vellétri et il établit son quartier général dans cette ville, située sur une éminence, à six lieues de Rome. Le général Lobkowitz se dirigea également de ce côté avec l'intention d'en déloger le prince; mais, en voyant combien sa position était avantageusement choisie, il n'osa pas l'attaquer dans ses retranchements, et se contenta de camper en vue de l'armée espagnole dont il resta séparé par une vallée profonde. Il y eut entre les deux armées de fréquentes escarmouches et, quoiqu'elles n'eussent rien de décisif, l'avantage était en réalité pour don Carlos puisqu'il fermait aux ennemis l'accès de tout le pays qu'il avait der- rière lui. Les choses restèrent assez longtemps dans cette situation, jusqu'à ce que Lobkowitz essaya de surprendre Vellétri de même que le prince Eugène avait surpris Cré- mone en 1702. Dans la nuit du 10 au 11 août, 6,000 Au- trichiens, conduits par le général Brown, pénètrent ino- pinément dans la place ; les sentinelles sont égorgées ; tous ceux qui tentent de se défendre sont passés au fil de l'épée; les autres sont faits prisonniers. Les troupes allemandes inondent les rues de la ville, l'alarme est partout, le roi allait être pris, quand le baron Henri d'Huart, commandant du bataillon des grenadiers réunis des gardes walJones, arrive avec un détachement de ce corps d'élite, court a don Carlos et le dégage. Don Carlos se met alors à la tête de cette poignée de braves; le comte de Gages survient et tombe avec intrépidité sur les agresseurs. En un instant DES GARDES WALLON ES» 151 les Autrichiens sont culbutés et la ville est reconquise ('). Les deux partis avaient fait des pertes assez considérables, mais ce furent les gardes wallones qui souffrirent le plus dans cette surprise. Indépendamment de 600 hommes qui restèrent sur le champ de bataille, on eut a regretter la mort du maréchal de camp Philippe, chevalier de Bryas, et du brigadier Benoit de Bryas, l'un et l'autre capitaines de grenadiers; de Gilbert de Grancy, de Philippe de Santis, comte de Saint-Marceaux, et d'Emmanuel de la Croix, capi- taines; des deux aides-majors Alonse Blondel de Fechain, et Mathieu comte de Charneux ; du sous-aide-major Charles baron Vanderwerve; des lieutenants Joseph de Gand et Pierre de Noboa ; du sous-lieutenant Ignace de Jacobs et de l'enseigne Jean-François d'Hacqueville. Enfin, le sous- lieutenant Christophe de Martigny reçut des blessures dont il mourut peu de jours après {-). Voici la lettre pleine de candeur et de loyauté que le comte de Gages écrivit à Philippe V après la victoire : « J'ai été surpris dans mon camp, il a été forcé; les » ennemis sont entrés jusque dans notre quartier général, » d'où ils ont été chassés avec perte. Vos armes sont vic- » torieuses et le royaume de Naples est en sûreté; mais ce » succès appartient tout entier aux troupes de Votre Ma- (') Manuscrite de MM. LeVaillant-Duchatelet, de Montagul el de Roncy. — Souvenirs de famille, du baron d'Hcaut. (') Contrôles du régiment. Digitized by Google 152 HISTOIRE » jesté. Leur valeur a réparé mes fautes, que l'événement » n'atténue pas et qui seraient impardonnables si je cher- » chais a les dissimuler. » L'armée quitta Velletri le 1 er novembre et poursuivit l'ennemi jusqu'à Foligno. Le lieutenant-général marquis d'Houchin, qui commandait l'avant-garde, ayant sous ses ordres une partie du régiment des gardes wallones et les grenadiers réunis s'avança jusqu'à Nochera où s'était ré- fugié un corps de 1,500 capetas ou fusiliers de la reine de Hongrie, commandés par le comte de Soro. Ces capetas firent une résistance désespérée et tinrent pendant trois jours avant de se rendre à discrétion. Comme ils comp- taient dans leurs rangs bon nombre de déserteurs de l'armée espagnole, les uns furent condamnés à être pendus, d'autres à passer par les armes, le reste fut envoyé aux galères. Deux compagnies de grenadiers et quelques détachements des gardes wallones prirent part à cette atta- que et contribuèrent puissamment à son succès. M. de Hou- chfause porta ensuite sur Perugia, espérant y surprendre l'artillerie autrichienne qui filait, par la Toscane, mais il n'arriva pas à temps. Le comte de Gages accorda à ses troupes quinze jours de repos, la ville d'Assise fut assignée aux gardes wallones; on traversa ensuite le Tibre et on prit les quartiers d'hiver. Le régiment eut pour destination la ville d'Orvieto (')• {■) Manuscrits de MM. d'Overcbies, de Monfagut et de Roncy. Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 155 Si s. campagne de 1 745 commença de bonne heure. Dès le 2 février l'armée espagnole quitta ses cantonnements, passa le Tanaro au gué de Philisbourg et entra dans le duché de Modène sans que l'ennemi osât l'inquiéter. Le comte de Gages ayant reçu l'ordre de se joindre à l'infant don Philippe, mit son artillerie sous l'escorte d'un fort dé- tachement et la dirigea en grand secret sur les présides de Toscane. Lui-même avec l'armée prit la route du mont Pellerin qu'aucun corps de troupes n'avait traversé depuis Annibal; mais l'illustre général wallon avait si habilement pris ses mesures qu'il franchit ce passage redoutable sans perdre un seul homme. Il traversa non moins heureuse- ment lés États de Lucques, ceux de Massa-Carrera, et fit sa jonction, dans le pays de Gènes, avec l'année franco- espagnole. Après quelques jours de repos, on délogea l'en- nemi du village de Voltarego. Ce furent tous les grenadiers de l'armée et les avant-postes qui prirent part à cette affaire; partout où les grenadiers wallons se présentèrent, l'ennemi se retira sans opposer de résistance, de sorte qu'ils entrèrent dans la position sans avoir perdu un seul homme. Peu de jours après on commença le siège de Saraval : quelques détachements des gardes wallones y assistèrent. Après une défense honorable la garnison de la 10 • Digitized by Google 154 HISTOIRE place dut se rendre à discrétion. Trois bataillons du régi- ment commandés par le général de Tassau, capitaine du corps, furent détachés à l'armée de l'infant don Philippe; les trois autres, placés sous les ordres du général marquis de Houchin, continuèrent à servir dans l'armée du comte de Gages et furent employés au siège de Tortone. Après la réduction de cette place ils prirent part à la conquête des duchés de Parme, de Plaisance, et à la surprise de Pavie. L'armée des trois couronnes étant réunie sur les bords du Tanaro, ses chefs résolurent d'attaquer l'ennemi et de le débusquer de la rive opposée (23 novembre). Ce fut aux gardes wallones qu'on confia le soin de commencer l'at- taque et de préluder a une des plus sanglantes batailles de toute la guerre. Cinq bataillons du régiment se formèrent en colonne et franchirent le Tanaro au gué de Bassignana, à peu de distance du Pô. Les Wallons s'acquittèrent de cette opération délicate avec l'énergie et la valeur qu'ils déployaient en toute circonstance ; les Austro-Sardes furent immédiatement culbutés sur tous les points, leurs positions enlevées à la baïonnette; la cavalerie acheva de disperser ceux qui avaient échappé aux coups de l'infanterie. La perte de l'ennemi fut énorme: artillerie, munitions, dra- peaux, étendards, tombèrent au pouvoir des Espagnols. L'armée victorieuse s'établit sur la rive opposée du Ta- naro. Après deux jours de repos accordés aux troupes, deux bataillons des gardes wallones furent détachés, sous le marquis de Tassau, pour assister au siège d'Alexandrie; les trois autres bataillons, commandés par le capitaine DES GARDES WALLONES. 155 Legros de Ville, maréchal de camp, restèrent avec le comte de Gages, qui après avoir campé aux environs de Valence, alla occuper San-Salvador. Dès que la place d'Alexandrie se fut rendue, les deux bataillons de M. de Tassau vinrent camper à Monte et prirent part au siège de Valence. Cette place ne tarda pas à ouvrir ses portes. Le comte de Gages marcha alors sur Cassai avec les cinq bataillons du régi- ment, s'en rendit maître, et rallia à Pavie le corps du marquis de Houchin. Deux bataillons furent détachés ensuite pour coopérer à l'occupation du Milanais (19 dé- cembre) ; les quatre autres, sous M. de Houchin, restèrent à Bia de Gras avec deux bataillons des gardes espagnoles pour assurer la conservation du pont établi sur le Tessin et couvrir les quartiers de Vigevano ( ! ). Les services importants que M. de Gages avait rendus dans les campagnes précédentes lui valurent, vers cette époque, le collier de la Toison d'or, ainsi qu'un diplôme de comte expédié de Madrid le 7 septembre 1745 et conçu dans les termes les plus flatteurs. La victoire qu'il remporta le 25 novembre à Bassignana et la manière brillante dont il termina la campagne par la prise de Milan (19 décembre) avaient justifié de nouveau ces éclatantes distinctions. (') Souvenirs de famille du baron d'Hi art. — Manuscrits de MM. d'Over- chies, de Montagut et Le Vaillant. Digitized by Google m HI8T0IRE S C La campagne de 1 740 ne fut pas aussi heureuse que celle de 1 745. Le roi de Prusse ayant conclu a Dresde la paix avec Marie-Thérèse, cette princesse put faire passer en Italie un grand nombre de troupes qui ne lui étaient plus indispensables en Allemagne. Leur arrivée fut cause d'un revirement de fortune. Le comte de Gages avait effectué, dès le 8 février, le passage du Tessin avec un corps de 22,000 hommes, et avait forcé le prince de Lichtenstein à quitter sa position d'Olleggio, pour se replier derrière la Secchia. Ce fut à cette époque que des renforts importants arrivèrent d'Allemagne. Pressés entre deux armées nom- breuses, les Espagnols perdirent leurs rapides conquêtes de l'année précédente : Astri, Milan, Guastella, Lodi, Cassai et Valence tombèrent au pouvoir des Austro-Sardes. Le mar- quis de Castellar, enfermé dans Parme, allait être contraint de poser les armes, quand le comte de Gages résolut de le délivrer. Il envoya à son secours la division du lieutenant- général de Corbalan. Les gardes wallones fournirent pour cette expédition dangereuse trois demi-compagnies de gre- nadiers et six détachements. Le comte de Gages avec le reste de ses troupes occupa les défilés du Taro et fit de si habiles dispositions que le marquis de Castellar et les 5,000 hommes qu'il commandait échappèrent au général ♦ Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 157 Brown. Dès qu'il fut informé de l'heureuse délivrance de la garnison de Parme, M. de Gages quitta les rives du Taro, stationna quelque temps a San-Domingo pour ral- lier ses divers détachements, puis se retira sur Plaisante. Le lieutenant-général comte Pignatelly, chargé de couvrir la retraite avec tous les grenadiers de l'armée, re|X)ussa plusieurs fois l'ennemi, lui prit dix drapeaux et lit prison- nier, dans Codono, le 7 mai, le général comte de Gros qui remit son épée au capitaine Boniface Descaly, aide-major aux gardes wallones. En outre deux bataillons de Sprecker et une partie du bataillon Teutzmeister mirent bas les armes. Les grenadiers du régiment des gardes wallones eurent les honneurs de cette journée ; on voulut néanmoins leur contester la part importante qu'ils y avaient prise; mais les pertes considérables qu'ils éprouvèrent sont une preuve évidente du dévouement et de la valeur opiniâtre qu'ils déployèrent : 50 grenadiers restèrent sur le champ de liataille; le comte De Scepeaux, maréchal de camp et capi- taine de grenadiers , le lieutenant Firmin de Gonzales, et le chevalier Philippe de Ponty, aide-major, se firent tuer; trois autres olliciers de grenadiers reçurent des blessures graves. Le 16 juin eut lieu la malheureuse bataille de Plaisance qui vint mettre le comble aux disgrâces qui accablaient tout à coup l'infant don Philippe. Pour cette journée néfaste on avait rallié tous les détachements, et les armées d'Es- pagne et de France avaient fait leur jonction. Les généraux de Gages et de Maillebois, dont l'avis n'était pas d'attaquer les Impériaux, durent céder aux ordres formels de la cour Digitized by Google 1 58 HISTOIRE de Madrid et diriger leurs troupes sur les retranchements des Austro-Sardes. Ils formèrent deux colonnes; les gardes wallones qui tenaient la tête de la colonne de gauche sous M. le lieutenant-général marquis de Houchin, commandant du régiment, furent chargées de commencer l'attaque à l'aube du jour. L'ennemi était couvert par le Pô-Morte, qu'il fallait franchir sur un pont construit à la hâte et à peine assez large pour trois hommes de front. Le régiment s'élance en avant avec intrépidité; vainement l'artillerie ennemie, dont tous les feux convergent sur cet étroit pas- sage, porte la mort dans ses rangs; une énorme quantité de cadavres obstrue la voie, mais rien ne peut arrêter les braves Wallons; ils débouchent enfin sur la rive opposée, attaquent les retranchements ennemis, sont repousses, reviennent à la charge et restent maîtres de la position après sept attaques successives. Cette lutte acharnée durait depuis huit heures, lorsque vingt-cinq bataillons frais arri- vent au secours de l'ennemi. Les gardes wallones, aban- données à elles-mêmes, ne peuvent plus tenir tête aux masses qui s'avancent; elles cèdent au nombre, mais se retirent en bon ordre et sans vouloir abandonner deux pièces de canon dont elles s'étaient emparées et qu'elles ramenèrent jusqu'au parc d'artillerie, voulant, au milieu du désastre qui frappait l'armée, conserver un trophée de leurs succès. Les pertes du régiment furent immenses : 1 ,800 hommes, et 80 officiers restèrent sur le champ de bataille; parmi ces derniers se trouvaient le commandant du régiment, le lieutenant-général marquis de Houchin, Digitized by Google DES GARDES WALLONES* 159 les capitaines Gabriel baron de Corbecque, brigadier, Fran- çois Flodorp de Clabbecq, Antoine de Flores et Jean de Cabanes; l'aide-major Louis de Bonaert, les lieutenants de grenadiers Pierre de Ponty, baron de Pontillas et Gas- pard de la Faille ; les sous-aides-majors Joseph Clément baron de Liedekerke, Joseph de Brabant et Auguste Le Vaillant de Beaumont ; le sous-lieutenant Jean-Baptiste André; les enseignes Adrien de Marck, Jacques Des Maisières, Pierre de Grandchamp, Paul de Frone, Jèan de Lotembergh et Jean-Baptiste Van Asbroeck ('). S 7- L'armée, après la désastreuse bataille de Plaisance, vint camper à l'Hôpital et après y avoir rallié la garnison de Plaisance, elle repassa le Pô, sur trois ponts. On était au 9 août; les troupes s'établirent au delà du fleuve ayant leur avant-garde postée près des rives du Tidone. Dans cette position l'armée se trouvait cernée par les Autrichiens et les Sardes. Il fallait qu'elle restât prisonnière ou qu'elle s'ouvrît un passage l'épée à la main : ce fut ce dernier parti qu'elle préféra. On traversa le Tidone dans la nuit du 9 au 1 0. Le lendemain, au point du jour, l'avant-garde qui était (') Souvenirs de famille du baron d'IIi aht. — Manuscrits de MM. Le Vaillant, d'Overchies et de Montagut. — Contrôles du régiment des gardes wallones. Digitized by Google 1 f)0 HISTOIRE sous les ordres du comte Pignatelly fut brusquement atta- quée par les Austro-Sardes, commandés par le roi Charles- Emmanuel et le marquis de Botta. Ce fut le prélude d'une bataille sanglante. Le comte de Gages avec les trois faibles bataillons auxquels se trouvaient réduites les gardes wal- lones, accourut au secours de Pignatelly et donna, en ce péril extrême, une nouvelle preuve de sa brillante valeur et de ses hautes capacités militaires. Tout à la fois général et soldat, il chai'gea à plusieurs reprises à la tête du régiment et força l'ennemi à se retirer en laissant 0,000 hommes sur le champ de bataille. Cette journée du Tidone fut pour le régiment des gardes wallones, non moins meurtrière que celle de Plaisance; (îOO hommes et 52 officiers étaient hors de combat; 700 hommes à peine restaient debout ! Le capitaine Edmond de Tobin, maréchal de camp, et le lieutenant Philippe de Beecman, chevalier du Vieusart, furent trouvés parmi les morts. Le capitaine Paul d'Hillebrandes mourut quelques jours après à Tortose des suites de ses blessures. Malgré ces désastres l'armée du comte de Gages ne s'était pas laissé entamer; elle se retira par Tortone aban- donnant tout le pays à l'ennemi. Cette campagne couvrit de gloire le comte de Gages ; il y déploya toute sa supériorité et une présence d'esprit admirable. Mais il déplorait amè- rement les plans que la cour avait adoptés contrairement à ses conseils , et dès ce moment il n'aspira plus qu'à se démettre du commandement, La mort du roi d'Espagne, arrivée le 12 juillet 1 740, lui Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 101 fournit un prétexte pour solliciter son rappel. Il l'obtint, remit la direction de Tannée le 15 août au marquis de Las Minas et retourna à Madrid. L'armée espagnole continua sa retraite et se relira suc- cessivement dans les États de Gênes et dans le comté de Nice; enfin elle franchit le Var et entra en Provence. Quelques détachements des gardes wallones qui faisaient partie du corps du brigadier Cagigal, eurent l'occasion, pendant cette marche rétrograde , de donner de nouvelles preuves d'intrépidité : les troupes de Cagigal se trouvant un jour cernées par cinq bataillons piémontais, les Wallons se jettent au milieu des rangs épais qui les environnent, et se font jour les armes à la main. Ils n'eurent qu'un seul soldat tué, deux sergents et quelques hommes blessés ; mais ils ramenèrent douze prisonnière arrachés a l'ennemi. Le régiment fut d'abord cantonné à Saint-Remy ; mais li peine établi, il dut courir au secours des Français, menacés dans leurs positions par les Autrichiens qui venaient de pénétrer en Provence. Après les avoir arrêtés par sa bonne contenance, il se rendit a Trieste. Là, on compléta deux bataillons, dont le commandement fut donné à M. Le- gros de Ville; les débris des quatre autres partirent pour l'Espagne, pour y être réorganisés. L'emploi de colonel du régiment qui était resté vacant depuis la mort du marquis de Risbourg, fut donné au comte de Glymes, lequel fut remplacé dans l'emploi de lieute- nant-colonel par le comte de Gages; ce dernier, qui était avant cette promotion mnjordu régiment, eut poursucces- Digitized by Google 162 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. seur Philippe de Wyls de la Boucharderie, maréchal de camp. En janvier 1747, l'ennemi ayant pénétré en Provence, une forte colonne, dont faisaient partie les deux bataillons du régiment restés à l'armée sous M. Legros de Ville, fut dirigée dans la direction de Grasse, en passant par Lorges, Draguignan et Saint-Vallier. Tous les grenadiers furent mis à la poursuite des Austro-Sardes, qui ne jugèrent pas à propos d'engager le combat, et repassèrent le Var. On rentra dans les quartiers d'hiver , et les gardes wallones occupèrent Montpellier. Au printemps, elles entrèrent dans le comté de Nice, et, après avoir pris part aux sièges des châteaux de Ville-Franche et de Saint- Alban , elles campè- rent à la Trébia, près de Vintimille, et à la Bourdina. Deux bataillons, commandés par le comte Antoine Livin de Gros- berg, arrivèrent d'Espagne pour renforcer l'armée. Peu de temps après, on prit de nouveaux cantonnements, et le régiment des gardes s'établit à l'abbaye de Saint-Pons, où il resta un mois ; il fut alors dirigé sur le camp retranché d'Erza, contribua à faire lever le siège de Vintimille, puis reprit ses quartiers d'hiver à Montpellier. En 1748, le traité d'Aix-la-Chapelle (16 octobre) rendit la paix à l'Europe. Les quatre bataillons des gardes ren- trèrent en Espagne, et rejoignirent le reste du régiment au camp de Tarragone, où l'on passa le mois de sep- tembre. Digitized by Google CHAPITRE VI. CAMPAGNE DE PORTUGAL. — EXPÉDITION D'AFRIQUE. (1762-1783.) Digitized by Google Digitized by Google • "m. '• I I • • 1. Digitized by Google 1 1 Digitized by Google J 4 CHAPITRE VF. CAMPAGNE DE PORTUGAL. -- EXPÉDITION I>* AFRIQUE. (1762-1783.) § f ,r . Modification! apportées en 17W et 1760 à l'organisation des gardes wallones. — § 2. Campagne de Portugal. — § 3. Dévouement que mon- trent les gardes wallones pondant une émeute à Madrid. — § 4. Modi- fications dans la constitution du régiment des gardes wallones. - § 5. Expédition sur les côtes d'Afrique. — § 6. Guerre avec l'Angleterre. — Siège de Gibraltar. S r. Après le traite" d'Aix-la-Chapelle, L'armée espagnole ayant été mise sur le pied de paix, un décret rendu par le roi Fer- dinand dans le mois de décembre 1 748, statua qu'à partir du T r janvier suivant, les compagnies de fusiliers du régi- ment des gardes wallones seraient réduites a 80 hommes et les compagnies de grenadiers à 50. Par suite de cette réduction d'effectif, tous les emplois de capitaine de grena- diers furent supprimés; les officiers qui en étaient titu- laires prirent des compagnies de fusiliers, et les compa- Digitized by Google 166 HISTOIRE gnies de grenadiers eurent pour chefs de simples lieute- nants. Le tableau suivant donne la composition du régiment après la réforme du 1 er janvier 1749. Colonel, Comte de Glyraes. Lieutenant-colonel, Comte de Gages. Major, De Wyts de la Boucharderie. Aides-majors , Chevalier d'Aix. N M H I» » II Bonifaee Descaley. Berthaut Van Mechelen. Antoine Du Smet. Jean de Locquenghien. Constantin de Caigny. Emmanuel de Cravwinckel. Sous-ahles-majors, Chevalier de Drouhot. Charles de Schotte. Joseph de Trazegnies. Ferdinand de Brabant. Baron de Quarré. Antoine de Wouters. André de Vriesen. » M CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSFI6NES. (OMI'AGMKS DE T.HEN ADIE11S. ( Varat. ) ». n n » a Ch' deBethune. B on de Beer. Legros Derpent. Unis Delvael. Cabanesde Luttante H. de Wyels. F. de Faxardo. C. de Basquinet. J. de Collin. Pardo de Fremicourl B»° de Fourneaux. De la Framboisière. A. de Ferheronville. J. de M lis. S. de Vauchez. B°» de Waels. F. de Marlon. P. de Cabanes. COMPACMES DE Ft SILIF.IIR. O de Glymes. (> de Gages, h' du Barlet. C"de Nassau Conroj P. Duhautoit. B«« de Sponlin. B«» d'Aix. P. Van Oosterom. B» n de Warsage. B°» de la Barre. Ch'de la Barre. J. de Bassoeourt. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 167 CAPITAINES LIEUTFIANTS. SOUS -LIEUTENANTS. ENSEIGNES, {Suite.) Ch' d'Huart Picasarv J. B de Franraue B on Demesnil A O'Mopp P. de Cabanes. C d'Hautreeard J i li' Rlnvior Ul TT ,111 v Chr Aa IV,-,,. "-^n r ae t.roix. C u de Glvmes. Ch' d'Fsbiinihniirff vin u A^r>LdiiiJUUUi pli L». uc la Duruc. I fia Fict r.. j . ue rasire. C. de Prevoost. Ma» du Bus. C. de VVarluzel N dp finir»/* F. Van Marck. De lettre de 1 i i "nies r . Miunq ae uoizine B on d'Huart. B°° de Hpri^spm \ rlp Fnn rnipr n . uc r uu i il ici . J. UUU01S. F. Leeros de Ville. C u de Brvas Ph' dp I A»i r . u noves. Ch r de Marignat \ de la Faille F Du ^mpf r . L/U OUK l. n ae .uanau. J. B. de Tassau. J de Brvas lion Ap RnilffV uc j>uu n _> . F dp Vivarir. i . ue » ivano. FlodorpdeClabbecq. P. de Chanelle J B De<;fnnLainp«? A. Van ÂQhrivwlr B"» de Roisin. E. de Borluut A Dnve F. de Vinchant Bryas de Molenghien F. de Marbais Rnillpt ripfiranrnurt J. de Bureau Liotdu Maresquet. F. de Houchain. B°° de Roben A. de Villers. A. de Proosl. Lannov Beaurenaire B Van Gerven i ' . T 1111 Vlvl «VU« B°° deNorbecq. Mq- de Sîply. Pineuard de Dauforl Pardo de Fremirourf J. Le Baillv. M. de Héron. O* de Petrieux P de Cabanes B'"> Van Werden Le Mire de Quievry. C Doneelherc F Le Brun Ch r de Vinchant. C. Vander Borck. Baillet de Granrourt UUIIIVVUV Ul UIILUUI L. B 00 de I^imlierts A. de Kerckhoven C" du Bus. B on de SDan^hen H Van Ashrocck il a i 11 u 11H1I1 1/V1. n . B on Demesnil. C u de Limminehe Diimivs rie \fp*;nl."in H flp Vrppipif V«* de Roest C de Meiin y 4 ne noiitin. T. > dll l^dllK.ll. J de Ba^prnurf C'« de Grosbergh. P. de Dyon. J. de Courten. M. Du Smet. Mq* de la Roche. E. de Montpellier. C. Descalante. Ch«- de Warsage. J. de Bilbaus. Ch r de Vignacourt. Duhot de St.-Fleury. G. Mauger. G. Dupuys. J. de Grimau. F. de Robaulx. A. Gilekens. Ch r de Montolin. Kessel de Blamont. Mq» de Houchain. M. Des Maisières. N. de Bassecourt. B°» de St.-Amand. H. de Nieulant. J. Vande Walle. Diegue de Bryas. Ch' Vander Dilft. B. de Faxardo. Mq» de Fercourt. J. de Mannoyer. Ville de Maugremont J. de Wogan. Ch r de Quarré. Ch' de Sainte-Marie. Lericque Dalenne. J. de Garcia. Fort de St.-Maurin. DeLatiredela Hutte. R. de Peralta. J. Vanderstcghen. A. de Mendoza. Digitized by Google 108 IIISTOIKE L'organisation de 1749 subsista jusqu'à la mort du roi Ferdinand, mais son successeur, Charles III, à son avène- ment au trône, se hâta de rétablir les gardes wallones sur le pied où elles se trouvaient avant la réforme de 1749 ; il ordonna qu'à partir du ! rr janvier 1700, les compagnies de fusiliers seraient augmentées de 20 hommes et celles de grenadiers de 50 , c'est-à-dire que les unes et les autres auraient un effectif de 100 hommes. À la même occasion, on rétablit les capitaines de grenadiers, et le roi conlia ces emplois aux six plus anciens capitaines du régiment, qui étaient le marquis de Bassecourt, Joseph de Mannoyer, François de Bryas de Malenghien, Philippe de Cabanes, Adrien de Proost, tous brigadiers, et le maréchal de camp le Mire de Quiévry. Toutefois, François de Bryas, qui était le plus ancien capitaine, et devait à ce litre com- mander le régiment, permuta de suite avec un capitaine de fusiliers, François-Joseph Yandenberg, comte de Lim- minghe, maréchal de camp. Dans l'intervalle, le régiment avait aussi changé de chefs; le comte de Glymes était mort le 5 décembre 1754, et le comte de Gages l'avait précédé de quelques mois dans la tombe. Le comte de Priego (Jean-Juste de Croy-Havré) . fut appelé à l'emploi de colonel, et le chevalier du Barlet (Pierre-Claude de Drouhol-Blondel), à celui de lieutenant- colonel. Ils étaient l'un et l'autre lieutenants-généraux ('). (') Manuscrit* de MM. de Montagut et d'Overchies. — Contrôles du régi- ment des gardes wallones. DES GARDES WÀLLONES. i G9 Le tableau suivant représente la composition du régiment des gardes wallones après la réorganisation de 1760 0" juillet). Colonel, Comte de Priego. Lieutenant-colonel, Chevalier du Barlet. Major, Wyts de la Boucharderie. Aides-majors, André de Vriesen. Boniface Descaley. Ferdinand de Brabant. Chevalier Drouhot. François Du Smet. - Pierre Van Oosterom. » Emmanuel de Craywinckel. Soiu-aides-mnjors, François de Vinrhant. André de Mendoza. François Van Caloen. Duhot de St.-Fleury. Baron de Quarré. Jean de Courten. Augustin de Villers. CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSEIGNES. COMPAGNIES UK GKKNAIHKRS. Mq» de Bassecourt. J. de Mannoyer. O de Limminghe. P. de Cabanes. A. de Proost. Le Mire de Quievry. C ,p de Petrieux. C. Dongelberg. Kessel de Blamont. Lerique Dalenne. F. Vandermeere. Mq* du Bus. A. de Gilekens. M. de Dragonet. Fort de St.-Maurin, A. de Baretta. Ch' de la Barre. J. de Bassecourt. T. Dumont. G. de Cron. E. Fortde St.-Maurin D. de Wyels. F. de Neverlôe. P. d'Hoex. COMPAGNIES DE FISILIERS. C" de Priego. Ch' du Barlet. B~ de Spanghen. B°« de Saint-Amand Baillet deGrancourt. J. de Traze^nies. A. Des Maizières. B°" de Spontin. J. B. de Francque. B«» d'Aix. P. de Chermont. N. de Clairac. C" de Sainte-Claire. C. de Cabanes. RobeaulxdeSoumoy A. de Vestier. M. de Bellet B«» d'Horst. P. de Colins. I. de Boutillier. 11 ■ Digitized by Google 170 HISTOIRE CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. r ma r» r i f* uro ENSEIGNES (Suite.) • C«*deCarninLillièrc. F. Le Brun. Ch' de Warsage. A. de Plotho. A. de Brandot. H. de Nieulant. Mq« de Fercourt. A. de Lados. C. de Hautregard. [Vacot.) F. Zualard deGolzine A. Dumont. C. de Prévost. B. Van Gerven. A. de Kerckhoven. A. d'Escalante. Cabanes de Luttange J. de Blavier. Ch* de Caro. B» de Meer. Legros Derpent. B°° de Herissom. A. de Cuvellier. L. Zualard deGolzine C. de Caigny. C" de Bryas. J. Le BaiUy. E. de Wyels. Ch' de Marignac, Mq» de Houchain J. de Marbais. J. de Schœman. B 0 * 1 de Bierens. F. de Robeaulx. J. de Fastre. C. de Colins. Flodorpde Clabbecq. P. de la Chapelle. J. Dubois. A. de Bassecourt. A. de Houcham. E. de Borluut. L. de Pasleel. G. de Schoeman. Bryas de Malenghien H. de Vrericx. Ch'de Vinchant. S. d'Escafïln. Ch'de Betbune. Ch' de Les. A. de Chermont. F. de Marimont. A. de Wouters. Lannoy Beaurepaire •* * F. de Vivario. Ch' de Lamberfs. Ch' Vander Ddft. C. d'Escalanle. Ch' Vander Burcht. DeSt.-Simphorien. J. de Grimau. B» n de Iximberts. P. de Cabanes. J. d'Escaffin. Pinguard de Daufort H. de Roben. Kessel de Blamont. Bryas de Malenghien J. de Locquenghien. J. B. Desfonlaines. J. Dumont. J. de Barboza. DupuysdeMespleau. PardodeFremicourt. C w de Lalaing. J. de GroufT. B. van Mechelen. Baillet de Grancourt. C. de La Chaussée. Menche Du vermeil. C Hz» Ml, t.. ae Meun. ■ N. de Fournier. V»« de Roest. M. de Cabanes. J. de Bryas. P. de Dyon. M. Des Maisières. Ch'de Ghislenghien. M, 19 lia 1 .-, llmhn .wq 1 ae la Hocne. C. de Rasquinel. J. Lebrun. J. de Coupigny. A. Du Smet. F. de Faxardo. B 00 de la Barre. N. Du Smet. G. Dupuys. O' de la Frambpisièrc A. O'More. Ch' d'Eszeghem. Ch'de Montolin. B on de Warsage. 1 Kr np f '1 tvi api \jir uc Aii nu j[ ,! . Neuville-de-Zembline Rodrigue de Peralta. L. Van Asbroeck. A. Van Asbroeck. B. de Bellet. Diegue de Bryas. J. de Collin. B on de Roncy. J. de Bryas. F. de Marbais. B nn Dernesnil. J. de Bureau. T. Dumont. De Nassau Courroy. A. Doye. C«* de Montijo. Butron de la Torn;. L. Delvael. P. D'Hacqueville. F. deMarton. B. d'Escalanfe. Digitized by Google DES GARDES WÀLLONES. 171 S 2. ■ Après quatorze années d'une paix profonde, l'Espagne se trouva engagée dans une nouvelle guerre qui éclata en 1762. Un traité connu sous le nom de pacte de famille avait été signé à Madrid le 16 août 1761, par le roi de France, le roi d'Espagne, le roi de Naples et le duc de Parme et de Plaisance. Cette alliance avait pour but de forcer l'Angle- terre à respecter sur les mers les droits des autres nations. L'Espagne s'efforça de faire entrer le Portugal dans la ligue, mais cette puissance ayant formellement refusé d'abandonner le parti de la Grande-Bretagne, Charles III lui déclara la guerre. Le 1 er janvier 1762, les cinq bataillons du régiment des gardes wallones qui étaient en garnison à Barcelone par- tirent sous les ordres de M. de Bryas de Malenghien , et après quelques campements en Aragon, ils vinrent rejoin- dre au camp de Zamora l'armée de Castille (20 avril). On entra en Portugal, où l'on prit Miranda, Branganza, Chaves et la tour de Moncorvo; ce furent les grenadiers wallons qui enlevèrent ces deux positions sans coup férir. L'armée espagnole se porta ensuite par Zamora dans la province de Beyra, mit le siège devant Almeida, et s'en empara après quinze jours de tranchée ouverte. Cette conquête Digitized by Google ! 72 HISTOIRE terminée, l'armée fut d'abord campée à Castel-Branco et à Zcrsedilla ; elle rentra ensuite en Espagne par Alcantara, et alla occuper le camp de Valencia d' Alcantara, pour con- tinuer les opérations dans l'Alentejo. Sur ces entrefaites, des préliminaires de paix ayant été signés à Fontainebleau (le 3 novembre) , le régiment des gardes alla cantonner vers la fin du mois de novembre à Brozas , dans l'Estramadure ; le mois suivant il reprit la route de la Catalogne, et, au commencement d'avril 1763, il rentra dans le camp de Tarragone ('). Le major du régiment, Philippe de Wyts de la Bouchar- derie , maréchal de camp, était mort à Barcelone le 21 mai 1 762 ; il avait été remplacé le mois suivant par Jean FIo- dorp, marquis de Siply, qui, deux ans après, fut nommé lieutenant-colonel en remplacement de Pierre de Blondel, chevalier du Barlet, mort à Valence. La charge de major échut alors à Philippe de Cabanes (*). [') Contrôles du régiment des gardes wallones. — Dimoi ri ex, Tableau tie l'État présent du Portugal. (') Au mois de septembre 1763 on créa dans chaque bataillon du régiment un anspessade et six ouvriers, ainsi que quatre fifres qui furent annexés à la compagnie de grenadiers. On augmenta en outre chaque bataillon d'un armurier. Digitized by Google DES GARDES \VALLO>ES. 173 S Au mois de mars de l'année 1766, des troubles écla- tèrent à Madrid à l'occasion de certains changements que le roi et son ministre Squillace avaient introduits dans les usages et surtout dans le costume espagnol. Il ne s'agit d'abord que d'obtenir la destitution du marquis de Squil- lace ; le peuple envahit le palais du roi et fut repoussé par le 4' bataillon des gardes wallones qui était de service. Irrités de celte résistance, les insurgés demandèrent impé- rieusement l'éloignement des troupes de la garde, et l'émeute prit alors de telles proportions, que Charles III se vit contraint de s'éloigner précipitamment de sa capitale, après avoir accordé aux mutins le renvoi des troupes qui avaient agi dans l'intérêt du rétablissement de l'ordre ('). Le 4 e bataillon dut se rendre à Caramanchel, tandis que le roi, fort ému des événements qui venaient de s'accomplir, partit sans gardes pour le château d'Aranjuez. Vers le soir, s'étant mis à la fenêtre, Charles III voit briller des armes dans un tourbillon de poussière. Son inquiétude redouble ; il s'imagine que le peuple de Madrid le poursuit, et immé- diatement il ordonne son départ. Au milieu de la confusion qui règne dans l'entourage royal, un officier qui avait été (•) Voir le manuscrit a 0 H974 de ta bibliobhèque de Bourgogne. Digitized by Google 1 74 HISTOIRE reconnaître le corps en marche, vient annoncer que ces troupes sont les gardes wallones : « Qu'on me débotte, dit le roi, je suis tranquille , mes gardes arrivent, je vais me reposer. » C'était en effet le 4 e bataillon des gardes wallones qui le matin avait été dirigé sur Caramanchel ; il avait fait sept lieues d'Espagne en trois heures pour voler au secours de son souverain , et il eut l'honneur de garder seul le roi et la famille royale pendant trois jours. Ce fut a cette occasion que le roi réorganisa le service des gardes wallones auprès de sa personne ; il décida qu'à l'avenir, indépendamment d'un bataillon de garde, il y en aurait un second pour servir d'escorte à la cour partout où elle se rendrait. Quatre bataillons résidaient habituellement dans la Cata- logne ; un faisait le service auprès du roi et était relevé tous les deux ans; le sixième occupait une garnison voi- sine de la résidence royale, en attendant son tour de ser- vice à la cour. A partir de 1 766, ce fut dans la petite ville de Leganes, à deux lieues de Madrid, que dut résider le bataillon le premier à marcher pour prendre le service auprès du roi. DES GARDES WALLONES. 175 I Par un décret du mois de juin 1767, le roi augmenta de 300 réaux de veillon la solde de tous les capitaines du régiment. Le 1 er juillet suivant il augmenta d'un sapeur chaque compagnie de fusiliers. En 1768, il accorda une somme de 4,500 réaux par mois pour payer la musique ; en même temps on supprima le quatrième tambour de chaque compagnie. Enfin, en 1770, un nouveau règle- ment prescrivit de faire le service la baïonnette au fusil. Le 1 7 octobre de la même année, le deuxième bataillon, qui se trouvait a Leganes sous les ordres du capitaine Em- manuel-Joseph-Laurent de Borluut, reçut l'ordre de partir à marches forcées pour l'Andalousie, et de s'établir à Xérès, où il fut rejoint vers le milieu de décembre par le 4 e ba- taillon, commandé par Louis Varo, baron de Saint-Amand. Le 2* bataillon fut remplacé à Leganes par le 3 e , com- mandé par Jean de Bryas ; ce dernier bataillon se rendit peu de temps après à Alcala de Henares. Le 4 e bataillon, qui était passé sous les ordres du capitaine comte de la Framboisière, quitta Xérès le 2 juin 1 771 , s'em- barqua à Sainte-Marie à bord de l'escadre royale du marquis de Costa Tilly, et rentra a Barcelone vers le milieu du mois. Le 2* bataillon ayant pour chef le capitaine Charles de Rasquinet, qui avait succédé récemment à M. de Borluut, Digitized by Google 1 7 G HISTOIRE quitta également Xérès le U septembre 1771. Il se rendit à Pecagna en attendant son tour de service qui correspon- dait au 1 er mai 1772. Il releva alors le V bataillon qui se rendit à Barcelone. A la fin de l'année 1773, le roi donna aux gardes wal- lones un nouveau règlement déterminant toutes les parties du service. Ce règlement attribua à chaque compagnie un sergent de l re classe, jouissant d'une gratification men- suelle de 15 réaux; il créa quatre nouveaux chirurgiens, deux aumôniers, deux fifres par compagnie; enfin, un avocat fiscal au traitement de 300 réaux par mois. Ce règlement fut mis en vigueur le 1 er janvier 1774. Voici la composition du régiment vers la même époque : Colonel, comte de Priego. Lieutenant-colonel , marquis de Siply. Major, Philippe de Cabanes. Aides-majors, C. de la Chaussée. Ch r deBassecourt. » C. de Cabanes. >• C tc de Coupigny. » F. de Vinchant. » A.deVillers. » A. de Chermont. Sous-aides-majors, B. d'Escalanle. J.-N. DuSmet. T. Dumont. H"" de St.-Simphorien. Ch r de Ca rondelet. Ch'de Ghillenghien. J . de Cray winckcî. CAPITAINES. De Nassau Conroy. Diegue de Bryas. B°» de Spanghen. Ch r de Bcthune. J. de Grimau. Mq'dela Hoche. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. COM PAUMES DE GAE.N AMERS. r H. de Vrericx. ( Vacal.) F. J. de Blavier. J. Desfontaine. H ,m Desmesnil. U*« de Lamberls. (1. de Schoemans. A. de Lados. F. M. de Cabanes. B nn d'Herma. B un d'Hoorst. J. de Schoemans. ENSEIGNES. F., de Crecy. Cil» de Carundelot. Ihiplessis-Chatillon. P. de Triest. F. de Tollenaeie. H°"de Lunning. Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 177 CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSEIGNES COMPAGNIES DE FUSILIERS. O de Priego. Mq a de Siply. Bailletde Grancourt. B°» deSaint-Amand. J.Baillet de Granct. F. de Faxardo. Mq» du Bus. C. de Uautregard. C. d'Escalante. B on de Herissem. Mq* de Houchain. C. de Caigny. P. Du Chastel. B on de Bierens. Ch* de Dyon. Blondel ch' Drouhot. PardodeFremicourt. O'delaFramboisière J. de Colins. F. Du Smet. C" de Montijo. H. Van Asbroeck. F. de Borluut. J. de Courten. A. Des Maisières. E. de Craywinckel. J. de Bryas. C 1 ' de Bryas. Ch r d'Estaimbourg. C" de Lannoy. L. Lerique Dalenne. R. do Peralta. L. de la Ho nie. Duhotde St.-Fleury. C. de Rasquinet. J. de Trazegnies. J. Le Bailly. Ch r de Warsage. J. Le Brun. Ch r de Lamberts. A. de Kerckhoven. L.Zualartde Golzine Ch r de Zamora. J. de Bureau. Ch' de Caro. F. de Marimont. Ch' de la Barre. A. O'Moore. M. Des Maisières. ? J.de Vinchant. J. Kessel de Blaraont B un de Meer. A. Bu trou deMexica. P.FortdeSt.-Maurin C" de Sainte-Claire. A. Dumont. P. deChermont. K. deNeverlée. Robeaulxde Soumoy P. de Colins. N. de Fournier. A. Van Asbroeck. K. Fort de St.-Maurin Mq 1 de Fercourl. .1. Du Bois. J. de St.-Simphorien Mq» de Lados. I). de Wyels. G. de Cron. E. de Wyels. A. de Baretta. Ch r de Cunchy. De lettre de Feignies A. de Faligan. A. BailletMerlemont. F. de la Rochelle. B. de Bellet. B°° Rodoan. F. Lerique. P. Desquile. V* du Blaisel. J. de Barboza. P. de Colins. De Cordova Sastago. De Kessel Watermal. H. J. de Lamirault. F. de Wallacrt. R on de Petres. B 8 » de Bette. F.BnasMalenghien. J.B. de Beccart. I. de Boutillier. A. de Petres. J. B. Du Smet. Boulers de Cassina. Duque de Calomez. P. de Craywinckel. F. de Kessel. Menche Du vermeil. J. de Bouffa rd. J. Du Smet. S. d'Escaffin. D. Dubassart. A. de Bassecourt. M. de Boutillier. Ch r de Moniot. A. de Gougnies. Ch. de Sayve. Mq» Prud'homme. P. de Buisseret. Wullems de Milan. Nicolas de Gobort. E. de Coupigny. H. de Maloteau. G. de Warenghien. A. Goossens. O de Saint-Génois. ? De Stappens. De Colins Tarcienno. J. F. de Goossens. C. J. de Dyon. Blondel de Drouhot. Ch» de Colins. M. A. Dupuys. Cardon de Fleccard. J. de Jolain. CaupeunedeSchaux PammarddeCaufour V'*deHam. A. Violaines. F. M. Levaillant. B»» d'Huart. B , ,n de Pelemherg. Ch* de Petres. Ch r de Malleray. C" Du Chastel. J. A. de la Porte. T. de Stevens. Ch* de Hespel. V. de Meyran. M. de Gouy. R. de Craywinckel. Digitized by Google 178 I1IST0IKE Trois bataillons des gardes wallones, les I", 2* et 5', prirent part, en 1773, à l'expédition qu'entreprit Charles III pour châtier l'insolence des Algériens, dont les pirates in- festaient la Méditerranée et exerçaient surtout de grands ravages sur les côtes de la Catalogne et de l'Andalousie. Ces trois bataillons, qui présentaient un effectif de 2, 1 00 hommes, eurent l'ordre de s'embarquer à Barcelone le 8 du mois de mai, conjointement avec d'autres troupes; ils étaient sous les ordres de Charles de Hautregard, briga- dier et major du régiment depuis que Philippe de Cabanes était devenu lieutenant-colonel ('). On mit à la voile le 9 sans savoir vers quels parages l'expédition devait se diri- ger; une terrible tempête obligea la flotte à relâcher à Car- thagène le 1 5. On se remit en roule le 22 juin, mais une nou- velle tempête arrêta encore l'expédition qui dut se réfugier dans la rade de la Subida , à quatre lieues de Carthagène. Enfin le 25 on cingla vers la cote d'Afrique, et le i" juillet les vaisseaux qui portaient les gardes wallones entrèrent (•) Ce fut au moment de cette expédition que les officiers et sergents des gardes wallones abandonnèrent l'ancien armement, qui consistait en espon- fons et hallebardes, pour prendre des fusils. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 179 dans la baie d'Alger. On chercha longtemps un endroit fa- vorable pour opérer le débarquement qui présentait de grandes difficultés, car les Algériens s'étaient préparés a une vigoureuse résistance. Après plusieurs tentatives, on décida que les gardes wallones débarqueraient les pre- mières et prendraient des dispositions pour protéger l'at- taque contre les Maures. L'opération eut lieu le 8 h la pointe du jour. Le 1 er bataillon des gardes, soutenu parles trois compagnies de grenadiers et par un détachement de chasseurs, prit terre en face de l'ennemi. I^es grenadiers se portèrent immédiatement en avant pendant que le bataillon se formait en bataille; un second bataillon débarqua vers 5 heures du matin; le troisième, une heure après. Ces trois bataillons s'établirent obliquement sur le flanc gauche de l'armée espagnole. A neuf heures du matin M. de llautre- gard reçut l'ordre de former ses Wallons en colonne par demi-compagnie, tous les grenadiers en tête, et de marcher résolument sur les retranchements des Maures. Cette atta- que réussit complètement, le fort fut enlevé par les Wal- lons et la garnison prit la fuite dans les montagnes où elle fut vivement poursuivie. Malheureusement, sur tous les autres points les Algériens restèrent vainqueurs. A midi, les généraux espagnols, désespérant' de vaincre, tirent cesser le combat et ramenè- rent leurs troupes sur la plage dans les positions occupées lors du débarquement. Beaucoup d'officiers du régiment des gardes wallones se tirent remarquer pendant cette journée; leur valeur est Digitized by Google 180 HISTOIRE constatée officiellement dans le rapport suivant que leur chef adressa au comte d'Oreiily, sous la date du 27 juillet 1775 ('): « En exécution des ordres par lesquels Votre Excellence y me charge de lui faire connaître les officiers qui se sont » le plus distingués dans la journée du 8 juillet, je citerai » d'abord ceux qui chassèrent les Maures d'une maison » retranchée d'où ils faisaient beaucoup souffrir notre » gauche; grâce,à la prise de la maison nous ne fûmes plus » exposés au feu qui en partait. Ces officiers sont le capi- » taine de fusiliers don Juan de Courten et les premiers » lieutenants don Manuel de Wyels et don André de Basse- » court. » Le zèle et l'intelligence avec lesquels s'est conduit le » sous-aide-major baron de Carondelet, qui pendant l'ac- » tion jusqu'au soir quand il fut blessé dans les tranchées, » s'est constamment exposé aux plus grands dangers pour » maintenir en bon ordre son bataillon, me paraissent mé- » riter une mention spéciale. » Votre Excellence elle-même a été témoin oculaire de » la valeur el de la conduite des officiers de ma brigade, » attestées d'ailleurs par quatre tués et dix-sept blessés; » parmi ces derniers , je ne puis omettre de mentionner le y maréchal de camp, capitaine de grenadiers don Diège de (■) Ce rapport se trouve en original aux Archives générales de Simancas. Guerres du xvnr siècle. Leg. 2004. Digitized by Google DES GARDES WALL0NES. 181 » Bryas, qui eut deux de ses officiers blessés et son pre- » mier lieutenant don Joseph de Vinchant tué. Je supplie y Votre Excellence de vouloir bien recommander à la pitié » du roi la veuve de cet officier tué; elle reste avec trois » fils dont l'aîné est cadet au régiment de Flandre, le se- » cond a dix ans, le troisième n'en a qu'un. » Le baron de Spangen mérite aussi une mention spé- » ciale : pendant toute l'action il est resté à la tète de sa » compagnie et s'est maintenu avec la plus grande valeur » dans les tranchées qu'il n'a quittées qu'au point du jour » suivant, en même temps que les grenadiers des gardes » espagnoles. » Enfin, Votre Excellence a pu apprécier par elle-même, » en différentes circonstances de l'action, le dévouement - des officiers de ma brigade, toujours prêts à tout sacri- » fier au bien du service. » Don Carlos de Hautregard. » Les pertes du régiment s'élevèrent au chiffre énorme de 636 sous-officiers et soldats. Les quatre officiers tués étaient Jean-Marie-Joseph, chevalier de Vinchant, lieutenant de grenadiers; le baron Léopold-Michel- Hubert -Joseph de Rodoan, sous-lieutenant de fusiliers; le chevalier Michel d'Aumale, enseigne de grenadiers; et Charles Cardon de Fleccard, enseigne de fusiliers. Les officiel blessés étaient Diège de Bryas, maréchal de camp et capitaine de grenadiers; Philippe de Palafox- d'Havré, comte de Montijo, brigadier et capitaine de fusi- Digitized by Google 182 tustoire liers; Henri de Vrericx, capitaine de fusiliers; Servais- Augustin vicomte de Villers, colonel et aide-major; André de Bassecourt, comte de Sainte-Claire; François-Alexandre baron de Lados; le chevalier Charles de Colins et le baron Alexandre de Petres, lieutenants de fusiliers ; Dominique- Jérôme de Boufiard et Joseph de Lattre de Feignies, sous- lieutenants de grenadiers; Alexis de Pammart de Caufour, sous-lieutenant de fusiliers; le chevalier Antoine dcSayve, enseigne de grenadiers; le chevalier Théodore du Mont de Longpont, Gabriel de Schoemans et François-Marie cheva- lier de Thumarie de Carondelet, enseignes de fusiliers. Les pertes considérables que subit le régiment attestent, non moins que le rapport du général de Hautregard, l'énergie et le courage que les Wallons déployèrent dans cette circonstance, et donnent un démenti à d'injustes ac- cusations que l'envie produisit contre la conduite des gardes wallones. On osa prétendre que c'était par leur faute, par l'excessive ardeur que le régiment avait déployée dans la première attaque, que l'expédition avait échoué, tandis que la victoire s'était déclarée en sa faveur . par- tout où il avait combattu. Son chef, le lieutenant- colonel de Hautregard, protesta hautement contre ces ca- lomnies ; il produisit des attestations des officiers les plus considérables de l'armée, et fit rendre à ses vaillantes troupes la justice qu'elles méritaient. Voici, entre autres, une lettre qui fut adressée au lieu- tenant-colonel de Hautregard, par un officier témoin occu- laire de la conduite des gardes wallones : Digitized by Google DES GARDES WALLOÎS'ES. 185 Rade d'Alger, le 10 juillet 1775. « Je ne crois pas, monsieur, qu'on puisse se tromper sur » le fait de votre troupe; mais puisque vous désirez un » témoignage aussi faible que le mien, je n'hésiterai jamais » à le donner. » J'eus l'honneur de débarquer avec vous un des premiers, » et je courus aussitôt à la première petite dune qui borde » la plage, où vous m'atteignîtes un moment après avec » vos grenadiers. Vous leur fîtes faire halte, et former par » demi-compagnies de front. Dans ce temps, nous vîmes » les ennemis paraître sur nos deux flancs; ils venaient » par des chemins creux. Vous fîtes seulement sortir les » chasseurs sur votre gauche pour tirailler contre la cava- » lerie des Maures qui venait escarmoucher. Tandis que » ceci se passait à notre flanc , je vis à droite avancer le » reste des troupes sur tout le front, faisant une espèce » de quart de conversion sur la gauche, qui resta ferme. » L'ordre de marcher vous vint, et vous le fîtes en avan- » çant de trois à quatre cents pas avec une intrépidité » admirable; votre front et vos flancs soutenant un feu » terrible, auquel il fallut enfin céder, ce que vous fîtes, » comme le reste de l'armée, tant à cause du nombre con- » sidérable des ennemis qu'à cause de la situation défavo- » rable où vous vous trouviez sur la pente de la colline. » Je vous vis faire cette manœuvre avec un grand sang- » froid, que j'admirerai toujours et qui me servira d'exem- » pie toute ma vie. On résolut de se retrancher, et je vous Digitized by Google 184 HISTOIKE » quittai pour aller en tracer les lignes. Voilà, monsieur, » tout ce que j'ai vu ayant rapport à l'objet que traite votre » lettre. Je m'étendrais bien davantage si je ne craignais » de blesser votre modestie ; je me borne à vous assurer » que j'ai bien pris leçon de vous dans cette fatale journée, » qui éternisera en moi la vénération et l'attachement avec » lequel j'ai toujours eu l'honneur d'être, etc. » Le roi, après avoir pris connaissance de l'enquête qui fut faite sur les causes de l'insuccès de l'expédition, se plut à rendre hommage à la valeur et à la fidélité de ses gardes wallones, et se déclara satisfait de leur con- duite ('). Les trois bataillons du régiment, après s'être embarqués les 8 et 9 juillet, mirent à la voile le 1 2, et furent conduits à Alicante, où l'on arriva le 16. La plus grande partie des blessés furent débarqués, le reste fut envoyé à Carthagène sous l'escorte d'une compagnie de grenadiers. Les bataillons furent également débarqués h Alicante, mais seulement le 31 juillet; ils allèrent prendre des quar- tiers de rafraîchissement à une lieue de la ville. Le 10 août, après avoir été passé en revue sur le môle d'Alicante, le régiment se rembarqua. On mit à la voile le 18, et l'on rentra dans Barcelone le 23. (') Manuscrit de MM. d'Overchies et de Montagut. — La dérision du roi se trouve en minute aux Archives de Zimanras. Digitized by Google « DES GARDES WALLONES. 185 î 6. Trois années plus lard, en 1778, éclata la guerre entre la France et l'Angleterre, à propos de l'insurrection des colonies américaines. Louis XVI invoqua le pacte de fa- mille pour déterminer Charles III à prendre part à cette guerre. Le roi d'Espagne, qui avait de son côté plusieurs griefs contre l'Angleterre , et qui désirait vivement recon- quérir Mahon et Gibraltar, positions importantes que l'An- gleterre avait conservées par suite de la paix d'Utrecht, se laissa facilement persuader, et, le 16 juin 1779, il déclara la guerre à l'Angleterre. Quinze jours après, les 3 e et 4 e bataillons du régiment des gardes wallones partirent de Barcelone pour le camp de Saint-Roch; ils avaient pour chefs le chevalier de Bassecourt comte de Sainte-Claire, et le marquis de Houchain; vers la fin du mois de septembre, ils se trouvaient sous le canon de Gibraltar. Charles de Villegas , baron d'Estaimbourg, étant le plus ancien capitaine des deux bataillons, commandait provisoi- rement la brigade; mais comme parmi les capitaines de fusiliers il n'y en avait point qui eût le grade de brigadier, le roi Charles III se décida à donner par exception le commandement des deux bataillons à Joseph de Trase- gnies, qui était brigadier et capitaine de grenadiers. C'était une dérogation aux anciennes règles, qui ne per- 12 Digitized by Google 186 HISTOIRE mettaient pas qu'un capitaine de grenadiers commandât jamais le régiment. Une partie des troupes employées au blocus de Gibraltar s'étant embarquées pour l'Amérique l'année suivante, le 6' bataillon des gardes wallones, qui occupait Leganes, reçut l'ordre de se rendre à Gibraltar. Ce bataillon avait pour chef Charles d'Escalanle ; à son arrivée, le comman- dement de la brigade échut à Marie-François-Louis Blondel Drouhot. Un second envoi de troupes en Amérique ayant eu lieu peu de temps après, le 1 er bataillon des gardes wallones partit à son tour pour Gibraltar; son chef, Lau- rent Lerique d'Alennes, eut le commandement de la brigade, qui se composait alors des 1", 3 e , 4 e et 6 e bataillons. Le blocus de Gibraltar dura plus de deux ans, sous la direction de don Martin Alvarez de Soto-Mayor. Ce géné- ral fut remplacé par le duc de Crillon , qui convertit le blocus en siège, sans pouvoir parvenir à se rendre maître de la place. Le comte d'Artois, qui depuis régna en France sous le nom de Charles X, et le duc de Bourbon , assistè- rent à ce siège en simples volontaires. On rendit au pre- mier les mêmes honneurs qu'aux infants d'Espagne ; les gardes wallones montèrent la garde auprès de sa personne. Après de nombreuses tentatives pour entrer dans la place, on dut renoncer à l'espoir de la prendre et les préliminaires de paix furent signés au commencement du mois de jan- vier 1783. Les conditions en étaient avantageuses pour les Espagnols ; et s'ils ne parvinrent pas à reconquérir Gibral- tar, au moins ils recouvrèrent Minorque et la Floride. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 187 Le régiment des gardes wallones perdit au siège de Gibraltar le baron de Darmstadt, enseigne de grenadiers, qui mourut de ses blessures après avoir été fait prisonnier par les Anglais ; le chevalier Joseph de Barboza, lieutenant, et le comte Charles de Saint-Genois , sous-lieutenant de grenadiers, furent blessés très-dangereusement. Les quatre bataillons des gardes quittèrent le camp de Saint-Roch dans le courant du mois de mars et rentrèrent à Barcelone ('). Pendant la période du siège de Gibraltar et durant les an- nées qui suivirent, le personnel des gardes wallones subit de nombreuses mutations : le comte de Priego, colonel du régi- ment, ayant donné sa démission en 1778, son emploi resta vacant jusqu'en 1789 ; le U janvier de cette année, il fut donné à Théodore-François, chevalier de Croix, lieutenant- général, et vice-roi du Pérou. Il mourut à Madrid le 8 avril 1791, et eut pour successeur, le 25 avril, le prince Paul de Sangro de Castel Franco , premier lieutenant de la garde flamande et lieutenant-général des armées. Le lieutenant-colonel du régiment, Philippe de Cha- banes, était mort à Madrid le 29 avril 1780; il eut pour suc- cesseur le baron Alexis de Spanghen, qui mourut subite- ment à Madrid le 50 janvier 1 786 , et fut remplacé par le lieutenant-général Charles de Hautregard. Celui-ci ne jouit pas longtemps de son emploi, étant mort à Barcelone le (') Manuscrits de MM. de Montagut et d'Overchies. — Contrôles du régi- ment des gardes wallones. Digitized by Google 188 HISTOIRE 19 septembre de l'année suivante. Le baron d'Estaimbourg fut alors nommé lieutenant-colonel, et remplacé dans l'em- ploi de major par le lieutenant-général François Du Smel. En 1 782 et 1 783 , un grand nombre d'officiers belges prirent leur retraite , entre autres , dix capitaines, savoir : le marquis de Houchain , Joseph de Trasegnies , le baron de Lamberts, le chevalier de Lamberts, Charles de Ca- banes, Charles de Rasquinet, Louis Duhot de Saint-Fleury, Nicolas de Fournier , le marquis de Fercourt , et François de Vinehant ; sept lieutenants : le comte du Plessis-Chatil- lon, Jean-Baptiste de Carondelet, Louis Blondel-Drouhot , Ferdinand d'Hespel de Coisne, le baron de Lunning, le comte d'Alençon, le comte du Chastel, etc., et beaucoup d'officiers d'un rang inférieur. Ce fut surtout à partir de cette époque que le corps d'officiers des gardes wallones commença à se transformer sensiblement par l'introduction de nombreux étrangers ('). (') Il paraît qu'un détachement du régiment des gardes wallones assista à la défense d'Oran, lorsque cette place, qui était au pouvoir des Espagnols depuis 1732, fut assiégée en 1791 par le bey Mohammed. On sait que cette entreprise eut pour résultat la fin de l'occupation espagnole. Je n'ai du reste pu constater la part que les gardes wallones prirent à cette expédition, que par la mort de l'enseigne Pierre de Saint-Ellier d'Am- breville, qui, d'après les contrôles du régiment, fut tué le 15 juin par les Maures au siège d'Oran. Digitized by Google DES GAKDES W ALLOUES. 189 Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones vers la fin de l'année 1 791 . Colonel, Prince de Castel Franco. Lieutenant-colonel, Baron d'Estaimbourg. Major, Jean de Courlen. Aides- majors, C. de Witte. J. de Colins. V. de Santilly. J. de Hautregard. P. de Buren. V. d'Àmelin. J. de Preussenuere. Sous - aides - majors , L. Menthe. » » » M » » D J. de la Porte. C. de rSerclaes. X. de Craywinckel. J. Estampa. Baron de Koisin. L de Bassecourt. CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS ENSEIGNES COMPACMKS DE liHE.VADIEttS. J. de Bureau. J. Le Bailly. C««de Sainte-Claire. T. du Mont. C* de Coupigny. J . Hoden-Dubois. A. Levai liant. J. de Poulie. Blondel Drouhol. A. de Pammard. B. de Craywinckel. P. de Slappens. C. Romréu. A. du Blaizel. P. de Ilamoir. A. du Rieux. M . de Cardenas. Cf* de Bryas. J. de Blende. E. de Bocarmé. H. Mencbe. H. de Nioulant. A. Obert. F. Koningsegg. «OM PAC MES DE KISILIEUS. Prince Castel-Franco B" d'Estaimbourg. B* n de Meer. Ch' de Petres. A. de Baretta. J. de Lanne. A. de Goossens. P. de Vorcy. J. de Bassecourt. F. Maloteau. B. deSaint-EUier. B on d Armendariz. {Vacat.) C. Fusco deMataiony L. de l'Église. A. Du mont. ( Vacat. ) C. de Hault-Lassus. P. de Croy. B. Obert. i. de Valicourt. V. de Thiirn. J. de Coupigny. B°" de Lamberts. Digitized by Google HISTOIRE DES GARDES WALLONES. LIEUTENANTS. SOUS LIEUTENANTS. ENSEIGNES. [Suite.) 190 CAPITAINES. F. de Kessel. ( Vacat.) B»° de Bette. G. de Schœmans. J. de la Porte. J. B. Du Smet. A. deGognies. J . Kessel de Bla mont . A. O'Moore. A. d'Escalanle. C. de Cunchy. A. de Chermont. F. du Bassard. E. de Craywinckel. J. de Bout illier. B 0 » d'Horst. J. de Beccard. A. Du Mont. Fort de St.-Maurin. B on de Triest. Cordova de Sastago. F. Menche. M. de Boutellier. P. Desquille. B. de Bellet. N. de Faligan. B nn de Neverlée. Billion y Mexica. M. Dupuys. V" du Blaisel. C. de Raulin. Ch'd'Angeville. H. Van Asbrouck. C. de Romrée. A. de la Porte. Ode Montagut. De Morta gne La nda s . M. de Bassecourt. J. de Warsage. T de Crocsser. F. de Poulie. P. de Pornis. A. Dupuys. Clément de St-Marcq J. de Ros. Ch r d'Armendariz. N. de Creeft. J. Vander Leepe. Ch' de Sainte-Croix. J. Bureau. A. de Coupigny. ( Vocal.) Ch' de Malespina. Vrancx deLeslieu. Patras de Campagno J. de Warsage. J. de Franchimont. A. de Coupigny. Ch« du Chatelet. L. de Longvilliers. C. de Malleray. J . de la Barre. E. de la Barre. C. Quarre. C. d'Horst. A. L'Espagnol. Lossy deCroyno. J. Le Brun. P. de Berenger. J. de Bassecourt. C* de Crecenti. B. de Chateaumon C. Menche. J. de Berenger. L. de Bryas. C. de Coupigny. P. Boringe. Mq» de Moy. A. de Foxa. J. Roncalis. J. de Bassecourt. L. de Crillon. A. de Saint-Pons. Ch' d'Huart. C. de Moy. Menche de Loisne. (Vacat.) B. de Ciria. M. Désireux. M. de Roncalis. J. de Coupigny. Ch f de Menche. ( Vacat. ) Ch r du Blaizel. M. Dumont. Ch r de Vinchant. A. Roncalis. C. de Vertegans. F. de Lannoy. F. Le Vaillant. F. Subiratz. A. Menche. C. de Héron. A. de Moy. J. de Courten. L. d'Heurne. A. de Seidel. Ch'VanderStraeten. Menche du Vermeille C. de Saint-Maxens. Ch' de Torcy. C. Ouarré. J. de Hautregard. R. de Seidel. V. de Coupiguy. A. du Blaisel. C. Van Calocn. B. de Bellet. Ch'de Ros. M. du Blaisel. Digitized by Google CHAPITRE VII. CAMPAGNES CONTRE LA FRANCE. (I703-I7illi. ) t Digitized by Google CHAPITRE VII. GUEHHE AVEC LA hÉPUBLUJUE »' H A NÇ A I *E . (1793-1795.) § 1. Campagne de 1793. — Invasion du Roussillon. — Prise de Ceret, de Mas d'Eu et de Bellegarde. — § 2. Opérations de l'armée espagnole autour de Perpignan. — Bataille de Ponteilla. — § 3. Campagne de 1794. — Désastres de l'armée espaguole : affaires du Boulou, de la Muga, de Figuières. — § 4. Campagne de 179o. — Les gardes wallones quittent l'armée des Pyrénées orientales. — § 5. Opérations de l'armée de Navarre. L'Espagne hésita longtemps à entrer dans la coalition que la plupart des grands États de l'Europe formèrent contre la révolution française. Le roi Charles IV avait espéré qu'en s'abstenant de toute démonstration hostile, en Rengageant même à la neutralité par un acte formel, il sau- verait son infortuné parent, Louis XVI ; mais lorsque la tête de ce souverain tomba sur l'échafaud, toutes les espé- rances de maintenir la paix s'évanouirent, et Charles IV se Digitized by Google 194 HISTOIRE décida à prendre les armes. La nation espagnole s'associa du reste avec enthousiasme à la douloureuse indignation de son chef; « tous les bras s'offrirent et toutes les bourses s'ouvrirent, » dit M. de Pradt. L'Espagne dépassa tout ce que, à aucune époque de l'histoire moderne, on connait d'offrandes faites par le patriotisme aux gouvernements qui ont réclamé son appui. Les dons volontaires, qui en France ne s'étaient élevés qu'a 5 millions et en Angleterre à 45, atteignirent en Espagne le chiffre énorme de 75 mil- lions! L'Espagne était loin d'être préparée à la guerre. Tout au plus pouvait- elle rassembler une quarantai^ de mille hommes. Il fut donc décidé, vu l'insuffisance de ces moyens, que l'on n'agirait offensivement que dans le Roussillon, et qu'on resterait provisoirement sur la défensive dans la Navarre et dans la province de Guipuzcoa. Le général don Antonio Ricardos, gouverneur de la Catalogne, fut placé à la tête du corps destiné a agir dans le Roussillon contre le général Fiers. Ses armes, comme on le verra, obtinrent de brillants succès. Ricardos n'avait guère que 35,000 hommes de troupes de ligne, lorsqu'il reçut de sa cour l'ordre impératif de commencer les hostilités ; parmi ces troupes se trouvaient les 1", 2 e et 6 e bataillons du régiment des gardes vval- lones ('). Se sentant trop faible pour entreprendre des opérations (') Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 195 méthodiques, le général espagnol résolut de réunir en une masse toutes ses ressources disponibles, de forcer la fron- tière sur un seul point, pour prendre à revers les positions des républicains, de couper toute communication des fron- tières avec l'intérieur du pays; de mettre ainsi les places et les forts qui les couvrent dans l'alternative de devoir se rendre ou de tomber au pouvoir de l'armée de renfort qui se rassemblait dans la Catalogne. Après avoir pris avec soin toutes les précautions néces- saires pour assurer le succès de cette manœuvre hardie, le général Ricardos se jette dans les Pyrénées et se dirige directement sur Saint-Laurent de Cerda, que son avant- garde enlève, le 1 7 avril, malgré la vigoureuse défense de la garnison. Dès le lendemain, toutes les positions qui cou- vrent la ville d'Arles sont attaquées et conquises; le 20, un combat sanglant a lieu sous les murs de Ceret; les batail-. Ions espagnols marchent aux Français avec une énergie irrésistible, les mettent en fuite et restent maîtres de la ville de Ceret. Les trois bataillons des gardes wallones, qui étaient commandés par le lieutenant -général Jean de Courten, major du régiment, avaient pris part à toutes ces opérations ; ils entrèrent dans la ville conquise, marchant en tête de leur division ( ! ). Les mauvais temps empêchèrent le général Ricardos de (') Histoire de la guerre entre la France et l'Espagne pendant les guerres de la liéwlution française, 1793, 1794 et partie de 1795. par Loi is de Mar- cillac. Digitized by Google 19(> HISTOIRE tirer un grand fruit de ce premier succès. Le 1 1 mai, ayant fait partir de Ceret pour menacer Thuir, une forte recon- naissance composée entre autres troupes du 3* bataillon des gardes wallones, il vit cette expédition arrêtée en route par une de ces pluies si fréquentes au printemps dans ces contrées, pluies dont quelques heures suffisent pour changer les moindres cours d'eau en des torrents infran- chissables. Ricardos dut en conséquence retarder ses opé- rations. D'ailleurs son artillerie n'avait pu suivre la marche précipitée de ses colonnes au travers des cols abruptes des Pyrénées; il fallut lui laisser le temps de rejoindre avant de chercher à pénétrer dans la plaine du Roussillon. Un mois environ après la prise de Ceret, dans la nuit du 18 au 19 mai, Ricardos se remit en marche pour enlever Thuir. Il trouva aux abords de cette ville* toutes les posi- tions occupées par les troupes républicaines, qui, ayant eu avis de son approche, s'étaient formées sur trois colonnes et annonçaient par leurs manœuvres , le projet d'attaquer et de dépasser le flanc gauche des Espagnols. Ricardos prend aussitôt ses dispositions pour assaillir l'ennemi : le duc d'Ossuna doit se porter sur la droite avec sa colonne, composée de quatre bataillons de gardes espa- gnoles, de la brigade des carabiniers, d'un régiment de cavalerie et de six pièces de campagne; le lieutenant-général de Courten, ayant les trois bataillons de gardes wallones en tête de sa colonne, reçoit l'ordre de se porter rapide- ment sur la gauche avec deux régiments de dragons, deux de cavalerie et six pièces de campagne; enfin l'attaque du Digitized by Google DES GARDES WÀLLONES. 197 centre est confiée au lieutenant-général de Yillalba, com- mandant à trois bataillons de grenadiers et de chasseurs provinciaux, un bataillon irlandais et six bouches à feu ('). Le 19, à cinq heures du matin, l'artillerie ouvre son feu, mais la position des républicains est inattaquable de front a cause de ravins très-profonds , protégés par des batteries disposées en arrière. Le duc d'Ossuna reçoit alors l'ordre de tourner le village de Mas-del-Conte , afin de pouvoir assaillir celui de Mas-d'Eu occupé en force par l'ennemi. Ricardos se met lui-même à la tête de la cavalerie, se porte sur sa gauche et cherche à tourner les batteries françaises de la droite, mais elles ne cessent de faire un feu si suivi et si violent que ce général est contraint, après avoir subi une perte assez considérable, de renoncer à cette attaque. La cavalerie manœuvre alors en retraite, mais son premier mouvement ayant fait croire aux républicains que les Espagnols veulent les tourner par les deux flancs, de l'hé- sitation se manifeste à leur aile gauche. Le duc d'Ossuna «s'en aperçoit; en général habile, il se jette sur l'ennemi avec intrépidité, le force à reculer, et, protégé par les gardes wallones, il pénètre dans son camp par Mas-d'Eu, pendant que la droite des républicains, écrasée par quatorze bouches à feu qui protégeaient le déboucher de la cavalerie espa- gnole, n'a que le temps de se former en carrés pour en repousser les charges. (') Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. — Marcillac, — Jomim, Histoire des guerres de la Révolution française. è Digitized by Google 198 HISTOIRE Une victoire complète fut le prix de ces efforts; l'armée française abandonna ses trois camps, son artillerie et ses munitions; elle ne fut pas vivement poursuivie à cause des difficultés du terrain augmentées encore par une obscurité profonde. Les soldats de Ricardos étaient d'ailleurs barassés de fatigue : depuis seize heures ils étaient sous les armes ; ils avaient Fait cinq lieues avant le combat et il leur en rèstait encore près de trois à parcourir pour gagner le camp du Boulou, où ils devaient trouver leurs vivres. Malgré ces fatigues, les soldats s'attachèrent de bonne volonté aux canons conquis sur les Français et qu'il aurait fallu aban- donner faute d'attelages pour les traîner. Peu de jours après le combat de Mas-d'Eu, le fort des Bains tomba au pouvoir des Espagnols (3 juin), ainsi que celui de la Garde (5 juin) ; en outre le général La Union s'empara d'Argelès. Ces nouvelles conquêtes qui assuraient la possession de toute la plaine entre Perpignan et les Pyrénées, permirent à Ricardos de pousser le siège de Bellegarde, et dès le 22, il établit' ses batteries à 500 toises de la forteresse. La garnison fit une héroïque résistance, mais elle dut capituler le 25 ; elle fut prisonnière de guerre. Avant sa sortie de la place, le général Ricardos, mû par ce principe d'honneur qui commande aux vainqueurs les égards dus au malheur, fit mettre à l'ordre de l'armée cette sévère et touchante proclamation : « Soldats! vous devez respecter le malheur; ce principe que dicte l'humanité est le propre de la générosité de la nation espagnole. Le général ne peut présumer que qui Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 199 que ce soit se permette d'insulter du geste, par paroles ou d'autre manière quelconque, les prisonniers français, soit à leur sortie du fort, soit dans leur marche pour se rendre au lieu qui leur sera assigné. Si le motif d'honneur n'était pas suffisant pour vous contenir, songez que les chances de la guerre peuvent vous mettre dans un cas semblable. Mais si, contre toute espérance, il se trouvait des soldats, paysans charretiers ou personnes quelconques qui se permissent la moindre insulte envers ces militaires malheureux, ils seront immédiatement arrêtés et punis. » Le général ne peut présumer que parmi les officiers ou autres personnes distinguées, il s'en trouve qui manquent aux égards dictés par l'éducation et la générosité. Mais, dans le cas contraire, le général prévient qu'il punira le délinquant suivant son rang et les insultes dont il se sera rendu coupable. » Au quartier général du Boulou, 25 juin 1793. » Pendant que les Espagnols s'emparaient d'Argelès et de Bellegarde, le régiment des gardes wallones défendait le camp du Boulou. Le 8 juin, il détacha dix-huit piquets avec les compagnies de grenadiers pour faire une recon- naissance sur Elne ; le U, le 6 e bataillon fut chargé de la garde des batteries avancées du camp. Le 25, le général La Union s'avança en avant du Boulou pour occuper Thuir; il avait une colonne de six bataillons dont faisaient partie les trois bataillons des gardes wal- lones. Les républicains les attaquèrent entre trois et quatre heures de l'après-midi, mais, grAce à l'énergie que déployè- Digitized by Google 200 HISTOIRE rent les Wallons, les efforts des Français échouèrent et Thuir resta finalement au pouvoir des Espagnols. Une expédition contre la position de Millas eut un égal succès; elle avait été confiée au 2' bataillon et aux grena- diers des gardes wallones, commandés par le baron de Kessel (I" juillet) ('). S* Rieardos voulant tout à la fois assurer sa position de Mas-d'Eu et surveiller les mouvements de l'armée républi- caine dont les postes avancés occupaient Canohes, fit porter son avant-garde à Ponteilla. Les trois bataillons des gardes wallones faisaient partie de ce corps. Le 7 juillet, au point du jour, 4,000 Français se portent sur ce village. Rieardos fait aussitôt mettre son armée sous les armes et ordonne aux avant-postes de battre en retraite avec précipitation. Les Français croyant les avoir obligés à fuir les poursuivent avec acharnement, mais bientôt ils sont assaillis par une division de cavalerie placée en em- buscade. Ils sont mis en pleine déroute avec une perte considérable et Canohes, abandonnée par Pavant -garde ennemie , tombe au pouvoir des Espagnols. (*) Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. — Maiicii.i.ac, --- Fehvkl, Campagne* de la Révolution française dans les Pyrénées orientales (1793, 179V, <79S). Digitized by Google t DES GARDES WALLONES. 201 Les républicains ne songèrent plus alors qu'à couvrir Perpignan jusqu'à l'arrivée des renforts qui étaient atten- dus; ils formèrent trois camps en avant et sous le feu de la place. Le camp sur la droite était établi au village d'Orles et s'appuyait au Tet. Celui sur la gauche était à Cabestany, ayant en avant la rivière de Catarassa qui se jette dans le lac de Saint-Nazaire et couvrait ainsi la position des Espa- gnols, d'Argelès et d'Elne; enfin le camp du centre, le plus fort des trois, était sur la route d'Espagne. Uicardos sentit toute l'importance de faire sortir l'ennemi de cette position avantageuse, avant qu'il eût rassemblé assez de forces pour prendre l'offensive; il résolut de manœuvrer dans ce but. En conséquence, le 13 juillet, à la pointe du jour, l'armée espagnole, après avoir laissé un corps d'observation devant les places de Collioure et de Port-Vendres, s'ébranla sur trois colonnes : l'avant-garde se porta en avant et fut rem- placée, sur les hauteurs de Carache, par la colonne de droite, aux ordres du lieutenant-général don Manuel de Ca- gigal ; la colonne du centre, sous les ordres du marquis de Las Amarillas,et celle de gauche sous le prince deMontforte, firent halte à la hauteur de Canohes, laissant ce village entre elles. Les Français se mirent en bataille derrière leurs retranchements et les deux armées restèrent ainsi en pré- sence pendant trois jours. Le 16, à la chute du jour, l'ar- mée espagnole fit un mouvement en avant ; pendant la nuit, l'avant-garde composée de volontaires pris dans les trois ba- taillons des gardes walloncs et commandés par le lieutenant 13 Digitized by Google 202 HISTOIRE Clément de Saint-Marc, s'empara de trois batteries qui couronnaient une montagne et couvraient la position des Français ('). Vingt-neuf pièces de canon furent établies avant le jour sur un autre point pour soutenir l'attaque qu'on devait faire de front sur le camp français à un signal convenu. Enfin des divisions de cavalerie, disposées sur la droite et sur la gauche, étaient destinées à couper à l'en- nemi le chemin de Perpignan. Le 1 7, de très-bonne heure, l'attaque eut lieu sur cinq colonnes : celle de droite, forte de deux bataillons de gardes espagnoles, reçut l'ordre de se porter par Poullestres sur Cabestany, derrière la gauche du camp; le marquis de Las Amarillas, avec quatre bataillons, fut chargé de l'attaque d'Orles où il devait se rendre par Niel et Canohes ; la troi- sième colonne, formée de deux bataillons de gardes wal- lones et conduite par le lieutenant-général de Courten, de- vait se porter par Trouillas et Thuir contre Pezillas; la quatrième colonne avait l'ordre de passer le Tet à Millas pour s'avancer sur Cornelia et Saint-Estève; enfin la cin- quième, sous le général la Union, reçut la mission de se porter sur Reversaltes, de s'emparer du pont de la Gly et de couper la retraite des républicains sur Salces f). Le feu commença de part et d'autre avec vivacité. Le camp de droite des Français fut ébranlé par la vigueur de [') Marcillac. (») Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. — Marcillai.. Jomini. — Fervel. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 203 l'attaque des gardes wallones ; mais la quatrième colonne, qui devait les seconder, n'ayant pu arriver à temps, le gé- néral Cagigal, qui commandait en chef cette attaque, re- connut l'impossibilité de forcer la position, et ordonna d'y renoncer. La retraite s'effectua sous la protection des gardes wallones qui se retirèrent lentement en ordre déployé ('). Le plan de Ricardos échoua ainsi par l'isole- ment où se trouvaient les différentes colonnes et bien que l'attaque confiée aux gardes wallones eût complètement réussi, l'on n'en put retirer aucun fruit. Deux jours après la bataille de Perpignan, les gardes wallones quittèrent le camp de Canohes et allèrent s'établir sur l'Esquerde, aux environs de Ponteilla. Elles y res- tèrent jusqu'au 1 1 août, changèrent alors de position avec les gardes espagnoles et se trouvèrent à la droite de la ligne. Ricardos n'avait pas renoncé à l'espoir de forcer les ré- publicains a abandonner Perpignan; il avait résolu de manœuvrer par la gauche pour gagner la Gly et tourner les Français. Pendant le mois d'août, il s'empara de Prades et de Villafranca, menaça la Cerdagne française, enfin il enleva la forte position de Cornelia et cerna Perpignan. Ces opérations furent secondées par diverses attaques des gardes wallones contre les positions des républicains : le 19 août, le régiment fit une démonstration contre Mas- d'Eu et repoussa l'ennemi. Le capitaine de grenadiers, Fer- ( ) Journal de M. de Preussonaere de la Woestynp. Digitized by Google 204 HISTOIRE dinand baron de Neverlée, brigadier, fut tué dans cette affaire. Le 25, les 1 er et 6 e bataillons chassèrent encore les Français de Solé ('). Après ces succès, Ricardos voulut combiner une attaque générale. Dans ce but, il avait fait porter des troupes sur le Conflanc, afin de masquer les Français qui étaient à Mont-Louis, les empêcher de passer le Tet et d'opérer une diversion qui eût entravé ses opérations. Il avait aussi donné l'ordre d'attaquer les camps en avant de Perpignan. Le brigadier Joseph-Primitive le Bailly de Cowerbecque, capitaine de grenadiers des gardes wallones, fut chargé d'enlever le camp de droite à Orles, avec ses compatriotes (le 2 e bataillon et les grenadiers du 1 er ), pendant qu'une autre colonne enlèverait le camp de gauche à Cabestany. Un troisième corps devait se tenir en observation vis-à-vis du camp retranché, afin de le contenir et d'empêcher les troupes qui le gardaient de secourir les camps de la droite et de la gauche ( 2 ). Telles étaient les dispositions du général en chef dans la soirée du 2 septembre. Vers minuit, le corps de Bailly attaque le camp d'Orles, s'empare de la principale batterie, encloue les canons et y fait prisonnier le général Fre- cheville avec 260 républicains : deux officiers des gardes wallones furent blessés. (') Journal de M. de Preussenaere dp la Woestyne. — Contrôles du régi- ment des gardes wallones. (') Marcillac. Digitized by Google DES GARDES W ALLOUES. 205 Le camp de Gabestany tomba également au pouvoir des Espagnols : ce furent les chasseurs d'un régiment wallon qui délogèrent l'ennemi de cette position ('). L'attaque du camp de Pey restortes, par le général Las Amarillas, ne put avoir lieu malheureusement que le 8, a cinq heures du soir. Un feu d'artillerie s'engagea de part et d'autre avec vivacité, puis soudainement quelques compa- gnies de grenadiers provinciaux se jettent à travers la mi- traille sur les batteries des républicains, s'en emparent après une lutte acharnée à la baïonnette, mettent l'ennemi en déroute et pénètrent dans le camp. Ces succès ne devaient pas durer longtemps : quelques jours après, les républicains combinèrent une attaque avec toutes leurs forces réunies. Le général de Courten, qui oc- cupait le Vernet avec les 1 er et 2 r bataillons des gardes wal- lones, fut assailli par des forces supérieures et culbuté. Las Amarillas établi au camp de Peyrestortes, ne peut résister au choc de plusieurs colonnes qui l'attaquent de front et de flanc; son corps est mis en déroute et doit se réfugier derrière le Tet en abandonnant une partie de l'artillerie ( 2 ). Pendant que ces combats se livraient sur la rive gauche du Tet, le 6' bataillon des gardes wallones était détaché à Prades avec la division du comte de la Union, afin de cou- vrir la retraite des troupes revenant d'Olettes. Le 6, une (') PSRVEL. (*) Journal de M. de Preussenaere de la Woeslyne. — Maiich-lac. — Feivei Digitized by Google 200 HISTOIRE expédition secrète fut confiée à des volontaires wallons commandés par l'aide-major du bataillon. Lors de la dé- route de la colonne de Las Amarillas à Pe\ restortes, le 6* bataillon des gardes wallonnes quitta le camp de l 'rades pour couvrir la retraite sur Saint-Feliu ; deux jours après, le 19, il dut encore protéger la marche de l'artillerie sur Hilla; le même jour, il alla camper à Mas-d'Eu, où il re- joignit les deux autres bataillons du régiment ('). C'était entre cette ville et Thuir que s'étaient ralliés les Espagnols; leur centre occupant Trouillas et leurs avant- postes Ponteilla. Ce fut dans cette position que le général Dagobert, appelé récemment au commandement en chef de l'armée française, vint les attaquer le 22 septembre. Au point du jour, 18,000 hommes d'élite se mirent en mouvement sur trois colonnes ( 2 ). Celle du centre, qui de- vait enlever les camps de Ponteilla et de Trouillas, défen- dus par le général de Courten et les trois bataillons des gardes wallones, était commandée par le général en chef en personne. L'attaque fut vive, la défense opiniâtre. La bataille dura toute la journée et offrit de part et d'autre de beaux exemples de courage; mais la fortune devait ce jour-là encore être favorable aux armes espagnoles. Les gardes wallones prirent une large part à cette victoire; une partie du régiment combattit à la gauche; le reste, formant la réserve, décida le sort de la journée, lorsque (') Journal de M. do Preussenaere de la Woestyne. (") Febvkl. - Murrillac dit que les Français étaient au nombre de 14,000. Digitized by Google DES GARDES WALL0.NES. 207 le général Rieardos, s'apercevant que les républicains allaient forcer son centre, ordonna au général de Courten de tomber sur eux avec ses braves Wallons. Le succès fut complet ('). Tout un régiment d'infanterie française resta prisonnier ( 2 ). Entre autres ofliciers de distinction, le régiment perdit ce jour-là le capitaine de grenadiers le Bailly, brigadier des armées d'Espagne. Le lendemain de sa défaite, Dagobert chargea l'un de ses généraux de menacer le pont de Ceret. Les trois bataillons des gardes wallones furent dirigés sur ce point et rendirent vaines les démonstrations des républicains. Ils rentrèrent au camp pendant la nuit Malgré les avantages que lui donnait la victoire qu'il venait de remporter, Rieardos jugea que sa position à Mas- d'Eu n'était plus tenable et qu'il ne pourrait plus reprendre l'offensive, d'autant plus que les républicains venaient d'être rejoints par un renfort de 15,000 hommes. Il se décida à reprendre la position du Boulou. Ce camp était posé dans la plaine qui est en avant du Boulou et que traverse la grand'route de Perpignan. Son front était défendu par un ravin se prolongeant de l'est à l'ouest et au fond duquel coule la petite rivière de Valmagna qui se jette dans le Tech. A droite de la ligne se trouvait (') Journal de M. de Preussenaere de la NVoestyne. — Marcii i.ac. (') Le 61 e régiment, ci-devant Vermatulois. {>) Journal de M. de Preussenaere de la \\ oest\ ne. Digitized by Google 208 HISTOIRE le camp des Trompettes dont la garde était confiée aux trois bataillons des gardes wallones et au général de Courten. Des batteries à feux croisés placées sur les ma- melons qui dominent la plaine défendaient les approches du ravin et couvraient le camp, lequel était appuyé à gau- che sur un prolongement des coteaux qui régnent du nord au sud et . qu'on avait couronnés de fortes batteries. Les républicains se consumèrent dans une série d'atta- ques contre ces positions; du 3 au 8 octobre ils ne laissè- rent pas passer un seul jour sans tenter d'enlever un des points de résistance. L'attaque du 4 fut dirigée contre la droite du camp où se trouvait le lieutenant-général de Courten avec les gardes wallones. Cette tentative n'eut pas plus de succès que les autres ; à la suite d'un combat meur- trier, chacun rentra dans son camp. Une des batteries des Espagnols était établie sur le pla del Rey; elle fut appelée depuis la Buttera de la Sangre, la batterie du sang, parce qu'elle fut le théâtre d'un affreux carnage lors d'une attaque que tentèrent, le U octobre, les républicains, afin de rejeter les troupes de Ricardos au delà des Pyrénées. Cette batterie, prise par les Français sur les Espagnols, attaquée peu d'heures après par un détache- ment de 300 gardes wallones du premier bataillon, ne resta au pouvoir de ces derniers qu'après une lutte opiniâtre dont la fin fut l'extermination complète des Français qui la défendaient et qui préférèrent une mort glorieuse à une retraite qui certes n'eût pas été déshonorante après les efforts hérojqucs qu'ils avaient fails pour la conserver. La Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 209 brillante valeur que déployèrent dans cette circonstance les gardes wallones leur valut l'honneur detre désignées spé- cialement pour veiller à la conservation de cette position importante ('). Les fatigues de la rude campagne de 1 793, les combats sanglants renouvelés presque chaque jour, une épidémie cruelle qui décimait l'armée, toutes ces circonstances dé- terminèrent Ricardos à donner quelque repos à ses troupes en leur assurant de bons quartiers d'hiver. Mais pour arri- ver à ce résultat il fallait encore chasser l'ennemi de plu- sieurs positions importantes, et notamment de Villalongue d'où il prenait à revers le centre de la ligne des Espagnols. La nuit du 6 au 7 décembre fut fixée pour surprendre cette position. L'entreprise fut confiée au général de Courten; les 1 er et 6 e bataillons des gardes wallones y pri- rent part. Ils enlevèrent avec une vigueur irrésistible les batteries, s'emparèrent du quartier général et mirent les républicains dans une déroute complète. Immédiatement après ce succès, les grenadiers et quelques piquets du régi- ment se rendirent encore maîtres 'de la Loque et de Saint- Denis; un de leurs officiers, le» vicomte Louis de Ro- cheneuve, enseigne, fut mortellement blessé dans celte expédition. Il rendit le dernier soupir a Figuières quelques jours après. Il ne restait plus à Ricardos, pour assurer ses quartiers, (') Manuscrit de M. de Preussenaere de la Woestyne. — Marcillac, — Fervei.. Digitized by Google 210 HISTOIRE que de s'emparer du col de Banyuls; l'attaque eut lieu le 1 4 ; elle était encore dirigée par le général de Courten, ayant avec lui les 1 er et 6 e bataillons du régiment; elle réussit au delà de toute espérance, et de glorieux trophées restèrent aux mains des vainqueurs. Les gardes wallones, qui n'avaient cessé d'être au poste le plus périlleux, n'eurent néanmoins qu'un seul officier gravement blessé. Le 20 décembre, elles assistèrent encore à l'attaque et à la prise des hauteurs du puich d'Oriol, de Port-Vendres, du fort Saint-Elme et à la reddition de Collioure. Le lende- main, elles se signalèrent a la prise d'Argelès, qui termina glorieusement la première campagne contre la République française. Le régiment prit ses quartiers d'hiver à Ceret. S 3. Pendant tout l'hiver de 1795 à 1 794 l'année espaguole des Pyrénées orientales était restée adossée aux Pyrénées, depuis Pratz de Mollo jusqu'à la mer, son extrême droite occupant Collioure. Elle était couverte par le Tech, depuis la mer jusqu'au camp du Boulou, et depuis là par la chaîne de collines qui se rattache au Ganegou. Elle ne comptait plus que 25,000 hommes disponibles lorsque le général la Union, désigné pour remplacer le général Ricardos, vint en prendre le commandement. La campagne s'ouvrit dans les premiers jours du mois Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 211 d'avril. Les républicains voulurent s'emparer de la redoute delà Palmera dans les Aspres; ils l'attaquèrent avec une vigueur remarquable et allaient l'emporter, lorsque survin- rent les 1 er et 2 e bataillons des gardes wallones et six pièces d'artillerie qui forcèrent les ennemis à se retirer (28 avril). Le régiment perdit le sous-lieutenant Charles de Fusco de Matalony ('). Deux jours après, le général la Union fait sortir des re- tranchements du pont de Ceret plusieurs colonnes qui surprennent les postes avancés des républicains; les gardes wallones composaient une de ces colonnes chargée d'en- lever le Mas de Villar et la redoute de Rouvre ; la vigueur de leur attaque attestée par la perte de 24 officiers qui res- tèrent sur le champ de bataille, obligea les Français à rétro- grader au delà de Oms ( 2 ). Malheureusement, la funeste bataille du Boulou (30 avril et l ,r mai) enleva aux Espagnols tout le fruit de la cam- pagne précédente et les força même à évacuer les conquêtes qui formaient le glorieux trophée remporté par Ricardos. Les trois bataillons des gardes wallones placées sur les hauteurs de Ceret couvrirent la retraite de l'armée, et leur héroïque résistance en sauva les débris. Toute la plaine du Roussillon se trouvait évacuée après cette catastrophe; le général la Union se retira. précipitam- ment sous le canon de Figuières, bornant désormais son (•) Fervel. — Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. Digitized by Google 212 HISTOIRE rôle a défendre la Catalogne contre les entreprises de Du- gommier. Dès que les troupes furent remises des désastres du Huulou , le chef de l'armée espagnole résolut de rouvrir la campagne par une attaque contre la division du général Augereau, qui s'était installée assez inconsidérément à Saint-Laurent de la Mouga. Les gardes wallones formaient la seconde des sept colonnes que le général la Union chargea de cette opération (19 mai). Elles se déployèrent en tirailleurs sur le versant septentrional de la Magdeleine, se précipitèrent sur la Fonderie, qu'elles étaient spéciale- ment chargées d'assaillir , et elles soutinrent pendant plus de huit heures un des combats les plus sanglants qui aient signalé cette campagne. Les Français furent vainqueurs , et traitèrent avec une cruauté inouïe leurs vaillants adver- saires ; ils furent impitoyables, et, sauf 250 prisonniers, ils massacrèrent tout ce qu'ils purent atteindre. Ils traitèrent surtout sans merci les troupes qui s'étaient opiniàtrées contre les redoutes, et se trouvaient ainsi les plus enga- gées, les gardes wallones, qui prouvèrent une fois de plus par leur obstination au feu, dit un historien français, que la race des vieilles bandes, dont ils portaient le glorieux nom, avait survécu au désastre de Hocroy. L'acharnement fut tel , qu'on vit des volontaires du 2 e bataillon de la Haute- Garonne étouffer dans leurs étreintes de malheureux fuyards qui s'étaient enlacés a eux pour éviter leurs baïonnettes ('). ( ; Fervbl. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 213 Les Espagnols perdirent un cinquième de leur effectif; des cimes de la Magdeleine aux précipices de la Muga, dit un rapport, les ravins étaient jonchés de cadavres et les rochers teints de sang. Parmi les officiers du régiment qui trouvèrent la mort dans cette fatate journée on comptait les sous-lieutenants Frédéric baron de Koniggseg et Emmanuel du Blaisel. L'aide-major Xavier de Craywinckel mourut quelque temps après a Géronne des suites de ses blessures. Afin de barrer aux républicains rentrée de l'Ampourdan , l'armée espagnole entreprit la construction d'une ligne im- mense d'ouvrages défensifs autour de Figuières; elle fut souvent troublée dans ses travaux par les Français : lors de l'attaque du 7 juin, les gardes wallones concoururent a la défense du plateau de Llers ; le camp du 6' bataillon , cerné par les hussards et les miquelets, allait être pris, lorsque, par un effort suprême, les Wallons repoussèrent les agresseurs et restèrent maîtres de la position ('). Deux mois environ se passèrent en escarmouches et en sorties; vers le milieu du mois d'août, le général la Union, informé que la garnison de Bellegarde était aux abois, résolut de tenter un suprême effort pour la sauver, et le 29 il fit attaquer toute la ligne des républicains. Les bataillons mutilés des gardes wallones faisaient partie de la division du général de Courten, qui, après avoir remonté la gorge de Terrasas, assaillit les républicains sur ( ) Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. Digitized by Google 2U HISTOIRE les hauteurs de la Muga, leur enleva leur artillerie et les força d'abord à évacuer leurs positions ; mais l'issue du combat fut à l'avantage des Français, qui, cette fois encore, se montrèrent sans pitié , et exécutèrent avec une énergie qui tenait de la férocité, l'odieux décret de guerre à mort rendu récemment par la Convention (25 août) ('). Le 21 septembre, le général la Union voulut tenter sur la montagne Noire un nouvel effort ; le brigadier Tarranco, avec 4,000 hommes d'élite, parmi lesquels se trouvaient les gardes wallones, s'élance résolument sur l'ennemi, qui, pris à l'improviste, se retire en désordre, mais revient ensuite en force et oblige les Espagnols à renoncer à leur entreprise. L'armée espagnole ne subit plus que des revers pendant tout le reste de cette campagne. Elle fut repoussée succes- sivement de toutes les positions retranchées autour de Figuières, et, après avoir perdu son général en chef, fit une retraite qui ne fut pas sans gloire. Les bataillons des gardes wallones eurent constamment la défense des postes les plus importants : d'abord à la Salud, où fut tué le chevalier d'Heurne sous-aide-major. Ils évacuèrent cette position le 17 novembre pour occuper le camp de Llers. Après s'y être vaillamment conduits, ils firent leur retraite sur Bascara, défendirent pendant deux jours entiers le col d'Oriol (21 et 22 novembre), où furent tués les deux frères Charles et Pierre Mettecoven, sous-lieutenants, puis {•) Ff.rvf.i-. Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 215 enfin gagnèrent Géronne. Toujours presses par les répu- blicains, ils durent abandonner cette place le 6 décembre, et allèrent camper avec l'avant-garde à Pont-Major, sur les bords du Ter ('). Pendant cette campagne de 1794, qui doit être rangée au nombre des plus sanglantes du siècle dernier, tous les corps de l'armée espagnole furent à peu près détruits, quelques-uns disparurent même complètement. Le régi- ment des gardes wallones fut du petit nombre de ceux qui conservèrent leurs drapeaux : quelques officiers et soldats, derniers restes de cette glorieuse phalange, se tinrent con- tinuellement groupés autour de ce symbole de l'honneur militaire, et furent assez heureux pour empêcher que l'en- nemi parvînt jamais à s'en emparer. Le 24 décembre , les restes du régiment prirent leurs quartiers d'hiver h Pueblos-de-Pont-Major-de-Saria. Dans les premiers mois de l'année 1795, l'armée espagnole se prépara à défendre le passage de la Fluvia et à interdire l'entrée de la Catalogne aux républicains. Le général Urrutia, qui avait remplacé la Union dans le commandement en chef, concentra dans ce but ses principales forces à Banyolas. Dès le mois de février, le 2' bataillon des gardes waJ- (') Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. Digitized by Google 21 6 histoire lones fut établi au village de Bézalu; il occupa cette posi- tion avancée, y resta quelques jours, mais dut l'évacuer le 1 rr mars, en présence des nombreuses colonnes du général Augereau, cherchant a s'emparer des postes propres à faci- liter le passage de la Fluvia ('). Le 2* bataillon rejoignit à Banyolas les 1 er et 6% au moment où les républicains se présentaient devant la place. Là fut livré un vigoureux combat à la suite duquel les troupes d' Augereau furent repoussées et se retirèrent non sans désordre sur Bézalu. L'insuccès de cette entreprise engagea les Français à rester désormais sur la défensive. Les Espagnols profitè- rent de leur inaction pour s'installer sur la Fluvia. Plus d'un mois se passa ainsi sans que les deux armées en vins- sent sérieusement aux mains. Le 14 avril, les gardes wal- lones furent chargées d'une expédition secrète sous les ordres de don Idelphonse Arias. Le 24 du même mois, le général Augereau ayant fait quelques mouvements qui annonçaient l'intention de tenter une attaque, les trois bataillons du régiment allèrent s'établir à la croix de Falinas et bientôt après ils se rendirent à l'avant-gardc, au col d'Oriol. Les deux partis continuèrent ainsi d'escarmoucher pen- dant tout le mois de mai : un jour les grenadiers wallons passèrent la Fluvia a Bascara, repoussèrent vigoureuse- ment une reconnaissance ennemie, déjouèrent une embus- (•) Fkrvki.. — Manuscrits de M. de Preussenaere. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 217 cade et poursuivirent les républicains jusqu'à leurs avant- postes. Quelques jours après (26 mai), les Français à leur tour se jetèrent de l'autre côté de la Fluvia et attaquèrent le petit poste de Calabuig qui n'était défendu que par un faible piquet de gardes wallones. Heureusement le 2 e bataillon du régiment fut averti à temps; il se porta à la rencontre de l'ennemi, et après un combat opiniâtre, il le rejeta sur la rive gauche de la rivière ('). Ce fut la dernière action à laquelle les gardes wallones prirent part à l'armée des Pyrénées orientales; les trois bataillons reçurent l'ordre de se rendre à l'armée de Na- varre et partirent dans le courant du mois de juin, sous les ordres du capitaine de grenadiers Joseph de Bureau, briga- dier et chef de la brigade. Les Wallons emportèrent les regrets de toute l'armée, qui avait été si souvent témoin de leur valeur, et ils reçurent du commandant en chef les témoignages les plus honorables (*). Ces bataillons arrivèrent à l'armée de Navarre précisé- ment au moment où la paix de Bàle venait d'être signée; ils rejoignirent le reste du régiment dont ils étaient séparés depuis le commencement de la guerre. (') Journal de M. de Preussenaere de la Woestyne. (') Les bataillons des gardes wallones arrivèrent le 7 juin près de Barce- lone et s'arrêtèrent pendant un mois environ pour que l'on pût réparer l'habillement des troupes. Ils se remirent en marche le 6 juillet et arrivèrent le 30 à Pampelune ; trois jours après ils allèrent camper à Los Berios, à une lieue de la ville. [Journal de M. de Potesta.) H Digitized by Google HISTOIRE s ». Les 3 e , 4' et 5 e bataillons du régiment des gardes wal- lones avaient été" désignés, en 1793, pour faire partie de l'armée de Navarre commandée par le général Ventura Caro. On sait que toute la campagne de \ 793 se passa en chi- canes d'avant-postes destinés à protéger la frontière contre les entreprises des Français. Il serait fastidieux d'énumérer tous les petits combats auxquels les gardes wallones furent associés. Il convient de mentionner cependant que le 6 juin les Wallons formaient lavant-garde qui, sous les ordres du général Escalante, fut chargée de surprendre la position de Château -Pignon et qui accomplit cette expédition avec autant d'adresse que de valeur. Pendant la campagne de 1 794, les bataillons des gardes wallones furent attachés à la division du lieutenant-général Gil, chargée d'abord de garder les rives de la Bidassoa et plus tard le camp retranché de Saint-Martial, sous le canon d'Yrun. Le l ep août, les républicains assaillirent inopinément les Espagnols dans leur camp et les mirent en déroute. Les gardes wallones se couvrirent de gloire dans cette circon- stance ; ils formaient l'arrière-garde, et ce fut grâce à leur contenance ferme et énergique que la division espagnole parvint à échapper aux attaques combinées des généraux Digitized by GooqI DBS GARDES WÀLLONES. 219 Moncey et Fregeville et à gagner Ernani, sur la grand' route de Bayonne à Madrid ('). Dans les nombreux combats qui remplirent le reste de cette campagne et où Ja fortune fut presque constamment contraire aux armes espagnoles, les gardes wallones éprou- vèrent des pertes considérables qu'on ne parvint pas à combler par la levée qu'on essaya de faire pour recruter le régiment. Parmi les principaux officiers qui furent ou tués ou prisonniers, se trouvaient les capitaines Pierre Fort de Saint-Maurin, Balthasar de Bellet, Jean-Baptiste de Bekaert, François -Eugène Menche- Du vermeil, le baron François de Bette, Raphaël-Joseph de Craywinckel, Augustin-Fran- çois le Vaillant, et Jean-Pierre d'Esquille; les lieutenants Armand baron d'Armendariz , Louis - Auguste - Ghislain baron de Roisin, Joseph Thadée de Croeser, Antoine Mallet de Coupigny, Xavier de Craywinckel ; les sous-lieutenants Julien chevalier de Bassecourt, Balthasar de Bellet, Augustin du Blaisel, Jean-Antoine Triestan, etc., etc. Dès que la nouvelle de la paix conclue entre la France et l'Espagne fut connue, le régiment rentra dans Pam- pelune où il resta deux mois. Le 10 octobre, il se mit en route pour Madrid où il fit son entrée le 19 no- vembre (*)• (•) JoMisn. (•) Le régiment s'était arrêté pendant vingt jours dans une petite ville à deux lieues de Madrid, pour être habillé à neuf avant son entrée dans la capitale. Digitized by Google 220 HISTOIRE Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones après la guerre contre la République française (décembre 1795) : Colonel, Le prince de Castel Franco. Lieutenant-colonel. Le baron d'Estaimbourg. Major, Jean de Courten. CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSEIGNES. 4' r BATAILLON. B°» de Meer. Gr. P*« de Castel Franco. B°» d'Estaimbourg. B° n de Buren. J. Van Asbroeck. G. Butron Muxica. Ch» d'Amelin. P. Porras. Gr. O de Bryas. A. Dumont. J. Lebrun. L. de L'Espagnol. J. de Bassecourt. C. Romrée. J. deCoupigny. Gr. C. de Lannoy. H. Scherer. (Vacat.) D. Ailmer. P. Triestan. A. du Blaisel. VanderStraelen. Gr. F. de Recourt. F. Idiaquez. A.Pignatelly. H. de Ciria. L. Mosquera. N. Gatway. 2' BATAILLON. J. Bureau. Gr. Ch' d'Angeville. A. de Lignereuil. P. de Goossens. R. Craywinckel. Ch r de Ros. J. de Poulie. De l^ongvilliers. Gr. C" de Moy. J. Berenger. P. Obert. Mq 1 de Moy. De la Porte de Pierr. L. Creft. J. de Vinchant. Gr. Ch' de Torcy. C. Gravina. M. Des Maisières. B«n d'Overchies. Mixel y Blondel. J. Vander Straeten. E. Zambecari. (Vacat.) P. Sario. A. de Bassecourt F. Victor. L. de Villamar. F. de Roxas. Gr. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS LIEUTENANTS. ENSEIGNES. 3 r BATAILLON. A. d'Escalaute. Gr. A. de Cocdova. B°» de Triest. E. Vander Lèpe. A. Pammard. B» n de Warsage. M. de Boutillier. B»° de Torcy. Gr. A. de Louverval. P. de Bureau. L. de L/Église. F. de Boringe. C. de Coupigay. [Vocal.) M. Dumont. Gr. Zurita y Adomo. A. de Coupigny. D. du Blaizel. V«« de Nieulant. F. de Lamberts. J. de Cosbée. De Baillencourt. Gr. I. de Peralta. H. de Heusch. H. de Lamberls. {Vacat.) ( Vacat. ) J. Ugarte-Salinas. 4' BATAILLON. T. Dumout. Gr. Ch' de Petres. A. Drouhot. F. du Bassart. J. La porte. L. de Colins. O de Montagut. PaUasCarapagno Gr, M. de La Barre. H. Du Blaizel. M. Ruiz. A. Laporte. [Vocal.) F. d'Armeudardz. A. deMoy. Gr. E. de Lambert*. C. Van Werde. F. de SubiraU. B. Obert. Pio Trieslan. J. de Porras. M. Power. Gr. N. de Villora. L Agraz. Vander Dussen. [Vacat.) {Vacat.) A. de Maries. 5* BATAILLON. [Vacat.) A. Dupuis. T. de Kessel. A. O'Moore. [Vacat.) J. B. Van Afibroeck P. de Vorey. [Vacat.) A. Le Vaillant. H. Menche. {Vacat.) [Vacat.) C. Menche. J. de La Barre. A. de Seidel. Gr. C. Du Repaire. D. de Boutign y . Vallente. (Vacat.) J. de Seidel. A. Ronialy. (i. Saporito. Gr. [Vacat.) [Vacat.) [Vacat.) [Vacat.) Silva de Valdestein. F. de Maries. Digitized by Google 222 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. CAPITAINES LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTEMiTS. EISEItlES. 6« BATAILLON. OdeCoupigny. Cr. E. Du vermeil. [Vacat.) P. de Saint- Marcq. F. de Croix. T. de Croeser. J. Poulie. C. de Raulin. Cr A. Du Repaire. [Vacat.) Ch r Malleray. P. d'Estreux. [Vacat.) A. L'Espagnol. F. Levaillant. J. Peralla. L. d'Aigremont. A. Rocheneuve. P. Bojous. C. deLauzières. J. de Polesta. Cr. M. Echavaria. J. de Villamar. B. Vial. J. Andriani. J. de Recourt. L. Bonstetten. [Vocal) Gr. Digitized by Google CHAPITRE VIII. GUERRE DE L'INDÉPENDANCE. - CONCLUSION. (1808-1822.) Digitized by Google CHAPITRE VIII. CUEHRE DK L'INDÉPENUANCE. (I808-I82Î.) § I rr . Guerre avec l'Angleterre. — Expéditions en Amérique et en Portugal. — § i. Réorganisation du régiment des gardes wallones. — § 3. l*artieipation des gardes wallones à lïguerrede l'indépendance. — § 4. Le régiment des gardes wallones réorganisé en <8U, prend, en 18* 8, le titre de 2* régiment d'infauterie de la garde ; il est massacré aux portes de Madrid en 18SS. ; s i rr . La paix de Baie, signée le "2ï juillet 1795, avait mis tin à la guerre entre l'Espagne et la France ; un an plus tard (18 août 179G), le traité de Saint-Ildephonse établit entre les deux pays une étroite alliance, niais en même temps il fut le signal de la guerre avec l'Angleterre. Depuis longtemps les mauvais procédés de cette puis- sance envers l'Espagne avaient vivement indisposé les Digitized by Google 226 HISTOIRE esprits : le pavillon espagnol avait éprouvé toutes sortes d'avanies de la part de la marine anglaise ; les côtes de la péninsule étaient infestées de contrebande anglaise, au point que la plupart des manufactures se trouvaient rui- nées; lors du commencement de la campagne de 1795, l'Angleterre avait refusé d'aider l'Espagne; tous ces griefs et d'autres avaient engagé le cabinet de Madrid à rompre d'une manière éclatante avec son ancienne alliée. Les chances de la guerre maritime qui s'ensuivit ne furent pas heureuses; la flotte espagnole, battue par les Anglais près du cap Saint- Vincent, dut se retirer à Cadix ; les vainqueurs vinrent bloquer ce port. Heureusement la garnison de Cadix, dont faisaient partie plusieurs bataillons du régiment des gardes wal- lones, se conduisit avec beaucoup de valeur ; sa constance et son énergie rendirent vaines toutes les tentatives de l'ennemi pour s'emparer de la ville. Parmi les officiers du régiment qui se distinguèrent pendant le bombardement de Cadix, les relations citent tout spécialement le sous-lieute- nant Joseph-Jean-Marie-Louis de Potesta, qui, placé dans le fort SaintrSébastien avec 80 hommes de sa compagnie, sut contenir trois vaisseaux anglais qui voulaient interdire l'entrée du port à deux IxHiments grecs chargés de grains. Sa bonne contenance donna à quelques embarcations espa- gnoles le temps d'arriver et de contraindre les vaisseaux anglais à se retirer. Pendant les événements de la Révolution française, les Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 227 Anglais s'étaient emparés de tous les établissements hol- landais dans l'Amérique méridionale. Il ne leur restait plus à prendre que les forts de la Nouvelle-Amsterdam et de Ze- landia, près de Paramaribo, pour être maîtres de toute la Guyenne. L'Espagne résolut d'aider les Hollandais à se maintenir dans ces deux forts, et, dans ce but, un petit corps expéditionnaire s'embarqua à Cadix au mois d'octobre 1798. Six cents hommes des gardes wallones furent dési- gnés pour prendre part à cette entreprise. La petite flottille espagnole parvint à tromper la vigilance des Anglais, qui bloquaient toujours Cadix ; elle fit voile vers Surinam, et arriva à Cayenne le 20 janvier 1799. Cinq jours après, elle alla mouiller aux îles du Salut et du Diable, en atten- dant des renseignements sur la situation politique de Surinam; enfin, le 15 février, les troupes furent débar- quées dans le fort de la Nouvelle-Amsterdam. Elles y pas- sèrent six mois dans la plus aflreuse misère, entassées dans les casemates de la citadelle, et manquant des choses les plus indispensables à la vie. Le 12 août, on aperçut dix-huit voiles, et bientôt on apprit que c'était une escadre anglaise sortie de la Marti- nique, et commandée par le vice-amiral Hugh Seymour ; le 1 6, un parlementaire vint sommer la garnison espagnole de se rendre. Les chefs de la colonie décidèrent dans un conseil de guerre qu'il n'y avait pas lieu de résister. Les officiers du détachement des gardes wallones furent indignes de cette Digitized by Google 228 HISTOIRE décision du conseil ; ils firent une représentation a leur chef, et demandèrent à combattre. Mais leur commandant répondit que les instructions secrètes qu'il avait reçues de la cour le subordonnaient en tout au gouverneur ; qu'il ne pouvait donc que déplorer avec eux la faiblesse du conseil. Le 20 on publia la reddition de la colonie ; le lende- main, les Hollandais prêtèrent serment de fidélité aux An- glais, et relevèrent les gardes wallones dans tous les [Mistes. Ceux-ci furent prisonniers. On les embarqua le 8 septembre au soir, pour les transporter à la Martinique, où ils arrivèrent le 14. Le 10 novembre, un bâtiment parlementaire les reconduisît en Espagne, et les déposa, après cinquante-trois jours de traversée, à Ribadeo, jietit port de la Galice ('). A l'instigation de la France, l'Espagne déclara la guerre au Portugal, par un manifeste qui fut publié le 27 février 1801 ( 2 ), dix-huit jours seulement après la signature de la (') U relation de cette expédition est tirée des papiers de M. de Potesta de Walef. Cet officier ne put revenir avec le détachement: une maladie le retint au fort Ro>al de la Martinique , avec 1 le sous-lieutenant Jean Pio Tristan et quelques soldats. Le 28 avril 1800, ils semliarquèrent sur/e Victorieux avec le caporal Pastorini et le fusilier Mestro-Santy et arrivèrent a Pl\mouth le 23 juin. Delà ils passèrent en Espagne. {*) Dès l'année précédente, l'Espagne avait formé, par précaution , trois camps volants, a Mérida en Estramadure, à Malasa dans le royaume de Grenade, et à Ares dans la Galice. Deux bataillons des gardes wallones tirent partie du corps campé à Mérida et qui se composait de vingt-trois bataillons. — L'année suivante le camp d'Ares fut renforcé de sept bataillons, nu nombre desquels se trouvait un bataillon de gardes wallones. Le 12 mars Digitized by Google DES GARDES WALLON ES. 229 paix de Lunéville. Rien n'était prêt pour faire cette guerre ; le trésor était vide aussi bien que les arsenaux ; le crédit était anéanti, l'armée était considérablement réduite, et il fallait la réorganiser à la haie. Le 20 mai 1801, un corps espagnol, dont faisaient partie quelques détachements des gardes wallones, entra en Portugal. Ces troupes s'emparèrent d'Olivenza, de Ju- rnmenha, et battirent une partie de l'armée portugaise a Arrondies et à Flor-de-Roza. Ces succès engagèrent le Portugal à demander la paix, qui fut conclue le 9 juillet par le traité de Badajoz. A la fin de l'année, une paix générale fut signée à Amiens. S 2. A cette époque, le régiment des gardes wallones se trouvait réduit à quelques débris. Il se composait encore nominalement de six bataillons; mais les cadres étaient vides, et il n'y restait plus qu'un très-petit nombre de soldats wallons. Le corps d'officiers seul , bien que depuis les derniers événements il eût vu s'introduire dans ses « rangs des Espagnols, des Italiens, des Français, conservait encore beaucoup de Belges. «SOI , un des bataillons du camp de Mérida dut se rendre dans la Vieilltv Castille. Digitized by Google MO HISTOIRE Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones en décembre 1802 : Colotiet, Prince de Castel Franco. Lieutenant-colonel, Joseph de Bureau. Major, Baron de Meer. Aides-majors. V. de Saint-Pons. Som- aides -majors, F. d'Hautregard. L. de Bassecourt. L. de Menche. Baron de Roisin. J. de Roncaly. C. de Maiches. J. F. de Blende. » m m » C. de Héron. L. d'Aigremont. C. Van Werde. F. Beaulincourt de Maries. M. de Curcy. L. Vander Straeten. CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSEIGNES. <«• BATAILLON. DeCraywinckel. Gr. [Vacat.) [Vacat.) P. de Buren. Ch r de Ruis. P. de Bureau. P. de Saint-Marcq. B«" de La Barre. Gr. V» de Nieulant. P. de Miguel. C. de La Haye. J. de Bassecourt. Ch' de Ros. P. de Torcy. M. Power. Gr. A. Zambecary. Gr. Ch' de Recourt. J. Pratz. L. de Victor. A. Casaviella. A. de Triestan. H. A. Lamberts. A. Dumont. L. de Villena. R. Pratz. F. J. de Meer. R. Foxa. G. Aramendy. 2' BATAILLON. F. de Bassart. Gr, F. Levaillant. C. de Coupigny. P. de Goossens. J. de Craywînckel. Ch' de Ros. Delà Porte des Pierr. P. A. d'Huart. Gr. (Vacat.) C. de Gravina. D. de Boutigny. B«n (j e Valicourl. C. Van Calocn. L. de Lau7.ièi*es. B. de Billet. L Agraz. A. de Bassecourt. M. de Bette. F. Moretli. S. de Villamnyor. A. d'Huerne. J. Dexado. J. d'Espeleta. M. de Les. V. Quesada. F. de Rosières. Ramon Huguet. J. Valcarel. Gr. Digitized by Google I DES GARDES W ALLOUES. 251 CAPITAIIEt. UEUTEIAITl SOUS-LIEUTEIAITt. EISEIIIEt- 3' B VTA 11X0 V B. de Billet. Gr. C. de T'Serclaes. P. de Porras. Coupig. de I .ouverval A. de Pammard. h m de Warsage. J. de Basserourt. J. Le Brun. Gr. H. de Scherer. Gr. L. de Rocheneuve. M. Dumont. D. Dublaizel. F. de Subiratz. J. R. deSeidel. F. Levaillant. M. Saldivar. J. Peralta. J. Saldivar. X. de Landabaru. O de Haro. F. de Rircioli. M. Undabaru. Gr. F. X. de Cabanes. L. A. Eraso. (Vacat.) R. Lasaleta. R. Pratz. A. L. de Rulron. 4' BATAILLON. A. deButron. Gr L. de Longvillters. A. Drouhot. I. d'Esterippa. A. de la Porte. J. de Mortagne. O de Montagut. O de Moy. Gr. B on de Bonstetten. II. de Blaisel. F. du Vermeil. F. de Lamberts. L. A. de Moy. A. de Coupigny. A. de Foxa. Gr J. R. de Arellano. L. de Villamar. J. M. Fasano. J. Andriani. J. d'Estremera. C. d'Aunoy. M. Dexado. Gr. J. Van Oostrom. C. Barenechera. M. de Terrassas. A. de Bureau. A. Des Maizières. M.L.deCraywinrM 5 e BATAILLON. B°» de Coupigny. Gr. O de Bryas. F. de Sainte-Croix. Mq* de Malespina. C. de Campagne C. de Romrée. F. de Poulie. De la Porte. Gr. A. Le Vaillant. {Vacat.) P. d'Ailmer. F. de Lannoy. C. de Menche. Ch' de la Barre. J. de Porras. Gr. C"de Maries. Gonzalez de Cordova A. de l^s. G. de Verrac. B. Lasalela. M. Montalvo. A. de Mina. M. de Monteil D. Junro. J. Salomony. G. de Hanas. C. d Eliot. C. de Coupigny. Gr. G* BATAILLON. I. de Boutillier. Gr. J. de Peneranda. J. de Lanne. Ch' de Rollin. J. de Pruyssenaere. A. de Lignereuil. A. Dupuys. C« de Boringe. Gr. J. P. de Triestan. J. de Coupigny. C. de Malleray. P. M. d'Estreux. L. de L'Église. A. de L'Espagnol. M. Des Maizières. Gr T. de Villora. R. de Sans. B on de Garo. L P. de Sario. N. Du Smet. F. de Roxas. L. de Faucault. Gr. J. B. Du Smet. A. Lasaleta. R. de Miguel. M. de Tovar. F. de Moscovo. M. N. de Feraxas. Digitized by Google 232 HISTOIRE Le régiment reçut alors une nouvelle organisation ; par un décret du 3 avril 1803 , provoqué par le prince de la Paix, généralissime des armées espagnoles, il fut ré- duit, de même que le régiment des gardes espagnoles, a trois bataillons de sept compagnies, dont une de grena- diers (*). L'effectif des compagnies de fusiliers était fixé à 150 hommes, et celui des compagnies de grenadiers à 100 hommes seulement. La force de chaque bataillon était donc de 1 ,000 hommes sans les officiers. On réforma les officiers qui ne purent trouver place dans cette nouvelle organisation ; quelques-uns furent pen- sionnés; les uns et les autres conservèrent leur traitement entier. La composition de l'état-major du régiment et celle des compagnies se trouvèrent également modifiées : L'état-major comprenait un colonel, un lieutenant - colonel, un sergent-major ou major, trois commandants de bataillon, quatre premiers «adjudants et quatre deuxièmes adjudants, un chapelain-major, deux chapelains de batail- lon, un fourrier-major, un chirurgien-major et un chirur- gien en second, un tambour-major, trois armuriers, douze fifres, dont six de première classe et six de seconde Ç). Quant au cadre de chaque compagnie de grenadiers, il (■) Les l« et 6' bataillons anciens formèrent le 1^ nouveau ; les 2' et » bataillons formèrent le 2', les V' et 5» formèrent le 3'. (») Ce fut à partir de rette époque que le colonel et le lieutenant-colonel n'eurent plus de compagnie en propre ainsi que l'usage en avait existé pré- cédemment. Digitized by Google DES GARDES WÀLLONES. 233 se composait d'un capitaine, d'un lieutenant, d'un enseigne et d'un porte-drapeau, d'un premier sergent, de trois autres sergents, de six caporaux, de dix anspessades, de trois tambours et de 77 grenadiers. Les compagnies de fusiliers, dont l'effectif était de 126 soldats, avaient en plus un sergent et deux capo- raux. Le tableau suivant présente la composition du régiment des gardes wallones après la réorganisation de 1803 : t Colonel, Le prince de Castel Franco. Lieutenant-colonel, Joseph Bureau. Major, Baron de Meer. 4" BATAILLON. Aide-major, Louis Menche. Id. Baron de Roisin. Sous-aide-major, François Maries. CAPITAINES. LIEUTENANTS. SOUS LIEUTENANTS. ENSEIGNES. P. de Campagno. J. De Lanne. DelaPorted'Espierr. P. de Bureau. C. de rSerclaes. P. de Goossens. B»« de Warsage. DelaPorted'Espierr. J. de Coupigny. C w de Boringe. C. de Mallerny. P. A. d'Huart. Ch'de Ros. B. de Bellet, M. Saldivar. F. de Roxas. F. Riccioly. M. Power. J. Saldivar. De Héron. I. Agraz. R. Lasalela. V. Quesada. J. M. Dexado. A. Dumont. B. J. Pratz. L. A. de Erazo. D. Junco. 15 Digitized by Google 234 HISTOIRE 2* BATAILLON. Aide-major, Victor de Saint-Pons. Id. Miguel de Curcy. CAPITAINES, LIEUTENANTS. SOUS-LIEUTENANTS. ENSEIGNES. P. de Saint-Marc. P. de Porras. J. de Bassecourt. Ch' de Raulm. J. dePeneranda. J. de Craywinckel. P. deBuren. B on de La Barre. M. Dumont. P. M. Désireux. B on de Valicourt. A. de L'Espagnol. J. de Bassecourt. L. L'Église. J. de Porras. J. Peralta. A. Casaviella. Ch' de Recourt. I. Perez de Sarrio. T. de Villora. E. Lamberts. F. de Rozières. J. Espeleta. L de Butron. [Vacat.) J. de Valcarel. F. Moscovo. L. Villena. 3 r BATAILLON. Aide-major. Louis de Bassecourt. Id. Charles de Héron. Sous-aide-major, Paulin d'Aigremont. F. de Sainte- Croix. I. d'Estarripa. C. deCoupigny. F. de Poulie. Mq« de Malespina. A. de Pamart. J. Mortagne. C" de Moy. V" de Nieulant. A. Le Vaillant. Ch' de La Barre. L.iA. Moy. C. de Menche. M. De Blaizel. A. Foxa. L. de Villamar. R. de Acellano. C« de Maries. J. Andriani. Gonzalez de Cordova S. de Villa Mayor. B. de Guendulain. J. Salomoni. A. de Bureau. C. d'Elliot. A. Des Maizières. A. Mina. M. de Terrazas. Digitized by Google DES GARDES WAU-ONES. 355 S 3. Par un traité conclu entre la France et l'Espagne et qui fut signé à Fontainebleau, le 27 octobre 1807, l'invasion du Portugal avait été décidée. Ce royaume devait être par- tagé entre les belligérants ; certaines provinces étaient des- tinées à constituer un apanage au prince de la paix. Le général Francisco Solano, marquis de Soccoro, capitaine- général de l'Andalousie, avait été chargé, à la suite de ce traité, de réunir à Badajoz une division de huit bataillons, cinq escadrons et une batterie d'artillerie pour prendre pos- session, après la conquête, des provinces échues en par- tage au prince de la Paix ; en attendant, il devait rester dans le sud du Portugal. Le troisième bataillon du régiment des gardes wallones fut désigné pour faire partie de cette di- vision; il se rendit à Sétubal, vaste port à quelques lieues de Lisbonne. Vers la même époque, l'Espagne se trouva tout à coup envahie par plus de 100,000 Français qui, accueillis par- tout comme des alliés, comme des amis, employèrent la ruse et la violence pour se rendre maîtres des places fortes les plus importantes. Ce fut ainsi que le 17 février 1808, le général Darmagnac s'empara de la citadelle de Pampe- lune par un stratagème dont lui-même déplora la déloyauté dans le rapport qu'il adressa au ministre de la guerre. La Digitized by Google 236 HISTOUtE prise de Figuières, où stationnait un détachement de gardes wallones de la garnison de Barcelone, fut due à un acte de la plus odieuse perfidie ; ce fut encore par une trahison que les Français s'emparèrent de la citadelle de Barcelone où se trouvait le 2* bataillon des gardes wallones. Les troupes du général Duhesme avaient été reçues en amies dans cette ville ; elles se partageaient avec les soldats espagnols le service des gardes. Le 27 février, le général annonce son départ pour Cadix et ordonne une revue de son armée. Ses divisions se réunissent à cet effet sur l'es- planade de la citadelle au' milieu d'une afîîuence considé- rable de la population ; elles manœuvrent pendant quelques instants, puis tout à coup un bataillon s'élance à la baïon- nette à l'entrée de la citadelle. Les gardes -wallones qui étaient en faction sont massacrés ; le poste est désarmé et le bataillon français, soutenu par le reste des troupes, pé- nètre dans l'enceinte du fort et s'y établit. La foule des spectateurs, en voyant s'accomplir cet acte d'odieuse trahison, fut pénétrée d'indignation ; aux chants de victoire des Français, répondit un immense cri de fu- reur; il devait bientôt retentir dans toute l'Espagne. Dès que la nouvelle de l'audacieuse perfidie de ses alliés parvint à Charles IV, elle jeta dans son âme les plus vives alarmes. La cour résidait en ce moment à Aranjuez, château royal sur le Tage, à quelques lieues de Madrid. Le roi ré- solut de se retirer à Séville avec sa famille, afin d'être plus à portée de fuir s'il était forcé par les circonstances de chercher un refuge au delà des mers. » - * Digitized by Google DES GARDES WALLON ES» 237 Le !" bataillon des gardes wallones était alors en garni- son à Madrid. Il fut appelé à Aranjuez, afin de protéger la fuite du roi, de sorte qu'il assista au mouvement populaire qui eut lieu dans cette ville dans la nuit du 17 au 18 mars. Le régiment, depuis la mutilation qu'il avait subie en 1803, partageait les sentiments de toute la nation espagnole à l'égard du prince de la paix ; il laissa s'exercer la vengeance populaire et s'associa à l'ivresse générale que fit éclater la chute du favori. Après l'abdication de Charles IV, le 1 er bataillon rentra à Madrid , escortant le nouveau roi Ferdinand VII (24 mars). Après les événements de Bayonne qui dépouillèrent les Bourbons du trône d'Espagne, le peuple comprit que les odieuses manœuvres qui avaient livré à Napoléon tous les membres de la famille royale, allaient nécessairement abou- tir à la ruine de la nationalité; des soulèvements éclatèrent dans toutes les provinces et amenèrent promptement des collisions armées entre les Espagnols et les Français. Ployées sous les formes de la discipline, les troupes n'avaient pas manifesté d'abord la même exaltation de sentiments que les habitants, mais lorsque l'on ne put plus douter des projets d'asservissement de l'empereur des Français, l'armée s'as- socia a la cause nationale. Le grand-duc de Berg avait été nommé par Napoléon, lieutenant-général du royaume; il était entré a Madrid le 23 mars, avec des forces imposantes; en attendant que l'armée française occupai Cadix et Valence, il avait ordonné. Digitized by Google 238 HISTOIRE conformément aux instructions de l'empereur, les mesures qu'il jugeait les plus propres à briser ce qui restait de moyens de résistance dans les troupes espagnoles. D'après le plan qui avait été formé, les gardes wallones devaient être encadrées dans le corps du maréchal Moncey, en même lemps que les gardes du corps et les gardes espagnoles (*). Mais le 1 er bataillon des gardes wallones en garnison à Madrid ne voulut pas entrer dans les rangs de l'armée fran- çaise ; officiers et soldats désertèrent en masse et allèrent se mettre à la disposition des vaillants défenseurs de la nationalité qui, pendant six années de lutte sanglante contre les envahisseurs de l'Espagne, donnèrent d'immortels exem- ples de constance et d'héroïsme. A partir de cette époque, il devient très-difficile de suivre les différentes fractions du régiment des gardes wallones dans les mille combats qui furent livrés sur tous les points de l'Espagne pendant la guerre de l'insurrection. Dès le début des hostilités, les trois bataillons du régiment se sont trouvés séparés les uns des autres ; parfois les compagnies d'un même bataillon ont agi isolément. Il faut donc une attention extrême pour retrouver leurs traces d'un combat à l'autre. Les détails qui vont suivre ne sont peut-être pas très- complets, mais ils sont de la plus scrupuleuse exactitude ( 2 ). (') Général Foy, Guerre de la Péninsule. (•] Les détails relatifs à la participation des gardes wallones à la guerre tle l'indépendance ont été fournis par un grand nombre d'anciens officiers du régiment; notamment par MM. les lieutenants-généraux baron de Meer Digitized by Google DES GARDES WÀLLONES. 239 On a vu qu'après le départ de Ferdinand VII pour Bayonne, et à la suite des événements du 2 mai 1808, qui dépouillèrent les Bourbons de la couronne d'Espagne , le 1 er bataillon des gardes wallones avait quitté Madrid, résolu de prendre part à la guerre en faveur du roi légitime, et heureux de concourir, avec toute la nation, à la sainte mis- sion de délivrer la patrie de ses envahisseurs. Officiers et soldats gagnèrent les provinces de Valence, d'Aragon, d'Andalousie, d'Estramadure, et s'offrirent pour faire partie des armées qu'organisaient les chefs de l'insurrection. Après la bataille de Baylen (1808), les officiers et une partie des soldats de ce bataillon se réunirent à Madrid et se réorganisèrent ; puis ils partirent pour la Navarre avec l'armée d'Andalousie. Ils se distinguèrent à la bataille de Tudeki, où les Espagnols furent battus par le maréchal Lannes; ils accompagnèrent l'armée jusqu'à Buença, et prirent une part glorieuse à la bataille d'Uclès, le 1 3 février 1809. Dans cette affaire malheureuse, le bataillon fut en partie détruit ou fait prisonnier. Le 2* bataillon avait été fait prisonnier à Barcelone lorsque les troupes du général Duhesme s'emparèrent par surprise de la citadelle de cette ville. Plusieurs officiers et soldats parvinrent à s'évader, et se présentèrent à Tarra- gone au quartier général de l'armée espagnole. Ils formè- rent le noyau du nouveau 2 e bataillon, qu'on organisa rapi- et comte deClonard, par M. Emmanuel Louis de Craywinckel, ancien capi- taine du régiment, M. le vicomte de llespel, etc., etc. Digitized by Google 240 HISTOIRE dément. Ce bataillon, après avoir pris part à plusieurs affaires, fut presque entièrement fait prisonnier à la bataille de Margalef, livrée le 23 avril 1810. Ses débris se rendirent dans file Minorque pour se reformer de nouveau. Le troisième bataillon qui, à la fin de l'année 1807, avait été en Portugal avec la division du général marquis de Socorro, revint, par ordre du prince de la Paix, sur la frontière d'Andalousie vers l'époque des événements d'A- ranjuez, dans le but de protéger le voyage projeté de Charles IV ; quelque temps après il rentra en Espagne, et fut désigné pour faire partie de la division qui se réunit en Andalousie à l'armée du général Castanos. Il assista aux batailles des 16 et 19 juillet 1808, qui précédèrent la fameuse capitulation de Baylen. Le général Castanos avait une telle confiance dans la discipline et la bravoure de ce corps , qu'il lui confia la garde des ailes de sa première ligne à la bataille de Baylen. Le bataillon fut donc partagé en deux détachements, qui se placèrent sur les flancs des divisions des généraux de Coupigny-Lignereul et Reding. Ils eurent à soutenir les attaques désespérées des brigades françaises de Chabert et de Dupré, qui s'épuisèrent en efforts inutiles pour les rompre. Le vieux et respectable général Dupré fut frappé mortelle- ment en essayant un effort suprême contre les Wallons , qui se montrèrent, comme toujours, inébranlables sous le feu de l'ennemi. Enfin, après plus de neuf heures de résis- tance, les Espagnols restèrent maîtres de la position, et les Français', exténués, durent solliciter une suspension Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 241 d'armes ('). Le baron Emmanuel de la Barre, capitaine aux gardes wallones, fut tué dans ce combat ( 2 ), qui jeta un deuil si profond sur les armes françaises. Après la bataille de Baylen, le 5 e bataillon se rendit à Madrid, que venait d'abandonner le nouveau roi Joseph. Les compagnies du demi-bataillon de droite, y compris les grenadiers, restèrent dans cette ville. La compagnie de grenadiers fut destinée à servir de garde de la junte cen- trale qui se forma à Aranjuez; elle accompagna cette assemblée lorsque, au retour des Français à Madrid (dé- cembre 1808), elle se retira à Séville. Les l re , 2* et 3 e com- pagnies restèrent prisonnières des Français avec le reste de la garnison de Madrid (4 décembre 1808). Le demi-bataillon de gauche partit avec les troupes qui combattirent à Medellin (28 mars 1809). Dans cette ba- taille, les Wallons se comportèrent avec la plus brillante valeur ; ils s'emparèrent un instant de l'artillerie française ; mais l'aile gauche de l'armée espagnole ayant été mise en déroute, les gardes-wallones furent enveloppés par les Français, et, sur leur refus de se rendre, ils furent massa- crés. Quarante-deux seulement parvinrent à échapper aux coups de l'ennemi ! Parmi les officiers qui restèrent sur le champ de bataille, se trouvaient le capitaine baron Joseph de Morlagne-Landas, qui commandait le détachement ; les (') Général Fov, — Napier, Hixtory of the war in the l'eninsula and in the soulh of France, from the year !807 to the year 181 i. ( l ) D'après certaines relations, le baron de la Barre aurait été tué à la hataille de Menji\ar, l'avanl-veille de la bataille de Baylen. Digitized by Google 242 HISTOIRE capitaines Antoine Moy et François Du vermeil, le sous- lieutenant Achille Bureau, et l'enseigne Emmanuel Val- carel. Un autre détachement des gardes wallones assista éga- lement à la bataille de Medellin , et partagea le malheureux sort du demi-bataillon de gauche du 3 e bataillon. Ce déta- chement était commandé par le capitaine Jean de la Barre. Cet officier avait rassemblé a Badajoz les débris du !" ba- taillon après la bataille d'Uclès, et il en avait formé un petit bataillon auquel il donna le nom de 4 e bataillon des gardes wallones. Il se rendit à l'armée d'Estramadure, se trouva d'abord à la bataille de Gamonal , près de Burgos (10 novembre 1808), et ensuite à la bataille de Medellin, où, comme on l'a vu, il fut massacré. Après tous ces désastres, on pourrait croire que les gardes wallones se trouvaient complètement anéanties ; on les vit néanmoins reparaître de nouveau quelque temps . après. Après la bataille de Medellin , on réunit à Séville les débris des 3' et 4 e bataillons, et on les envoya à San- Lucar-de-Barrameda, pour y former un nouveau 1" batail- lon. La compagnie de grenadiers du 3 e bataillon, qui avait accompagné à Séville la junte centrale, lit partie de ce bataillon qui quitta Séville h l'entrée des Français; il partit avec les autres troupes pour le Contado-de-Niebla , et de la se rendit à Cadix. Des détachements assistèrent aux batailles de Chiclana (5 mars 1809) et d'Albuera (16 mai 1809), puis rentrèrent Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 243 dans Cadix ; la compagnie de grenadiers , ainsi que les 3 e , 4 e , 5 e et 6 e compagnies de fusiliers, firent partie de l'expé- dition commandée par le général Blake, qui sortit de la rade de Cadix le 22 juillet 181 1, pour se rendre h Almérie, où s'opéra le débarquement. Ces compagnies assistèrent le 9 août suivant à l'affaire de Zujar; elles y perdirent le sous-lieutenant Clery de Kleefeld, dont le père s'est illustré par son dévouement à Louis XVI pendant sa captivité au Temple. Ce jeune officier avait reçu deux blessures graves ; il tomba entre les mains des Français, qui le fusillèrent le lendemain. Ces cinq compagnies de gardes wallones passèrent ensuite dans les royaumes de Murcie et de Valence ; elles prirent part au combat de Puzol, près de Valence, le 15 octobre 1811 ; elles assistèrent le 24 décembre à l'affaire de Mislata, puis elles rentrèrent dans Valence, où elles . tombèrent au pouvoir des Français le 9 février 1812. Les r r et 2' bataillons se reformèrent une troisième fois; le 1" à Cadix, le 2 e h Alicante. L'un et l'autre assistèrent à une multitude de combats, et notamment a la bataille de Castalla , qui fut livrée au commencement du mois d'août 1812, et dans laquelle les trois quarts des troupes espa- gnoles furent massacrées. Les gardes wallones y perdirent, entre autres officiers, le capitaine Charles Quarré de la Haye tlu Repaire, qui commandait le 2 e bataillon, et le lieutenant Emmanuel de Vorcy. Après la bataille de Castalla, le l rr bataillon l'ut envoyé dans l'ile de Léon , près de Cadix ; il y resta jusqu'au Digitized by Google 244 HISTOIRE retour de Ferdinand VII en Espagne. Quant au 2* batail- lon, il lit partie du corps de réserve d'Andalousie ; il assista encore à plusieurs combats, et, entre autres, à la bataille de Sarauren. A l'époque de la paix il se trouvait à Ba- dajoz. Les officiers supérieurs du régiment des gardes wal- lones furent plusieurs fois renouvelés pendant la guerre de l'indépendance : le colonel prince de Caste! Franco avait embrassé de suite le parti français. Il assista avec d'autres grands d'Espagne à la junte extraordinaire ras- semblée à Bayonne pour discuter l'abdication de Ferdi- nand VII ; il présida la députation de cette assemblée qui fut envoyée à Saragosse pour obtenir la soumission de cette ville au nouvel ordre de choses. Le roi Joseph, dès qu'il eut pris possession du trône, lui conféra une des grandes digni- tés de sa cour; mais lorsque, après la désastreuse journée de Baylen, le nouveau souverain abandonna Madrid pour se retirer derrière l'Élire, le prince de Castel Franco fut du nombre des seigneurs espagnols qui abandonnèrent la cause de Joseph. Ce fut probablement cette conduite peu hono- rable que Napoléon voulut flétrir, lorsque, par un décret du mois de novembre 1808, il déclara l'ancien colonel des gardes wallones ennemi de la France et de l'Espagne. Le prince de Castel Franco fut enfermé dans le fort de Fenes- t relies, puis dans celui de Porlici a Naples, où il resta jusqu'à la paix de 1814. Le comte de Coiipiguy, lieutenant-colonel du régiment, embrassa également le parti du roi Joseph, de sorte que le Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 24.Ï commandement du corps fut donné au major Emmanuel- Philippe de Craywinckel, qui fut eu même temps élevé au grade de lieutenant-colonel; peu de temps après, il fut remplacé dans le commandement provisoire du régiment par le vicomte de Gand M. Emmanuel-Philippe de Craywinckel avait été rem- placé dans l'emploi de major par le brigadier et capitaine de grenadiers Ferdinand de Sainte-Croix. Ce dernier étant devenu gouverneur d'Alicante, eut pour successeur le lieu- tenant-général et capitaine Louis-Alexandre de Bassecourt. A la mort d'Emmanuel de Craywinckel, l'emploi de lieu- tenant-colonel échut à Jean de Lannoy qui commandait le 1" bataillon, et celui-ci étant mort à son tour, le brigadier Ferdinand de Sainte-Croix rentra au régiment pour le rem- placer. Plusieurs officiers des gardes wallones furent investis d'emplois supérieurs et, jouèrent un rôle important dans la guerre de l'indépendance, entre autres, le chevalier le Clément de Saint-Marcq, capitaine et maréchal de camp, qui com- manda une division de l'armée de Valence et Aragon, et fut fait prisonnier de guerre lors de la prise de Saragosse ; le baron de Warsage, capitaine, qui organisa un bataillon (') Le vicomte de Gand était avant la Révolution française colonel du régiment de Champagne en garnison à Bordeaux. En 179* il émigra et se rendit en Espagne où un de ses frères était général. Il prit également du service et commanda pendant la campagne de 4794 le régiment de la Reine, composé d'émigrés français. Il était grand d'Espagne et l'un des seigneurs les plus aimables de l'ancienne cour de Versailles. Digitized by Google 24G HISTOIRE d'étudiants volontaires, commanda les héroïques défenseurs de Saragosse en 1809 et fut tué au moment où les Fran- çais entraient dans la place; le marquis de Coupigny-Ligne- reul, qui commanda la deuxième division de l'armée d'An- dalousie aux batailles de Menjivar et de Baylen, et qui fut ensuite commandant en chef dë l'armée qui défendit Cadix et l'ile de Léon en 1810 et 1812; Louis-Alexandre de Bas- secourt, capitaine et maréchal de camp, qui commanda le corps d'armée de la province de Cuença en 1810 et 1811 et qui devint capitaine-général de Galice, de Valence et d'Aragon ; enfin le capitaine et maréchal de camp Jean de la Barre, qui commanda une division de l'armée de Cata- logne. La guerre de l'indépendance fut le dernier fait d'armes du régiment des gardes wallones; avec elle devrait peut-être se terminer l'histoire de cette glorieuse phalange, qui après avoir donné pendant plus d'un siècle tant de preuves d'une rare fidélité aux rois d'Espagne de la branche des Bour- bons, venait de verser jusqu'aux dernières gouttes de son sang pour la délivrance de sa patrie adoptive. Mais la renommée que les soldats wallons avaient su conquérir par leurs exploits devait vivre longtemps encore dans les sou- venirs de l'Espagne, aussi l'héritier des Bourbons, en remontant sur le trône de ses pères, essaya-t-il de restaurer une garde qui s 'était toujours fait remarquer entre les plus vaillants défenseurs de la couronne. Digitized by Google I DES GARDES WALLONES. 247 g 4. Lorsque Napoléon, forcé par les circonstances mal- heureuses où il se trouvait vers la fin de 1815, crul devoir rétablir la dynastie des Bourbons sur le trône d'Espagne, Ferdinand VII revint prendre possession de ses États. Les 1" et 2 e bataillons des gardes wallones, derniers débris échappés à une guerre longue et sanglante, se hâtèrent d'arriver à Madrid pour y former la garde du roi, et le prince de Castel Franco fut remis en possession du commandement du régiment en remplacement du vicomte de Gand à qui le ministre de la guerre fit la communication suivante au nom du roi : « Sa Majesté déclare à cette occasion qu'elle est très- » satisfaite des services militaires de Votre Excellence pen- »> dant la révolution passée ; elle ne l'est pas moins du zèle » et de l'amour que vous avez manifestés pour sa royale » personne, dans l'exercice de votre dignité de colonel du » régiment des gardes wallones. Sa Majesté a décidé en » conséquence que les honneurs de cette dignité seraient » conservés à Votre Excellence comme un témoignage de » sa haute satisfaction, et je m'empresse de vous faire » connaître cette marque de la bienveillance de notre sou- Digitized by Google 248 HISTOIRE » verain, de laquelle je donne avis, sous la même date, à » tous les chefs de corps de la maison du roi. » Madrid, 14 août 1814. > Le prince de Castel Franco étant mort le 12 janvier 181 o, le commandement du régiment fut donné à Claude- Anne de Rouvroy marquis de Saint-Simon, capitaine- général; les emplois de lieutenant -colonel et de major passèrent au maréchal de camp Jean de Lanne et au lieute- nant-général Louis de Bassecourt. On créa en outre des emplois de commandants de bataillon qui furent confiés à Pierre de Goossens, Honoré Du Blaisel et Ferdinand de Poulie, qui étaient tous officiers généraux ('). Le rétablissement des gardes wallones porta bientôt ombrage à l'entourage de Ferdinand VIL On fit valoir que le maintien d'un corps étranger froissait le caractère national et blessait les susceptibilités de l'armée. Ces raisons ne purent décider le roi à rayer de sa maison militaire le glorieux régiment des gardes wallones, mais il se contenta d'en garder le nom et consentit à ce que désormais on n'admît plus dans ce corps que des Espagnols; il y fit même incorporer, en vertu d'un décret du mois de juillet 1815, cinq vieux régiments d'infanterie espagnole ( 2 ), afin de (') Malgré toutes mes recherches il m'a été impossible de me procurer le tableau de la composition des cadres d'officiers du régiment des gardes wallones, en 1845. (*) C'étaient les régiments de Cadix, de Sequenza, de Castropol, de Lena et de Praira. — Ce fut à dater de cette incorporation seulement que la à langue française cessa d'être en usage pour les commandement*. Digitized by Google 1 DES GARDES WALLONES. 240 créer les 5', 4' et 5 e bataillons; enfin le décret du l rr juin 1818 supprima définitivement la dénomination de garde uxillone et donna au régiment, qui jusqu'alors l'avait portée, le titre de 2 e régiment des royales gardes d'infanterie (') ; les anciennes gardes espagnoles formèrent le I er régiment. Ces deux régiments, que la population de Madrid con- tinua, malgré le décret du I er juin 1 81 8, de désigner sous leurs anciens noms, n'existèrent pas longtemps : en 1822, lors de la révolution constitutionnelle , ils se dévouèrent a défendre la cause du roi et une circonstance fortuite les amena à tenter en faveur de l'absolutisme un mouvement qui aboutit au massacre de toute cette milice (*). Voici, d'après les documents de l'époque, la relation de ce tragique événement : On était au dernier jour de la session des cortès : le roi Ferdinand VII avait été prononcer le discours de clôture. Il fut à son retour accueilli par des cris de : Vive le roi consti- tutionnel! auxquels répondirent quelques clameurs de : Vive le roi absolu! Ces derniers mots, dit-on, étaient sortis des rangs de son escorte. Il n'en fallut pas davantage pour que les anarchistes accablassent d'injures la garde royale qui la (') Le marquis de Saint-Simon resta colonel du nouveau régiment; l'em- ploi de lieutenant-colonel était vacant depuis la mort du lieutenant-général de Lanne; celui de major resta aux mains de M. de Bassecourt; les briga- diers Charles de Coupigny, Jean de la Porte des Pierres, le comte de Moy, Honoré du Blaisel et Ferdinand de Blende conservèrent le commandement des bataillons. \ (*) Voir l'Espagne, par Joseph I.avallée. — Histoire de l'Espagne, par Marlum, — de Mamïgnac ; - les journaux du temps. 16 Digitized by Google 250 HISTOIKE composait. Ils allèrent même jusqu'à lancer des pierres aux grenadiers. Quelques-uns de ceux-ci, dont la patience était à lK)ut, sortirent des rangs, chargèrent leurs agresseurs à coups de baïonnettes; d'autres firent feu et plusieurs per- sonnes furent blessées. Un des officiers de la garde, Mamertin Landabaru, connu pour ses idées exaltées et affilié à la congrégation des communeros, était mal vu de ses camarades et détesté des soldats. Il blâma vivement la conduite de la garde royale, et frappa de son sabre un grenadier qui avait proféré une parole inconstitutionnelle. Il ne tarda pas à expier l'impru- dence de son emportement : le même soir on le trouva assassiné sur les marches du palais. Cet assassinat retentit dans toute la capitale comme un signal d'alarme. Les opinions exagérées de Landabaru étaient bien connues; aussi fit-on de sa mort une affaire politique. Les régiments de la ligne et la milice, tout dévoués aux cortès, vinrent s'établir autour du palais où se trouvaient deux bataillons de la garde (') ; l'artillerie mit ses pièces en position. Le lendemain, une ordonnance royale enjoignit de pour- suivre les assassins de Landabaru avec toute la rigueur de la loi. La journée se passa d'une manière assez calme ; mais, au milieu de la nuit, quatre bataillons de la garde sor- tirent de leurs casernes ayant quelques officiers à leur tête. A onze heures, ils se trouvaient rangés en bataille hors de (') C'étaient le 2» bataillon du régiment et le t« bataillon du 2*. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 251 la ville, dans un endroit appelé le champ des Gardes. Bientôt après, ils se mirent en route pour le Pardo, rési- dence royale située sur le bord du Mançanarès a deux lieues environ au nord de Madrid. Plusieurs circonstances avaient probablement contribué à rendre plus vive l'irritation de ce corps. Le bruit avait couru qu'il allait être licencié ; pendant les derniers jours de la session, les cortès avaient discuté sur les réformes à introduire dans la garde royale ; la motion avait été faite de la placer dans les mêmes conditions que les autres régi- ments de l'armée. Se croyant menacée dans son existence, la garde pensa-t-elle que cette rébellion la ferait respecter ? Le gouvernement parut croire que tel était le motif de sa conduite. Il chercha à rassurer les révoltés, et pour leur offrir une espèce de garantie, on donna au général Morillo le titre de colonel de la garde royale. Les révoltés ne se contentèrent pas de cette satisfac- tion; ils demandèrent qu'il fût permis à quelques-uns d'entre eux de présenter à Sa Majesté en personne l'ex- pression de leurs sentiments; en outre, ils envoyèrent au roi l'adresse suivante : « Sire, > » Les chefs, officiers, sous-officiers et autres personnes » composant le T r et le 3 e bataillon du !" régiment d'in- » fan ter ie de la garde royale, et le 2' et le 3 e bataillon du f 2* régiment de la même garde, exposent très-humble- » ment a Votre Majesté que les outrages multipliés qu'ils 252 HISTOIRE » ont soufferts avec la plus grande patience de la part des » autorités, ont exaspéré à un tel point l'esprit des sol- » dats, qu'ils sont convaincus que l'on veut les désarmer : il » n'a pas été possible de contenir leur courage offensé. » Dans cette disposition, les soussignés n'ont pas cru » devoir abandonner les soldats afin de conserver réunis » les bataillons, bien convaincus qu'ils resteront toujours » soumis à Votre Majesté et à ses lois. Les soussignés p n'abandonneront pas non plus leur poste actuel jusqu'à » ce que Votre Majesté daigne ordonner que la garde » royale reçoive enfin des garanties certaines ; mais ils ne » céderont jamais à la force , car ils préfèrent la mort à » l'opprobre. » Au camp du Pardo , le 2 juillet 1 822. » Les très-humbles serviteurs de Votre Majesté » Au nom de tous, » Le comte de Mo y. » Pendant que quatre bataillons de la garde se retiraient au Pardo, les deux autres bataillons qui étaient de service au palais du roi à Madrid étaient cernés par les troupes de la garnison et parla milice. Ils n'avaient donné aucun signe de rébellion , mais on ne croyait pas pouvoir compter sur eux pour réduire les quatre bataillons révoltés. Il était pro- bable qu'ils ne voudraient pas combattre contre leurs cama- rades; il était même à craindre qu'au moment décisif ils ne fissent cause commune avec eux, car on leur connaissait à tous les mêmes sentiments et ils avaient les mêmes intérêts. Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 233 Les ministres se trouvaient dans le plus grand embar- ras, hésitant entre l'emploi de la force pour réduire les révoltés et les concessions que le roi était tout disposé à faire, mais que repoussaient énergiquement les membres de la municipalité. Cette crise sans exemple dura six jours, pendant les- quels les partis restèrent continuellement en armes. Enfin, dans la journée du 7 juillet, le bruit s'étant répandu parmi les gardes du Pardo que le roi était emmené hors de son palais comme prisonnier des cortès, 1 ardeur de cette troupe fidèle ne put se contenir davantage. Elle résolut de pénétrer jusqu'au palais , de rejoindre les deux bataillons des gardes qui y étaient restés, et de mettre le roi eu liberté. A trois heures du malin, les quatre bataillons entrèrent dans la capitale par la porte del Conde-Duque. Là , ils se divisèrent en trois colonnes; L'une tourna à droile et se porta sur le parc d'artillerie placé près de la porte Saint- Vincent; elle était commandée par Louis Moy. La seconde colonne, prenant à gauche, se dirigea vers la porte del Sot, située presque au centre de Madrid, non loin de la place Mayor. Elle dispersa sur sa route les mili- ciens qu'on avait postés sur la place Saint-Martin et dans la rue des Bordadores. Par suite de cette dispersion, le palais du roi, situé entre la porte Saint- Vincent et la place Mayor, se trouvait au milieu de deux attaques. La troisième colonne marcha directement sur la place Mayor. Elle s'en empara de vive force malgré le feu de Digitized by Google 254 HISTOIRE deux pièces chargées à mitraille, et celui qui partait des croisées de toutes les maisons où les miliciens avaient été postés et retranchés dès le jour précédent. Les gardes se maintinrent dans cette position, attendant l'arrivée des deux autres colonnes. Pendant ce temps, la première colonne avait échoué dans son attaque sur le pare d'artillerie de la porte Saint- Vincent ; les soldats qui d'ailleurs manquaient de chefs se débandèrent, s'enfuirent dans les rues environnantes où on les prit presque sans défense. La seconde colonne, arrivée à la porte del Sol, y trouva de nombreuses troupes. Après une charge meurtrière , la garde fut mise en désordre ; elle parvint cependant à se rallier, et arriva par de longs détours sur la place du Palais. La troisième colonne qui se soutenait encore sur la place Mayor, apprenant la défaite des deux autres, se retira également vers le palais , de sorte que tout ce qui restait de la garde s'y trouva réuni dans un état de décou- ragement presque complet. Quant aux deux bataillons qui étaient restés au château, ils attendaient sous les armes qu'on les conduisit au se- cours de leurs camarades. On ne leur donna pas d'ordre et ils ne prirent point part au combat. Aussitôt que les gardes furent rassemblés sur la place, ils se rangèrent autour du palais du roi. Les miliciens et les troupes du régiment de don Carlos unis a la populace armée par les clubs se portèrent vers le château par toutes 4 Digitized by Google DES GARDES WALLONES. 255 les avenues, et de nombreux canons établis aux débouchés des rues adjacentes furent braqués contre les portes et les fenêtres. Dix mille personnes, tant miliciens que bandits, poussant des cris épouvantables, étaient prêts à se ruer sur les malheureux gardes ! A ce moment d une solennité lugubre, Ion vit tout à coup flotter un drapeau blanc sur les tours du palais ; les hostilités cessèrent. Une démarche fut faite alors au nom du roi en faveur des vaincus. On demanda une capitulation honorable pour la garde; mais la junte qui s était emparée de l'autorité sous prétexte que le roi n'était plus libre, repoussa cette demande ; elle ordonna que les deux bataillons qui n'avaient pas com- battu sortissent avec leurs armes et se rendissent immédiate- ment l'un à Leganès, l'autre a Vicalbaro. Qoant aux autres bataillons, ils devaient être désarmés et se constituer prison- niers. Ceux-ci ne voulurent point accepter ces conditions honteuses. Ils saisirent leurs armes, se précipitèrent hors du château, gagnèrent la porte de Ségovie ; mais ils furent poursuivis par le régiment d'Almanza, par l'artillerie et par la cavalerie de la milice. La mitraille porte alors la mort dans leurs rangs. Ils sont inhumainement sabrés par lu cavalerie, et tous ceux qui ne périssent pas par le fer ou par le feu sont faits prisonniers ! On instruisit le procès des officiers pris les armes à la main, on déféra leur conduite à un conseil de guerre ; ils étaient seize, un seul, le lieutenant Goeflicux, fut condamné à la peine capitale. L'instruction ayant démontré que le complot avait été organisé dans l'intérieur du palais et que Digitized by Google 250 HISTOIlîE DES GAKDES WALLONES. les troupes avaient été séduites par de hautes influences, on arrêta les poursuites. Il semble que l'on craignit de rencon- trer dans le cours de la justice, des coupables que la loi et les circonstances ne permettaient pas de punir. Les deux bataillons à qui l'on avait permis de sortir de Madrid avec leurs armes furent dissous ; les officiers quit- tèrent le service, les soldats furent disséminés dans diffé- rents régiments d'infanterie de l'armée. Telle fut la fin du régiment des gardes vvallones, qui pendant les cent vingt ans qu'il figura dans les rangs de l'armée espagnole, continua les glorieuses traditions atta- chées au nom flamand depuis des siècles. Ce corps avait été créé pour la garde et la défense des rois d'Espagne, sa destinée providentielle était de disparaître dans un dernier et suprême effort en faveur de l'ancienne royauté, luttant contre l'introduction du régime constitutionnel.... « Le régiment des gardes wallones, disait il n'y a pas » longtemps M. le comte de Clonard, a eu la gloire de » ne jamais avoir tourné le dos à l'ennemi. L'Espagne, » l'Afrique, la France, l'Italie, l'ont vu tour à tour se cou- » ronner des lauriers de la victoire et rougir le sol du sang » de milliers de ses soldats et de ses officiers. Dès sa crea- » tion, il fut en butte aux intrigues qui voulaient sa suppres- » sion, mais jamais le moindre souffle ne ternit sa glorieuse » réputation. » FIN. Digitized by Google ANNEXES. Digitized by Google Digitized by Google Aknixi a. EXTRAIT DU RÈGLEMENT DU 2 DÉCEMBRE 1773 CONCERNANT L'tNIFORME des officiers et soldats du régiment des gardes wallon et. TITRE II. Article premier. — L'habit et culottes de l'habillement des régiments des gardes doit être bleu avec la veste et devise rouge, le tout de drap travaillé dans mes domaines d'Espagne et de la meilleure qualité, garnis de galon de fil blanc comme les capo- raux et soldats s'en servent aujourd'hui. Art. 2. — Ces individus et les tambours des gardes espa- gnoles auront la cocarde d'estame rouge, comme étant la devise de la nation, et les wallones auront aussi des cocardes d'estame rouge, mais afin qu'il y ait quelque distinction, elles la porteront avec un petit til noir sur les deux bords, d'une ligne de large. Art 5. — Les habits des tambours et fifres seront garnis d'une frange pareille à celle de ma maison royale, et les vestes de galons de fil comme celles des caporaux et soldats. TITRE IV. Article premier. — Le grand uniforme des ofiicicrs doit être composé d'un chapeau avec galon mousquetaire, plumet rouge et cocarde de soie de la même couleur; d'un habit de drap bleu, doublé de serge de soie rouge et garni d'un galon d'argent sur Digitized by Google HISTOIKE DES GAHDES WALLOXES. toutes les coutures, du dessin qui est destiné j>our ces corps; d'une veste et parements d'écarlate; la veste sera garnie le long du bord d'un galon large du même dessin, ainsi que sur le haut et bas des pattes ; des culottes bleues avec des boutonnières et jarretières d'argent, et bas blancs. Akt. "2, — Celui des gardes wallones sera seulement distingué des espagnoles, d'un plumet blanc au chapeau et le filet noir à la cocarde. Aht. 3. — Outre le grand uniforme, les officiers de ces corps porteront continuellement le petit uniforme qui sera sculemeul garni d'un galon large aux parements le long du bord, aux pattes et aux plis de l'habit, et la veste de la façon qu'ils la portent à présent, sans aucune variation. I A ut. i. — Les officiers auront toujours en leurs petits uni- formes, les distinctions qui leur correspondent pour les grades de l'armée qu'ils obtiendront, ainsi qu'il est prévu dans l'ordon- nance générale {ceci concerne les épaulettes). Aht. 8. — Tous les officiers useront aussi de fusils à baïon- nette, fourniture, ceinturon, et hausse-col lorsqu'ils seront sous les armes ou employés à mon service. Art. 9. — Ces armes seront de même calibre, dimension et façon que celles qui sont signalées pour les autres corps de l'armée et dont ils usent actuellement; les ceinturons et fourni- tures sur du velours rouge brode et garnis d'un galon étroit comme celui que les grenadiers ont toujours porté; celles des fusiliers seront plus petites. Aht. 10. — Les officiers auront des épées uniformes, et lors- qu'ils seront de garde, ils les auront en bandouillière. Ain. II.- Les grands uniformes des sergents seront de drap bleu, parements d'écarlale et galons d'argent, comme ils usent aujourd'hui, et la doublure de la même couleur et qualité. Sur. 15. — Les sergents gradués d'officiers porteront sur leur petit uniforme la distinction qui leur correspondra pour Digitized by Google ANNEXE .4. 201 leur grade dans l'armée ; tant ceux-ci comme ceux qui ne le sont point, useront de la cocarde de soie. Art. H. — Les sergents de première classe seront distingués par deux épauleltes d'étame rouge et d'un (il d'argent mêlé sur les épaules de l'habit du petit uniforme; et ceux de la seconde en porteront une pareille sur la droite. Art. 19. — Tous les sergents de fusiliers seront dorénavant (comme ceux de grenadiers), fournis de fusils, fourniture et ceinturon, toutes les fois qu'ils se mettront sous les armes ou qu'ils seront de garde; les ceinturons et fournitures seront d'écarlale brodé et garnis d'un galon d'argent comme . celui de leur uniforme et leur grandeur sera proportionnée à celle des officiers de leur classe. Art. 16. — Les sergents dpvront également avoir comme leurs officiers des épées d'uniforme et les porter comme ceux-ci de la façon et dans les occasions ainsi qu'il est prévu. Digitized by Google 202 HISTOIRE DES GARDES WAI.LONES. ASJKXK B. TARIF DES SOLDES DU RÉGIMENT DES GARDES WALI.ONES D APRÈS LE RÈGLEMENT DU 2 DÉCEMBRE 1773 ('). GRADES. wlM, "T" GRADES. soidi iMriUI KM reaux i»;. en réaux. Cotonel, outre la solde de Aumônier .... . . 4,200 60,000 Fourrier-major . . . . 5,850 Lieutenant-colonel, outre la Chirurgien-major. . . . 9,000 solde de capitaine. . . 48,000 Chirurgien .... . . 3,600 Major, inspecteur. . . . 45,600 Tambour-major . . . . 4,440 10,800 Maître armurier . . . . 4,440 Sous-aide-major .... 7,200 Caporal charpentier . 768 Commissaire propriétaire . 24,000 Charpentier . . . 696 Avocat fiscal 3,600 Fifre de 4 1 * classe. . 4,200 Premier aumônier . . . 4,800 Fifre de 2' classe . . . . 4,020 COMPAGNIES DE GRENADIERS. COMPAGNIES DE FUSILIERS. 7,680 Sous-lieutenant .... 6,000 Sous-lieutenant . . . . 4,560 Enseigne 4,560 . 3,360 Sergent de 1« classe. . . 4,572 Sergent de classe. . . 4,380 Sergent de 2' classe . . . 1,392 Sergent de 2*- classe . . . 1,200 648 768 648 588 {') Je n'ai pas trouvé d'indication à ce sujet pour l'époque antérieure. (•) U réal de Veillon fait 27 centimes. Digitized by Google t * ANNEXE B. 263 Indépendamment de la solde portée au tableau précédent, les capitaines avaient pour chaque homme de l'effectif de leur com- pagnie 9 réauxet 24 maravédis de Veillon. Le bataillon qui était de garde auprès du roi recevait une in- demnité journalière, savoir : Le colonel 20 réaux. Le lieutenant-colonel 12 Le major 8 » L'aide-major 5 » Le sous-aide-major 4 » L'aumonier 2'/» Le fourrier-major 2 Le chirurgien 2 » Le capitaine 6 » Le lieutenant 5 » Le sous-lieutenant 4 » L'enseigne 3 » Le sergent » 24 maravédis. Le caporal et le soldat » 41 Le bataillon de service recevait encore une indemnité annuelle de logement, savoir : Le major 1,005 réaux. L'aide-major 800 » Le sous-aide-major. 500 Le fourrier- major 360 » Le capitaine 1 ,000 »> Le lieutenant 500 » Le sous-lieutenanl 400 » L'enseigne 380 » Digitized by Google 264 HISTOIRE DES GARDES WAUONES. TARIF DES SOLDES Di: RÉGIMENT DES GARDES WALLONKS D'APRES LE RÈGLEMENT Dl! 8 AVRIL 1805. Colonel, par mois 5,000 réaux. Lieu t enan t-colonel , 4,000 — Major, 4,000 — Commandant de balai lion, 2,500 - Lieutenant aide-major, 4,400 Sous-lieutenant sous-aide-major. 750 - Capitaine, 2,000 - Lieutenant, 900 ~ Enseigne, 600 — Porte-drapeau, 300 - Premier sergent. 141 - Sergent, 133 - Premier caporal, 82 - Anspessade, 72 — Tambour, 71 - Soldat, 60.16— Indépendamment de ces soldes, tous les officiers jouissaienl du traitement affecté à leur grade dans l'armée, savoir : le colonel et le lieutenant-colonel le traitement de leur grade de général ; les chefs de bataillon celui de brigadier, les capitaines celui de colonel, les lieutenants le traitement de lieutenant- colonel, les enseignes et porte-drapeaux celui de capitaine. Les sous-oflficiers et soldats des compagnies de grenadiers jouissaienl d'un supplément de solde mensuel de 7 réaux 2 maravedis. Digitized by Google CONTROLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS QUI ONT SERVI DANS LE RÉGIMENT DES GARDES WALLON ES ('). Adorno (Augiiste-Zurila y) fut nommé enseigne le 10 jan- vier 1794; sous-lieutenant le 50 octobre de la même année. Il lit les campagnes contre la République française. AfTaltady. — Voir Hll«t. Agras (Ignace) fut nommé enseigne le 50 octobre 1794; sous-lieutenant le 20 janvier 1800. Il fit les campagnes contre la République française. Atsremoni (Louis-Paulin d') fut nommé enseigne le 50 sep- tembre 1795 ; sous-lieutenant le b" février 1795; sous-aide-major le 5 avril 1799; lieutenant le 20 décembre 1802. Il fit les cam- pagnes contre la République française. Aiguière* (Gilles baron d ) fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1705; lieutenant le 1 er juillet 170G. Il (') Malgré les immenses recherches que cette liste a occasionnées et le soin avec lequel elle a été établie, il serait téméraire d'afllrmer qu'il ne s'y trouve ni erreur ni omission. 11 est utile de rappeler ici que dans les gardes wallones l'emploi et le grade étaient deux choses tout à fait distinctes : les enseignes et les sous-lieutenants avaient le grade de capitaine, les lieute- nants avaient le grade de lieutenant-colonel, les capitaines avaient celui de colonel. C'était là la règle; mais souvent des lieutenants avaient le grade de colonel, et beaucoup de capitaines étaient généraux ( brigadiers et lieute- nants-généraux) . Cette différence entre Yemploi et le grade dont les officiers des gardes wallones étaient revêtus est la source de nombreuses erreurs dans les généalogies et d'une grande confusion. Dans les notes que l'on va lire, les emplois seuls sont indiqués, sauf dans les cas où les titulaires possédaient un grade supérieur à celui de l'assimilation ordinaire men- tionnée plus haut. 17 Digitized by Google 266 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. fît la campagne de 1704 contre le Portugal, assista à la bataille d'Almanza et mourut en Catalogne en 1707. Aiimc r (Diego) fut nommé enseigne en 1794; sous-lieutenant le 2 septembre 1799. Il fit les campagnes contre la République française. Aix (Joseph chevalier d') fut nommé enseigne le 8 août 1757; enseigne de grenadiers le 8 juin de Tannée suivante; sous-lieute- nant le 8 juin 1743; sous-aidemajor le 9 novembre 1744; aide- major le 3 août 1746; lieutenant le 3 janvier 1756. Il filles campagnes d'Italie; assista aux batailles de Campo-Santo, de Plaisance et du Tidone, et se noya accidentellement dans le Tage en 1771. au (Charles baron d') fut nommé enseigne le 24 novembre 1744; sous lieutenant le 1 er septembre 1746; sous-lieutenant de grenadiers le 6 mai 1750; lieutenant le 6 septembre 1755. Il fit lés campagnes d'Italie; assista a la bataille de Campo- Santo, à l'affaire de Velletri , aux batailles de Plaisance, du Tidone, etc., etc. Il fut agrégé à l'état-major de la place de Bar- celone, en qualité de lieutenant-colonel. Aldegonde. — Voir (Balnte-aldegonde. Aiençon (Claude-Annibal comte de Vendeleville), né le 23 avril 1755, fils de Mathias comte d'Âlencon , capitaine aux gardes lorraines; fut nommé enseigne le 24 novembre 1771 et donna sa démission en 1775. Aiençon (François-Scipion comte d'), né le % mars 1754, frère du précédent, fut nommé enseigne le 24 novembre 1771, sous- lieutenant le 6 juin 1776, sous-lieutenant de grenadiers le ^jan- vier 1782, lieutenant le 19 juillet de la même année. Il prit sa retraite à Barcelone en 1785. Il fit l'expédition d'Alger en 1775; et assista au siège de Gibraltar. Alennea. — Voir Le Rlrque. Ameiin ( Michel-Charles-Joseph Vranx chevalier d'), né le 3 mai 1755; fils d'Ignate-François Vranx, échevin de Tournai, et de Catherine-Joseph de Behault; fut nommé enseigne le 27 février 1772; sous-lieutenant le 9 août 1776; sous-lieute- nant de grenadiers le 23 mai 1782; sous-aide-major le 6 juin suivant; lieutenant le 1 er janvier 1785; aide-major le 6 décem- bre 1787; capitaine le 6 mars 1794. Il devint major de la cita- delle de Barcelone en 1797. Il avait fait l'expédition d'Alger en 1775 et les campagnes contre la République française. — Il Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. Î67 quitta l'Espagne vers la fin du siècle dernier. Il servit dans l'armée des Pays-Bas avec le grade de colonel et mourut à Tour- nai le 8 janvier 1828. Il avait épousé en Espagne Marié-Antoi- nette de Miro y de Folch. Des vingt-deux enfants qui provinrent de cette union, deux seulement survécurent et servirent dans l'armée des Pays-Bas. Ameiaga. — Voir l'ArchMlM. André (Michel) fut nommé sous-lieutenant le 26 octobre 1719; sous-lieutenant de grenadiers le 2 mars 1725 ; lieutenant le 1 er février 1728; lieutenant de grenadiers le 8 mars 1737. Il mourut à Foligno en 1742. Il fit la campagne de Sicile, celle d'Afrique, assista en 1726 au siège de Gibraltar, prit part à la campagne d'Italie de 1734 et assista à la bataille de Bitonto. André (Jean-Baptiste) fut nommé enseigne le 11 décembre 1741 ; enseigne de grenadiers le 23 novembre 1745; sous-lieu- tenant le 9 février de l'année suivante. Il mourut de ses blessures après la bataille de Plaisance en 1746. Il avait assisté à la bataille de Campo-Santo et à l'affaire de Velletri. Andrinni (Joseph) fut nommé enseigne le 11 septembre 1794, sous-lieutenant le 2 mai 1799 Ansevtiie (Guillaume-Charles chevalier d') fut nommé en- seigne le 26 juillet 1776; enseigne de grenadiers le 24 janvier 1781; sous-lieutenant le 19 janvier 1782; sous-lieutenant de grenadiers le 15 juin 1786; lieutenant le 7 février 1788; lieute- nant de grenadiers le 11 septembre 1794 ; capitaine le 3 août de l'année suivante. Il avait assisté au siège de Gibraltar et pris une part honorable aux campagnes contre la République française. Antiguy (Guillaume-René comte de Baillencourt, baron d') fils de Charles-François de Baillencourt, baron d'Antigny, fut nommé enseigne le 11 décembre 1730; enseigne de grenadiers le 20 oc- tobre 1734; sous-lieutenant de grenadiers le 3 novembre 1741 ; lieutenant le 24 décembre 1744. II fit partie de l'expédition (FAfrique en 1732, prit part aux campagnes en Italie et quitta les gardes wallones pour commander le régiment de Flandre. Il était commandeur de l'ordre de Calatrava et devint gouverneur d'Alicante où il mourut en novembre 1775. Il avait épousé, le 19 septembre 1755, Marie-Josèphe-Julie du Chasteler. (Voir Gé- néalogie de la famille Vandernoot, p. 265.) Aramendy (Gaspard) fut nommé enseigne le 11 février 1802. Arrnbrrc (Pierre d') fut nommé enseigne le 1" juillet 1706 et Digitized by Google 208 HISTOIRE DES G A K DES WALLONES. sous-liculenant le !" décembre 1708. Il fut tué à la bataille de Saragosse en 1710. Armeiiii«riK (Gabriel baron d') fut nommé enseigne le 1 er juin 1711 ; sous-lieutenant le î> septembre 1714; il fut tué en Sar- daigne en 1717. Il avait assisté au siège de Barcelone en 1714. ArmrndariM (François chevalier d') fut nommé enseigne le I er avril 1715; enseigne de grenadier le 1 er octobre 1716. 11 s'évada à la suite d'une condamnation à cinq années de prison. Armendaris (Jean-Armand baron d') fut nommé enseigne le 22 juin 4780; enseigne de grenadiers le 21 novembre 1785; sous-lieutenant le 5 septembre 1784; sous-lieutenant de grena- diers le 29 septembre 1788; lieutenant le 50 mars 1790. Il fut fait prisonnier par les Français en 1794, et devint colonel de hussards en mai 1796. Arnendarim (Ferdinand-Louis chevalier d') fut nommé en- seigne le 21 juillet 1780; sous-lieutenant le 17 septembre 1784; sous-lieutenant de grenadiers le 8 octobre 1789; lieutenant le 17 mars 1791. II fit les campagnes contre la République fran- çaise, et devint, en 1 796, lieutenant-colonel aux volontaires d'Es- pagne (cavalerie). Arachot (Guillaume-Ogier-Léandre-François, comte d'Arschot de Rivière, d'Hers et du Saint-Empire, baron de Houffalize), (ils putné de Henri-Roger, comte d'Arschot de Rivière et d'Hers, sei- gneur d'Ostmael, etc., mort le 2 décembre 1678, et de Dorothée- Henriette de Cottereau; fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703; capitaine de grenadiers le 1 er juillet 1706, avec grade de lieutenant-général; fît la guerre de la succession d'Espagne, devint conseiller de S. M. Catholique dans son conseil de guerre, vice-roi de Murcie, gouverneur de Carthagène en 1717, et mourut à Madrid en 1729, ne laissant pas de postérité de sa femme Marie-Rosalie de Ncsselrode. Asbroeck. Voir V»n Anbroeck. AKHigny (■) (Jean d') fut nommé capitaine le 20 décembre 171 9, mais disparut immédiatement après sa nomination. {') Famille de l'Artois qui tire son nom du château d'Assigny près d'Aire et s'est divisée en plusieurs branches aujourd'hui éteintes. Voir la ChêX- naye des bois , I, 470. — Généalogies de quelques familles des Pays-Has, Amsterdam, 1774. p. 156 et suivantes. — Dvmont, Fragments gênèalo- * Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 2f>0 %»»i««y (Jean Daloise chevalier d') fut nommé enseigne le 3 novembre 1745; il n'a pas accepté. Audegnien (•) (Joseph Van Dam, chevalier d'), fils de Florent Van Dam, colonel au service de Hollande, fut nommé capitaine à la création du régiment en 1705, quitta Tannée suivante avec brevet de colonel de cavalerie et revint servir aux Pays-Bas où il leva un régiment de dragons pour compte du conseil d'État com- mis au gouvernement général du pays. Aude*iiic« (Philippe Van Dam d'), fils du précédent, fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1703; sous- aide-major le 1 er février 1706 et quitta en 1710. Il avait assisté a la bataille d'Almanza, au siège de Tortose, au combat de la Gu- dina, etc., etc. * % m m aie (Michel chevalier d") fut nommé enseigne le 14 octobre 1770; enseigne de grenadiers le 6 mai 1773. Il fut tué à l'expé- dition d'Alger le 8 juillet 1775. Aunoy (Charles d') fut nommé enseigne en 171)7 ; sous-lieute- nant le 50 août 1802. Avenue (d'). Voir Koncy. Avril (Jean chevalier d') fut nommé enseigne le 2 août 1745; il n'a pas accepté. Asemar ( a ) (Jacques) fut nommé fourrier-major le 1 8 mai 1 77 1 . Ainara y Gandia (Jean d') fut nommé capitaine le 9 novembre 1719, et gouverneur de Rosas en 1727. .%suara y «uudia (Joscph-François-Emmanuel d'), né à Gund le 8 novembre 1705, fils de François d'Azuara y Gandia, lieute- nant du roi et gouverneur de Carthagène et de Marie-Anne-Col- lette Vander Haeghen de Gand ( Vlaemschen Indicateur, XV, 308); fut nommé enseigne le (» février 1723; enseigne de grena- diers le 14 février 1730; sous-lieutenant le 15 octobre 1731; yiques. I, 154. — Roger, Noblesse et chevalerie du comté de Flandre, d'Artois et de Picardie. Amiens, 1843, in-8°, p. 283. (') La famille Van Dam, connue en Belgique sous le nom de De Dam, y avait le titre de vicomte. Elle descend de Florent Van Dam, colonel au service de Hollande, qui épousa Marie Agrès de Bossu, dame d'Audegnies, Aulmerie , Schafflingen et Moriensart. Sa généalogie est donnée dans Généalogies des familles nobles et anciennes des dix sept provinces des Pays-Bas, II, 424. — Suite du supplément au Nobiliaire des Pays-Bas, 1686-1762, p. 234. (') Famille du Languedoc : la Chesnaye des Bois, I, p. 613 et 624. Digitized by Google 270 HISTOIRE DES G AH DES WALLONES. sous-lieutenant de grenadiers le 9 décembre 1733; lieutenant le 10 octobre 1735; fut fait exempt des gardes du corps de la com- pagnie flamande, et mourut à Gand le 14 janvier 1771. Il assista au siège de Gibraltar , à la conquête d'Oran , à la bataille de Bitonto en 1734. 11 avait épousé, le 28 octobre 1751, Philippine- Thérèse de Coninck de Gand, veuve en premières noces de Pierre Ignace de Corte ou Descorte, officier aux gardes wallones. Balllencourt. Voir Autlgny. naiiiencourt (François chevalier de) fut nommé enseigne de grenadiers le 3 août 1795 naine* de Merle mont (•) (Alexandre-Joseph de), fils puiné de Charles-Joseph Raymond, vicomte de Baillet, seigneur de Merle- mont, de Dourbe et d'autres lieux, et de Thérèse-Thérence de Romrée; fut nommé enseigne le 16 juin 1765; enseigne de gre- nadiers le 8 septembre 1767; sous-lieutenant le 25 juin de Tannée suivante; lieutenant le 6 juin 1776. Il assista à l'expé- dition d'Alger en 1775 et quitta le service en juin 1787 avec le grade de colonel. Il revint aux Pays-Bas et épousa à Alosf, en 1787, sa belle-sœur Charlotte-Jeanne Vilain. uaiiiet de Meriemont (Charles-Théodore chevalier de), frère aîné du précédent; fut d'abord cadet, puis enseigne le 14 sep- tembre 1765. Obtint sa démission le 1 er juillet 1767, et mourut en Espagne. naine* de Latour (Jean-Mathieu}, seigneur de Gorcy, de Ctis- signy, etc., fils de Jean-Baptiste de Baillet, seigneur de Lalour, conseiller secrétaire du roi à Metz, membre de l'État noble du duché de Luxembourg, et de Marie-Thérèse-Alexandrine Mar- (') La famille de Baillet compte un grand nombre d'officiers de tout grade. Les deux Baillet de Meriemont qui servirent dans les gardes wal- lones étaient frères; leur père était Charles-Joseph-Raymond vicomte de Baillet, etc. Jean-Mathieu de Baillet-Latour, qui fut capitaine aux gardes wallones et lieutenant de roi à Barcelone, avait pour père Jean-Baptiste de Baillet seigneur de La tour; ses deux fils furent également capitaines aux gardes wallones; son frère servait en qualité de capitaine dans un autre corps et eut un fils major d'infanterie. Parmi les descendants de ces officiers on trouve, indépendamment d'une foule d'officiers, Louis WiUebrod de Baillet qui fut successivement lieutenantrgénéral en Autriche et en France; son frère Charles-Anloine-Maximilien, qui fut feld-maréchal en Autriche et dont le nom a été illustré par le vaillant régiment wallon des dragons de Latour; enlin le fils de ce dernier. Théodore, également feld-maréchal et ministre. CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 271 chant; fut nommé enseigne le 19 juin 1707 ; sous-lieutenant le 12 avril suivant; sous-lieutenant de grenadiers le 15 février 1711 ; lieutenant le 10 février de l'année suivante ; aide-major le 11 janvier 1718; capitaine le 6 février 1723. Il avait fait pres- que toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et assisté aux expéditions de Sardaigne et de Sicile. Enfin, il fut nommé, en 1756, lieutenant de roi à la citadelle de Barcelone. Il épousa en Espagne Élisabeth Montolien. Baille* de Latour ( h a n Pu rre-lgnace, dit de Grancourt), (ils ainé du précédent, fut nommé enseigne le 11 avril 1755 ; sous- lieutenant le 16 octobre 1741 ; sous-lieutenant de grenadiers le 9 novembre 1 744; lieutenant le 3 novembre de l'année suivante ; lieutenant de grenadiers le 18 mai 1757 ; capitaine le 24 janvier 1760; capitaine de grenadiers le 7 mai 1774. Il eut la retraite de brigadier en 1775. Il avait fait la guerre d'Italie et avait assisté aux batailles de Campo-Sanlo, de Velletri , de Plaisance du Tidone, etc. Baiiiet de Latoar (Claude-Emmanuel, dit de Grancourt), frère du précédent; fut nommé enseigne le 18 décembre 1741 ; sous- lieutenant le 8 février 1745; lieutenant le 18 juin 1752; lieute- nant de grenadiers le 24 novembre 1763; capitaine le 15 no- vembre 1766. Il fut agrégé à l'état major de la place de Barcelone en 1778. Comme son frère, il avait fait les campagnes d'Italie et assisté à toutes les batailles de cette guerre; il prit part aussi à l'expédition d'Alger en 1775. Baille» de La tau r ( Bonaventure-Servais-François-Xavier-An- toine-Félix comte de), (ils de Maximilien-Antoine de Baillei, seigneur de Latour, capitaine au service d'Espagne, membre de l'État noble de Luxembourg, et de Marie Josèphe-lsabellc del Patricinio de Escalante ; fut nommé enseigne le 1 1 février 1759 ; quitta le service d'Espagne en 1745 et passa dans l'armée impé- riale où il devint major. Le titre de comte lui fut octroyé par diplôme de l'impératrice Marie-Thérèse du 10 juillet 1752. [Listes des titres de noblesse, p. 188.) Il épousa à Anvers Marie-Thérèse Cogels, et mourut dans la même ville le 17 mars 1760. Baiiiy (Joseph-Primitive de Cowerbecque le), lils de Joseph- Adrien le Bailly, seigneur d'Inghuem, bourgmestre et rece- veur général du Franc-de-Bruges, et de Joséphine de Beyts; fut nommé enseigne le 26 août 1747; sous-lieutenant le 4 février 1756; sous-lieutenant de grenadiers le 20 octobre 1762; lieule- Digitized by Google 272 HISTOIRE DES GAKDES WALLONES. nant le 27 février 1768; lieutenant de grenadiers le 17 décembre 1775; capitaine le 22 février 1776; capitaine de grenadiers le 1 er juillet 4784; brigadier en 1795. Il fut tué la même année à la bataille de Truillas (ou Ponteilla) (le 17 septembre). Il avait fait la guerre en Italie, avait assisté à la bataille de Plaisance en 1746 et pris part aux expéditions en Portugal (1762) et en Afrique (1775). iiaiiiy (Justin-Robert le), frère puîné du précédent; fut nommé enseigne le 25 avril 1762 et mourut à Tarragone en 1766 ('). ■taianfanx (Guillaume de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1705; lieutenant de grenadiers le 4 er février 1706; capitaine le 18 juillet de la même année. Il prit part à presque tous les combats de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué dans un combat contre les Miquelets en 1711. Halay. — Voir ti h 1-1*1111 1. Harberot 4'uotei (Joseph) fut nommé enseigne le 29 août 1785 et mourut à Barcelone le 25 septembre 1785. iiarbaaa (Joseph chevalier de) fut nommé enseigne le 18 fé- vrier 1760; enseigne de grenadiers le 20 octobre 1762; sous- lieutenant le 15 juin de l'année suivante; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er mai 1764; lieutenant le 22 septembre 1770; lieutenant de grenadiers le 26 janvier 1781, fut blessé au siège de Gibraltar en 1782 et obtint le grade de capitaine le 14 no- vembre delà même année. En 1788 il fut appelé au gouvernement de Maureza. narco (Nicolas del) fut nommé enseigne le l ,r juillet 1700, puis il passa dans les gardes espagnoles. Bareneeher* (Cayetano) fut nommé enseigne le 28 février 1 805. Barett» (Alexandre de) fut nommé enseigne le 15 août 1746; enseigne de grenadiers le 5 avril 1749; sous- lieutenant le 21 juillet de l'année suivante; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er mars 1760; lieutenant le 28 décembre de l'année suivante; lieutenant de grenadiers le 11 août 1770; capitaine le 28 mai 1774. Il mourut à Barcelone le 15 janvier 1794. (Alias le 21 dé- cembre 1795.) Il avait fait la guerre en Italie et pris part a l'ex- pédition d'Alger en 1775. (') I n* troisième frère, Antoine le Bailly, servait dans les armées de l'em- pereur et devint colonel du régiment wallon d'Arbcrp. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 873 narra* (Jacques de) (') fut nommé enseigne le 11 avril 1710; enseigne de grenadiers le 18 février de l'année suivante. En 1710 il quitta les gardes wallones pour prendre une compagnie d'in- fanterie. Barre (Adrien-François-Joseph baron de la Barre de Flandre), (ils puîné de Philippe-Joseph baron de la Barre- de Flandre, sei- gneur de Neufmaisnil, la Tourelle, Mainvaux, etc., mort le 4 jan- vier 1729, et de Claire Vinchant; il fut nommé enseigne le 5 mars 1747; sous-lieutenant le 21 mars 1752; agrégé à l'état- major de la ville de Villafranca, en Catalogne, en 1702. Il avait épousé : 1° le 30 décembre 1 750, Louise comtesse de Bryas, morte en 1 700, tille de François de Bryas, capitaine aux gardes wallones, et 2° à Madrid, le 14 mai 1705, Joséphine-Ignace baronne de Pechman. Il est l'auteur de lu branche de la famille de la Barre établie en Espagne [de Francquen, p. 9). Barre (Jean-Antoine chevalier de la), frère puîné du précé- dent; fut nommé enseigne le 3 mars 1747 ; enseigne de grena- diers le 21 mars 1752; sous-lieutenant le 18 juillet de la même année ; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er mars 1700; lieute- nant le 28 mai 1702. Il se retira avec le brevet de colonel et mourut à Barcelone le 19 mai 1777. Barre (Emmanuel baron de la), fils ainé d'Adrien-François, mentionné plus haut, et de Joséphine-Ignace baronne de Pechman, fut nommé enseigne le 0 juin 1782; enseigne de grenadiers le 11 août 1780; sous-lieutenant le 4 janvier 1787; sous-lieute- nant de grenadiers le 4 juillet 1795; lieutenant le 0 mars de l'année suivante; lieutenant de grenadiers le 5 juin 1794; capi- taine en 1805. Il avait fait toutes les campagnes contre la Répu- blique française et fut tué à la bataille de Baylen, en 1808. Il avait épousé Philippine comtesse de Isla et ne laissa point de postérité. Barre (Jean-Antoine chevalier, puis comte de la), frère du pré- cédent; fut nommé enseigne le G août 1784; enseigne de grena- diers le 27 mars 1788; sous-lieutenant le 4 janvier 1789; lieu- tenant le 1 1 septembre 1794; capitaine avec le grade de maréchal de camp, gouverneur de Gironne, grand-croix de l'ordre de Saint-Hcrmenegilde, chevalier de l'ordre de Saint-Ferdinand. Il fit toutes les campagnes contre les Français en Espagne et fut (') Famille provençale, la Chemaye des Dois, l, 743. Digitized by Google Î74 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. blesse sur iu brèche à l'immortelle défense de Saragosse; il com- manda aussi une division de l'armée de Catalogne. Il avait épousé Marie de Taberner. Barre (Alexandre comte d'Erquelines de la) fut nommé en- seigne le 16 février 1765 et quitta l'année suivante. ■MMrt (François de Sire du) fut nommé enseigne le 28 mai 1762; sous-lieutenant le 25 août 1767 ; sous-lieutenant de gre- nadiers le 15 août 1772; lieutenant le 6 octobre 1775; lieute- nant de grenadiers avec le grade de colonel le 5 mai 1785; capitaine de grenadiers le 10 janvier 1788. Il avait assisté en 1775 à la descente d'Alger et fit les campagnes de 17U3-1795 contre la République française. j «««■coure (') (André marquis de), fils d'André de Bassecourt, écuyer seigneur de Crocq, natif de Bapaume, et de Marie de Thieulaine ; fut nommé enseigne le 2 juillet 1710; enseigne de grenadiers le 1 er septembre 1715; sous-lieutenant le 16 jan- vier 1717; sous-aide-major le 11 mai 1720; aide-major le l rr janvier 1728; capitaine le 15 mai 1754. Fut fait colonel du régiment d'infanterie de Flandre et mourut à la tète de ce corps. Il avail fait les dernières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, assisté aux expéditions de Sardaigne, de Sicile et d'Afrique et à la bataille de Bitonto, en Italie. na«»ecourt ( Procope de), frère du précédent, fut nommé enseigne le 15 décembre 1717 ; sous-lieutenant le 1 er mars 1720; sous-lieutenant de grenadiers le 15 septembre 1728; lieutenant le 11 décembre suivant. Il avait fait l'expédition de Sicile et assisté à la bataille de Villa-Franca. En 1720 il prit part à l'expé- dition d'Afrique; enfin il perdit une jambe au siège de Gibraltar, en 1726. Il fut fait capitaine en 1731 et gouverneur du Montjouy, puis de Lérida, où il mourut en 1766. Basnecouri de la Haute-Portr (Nicolas), frère cadet des pré- cédents, fut nommé enseigne le 25 septembre 1720: enseigne de grenadiers le 1 er janvier 1728; sous-lieutenant le 5 août de la même année; lieutenant le 25 novembre 1735; lieutenant de (•} En 4579, Pierre et Charles (te Bassecourt, frères domiciliés en Artois, furent anoblis par le roi Philippe II. [Nobiliaire des Pays-Bas, p. 65.) Par diplôme du roi Charles II. donné le 27 juillet 4690, Catherine-Jean-Baptiste de Bassocourt d'Huby, domicilié en Catalogne, fut créé marquis de Grigny. ( Listes des titres de noblesse, publiées par M. Gérard, p. 55.) CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 275 grenadiers le 14 juin 1744; capitaine le 9 février de l'année sui- vante; capitaine de grenadiers le 5 janvier 1749, avec le grade de brigadier; gentilhomme de la chambre de Sa Majesté en 1 762, avec service auprès de l'infant don Louis. Il avait assisté au siège de Gibraltar, à la conquête d'Oran (1732) , aux campagnes d'Italie, et s'était fait remarquer aux batailles de fiitonto, de Campo-Santo, de Plaisance, du Tidone, etc. Bauerourt (Jean-Joseph de), fils de Marie-Procope-François de Bassecourt, frère aîné des précédents; fut nommé enseigne le 13 août 1746; enseigne de grenadiers le 1 er janvier 1750; sous-lieutenant le 28 avril 1751 ; sous -lieutenant de grenadiers le 1 er mars 1760^ lieutenant le 23 janvier 1762; aide-major le 14 mai 1767; lieutenant de grenadiers en 1772; capitaine et brigadier en 1776. Il prit sa retraite en 1788. 11 avait fait partie de l'expédition en Portugal en 1762 et avait assisté à la descente d'Alger en 1775, ainsi qu'au siège de Gibraltar. Baa«eeonrt (Jean comte de Sainte-Claire) fut nommé enseigne le 50 avril 1752; sous-lieutenant le 16 mars 1754; sous-lieu le- nantde grenadiers le 7 décembre 1762; lieutenant le 27 juin 1764; lieutenant de grenadiers le 7 décembre 1 772 ; capitaine le 9 juillet 1774 ; capitaine de grenadiers le 2 novembre Îv86 ou 1788, avec le grade de maréchal de camp. Il avait fait la campagne de Por- tugal en 1762 et assisté à la descente d'Alger (1775) et au siège de Gibraltar. (C'est lui, je crois, qui en 1796 fut nommé capitaine- général de la Havane.) Baiseconri (André comte de Sainte-Claire de) fut nommé en- seigne le la juin 1760; sous-lieutcnant le 20 juillet 1765; sous- lieutenant de grenadiers le 8 décembre 1770; lieutenant le 19 mars 1772. 11 fut blessé à la descente d'Alger, le 8 juillet 1775. Nommé lieutenant de grenadiers le 19 juillet 1782, il assista au siège de Gibraltar et prit sa retraite avec grade de colonel en 1784. «iw.MTui.ri (Marie marquis de) fut nommé enseigne vers 1775 ; sous - lieutenant le 12 octobre 1780; lieutenant le 12 juillet 1787. naaiiecoiirt (Jean-Joseph chevalier de) fut nommé enseigne le 11 mai 1780; sous-lieutenant le 5 septembre 1784; sous-lieute- nant de grenadiers le 50 avril 1789; lieutenant le 27 mars 1790; capitaine le 21 avril 1800. Il prit part à la guerre contre la Ré- publique française de 1793 à 1795. Digitized by Google 27G HISTOIRE DES GARDES WALLONES. «««•«eeonri (Jean-François marquis de) fut nommé enseigne le 25 mai 1782 ; enseigne de grenadiers le 5 août 1785 ; sous lieu- tenant le 7 décembre 1786; sous-lieutenant de grenadiers le M mars 1703; lieutenant le 6 mars de Tannée suivante. Il se retira du service en 1795 (15 janvier), après avoir fait les pre- mières campagnes contre la République française. B««»eeourt (Julien-Procope chevalier de), né le 20 août 1766, fut nommé enseigne le 29 décembre 1785; sous-lieutcnant en 1787; lieutenant le 50 novembre 1704. Il fit les campagnes contre la France de 1705-1705. 11 fut nommé, en 1705, lieutenant- colonel aux volontaires de Barcelone. B«M«rcourt (Louis-Alexandre chevalier de^redesin), né le 1 er juin 1769, frère de Julien Procope, fut nommé enseigne le 26 juin 1783; enseigne de grenadiers le 27 mars 1788; sous- lieutenant le 12 juin 1788; sous aide-major le 27 novembre 1788; lieutenant le il septembre 1704; aide-major le 30 oc- tobre de la même année. Il prit part à la guerre contre la Répu- blique française de 1703 à 1795. En 1809 ou 1810 il devint lieu- tenant-général et major du régiment, et conserva cet emploi jusqu'à l'extinction du régiment. Il avait commandé le corps d'armée de la province de Cuença en 1810 et 1811, puis était devenu capitaine-général de la Galice, de Valence et d'Aragon. Il était grand-croix de Saint-Ferdinand, de Saint Ucrmenegildc cl d'Isabelle la Catholique. Banserourt (Charles de Bassccourl du Crocq) fut nommé en- seigne le 25 août 1786, et démissionné en 1790. B««flecourt (Nicolas de) fut nommé enscigue le 27 novembre 1777; sous-lieutenant le 6 juin 1782, obtint en 1788 retraite de lieutenant-colonel et se retira en Flandre. naMMeeourt (André de) fut nommé enseigne le 3 août 1795; sous-lieutenant le 7 août 1800 BuudlfeitlcN. Voir Carondelet. B«y (Georges de) (') fut nommé sous lieutenant à la création (') Famille agrégée en 1764 au lignage patricien de Caudenl>crg a Bruxelles, originaire de Salins en Franche-Comté. Alexandre Maître fut créé marquis de Bay par lettres patentes du roi Philippe V du 23 janvier 1704 [fa Chesnaye des Dois, II. 120}. Il était premier lieutenant des gartles du corps du roi Philippe V, lieulenant-genéral, rhevalier de la Toison d'or. Il mourut vice-roi d'Est ramadure le 14 novembre 1715. (Voir Butkens, supple- Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 277 du régiment en 1705; lieutenant le 30 novembre 1704; sous- aide- major le 1" février 1706; aide-major le 1 er septembre 1709; capitaine le 1 er février 1713 avec grade de brigadier; gouverneur de Saint-Philippe. Il assista à toutes les affaires de la guerre do la succession d'Espagne. Bay (Philippe de) fut nommé enseigne le 1 er janvier 1713; sous-lieutenant le 6 octobre 1717. Il mourut à Franca Villa, en Sardaigne, en 1719. Il avait pris part à l'expédition de Sicile en 1717. B« y (Jean-Baptiste de) fut nommé enseigne le H avril 1716; sous-liculenant en 1719. Beaueh«snp» (Jean Petit de) fut nommé aide-major le 19 jan- vier 1720; capitaine le 20 novembre 1734; colonel agrégé au bataillon de Madrid. Il prit part ù l'expédition d'Afrique en 1720, au siège de Gibraltar, à la prise d'Oran et à la campagne d'Italie en 1734. , Beauchamp* Anselm de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1703; lieutenant de grenadiers le 18 août 1707; capitaine le 1 er février de la môme année. Il quitta le service en décembre 1708, après avoir pris part aux premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne. Beaudignum (Gaston chevalier de) fut nommé enseigne le 1" juillet 1706 et quitta l'année suivante. Beauffort-fipontln. — Voir Mponlln. Beaufort (Ferdinand chevalier de) fut nommé sous-aide-major à la création du régiment en 1703, fit les. premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué à l'attaque de . Villa-Realen 1706. Beaufort (François chevalier de) fut nommé sous-aide-major à la création du régiment en 1703; aide-major le 1 er février 1706; fit les premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, assista à la bataille de Saragosse et fut tué à la ba- taille de Villa- Viciosa en 1710. Beaufort (Fernand ou Ferdinand de) fut nommé enseigne le 17 mai 1796; ne rejoignit pas le régiment en 1797. Beaullneourt. — VotV Marlea. ment aux trophées de Brabant, I, 505.) C'était probablement le père des trois officiers du même nom qui servirent dans les gardes wal loues Digitized by Google 278 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. neaurrgard (') (Joseph Daloise chevalier de) fut nommé en- seigne le 1" juin 1707; lieutenant le I er juillet 1710; fit quel- ques campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué à la bataille de Saragosse en 1710. Bedoran (François-Bernard de) fut nommé enseigne le 18 juil- let 1707; sous-lieutenant le 19 décembre 1708; fit quelques campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué a la bataille de Saragosse en 1710. ncerman (Philippe-Nicolas chevalier du Vieusart de), fils de Jean Nicolas de Beecman, chevalier, seigneur de Corroy-le-Grand ; et de Jeanne-Claire-Thérèse d'Udekem; fut nommé enseigne le 5 novembre 1733; enseigne de grenadiers et sous-lieutenant le 14 novembre 1736; sous lieutenant de grenadiers le 18 novembre 1742; lieutenant le 11 janvier 1744; fut tué à la bataille de Ti- done (ou Rotto-Freddo) en 1746. Béer (Pierre-Charles baron de), fils de Gaspard-Robert-Fran- çois de Beer, baron de Meulebecke; et de Françoise-Camille Dennetières [la Chesnaye des Bois, II, 270); fut nommé ensei- gne le 7 août 1755; enseigne de grenadiers le 4 février 1755; sous-lieutenant le 5 janvier 1736; sous-lieutenant de grenadiers le 16 octobre 1741; lieutenant le 8 juin 1743; lieutenant de grenadiers le 16 juin 1747; capitaine le 11 janvier 1755. II mourut à Barcelone le 16 mars 1767. Il avait fait avec distinc- tion les campagnes d'Italie; avait assisté aux batailles de Bitonto, de Campo-Santo, de Plaisance, du Tidone, elc, etc. Bekaert (Jean-Baptiste de), fut nommé enseigne le 5 octobre 1 760 ; sous-lieutenant le 9 novembre 1 765 ; lieutenant le 20 mars 1775; assista à l'expédition d'Alger en 1775, passa lieutenant de grenadiers le 14 novembre 1782, après le siège de Gibraltar ; capitaine le 50 mars 1786. Il fut fait prisonnier par les Fran- çais à la bataille de Viscarette, le 17 octobre 1794. Beiiegarde (Philippe de Rochou, chevalier de) fut nommé enseigne le 15 novembre 1720; prit part à l'expédition d'A- frique, passa enseigne de grenadiers le 17 août 1729; sous- lieutenant le 15 octobre de la même année. Il mourut à Ypres en 1751. ( ) Famille aujourd'hui éteinte, dont les armoiries ont été relevées par la famille Deudon, en vertu de lettres patentes de rimpératriee Marie-Thérèse données le 25 février 1741 . CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 279 BeistiHEe (Louis chevalier de), fils de Charles de Belzunce, vicomte de Meharin, hailli du pays de Mixe, et d'Angélique de Cusaux (la Chesnaye des Bois, II, 310); fut nommé enseigne le 8 avril 1714 et prit sa démission en 4 717. II devint colonel du régiment de Navarre avec lequel il servit en Sardaiyne cl en Si- cile. Rentré en France, il obtint une pension et fut nommé co- lonel réformé à la suite de l'état-major de la ville de Bayonne. Bérenser (Juste de) fut nommé enseigne le 27 juin 1783; sous-lieutenant le 1 er mai 1788; lieutenant le 11 septembre 1794. Il fit les campagnes contre la République française. Rrrrn*er (Philippe de) fut nommé enseigne le 6 août 1784 ; sous lieutenant le 3 octobre 1788. Il passa capitaine au régi- ment de Navarre le 25 août 1794. ■ergeret (Alexandre de) fut nommé enseigne le 1" juillet 1700; sous-lieutenant le 11 janvier 1708; sous-aide-major le 1 er juillet 1710; lieutenant le 13 juin de Tannée suivante. Il quitta le service en 1719. Il avait pris part à presque toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et à l'expédi- tion de Sicile. Ber*eret (Anloine de) fut nommé enseigne le 12 janvier 171 1 ; enseigne de grenadiers le 8 février 1714; sous-lieutenant le 2 décembre 1717; sous lieutenant de grenadiers le 1 er août 1719. Il quitta le service l'année suivante. Il avait assisté au siège de Barcelone et à l'expédition de Sardaigne. Berghe» (François-Désiré-Marc-Ghislain, marquis, puis prince de Bergbes-Saint-Winox après la mort de son frère aîné), fils d'Eustache-Joseph de Berghes Saint-Winox, vicomte d'Aïeux, mort le 22 mars 1757, et de Marie-Françoise de Carnin ; né le 25 avril 1747, fut nommé enseigne le 12 février 1762, et quitta le service l'année suivante. Il passa au service de l'empereur et devint colonel du régiment d'Anhalt (infanterie). Il était membre de l'état noble de l'Artois. Berniont (Pierre de) fut nommé sous-lieutenant le 1 er octo- bre 1705; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er juillet de l'année suivante. Il fut tué à la prise de Cuença en 1706. Bernnbé (Manuel Polo de) fut nommé enseigne le 21 janvier 1799. Be«*ay (François de Tinante, chevalier de) fut nommé en- seigne le 12 juin 1710; sous-lieutenant le 3 mars 1719. li mou- rut de ses blessures en Sicile la même année. Digitized by Google 280 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Béthune (Albert de Sainl-Martin , chevalier de) l'ut nommé enseigne le 45 septembre 1728 ; sous-lieutenant le 13 mai 1734 ; sous-lieutenant de grenadiers le 28 mars 1740; lieutenant le 16 octobre de Tannée suivante; lieutenant de grenadiers le 24 décembre 1747; capitaine le 2 juin 1751 ; capitaine de gre- nadiers le 7 juillet 1767 avec le grade de brigadier. Il mourut à Madrid en janvier 1771. Il avait assisté à la conquête d'Oran et s'était distingué pendant les campagnes d'Italie, notamment a l'affaire de Velletri. Bette (Ferdinand-François marquis de Lède), fils de Jean- François-Nicolas Bette, marquis de Lède, chevalier de la Toison d'or, grand d'Espagne de la l re classe, président du conseil su- prême de guerre, directeur-général de l'infanterie, vice-roi de Sicile, l'un des plus grands capitaines du xvin* siècle, mort à Madrid le 11 janvier 1725, et d'Anne-Marie de Croy; il fut nommé capitaine le 23 août 1737, devint colonel du régiment d'Afrique et passa nu service de France où il fut nommé maistre de camp le 25 août 1749. Bette (François baron de) fut nommé enseigne le 12 février 1762; sous-lieutenant le 20 décembre 1766; sous-lieutenant de grenadiers le 30 avril 1772; lieutenant le 18 mars 1775; il as- sista à la descente d'Alger en 1775, passa lieutenant de grena- diers le 25 novembre 1784; capitaine le 22 décembre 1787. Il fit avec distinction la campagne de 1793, et fut fait prisonnier par les Français en 171)4. Bette (Marian de) fut nommé enseigne vers 1797; sous-lieu- tenant le 28 juin 1802. Bettenhoven (Guillaume de) fut nommé lieutenant à la créa- tion du régiment en 1703, et passa dans les dragons avec le grade de colonel ('). Bibaus (') (Joseph de) fut nommé lieutenant le 20 décembre 1719; prit part à l'expédition d'Afrique l'année suivante; passa lieutenant de grenadiers le 23 novembre 1733; capitaine le 19 décembre de l'année suivante, et obtint le gouvernement de Peniscola. Bie (François-Albert de) fils de Claude-François de Bie, con- trôleur-général des finances, et de Françoise de Wavre; fut (') La famille Bettenhoven fut anoblie par le roi Charles II en 1681 . Famille noble établie à Louvain. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 281 nommé enseigne le I er février 1706; sons-lieutenant de grena- diers le 1 er février de l'année suivante ; lieutenant le 1 er mars 1708; lieutenant de grenadiers le 9 mai 1748; capitaine le 27 janvier 1728; gouverneur de Saint-Philippe ('). Il avait pris part à presque toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, ainsi qu'aux expéditions en Sardaigne et en Sicile. nie (Augustin de), frère du précédent, fut nommé enseigne le 25 janvier 1725; assista au siège de Gibraltar; passa enseigne de grenadiers le 9 juillet 1730; sous-lieutenant le 24 avril de l'année suivante; prit part à la conquête d'Oran en 1752; obtint le grade de sous-lieutenant de grenadiers le 17 octobre 1735; celui de lieutenant le 19 février de l'année suivante; et devint sous-aide-major le 28 avril 1734. Il mourut en 1737. Rieren* (Albert baron de) fut nommé enseigne le 9 août 1733 ; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto ; devint enseigne de grenadiers le 12 janvier 1757; sous-lieulenant le 5 mars de la même année; sons-lieutenant de grenadiers le 4 juin 1744; lieutenant le 9 novembre suivant; prit part h toutes les affaires de la campagne d'Italie (1740-1748); obtint le grade de lieutenant de grenadiers le 21 janvier 1755; fut nommé capitaine le 4 mai 1757; capitaine de grenadiers le 2 janvier 1771 ; brigadier. Il mourut à Madrid le 10 mai 1774. Bigodet (Jean de) fut nommé enseigne le 7 août 1755 et quitta l'année suivante. it h»... ii (Philippe baron de) fut nommé enseigne le 10 avril 1717 ; sous-lieutenant le 1 1 mai 1719 et mourut la même année. Biiandt (Adrien chevalier de) fut nommé enseigne le 10 dé- cembre 1717; prit part à l'expédition de Sicile; devint sous- lieutenant le 11 novembre 1718; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er avril de l'année suivante ; lieutenant le 1 1 septembre 1721 . Il mourut à Utiel dans la Manche, en 1726. BiiMdt (Adrien baron de) fut nommé enseigne le 2 mars 1725 et quitta l'année suivante. Billet (Jean-François chevalier de Ruttel) fut nommé sous- lieutenant de grenadiers le 18 février 1706 et fut tué au siège de Tortose en 1708. (') Voir la généalogie de cette famille dans les Annales de l'Académie d'Archéologie. I, p. 83 et suivantes; — Généalogie des familles nobles et anciennes des dix-sept provinces des Pays-Has, I, 72. 18 282 HISTOIRE DES GARDES W ALLOUES. Billet (Antoine-Marie de) fut nommé enseigne le 30 août 1757; enseigne de grenadiers le 28 mai 1702; fit la campagne de Portugal; devint sous-lieutenant le 22 novembre de la même année. Il mourut à Tortose le 10 août 1708. Miiiet (Balthasar de) fut nommé enseigne le 15 juin 1700; prit part à l'expédition de Portugal ; devint sous-lieu tenant le 5 octobre 1704; lieutenant le 4 avril 1771 ; assista à la descenie d'Alger en 1775; fut nommé aux grenadiers le 25 mai 1782, et devint capitaine le 19 novembre 1784. 11 eut une compagnie de grenadiers et fut fait prisonnier par les Français à la bataille de Viscarette, le 17 octobre 1704. émet (Balthasar de) fut nommé enseigne le 1" août 1788 , enseigne de grenadiers le 17 février 1793; sous-lieutenant la même année; sous-lieutenant de grenadiers le 30 octobre 1794; lieutenant le 10 décembre 1795. Il prit part à presque toutes les affaires de la guerre de 1793 à 1795 contre la République française. Hiaiaei (Emmanuel vicomte du) fut nommé enseigne le 8 sep- tembre 1704. Il fut suspendu pendant une année, du 22 mai 1 700 au 22 mai 1707; replacé comme enseigne de grenadiers le 8 septembre 1707; sous-lieutenant le 25 juin de l'année sui- vante; lieutenant le 0 juin 1770; lieutenant de grenadiers le 24 janvier 1788; capitaine le 17 juillet suivant. Il se retira du service en 1793 (')• Biainei (Antoine vicomte du) fut nommé enseigne le 19 janvier 1782; sous-lieutenant le 23 mars 1780; sous-lieutenant de grenadiers le 5 avril 1790. 11 passa capitaine au régiment de Cordova en 1797. Bi«i»ei (Honoré chevalier du) fut nommé enseigne le 12 juillet 1787; sous-lieutenant le 24 juillet 1792 ; lieutenant le 15 février 1795. Il assista à presque tous les combats de la guerre de 1793 à 1795 contre la République française; devint capitaine pen- dant la guerre de l'indépendance, puis commandant de bataillon. (') La famille «lu Biaise! est une ancienne famille noble établie dans le Boulonnais avant la bataille de Crécy. Elle obtint du roi Louis XVI le titre et les aimes de marquis en 1770. (P. Roger, Sobles.se et chevalerie du comté de Flandre, pp. 242 et 345.) Celte famille avait été maintenue dans la noblesse de la Picardie par la déclaration de Louis XIV du 21 décembre 1697. CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 283 Btai»ei (Emmanuel chevalier du) fut nommé enseigne le 1" août 1788; sous-lieutenant en 171)3. Il fut tué le 19 mai de Tannée suivante à l'affaire de la Muga. niais, i (Augustin du) fut nommé enseigne le 15 septembre 1791 ; enseigne de grenadiers le G mars 1794; sous-lieutenant le 11 septembre suivant; il mourut au mois d'octobre de la même année. mai«ei (Dominique du) fut nommé enseigne le 17 juillet 1793; sous-lieutenant le 50 octobre de l'année suivante; lieute- nant le 31 mai 1802. Il assista à la plupart des combats de la guerre contre la République française. H la m on t. Voir Kensel. Biaugie* (Albert de) fut nommé sous-lieutenant de grenadiers à la création du régiment en 1703; lieutenant le 1 er juin 1705; sous-aide-major le 1 er février 1706; aide-major le 1 er juillet 1710; capitaine le 6 juin 1714; fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; devint capitaine de grena- diers le 26 mai 1721 ; assista au siège de Gibraltar et fut agrégé au bataillon de Madrid en 1733. niavier (Joseph le), écuyer, seigneur de la Rocq, fut nommé enseigne le 3 janvier 1727 et démissionné peu de temps après ('). ma* u r (François-Joseph le), fils du précédent et de Jeanne de Madré, fut nommé enseigne le 2 août 1745 ; enseigne de gre- nadiers le 5 mars 1747; sous-lieutenant le 20 août 1757; lieu- tenant le 18 février 1760; lieutenant de grenadiers le 22 sep- tembre I769 v ; capitaine le 30 avril 1772. Il mourut à Liège le 10 août 1783. Blende (Jean-Ferdinand de) fut nommé enseigne le 25 sep- tembre 1787 ('); enseigne de grenadiers le 15 avril 1790; sous- lieutenant en 1793; lieutenant le 10 septembre 1795; aide-major (') La famille le Blavier, établie au pays de Liège, obtint le titre de baron par diplôme de l'empereur Léopold II du 7 février 1791, douué a Alexandre- Joseph le Ravier, connu sous le nom de l>aron de la Rocq, admis dans l'ordre équestre de lu province de Liège, mort sans postérité en 1830, dernier de son nom et armes. {Listes des titres île noblesse, publiées par Gérard.) Elle descend d'Antoine le Blavier, bourgmestre de Liège en 1331 et. 1335, et de Rasse de Lumine. [Recueil héraldique des bourgmestres de Liège, 1720, in-folio, p. fiO.) (') La famille de Blende est brugeoise, elle fut anoblie par le roi Charles II le M février 168V. (Voir Listes des litres de noblesse, etc., p. 49.) Digitized by Google 284 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. le 9 mars 1801 ; il devint 'capitaine puis commandant de bataillon pendant la guerre de l'indépendance. Biom (François de) fut nommé sous-lieutenant de grenadiers à la création du régiment en 1703 ; lieutenant le 3 août 1704 ; sous-aide-major le 1 er février 1706; aide-major le 1 er octobre de l'année suivante. Il assista à la bataille de Saragosse et fut tué à la bataille de Villaviciosa en 1710. ■UndH de Fcrhain (Pierre ou Louis) fut nommé enseigne le 17 octobre 1731 ; assista à la conquête d'Oran; devint enseigne de grenadiers le 29 avril 1754; sous-lieutenant le 19 juillet 1755; sous-lieutenant de grenadiers le 10 décembre 1741 ; sous- aide-major le 3 novembre 1741 ; lieutenant le 8 juin 1745. Il mourut à Viterbe. Biondei de Feehain (Alonze) fut nommé enseigne le 5 sep- tembre 1720; assista au siège de Gibraltar; devint enseigne de grenadiers le 1 1 janvier 1728; sous-lieutenant le 5 août suivant; prit part à la conquête d'Oran; fut nommé lieutenant le 15 no- vembre 1755; aide- major le 3 novembre 1741. Il fut tué à l'attaque de Velletri en 1744. Boearmes (Édouard Visart comte de) fut nommé enseigne le 1 er février 1787 ; enseigne de grenadiers le 28 juillet 1 791 ; sous- lieutenant le 19 janvier 1792; lieulenant le 5 février 1795. Il avait fait toutes les campagnes de la guerre contre la France et fut nommé lieutenant-colonel aux volontaires d'Espagne peu de temps après. Bueekhoven (Eugène de Lière, seigneur d'ïmmerzeele, comte de) fils de Thomas de Lière, seigneur d'ïmmerzeele, comte de Boeckhoven et vicomte d'Alost, fut nommé capitaine a la créa- tion du régiment en 1705. 11 quitta les gardes walloncs pour devenir enseigne des gardes du corps de la compagnie flamande. II mourut en 1716 étant lieutenant-général et gouverneur de Cadix. Le comte de Boeckhoven avait épousé sa cousine germaine Marie-Thérèse de Coloma marquise de Canales, chanoinesse de Maubeuge; il ne laissa pas d'enfants. {Nobiliaire des Pays-Bas, I, 256. — Généalogie de la famille Coloma, p. 96.) BoiAMona (Nicolas de) fut nommé enseigne le 1 er juin 1711 ; assista au siège de Barcelone; devint sous-lieutenant le 7 août 1714; prit part à l'expédition de Sardaigne; fut nommé sous- aide-major le 26 avril 1718. Il quitta en 1720. boJoiim (Philippe) fut nommé enseigne en 1789; enseigne de Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 285 grenadiers le IG juin 1794; sous-lieutenant le 1 1 septembre de la même année ■on (le). — Voir Montacut. h. muer t (Louis de), fils de Joseph-Hyacinthe de Bonaert, bourg- mestre d'Ypres, mort le 20 mars 1 724 ; fut nommé enseigne le 3 janvier 1727 ; enseigne de grenadiers le 7 juillet 1729 ; assista à la conquête d'Oran ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 49 novembre 1755 ; lieutenant le 2 avril 1738; sous-aide-major le 8 juin 1745 ; aide-major le 9 novembre de l'année suivante ; fut tué à la bataille de Plaisance en 1746, après s'être plusieurs fois distingué pendant la campagne d'Italie. Bonaert (Jacques-Joseph-Livin de), frère du précédent; fut nommé enseigne le 24 avril 1730 ; assista à la conquête d'Oran ; devint enseigne de grenadiers le 30 novembre 1755 ; sous-lieu- tenant le 19 avril de l'année suivante; assista à la bataille de Bitonto ; fut nommé sous-aide-major le 16 janvier 1741 ; lieu- tenant le 8 juin 1741. Il quitta le service l'année suivante et revint aux Pays-Bas où il fut nommé conseiller receveur général des finances de la Flandre rétrocédée. Créé baron par lettres patentes de l'impératrice Marie-Thérèse du 30 septembre 1755. Il fut aussi premier échevin de la salle et cliâtellenie d'Ypres, et mourut le 15 août 1782. 11 avait épousé en premières noces Marie-Françoise Immeloot, morte le 26 février 1767, et en se- condes noces Françoise-Thérèse-Xavière de Ghellinck. Bonamour ; Louis de Thalouette comte de) fut nommé capi- taine par patente du 9 février 1720; assista au siège de Gibral- tar, à la conquête d'Oran, et fut tué sur le champ de bataille de Bitonto en 1734. Bonnechère (Lambert de) fut nommé enseigne le 12 février 1762; puis il passa capitaine dans un régiment d'infanterie. Bon«tctten (Louis-Marie- Joseph de) né le 11 juillet 1775; fils puîné d'Albert-Dominique baron de Bonstetten et du Saint- Empire, seigneur de Faustroy, et de Louise-Claire Bonnaert; fut nommé enseigne le 4 juillet 1795; sous-lieutenant le 5 février 1795; lieutenant le 22 novembre 1802 . . . ( l ). (•) I.a famille noble de Bonstetten est originaire du ranton de Berne et fut décorée du titre de baron par diplôme de l'empereur Maximilien, donne à Ma\ence le 3 janvier 1499. (E. A. Helli.n. Histoire du chapitre de Saint- Hacon, supplément, p. 139.) Digitized by Google 286 HISTOIKE DES GAKDES VYALLONES. morér (louis de la) fut nommé enseigne le 18 avril 1742; sous-lieutenant le 20 août 1745; fil les campagnes d'Italie; devint sous lieutenant de grenadiers le 13 août I 7 >l ; sous-aide- major vers 1752; lieutenant le 4 juin 1753; aide-major le 26 fé- vrier 1761 ; capitaine le 2 avril 1767; prit part à l'expédition d'Alger; fut nommé capitaine de grenadiers le 10 août 1779; brigadier le 3 janvier 1783. Il prit sa retraite en 1788. Borie (Victor-Louis Mallet de Roquefort, chevalier de la)(') fut nommé enseigne le 23 avril 1762; enseigne de grenadiers le 21 mars 1764; sous-lieutenant le 18 juillet 1767. Il obtint l'an- née suivante le commandement d'une compagnie d'invalides formée à Dénia. uoringe (Pierre-Joseph-François de Boringe de Nangi) fut nommé enseigne le 23 août 1782; enseigne de grenadiers le 18 août 1786; sous-lieutenant le 24 janvier 1788; sous-lieute- nant de grenadiers le 6 mars 1794; lieutenant le 11 septembre suivant. Il lit toutes les campagnes contre la République française. Boriutit (Emmanuel Joseph-Laurent de), né le 10 août 1717; fils de Jean-François Borluul, seigneur d'Hoogstraelen, échevin des porchons de (Jand, et de Catherine-Philippine de Brune (E. A. Hellin, Chapitre de Saint- Bavon, p. 565;; fut nommé enseigne le 16 avril 1759; (it les campagnes d'Italie; devint en- seigne de grenadiers le 15 août 1746; lieutenant le 5 mars de l'année suivante ; lieutenant de grenadiers le 28 mai 1762; capi- taine le 7 décembre de la même année. Il mourut à Cadix, le 29 juin 1771. nornac (Jacques de) fut nommé sous-lieutenant le 1 er juillet 1706, et passa dans l'artillerie en 1708. BorqueiinauN (Antoine de) fut nommé enseigne le 11 mai 1719: sous lieutenant le 1 er mars de l'année suivante; prit part à l'expédition d'Afrique; devint sous-lieutenant de grenadiers le 1 er janvier 1729; lieutenant le 27 avril de l'année suivante; sous-aide-major le 15 mai 1734; assista à la bataille de Bitonto, fut nommé aide-major le 6 avril 1739; capitaine le 11 janvier 1744. Il fut ensuite agrégé à l'état-major de la place de Barce- lone. Il avait assisté aux batailles de Campo-Santo, de Plaisance, du Tidone, etc., etc. (') La Borie, froisse de Suillac dans le Iws Limousin. La branche de Mallet Hoquefoil aiiosséde celte seigneurie jusqu'à la révolution. Digitized by Googl CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIEItS. 287 un ••*(■■! (François comte de) fut nommé enseigne le 10 octobre 1721 ; enseigne de grenadiers le 2 octobre 1725; assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieutenant le 27 mars 1729; prit part à la conquête d'Oran ; fut nommé sous-lieutenant de grenadiers le G novembre 175'*; lieutenant le 41 avril 1755. Il passa la même année au commandement du régiment de Parme ('). ■oudy (Barlbélemy) fut nommé cbirurgien-major le 50 juin 1744, et fut agrégé à la suite du bataillon de Madrid en 1765. Boiiirard (Dominique-Jérôme de) fut nommé enseigne le 22 juillet 1765; enseigne de grenadiers le 4 mai 1705; sous- lieutenant le 22 octobre 1767; sous-lieutenant de grenadiers le H août 1770; lieutenant le 26 février 1776. Il fut blessé à la descente d'Alger, le 8 juillet 1775, et fut agrégé à l'état-major de la place de Barcelone en décembre suivant. Boulenger. — Voir Montlgny. boni?™ (') (Charles-François-Ghislain de Cassina, des comtes délia Marlesuna, chevalier du Saint-Empire romain, comte de Wonsbeim, baron de), né le 16 janvier 1751, fils puiné de Pierre-Philippe-François de Cassina, comte de Wonsbeim, et de Marie-Louise de Plotlio , fut nommé enseigne le 28 mai 1762; sous-lieutenant le 25 août 1767, puis se relira du service. Il avait épousé Catherine-Henriette Francoise-de-Paule-GhMaine de Brouchoven, baronne de Leefdael. (Nobiliaire des Pays-Bas. Supplément, 1614-1630, p. 20.) Bou«ie» (Joseph-Eugène vicomte de) fut nommé enseigne le 22 juillet 1763 et passa quelque temps après en qualité d'exempt dans la compagnie flamande des gardes du corps. BoutiK»y (Denis de) fut nommé enseigne en 1784; sous-lieu- tenant le 11 septembre 1794; lieutenant le 17 novembre 1800. Il lit les campagnes contre la République française de 1793 à 1795. Boutinirr (Ignace de) fut nommé enseigne le 15 juin 1760; enseigne de grenadiers le 21 janvier 1 764 ; sous-lieutenant le 21 décembre de la même année; lieutenant le 26 septembre 1771. Il assista à la descente d'Alger en 1775; devint lieutenant de grenadiers le 23 mai 1782; capitaine le 2 avril 1785. (') Pierre et Augustin de Borseli frères, furent créés chevaliers par lettres patentes du roi Philippe IV en 1064. [Listes des titres de noblesse, p. 14.) (*} Boulers est une ancienne baronnie et Beerie de Flandre qui fui acquise par Francisco Bernaniino de Cassina. 288 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. oouiinier (Marie-Théodore-Joseph de), né a Lille, le 25 jan- vier 1744, fut nommé enseigne le 6 juin 1 761 ; sous-lieutenant le 20 décembre 1766; sous-lieutenant de grenadiers le 18 avril 1771 ; lieutenant le 4 mars 1775 ; il assista à l'expédition d'Alger en 1775; devint lieutenant de grenadiers le 25 juillet 1784; capi- taine le 22 septembre 1789. Maréchal de camp ; il mourut à Bar- celone le 2 avril 1800. Il avait épousé Marie-Josèplie-Procope de Bassecourt. Brahant (Joseph de) fut nommé enseigne le 15 juillet 1755; sous-lieutenant le 16 octobre 1741; sous-aide-major le 9 no- vembre 1744. Il fut tué à la bataille de Plaisance en 1746. Brabnnt (Ferdinand de) fut nommé enseigne le 50 juin 1758 ; enseigne de grenadiers le 8 juin 1745; sous-lieutenant le 10 juin de l'année suivante; sous-aide-major le 5 août 1746; aide-major le 6 août 1755; capitaine, le 22 novembre 1762. Il mourut à Madrid le 20 mars 1767. Il avait fait avec honneur toutes les campagnes d'Italie et avait assisté aux batailles de Campo-Santo, de Plaisance, du Tidone, etc. Braudot (Antoine de) fut nommé enseigne le 18 décembre 1720; assista au siège de Gibraltar; devint enseigne de grena- diers le 15 septembre 1728; sous-lieutenant le 11 décembre de la même année; prit part à la conquête d'Oran ; fut nommé lieu- tenant le 15 janvier 1755; assista à la bataille de Plaisance; de- vint lieutenant de grenadiers le 1 er avril 1746; capitaine le 9 avril de la même année; capitaine de grenadiers le 25 avril 1762 avec le grade de brigadier. Il fut fait lieutenant de roi à liadajoz la même année. Bray (Ferdinand de), fils de Pierre-Joseph de Bray, avocat au conseil souverain de Hainaut qui obtint de l'empereur Charles VI des lettres patentes de confirmation de noblesse, données le 25 avril 1755; fut nommé enseigne le 5 mars 1747; sous-lieute- nant Ic i" juillet 1752. 11 quitta la même année. Brlci. — Voir Balnl-Kller. Brigue* (Pierre) fut nommé chirurgien-major le 28 sep- tembre 1749. Briquet (Antoine de) fui nommé enseigne le 1 er juin 1707; sous-lieutenant le 1 er juillet 1710; sous-lieutenant de grenadiers le 11 avril 1714; lieutenant le 1 er janvier de l'année suivante. Il mourut à Madrid en 1717. H avait assisté à la plupart des combats de la guerre de la succession d'Espagne et au siège de Barcelone. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 289 Brugen (Bernard de) fut nommé enseigne le 1 er février 1712; sous-lieutenant le 1 er avril 4715 et quitta en 4719. ■rases (Nicolas de) fut nommé enseigne le 8 juin 1 745 et dis- . parut peu de temps après. Brun» (François le) fut nommé enseigne le 9 février 1745; assista à la bataille de Plaisance; devint sous-lieutenant le 3 mars 4747; lieutenant le 9 février 4760; lieutenant-colonel agrégé à l'élat-major de Saint-Philippe ('). un.... (Joseph le) fut nommé enseigne le 24 mars 4752; sous- lieutenant le 7 avril 1760; sous-lieutenant de grenadiers le 45 juin 47G5; lieutenant le 44 mai 4767; agrégé lieutenant- colonel de toute la principauté de Catalogne le 4 er octobre 4774. »t ..... (Joseph le) fut nommé enseigne le 25 mai 4782 ; en- seigne de grenadiers le 48 mai 4785; sous-lieutenant le 7 dé- cembre 4786; sous-lieutenant de grenadiers le 6 mai 1795; lieu- lenant le 6 mars de l'année suivante; capitaine le 46 décembre 1802. Il avait fait avec distinction toutes les campagnes de la guerre contre la République française de 1795 à 4795. Brya» (Alexis de), lils de Charles-Sylvestre de Bryas, baron d'Awondance et de Waltencheux, et de Maric-Jeanne-Isabelle de Lattre d'Ayette, sa seconde femme; fut nommé lieutenant le 4 er juillet 4706; aide-major le 48 février 4744 ; prit part à la guerre de la succession d'Espagne; devint capitaine le 4« r avril 4745; brigadier et commandant de brigade. Il fut tué à la ba- taille de Bitonto en 4754. Il avait épousé N. Osorio, de l'illustre maison des marquis d'Astorgo et comtes d'Altamisa au royaume de Léon. Une branche de la famille de Bryas, issue de ce mariage, existe encore en Espagne (*). Brya* (Philippe chevalier de) fut nommé enseigne le 1 er juillet 1706; sous-lieutenant le 42 juin 4707; sous-lieutenant de gre- nadiers le 4 ,r juillet 1710; lieutenant le 18 février de Tannée (■) La famille lcBrum est originaire de l'Artois. [La Chesnaye des liais, III, 300. — Suite du supplément au nobiliaire des Pays-Bas, 1630-1061, p. 205.) p) Cette famille doit son nom à la seigneurie de Bryas ou Brias. au comté de Saint-l'ol en Artois. .Voir Hecueil généalogique des familles originaires des Pays-Bas ou y établies, p. 362. — Laixé, Archives de la noblesse de France, t. IX. — La Chesnaye des Bois, III, p. 183. — De Saint-Al.vis. Sobiltaire universel de France, t. III, p. 1-9. — Suite du supplément au nobiliaire des Pays-Bas, 1630-1661, p. 116.) Digitized by Google 200 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. suivante; capitaine le 3 janvier 1719; capitaine de grenadiers le 1 er juin 1742; maréchal de camp. Il mourut en 1744 des . suites de ses blessures, à Pescara, dans le royaume de Naples.' Il avait fait toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne , pris part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile, assisté au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran (1732). Bry«« (Benoît de) fut nommé lieutenant le 10 août 1719; ca- pilaine le 22 janvier de l'année suivante; capitaine de grenadiers le H juin 1744; brigadier. Il fut tué à l'affaire de Velletri en 1744, après des prodiges de bravoure. Bryu» (Alexandre de) fut nommé enseigne le 26 janvier 1725; assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieutenant le 9 novem- bre 1733; sous-lieutenant de grenadiers le 18 avril 1736; lieu- tenant le 5 mars 1738. Il mourut a Fano en Italie en 1745. »»->'•« (Diègue de) fut nommé enseigne le 3 juin 1728; prit part à la conquête d'Oran; devint sous-lieulenant le 3 novembre 1733 ; assista à la bataille de Bitonto; fut nommé sous-lieule- nant de grenadiers le 18 novembre 1756; lieutenant le 28 mars 1740; lit toutes les guerres en Italie; devint lieutenant de grena- diers le 13 août 1746; capitaine le 3 mars de l'année suivante; capitaine de grenadiers le 28 août 1763 avec le grade de maré- chal de camp. Il fut blessé à la descente d'Alger le 8 juillet 1775, et fut fait gouverneur de Tortose la même année. Br;«M (Jean de) fut nommé enseigne le 23 novembre 1733; assista à la bataille de Bitonto ; devint enseigne de grenadiers le 8 mars 1736: sous-lieutcnant le 8 mars de l'année suivante; lit toutes les campagnes d'Italie; fut nommé sous-lieulenant de gre- nadiers le 8 juin 1745; lieutenant le 11 janvier de l'année sui- vante; lieutenant de grenadiers le 7 septembre 1754; capitaine le 20 décembre 1755. Il fut fait lieutenant de roi de la citadelle de Barcelone en 1775. ■rjM (Joseph comte de) fut nommé enseigne le 5 mars 1758 ; sous-lieutenant le 11 janvier 1744; fit toutes les campagnes d'Italie; devint lieutenant le 5 mars 1747; lieutenant de grena- diers le 8 mars 1761; capitaine le 20 octobre de l'année sui- vante; assista à l'expédition d'Alger en 1775; capitaine de gre- nadiers le 4 février 1776; brigadier le 5 janvier 1785. Il mourut à Reus le 16 juin 1784. urj«M (François de) fut nommé enseigne le 1" juillet 1738; et démissionné peu de lemps après. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 291 Brya* (Procopc de) fut nommé enseigne le 24 octobre 1751 et mourut à Barcelone la même année. ui>m« (Joseph de) fut nommé enseigne le 15 juin 1760 et mourut à Madrid le 13 septembre de la même année. Br>a« (François comte de) fut nommé enseigne le 22 février 1782; sous-lieulenant le 20 juillet 1786; sous-lieutenant de gre- nadiers le 22 avril 1791 ; lieutenant le 4 juillet 1793; capitaine le 24 avril 1802. Il avait fait toutes les campagnes contre la France. Brya« (Jean Belolo de) fut nommé enseigne le 24 janvier 1782 et démissionné le 7 avril de l'année suivante. Brya* (Louis chevalier de) fut nommé enseigne vers 1 782 ; sous- lieutenant le 1 er mai 1788: sous-aide-major. 11 passa en 1799 dans l'administration des rentes d'Alici. Bry«M de Maienghien (François de) fut nommé sous-lieule- nant le 8 juillet 1712; assista au siège de Barcelone; devint lieu- tenant le 7 mai 1718; prit part à l'expédition d'Afrique; devint lieutenant de grenadiers le 13 novembre 1720; assista à la con- quête d'Oran; fut nommé capitaine le 13 novembre 1733; lit toutes les guerres d'Italie; assista aux batailles de Bitonlo, de Campo-Sanlo, de Plaisance, etc., etc.; fut promu capitaine de grenadiers le 24 décembre 1746; commanda le régiment étant le plus ancien capitaine; brigadier agrégé à l'état-major de la place de Tarragone en 1762. Bry«n ûe MaiengMen (François-Engleberl-l;:nace comte de), fils» puîné d'Englebert-Frédéric comte de Bryas, marquis de Ma- lenghien, baron de Moriamé et d'Hernicourt, premier beer de Liège, membre de l'étal noble du dit pays et du comté de Looz, ainsi que membre de la noblesse des États d'Artois; grand bailli héréditaire des bois et forêts du Hainaut, seigneur haut justicier des villes et terres franches de Fumay, Rivin-sur-Meuse; sei- gneur de Bryas, Malcnghien, etc.; et de Marie-Françoise-Alde- gonde-Ghislaine comtesse de llamal et du Saint-Empire, ancienne chanoinesse du chapitre noble de Sainte Gerlrude à Nivelles ; fut nommé enseigne le 5 octobre 1760; fit la campagne de Portugal ; devint sous-lieutenant le 2 avril 1767; lieutenant le 23 avril 1774; prit part à la descente d'Alger en 1775 ; fut promu au rang de colonel en 1783; capitaine le 7 décembre 1786. Il fut fait corrégidor de Falam le 3 juin 1788, et mourut sans postérité en septembre 1818. Digitized by Google 202 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. urjim de naieaghteu (Albert-Louis-Marie-Alexandre comte de), frère du précédent, né au château de Moriaiué le 17 avril 1755, fut nommé enseigne le 27 novembre 1777, et mourut à Madrid le 51 décembre 4780, sans, laisser de postérité. Brynd de Maieaghicn (Louis), fut nommé enseigne le 2G juin 1783 et sous-lieutenant le 1 er mai 1788. urjmm de la ««lie (Jacques 1, fut nommé enseigne le 1 1 avril 1714; prit part aux expéditions en Sardaigne et en Sicile; devint sous-lieutenant le 17 janvier 1718, lieutenant le 41 septembre 1721. Colonel agrégé à l'étal- major de la place de Barce- lone. ■ryas de la «aile (Emmanuel) fut nommé enseigne le G juin 1761, et (il la campagne de Portugal; il fut peu de temps après démissionné et exilé à Oran à la demande de sa famille. BuiNMerei (Philippe de), fils puîné de Philippe-François de Buisserct, écuyer, seigneur d'Hilfaut, et de Barbe-Thérèse Dru- inan; fut nommé enseigne le 28 mai 1702; enseigne de grena- diers le 1" juillet 1700; il fut démissionné le l- r juillet de l'année suivante. Bureau (Joseph de) fut nommé enseigne le 15 mai 1 741» ; sous-lieutenant le 9 février 1700; lit l'expédition de Portugal, devint sous-lieutenant de grenadiers le 17 décembre 1703; lieu- tenant le 27 juin de l'année suivante; prit part à la descente d'Alger en 1775; fut nommé lieutenant de grenadiers le 25 jan- vier 1770 et capitaine le 4 octobre suivant, avec le grade de bri- gadier; capitaine de grenadiers le 44 juin 1701 , lit toutes les campagnes de la guerre contre la Révolution française ; devint lieutenant-colonel du régiment le 13 septembre 1802 avec le grade de lieutenant-général. Bureau (Pierre-Joseph de), fils du précédent, fut nommé en- seigne le 2 mars 1780; sous-lieutenant en juillet 1784; sous- lieutenant de grenadiers le 50 avril 178!) ; lieutenant te 18 février 1790; capitaine le 25 juillet 1799. Il prit parla toutes les cam pagnes de la guerre avec la République française. Bureau (Achille de) fut nommé enseigne le 22 janvier 4801 ; sous-lieutenant en 1804. 11 fut tué à la bataille de Medellin le 28 mars 1809. Bure» (Paul-Antoine baron de), fils de Godefroy de Buren, d'une ancienne famille chapitralc de Munster en Weslphalie, trésorier général du district d'Osnabruck, et d'Agnès OoslholV, Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 293 fut nommé enseigne le 9 juillet 1772; fit partie de l'expédition d'Alger en 1772; devint sous-lieutenant le 23 janvier 1777 ; sous- aide-major le 25 mai 1782; lieutenant le 1 er janvier 1785; aide-major le 42 octobre 1780; lieutenant de grenadiers le 22 novembre 1792; capitaine le 6 mars 1794, brigadier. Il fit avec distinction toutes les campagnes de la guerre contre la République française ; devint commandant de bataillon et mourut à Madrid le 22 janvier 1815 ('). Burcn (Charles), fils aîné du précédent, fut nommé lieute- nant en 1815. ■luron (Joseph), frère puîné du précédent; fut nommé sous- aide-major en 1815. Burennr ( Jean-Danneaux de) fut nommé sous-lieutenant le 14 juin 1711 et tué la même année près de Calaf. Bu*. — Voir du Bus. Butron Musira j de la Torrc (Alexandre-Joseph Gomez de), fils d'Alexandre-Eugène Butron y Muxica de la Torre seigneur d'Obies et de Baviseau, lieutenant-colonel au service de France au régiment de Mailly, et d'Hélène-Thérèse de Monaldy; fut nommé enseigne le 29 mai 1756 ; enseigne de grenadiers le 1 8 juin 1700; fit la campagne de Portugal; devint sous-lieutenant le 1 er mai 1760; sous-lieutenant de grenadiers le 8 septembre 17G7; lieutenant le 25 novembre 1769; assista à la descente d'Alger; devint lieutenant de grenadiers le 7 novembre 1776; capitaine le 19 juillet 1782. Buttel. — Voir Billet. Buitré (Pierre Rivedoux chevalier de) fut nommé enseigne le 11 février 1711 ; assista au siège de Barcelone; devint enseigne de grenadiers le l pr avril 1714; sous-lieutenant le 1 er septembre 1715; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; fut nommé sous-lieutenant de grenadiers le 11 mai 1719 ; assista au siège de Gibraltar; devint lieutenant le 1 er novembre 1727; lieutenant de grenadiers le 28 août 1734; capitaine le 5 mars 1738. Il mourut en 1740. Buttré (François de Meldeman, chevalier de) fut nommé cn- (') .Son frère Christophc-Bernard-Fréderir romte de Burcn fut colonel du régiment wallon des dragons de Latour au service d'Autriche; il avait épousé à Gand Anne-Françoise Van de Woestyne de Pilckem et mourut à Tournay en 1791. Digitized by Google 294 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. soigne le 3 janvier 1718; sous-lieutenant le 1 er mars 1720: lit l'expédition d'Afrique et mourut de ses blessures à Tarragone. r«b«ne« (Isidore de) fut nommé enseigne le 1 er octobre 1707 ; enseigne de grenadiers le 12 juillet 1710; sous-lieutenant le 13 février 1711 ; sous-lieutenant de grenadiers le i fr avril 1714; lieutenant le 1 er décembre de l'année suivante. Il assista à pres- que tous les combats de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué à la tranchée de Melazo ('). , rabane» (Philippe de), né en 1699, fut nommé enseigne le 8 janvier 1718; assista a la bataille de Villa-Franca ; devint sous- lieutenant le l«* mars 1720; sous-lieutenant de grenadiers le 2 octobre 1728, après le siège de Gibraltar; fut nommé lieute- nant le 18 octobre de l'année suivante; sous-aide major le I er oc- tobre 1755; assista à la bataille de Bitonto; devint aide-major le 20 novembre 1 735 ; capitaine le 8 juin 1745; assista à tous les combats de la campagne d'Italie : à Campo-Santo* à Velletri, à Plaisance, à Tidone; fut promu capitaine de grenadiers le 5 janvier 1760; major du régiment le 3 mai 1764; lieutenant- colonel du régiment le 50 août 1771, avec grade de lieutenant- général. Il mourut à Madrid le 29 août 1780, après avoir été commandant général de la Catalogne. rabanea (Jean Baptiste de) fut nommé enseigne le 8 décembre 1720; assista au siège de Gibraltar; fut promu ensi igne de gre- nadiers le 15 septembre 1728; sous-lieutenant le 27 novembre de la même année; prit part à la conque' te d'Oran en 1752; de- vint lieutenant le 29 août 1754; assista à la bataille de Bitonto; fut nommé lieutenant de grenadiers le 11 décembre 1744; capi- taine le 7 avril 1746. Il fit toutes les campagnes de la guerre d'Italie, et fut lué à la bataille de Plaisance en 1746. rabane» (Philibert de) fut nommé enseigne le 7 avril 1746; enseigne de grenadiers le 16 juin de l'année suivante; sous-lieu- tenant le 3 avril 1749; lieutenant le 6 juin 1761. Il quitta le service la même année. rabane» (Charles de) fut nommé enseigne le 30 avril 1752; enseigne de grenadiers le 10 août 1757; sous-lieutenant le 18 avril 1760; fit la campagne de Portugal; devint sous-aide- major le 29 maiJ765; lieutenant le 14 mai 1767; aide major le [■) La famille de Cabane* o*f originaire do la Provonne. Digitized by Googl CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 295 28 mai de l'année suivante; capitaine le 30 juillet 1778. Il eut sa retraite le 2 mai 4782. Cabanes (François-Marie de) fut nommé enseigne le 14 janvier 1758; fit la campagne de Portugal de 1762; devint enseigne de grenadiers le 42 septembre de la même année; sous-lieutenant le 5 mai 4770. Il donna sa démission peu de temps après. cabanes (François-Marie de) fut nommé enseigne le 18 sep- tembre 17G2; sous-lieulcnant le 15 juin de l'année suivante; sous-lieutenant de grenadiers le 9 juin 17G8 Cabane» (Dominique-Guillaume de) fut nommé enseigne le 25 mai 1782, mais ne rejoignit pas. €'abane» (François-Xavier de) fut nommé enseigne le 20 mai 4802. cabanes de Luttante (François de) fut nommé enseigne le 3 novembre 1728; prit part à la conquête d'Oran; devint sous- lieutenant le 23 février 1753; assista à la bataille de Bitonto; devint sous-lieutenant de grenadiers le 5 mars 1738; lieutenant le 46 septembre 4741. Il prit part à tous les combats de la guerre d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; fut promu lieutenant de grenadiers le 45 août 4746; capitaine le 29 septembre 4750. Il mourut le 28 janvier 1765 à Arroys del Porto dans l'Estramadure. caigny (Constantin de) fut nommé enseigne le 16 juin 1734; enseigne de grenadiers le 44 décembre 4757; sous-lieutenant le 50 janvier 4758; fil les campagnes d'Italie; devint sous-aide- major le 9 novembre 4744; aide-major le 5 août 1746; lieute- nant de grenadiers le 44 octobre 4755; capitaine le 24 janvier 1760; agrégé à Barcelone en 1770 avec autorisation de résider en Flandre. Calaen. — Voir Van Caloen. cambray (François-Joseph Danneux vicomte de), fils puîné de Philippe-Jean Danneux, marquis de Warigny, prince de Barban- çon, pair du Hainaut, comte de Buath, baron de Crevecœur, vicomte de Cambray; fut nommé enseigne le 50 septembre 1717; sous-lieutenant le 18 novembre de l'année suivante; (il l'expédition de Sicile; devint lieutenant le H septembre 1723; capitaine le 9 juillet 1750. Il passa peu de temps après au com- mandement du régiment de Bourgogne (infanterie). €^nmpaftno (Alexandre comte de Patras de) fut nommé enseigne le 15 mars 1777 ; enseigne de grenadiers le 28 janvier 1779; Digitized by Google 2% HISTOIRE DES CARDES WALLONES. sous-lieutenant le 23 mai 1782; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er février 1787 ; lieutenant le 18 mai 1788; lieutenant de grena- diers le 50 oetobre 1794; capitaine le 15 janvier 1798. Il prit part à la guerre contre la République française. < urinnN (Manuel-Ignace de) fut nommé enseigne de grenadiers le 10 juillet 1776, et quitta peu de temps après. c«no (Philippe-Michel- Joseph de), filsd'Élienne-Michel deCano, seigneur de Boulines, échevin de la ville de Bruxelles, puis sur- intendant du canal, mort le 1 er juin 1720, et de Catherine do Carena ; fut nommé enseigne le 1« r juin 1707 et fut tué en 1710 étant en détachement ('). rararriom (Joseph), fut nommé enseigne vers 1794 ; il quitta en 1799. rarbon (Alexandre de) fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703; fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; passa capitaine de grenadiers le 9 juillet 1716 avec grade de maréchal de camp; prit part à l'expédition de Sardaigne et mourut en Sicile en 1719 (*). Cara>na*. — Voir Unis. cardon «le rieerard (Charles-Louis) fut nommé enseigne le 10 juin 1769, et resta parmi les morts à la descente d'Alger, le 8 juillet 1775. cardone (Marc de) fut nommé lieutenant à la création du ré- giment en 1703; aide-major le 1 er février 1706 avec brevet de colonel. Il fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile, et mourut à Chinchon en Cast.il le en 1719. « «riier (Philippe de) fut nommé enseigne le i' r août 1719 et mourut en Sicile ( 3 ). carnin-iJiiiern (Albert-François comte de), fils de Maximilicn- Prançois de Carnin, marquis de Nédonchel, baron de Lil- liers, etc. ; fut nommé lieutenant le 25 janvier 1725 ; assista au siège de Gibraltar ; devint capitaine le 1 er juillet 1750 ; prit part (•) \ai famille de Cano fut admise dans les lignages de la ville de Bruxelles, et obtint en 1730 de l'empereur Charles VI le litre de baron de Meghem. (•> Famille du Hainaut qui obtint décoration d'armoiries par diplôme du roi Philippe V, du 1 rr juin 1701. ( J ) Adrien-Dominique Carlier. un de ses ancêtres, fut anobli par le roi Charles II en 1677. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 297 à la conquête d'Oran en 1732 ; devint capitaine de grenadiers le 3 octobre 1745; il reprit une compagnie de fusiliers le 5 dé- cembre 4749, les capitaines de grenadiers ayant été réformés. Lieutenant-général agrégé à l'état-major de la place de Barce- lone. 11 avait épousé successivement la marquise de Gironella et Marie-Antoinette de Ferrer-y-Pinos, veuve de don Juan de Castro, capitaine-général et gouverneur de l'Estramadure. car© (Antoine-Bonaventure chevalier de) fut nommé enseigne le 21 mars 1752; sous-lieutenant le 7 avril 1760; lit. la cam- pagne de Portugal; devint lieutenant le 14 mai 1767. En 1775 il passa colonel agrégé dans un régiment de dragons ; fut nommé plus tard capitaine-général des armées d'Espagne, et commanda l'armée des Pyrénées occidentales pendant les campagnes de 1793 ell794 contre la France. carondeiet (Fraiiçois-Louis-IIector baron de), fils de Jean- Louis Carondelet, baron de Noyellcs, et de Marie-Marguerite- Louise de Razoir, sa seconde femme ; né le 29 juillet 1747, fut nommé enseigne le 22 juillet 1763; sous-lieutenant le 22 octo- bre 1767; sous-aide-major le 6 août de l'année suivante; aide- major le 27 juillet 1777. Il fut agrégé avec grade de lieutenant- colonel au régiment de Flandre le 18 mars 1779, et devint gouverneur de San-Salvador aux Indes. carondeiet de DaudignieM (Jean-Baptiste-Augustin chevalier de) fut nommé enseigne le 14 mai 1767 ; enseigne de grenadiers le 6 août de l'année suivante; sous-lieutenant le 27 avril 1771 ; fit l'expédition d'Alger; devint lieutenant le 28 mai 1778. Il fut retraité en février 1782. carondeiet (François-Marie chevalier de Thumarie) fut nommé enseigne le 22 mai 1773, et quitta le service l'année suivante. Canal (Charles de Grillo comte de) fut nommé enseigne le 3 janvier 1727; passa dans la marine Tannée suivante, et fut plus tard assassiné à Venise. caaavieiia (Antoine) fut nommé enseigne vers 1797; sous- lieutenant le 12 février 1801. castagneda (Jean de) fut nommé sous-lieutenant le 12 février 1706 ; sous-lieutenant de grenadiers le 12 juillet 1708; lieute- nant le 17 juillet 1710 ; lieutenant de grenadiers le 2 mai 1717; capitaine le 1 er janvier 1719 avec grade de capitaine. Agrégé à l'état-major de la place de Madrid en 1735. Il avait pris part à presque toutes les affaires de la guerre de la succession d'Espagne; 19 Digitized by Google 298 IIISTOIHE DES GARDES WÀLLONES. avait assisté au siège de Barcelone, aux expéditions de Sardaignc, de Sicile, d'Afrique, ainsi qu'au siège de Gibraltar. ( aNtaitnrdH ( l,ou i s de) fut nommé enseigne le 1 er juillet 1700; enseigne de grenadiers le 4 janvier de l'année suivante ; sous- lieutenant le 1 er juillet 1708; sous-lieutenant de grenadiers le 10 février 1711 ; lieutenant le 8 avril 1714. H (it toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; devint capi- taine le 7 janvier 1719. Il fut plus tard gouverneur de la Cambre de Grenade. CMteiar (Jean baron de) fut nommé enseigne en 1776; sou«- lieutenant en 1782 ; lieutenant le 6 juin 1785. CMtei Fraaro (Don Paul de Sangro prince de) fut nommé colonel du régiment le 23 avril 1791 ; il était alors lieutenant- général et lieutenant dans la compagnie des gardes flamandes. 11 commanda l'armée d'Aragon pendant la campagne de 1794. Ayant adhéré depuis à la constitution de Rayonne, il accepta les emplois que lui conféra le roi Joseph Napoléon. Il abandonna ensuite la cause de ce prince. L'empereur Napoléon le déclara ennemi de la France et de l'Espagne par décret du mois de no- vembre 1808. Il fut enfermé au château de Fenestrelle et ensuite au chAteau de Portici à Naples. A son retour, en 1814, le roi Ferdinand VII lui rendit son régiment des gardes wallones cl son rang à la cour. Il est mort à Paris le 12 janvier 1815. cantro (Mathias de) fut nommé sous-lieutenant le 20 décembre 1719; fit l'expédition d'Afrique; devint lieutenant le 1 er janvier 1728; .sous-aide-major le 25 août 1750; assista à la conquête d'Oran; fut nommé aide-major le 20 novembre 1734. Il fut fait lieutenant de roi à Rosas en 1730. c Mtouiiiani (Adrien de) fut nommé enseigne le 20 novembre 1719; fit l'expédition d'Afrique; devint enseigne de grenadiers le 24 janvier 1724 ; sous-lieutenant le 18 juin de la même année. Il assista au siège de Gibraltar et mourut à Villeneuve en 1752. raupenne de Pénaux (Henri-Simon de) fut nommé enseigne le 24 novembre 1770; prit part à l'expédition d'Alger; devint sous-lieutenant le 20 juillet 1770; sous-lieutenant de grenadiers le 23 mai 1782 ; lieutenant le 7 août suivant avec rang de colo- nel. II mourut à Madrid le 10 novembre 1789. ( avHiiinn (Philippe de) fut nommé sous-lieutenant le 1 er sep- tembre 1707; s'évada après avoir tué en duel le sous-lieutenant du Vivier-Coulon. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 299 cavaiiio» (Ramond de) fut nommé sous-lieulenanl le 1 er sep- tembre 4705 ; sous-lieutenant de grenadiers le 19 juin 1707 ; lieutenant le 20 août de la même année. Il avait assisté à la ba- taille d'Almanza et mourut en 1708. céeiie (François chevalier de) fut nommé enseigne le 11 mai 4719; sous-lieutenant le 11 mars de Tannée suivante ; Ht l'expé- dition d'Afrique; devint lieutenant le 7 août 1735. Il passa au commandement du régiment wallon d'Anvers. cereiany (François-Louis baron de) fut nommé enseigne le 10 avril 1735; sous-lieutenant le 18 octobre 1741. Il fit une partie des campagnes d'Italie et mourut de ses blessures à Bo- logne en 1743. cerny (Adrien chevalier de) fut nommé lieutenant de grena- diers à la création du régiment en 1703. Il fut tué à l'attaque de Monle-Santo, en Portugal, en 1704. Chaiandanz (Louis-Charles comte de) fut nommé sous-lieute- nant le 19 novembre 1721 ; assista au siège de Gibraltar; devint lieutenant le 20 avril 1731 ; il donna sa démission peu de temps après. Champion. — Voir ▼««Ht, chapelle (Pierre de) fut nommé enseigne le 28 mars 1740; enseigne de grenadiers le 14 janvier 1744; sous-lieutenant le 3 août de la même année; fit les campagnes d'Italie; devint sous- lieutenant de grenadiers le 3 mars 1747; lieutenant le 16 juin 1747 ; lieutenant de grenadiers le 18 septembre 1762 ; capitaine le 27 septembre 1763. 11 se retira en 1767 avec jouissance de son traitement. charneux (Mathieu-Alexis chevalier de) (') fut nommé en- seigne le 2 octobre 1728; assftla à la conquête d'Oran; devint enseigne de grenadiers le 25 novembre 1733 ; sous-lieutenant le 23 novembre 1734; fit la campagne d'Italie; fut nommé sous- aide-major le 3 janvier 1736 ; aide-major le 30 juin 1744; assista à la bataille de Campo Santo, et fut tué à l'attaque de Velletri la même année. Cha«»eaa (Pierre de) fut nommé enseigne le 20 décembre 1719; capitaine d'infanterie agrégé à Tortose. Chaaaebreall. — Voir La Roehe. châatei (du) Charles-Marie baron d'Howardrie, fils de Ferdi- (') Seigneurie dans l'ancien duché de Limbourg au ban de Hervé. Digitized by Google 300 HISTOIRE DES GARDES WALLONES nand François chevalier et vicomte d'Howardrie, fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1703. Il fut tué au siège de Gibraltar en 4705. cuÀMtri (du) François chevalier d'Howardrie, frère du précé- dent, fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1703 ; lieutenant le 19 juillet 1706 ; lieutenant de grenadiers le 2 février 1711 ; fit toutes les campagnes de la guerre de la suc- cession d'Espagne, et devint capitaine le 3 février 1717; colonel agrégé à l'état-major de la Corona. Châatei (du) Philippe comte de Petrieu, fils d'Albéric-Adrien- François du Châstel comte de Petrieu , seigneur d'Houplines et la Vacquerie; fut nommé sous-lieutenant le 8 juin 1743 : sous- lieutenant de grenadiers le 13 août 1746 ; lieutenant le 3 mars de l'année suivante; assista à tous les combats de la guerre d'Italie; se distingua à Plaisance; devint lieutenant de grenadiers le 9 février 1760; capitaine le 20 octobre 1762; capitaine de grenadiers le 25 janvier 1776; assista à la descente d'Alger et fut agrégé à l'état-major de la place de Barcelone le 18 mars 1777. châstel (Ferdinand-Eugène-François comte du), fils d'Alexan- dre-Auguste-François comte du Châstel de la Howardrie, né en 1739; fut nommé enseigne le 22 septembre 1769; il devint suc- cessivement sous-lieutenant le 12 juin 1777; sous-lieutenant de grenadiers le 2 août 1782 ; lieutenant le 16 avril 1783 ; la même année il quitta le service, devint directeur de l'hospice des vieux hommes a Walerlos, près de Turcoing, et mourut à Lille. Châ«tei (Robert-François-Charles-Henri-Marie comte du Châs- tel de la Howardrie), né à Nivelfcs le 28 février 1761 , second fils de Ferdinand-Eugène qui précède; fut nommé enseigne le 6 juin 1776; sous-lieutenant le 28 janvier 1779, et quitta en 1786 comme lieutenant-colonel d'infanterie'espagnole. Lors de la révolution brabançonne, les États le nommèrent colonel du régiment d'infanterie n° 4. Sous le gouvernement des Pays-Bas, il siégea a la première chambre des états-généraux et mourut à Tournai le 5 avril 1825. Chaateieer (François-Jacques du), né le 30 juin 1693, fils puiné d'Antoine-Chrétien de Cliastelcer, seigneur de Moulbaix et d'Anscrmont, député extraordinaire de la noblesse du Uainaut au congrès d'Utrecht, mort le 10 septembre 1722, et de Marie- CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 301 Catherine-Josèphe de Franeau (Généalogie de la maison du Chasteleer avec les preuves, Bruxelles, 1771, in-folio, page 32) ; fut nommé enseigne le 1" juillet 1712; sous-lieutenant le 1 er dé- cembre de Tannée suivante; assista au siège de Barcelone; de- vint sous-lieutenant de grenadiers le 2 septembre 1 7 1 7 ; fit partie des expéditions de Sardaigne et de Sicile ; fut nommé lieutenant le I! mai 1719; aide-major le l ,r mars de Tannée suivante. Il mourut à Tortose en 1723. chAteaurort (Jacques-Joseph Bosseau marquis de) fut nommé lieutenant le 5 novembre 1729; assista à la conquête d'Oran et à la bataille de Bitonlo ; devint lieutenant de grenadiers le 10 oc- tobre 4741 ; capitaine le 20 janvier 1744; lit la campagne d'Ita- lie; agrégé à Barcelone. C'est le neveu et l'héritier de l'illustre marquis de Cliateaufort, un des généraux les plus distingués que la Belgique ait donnés à l'Espagne. chairaamont (Bernard de) fut nommé enseigne le 4 décem- bre 1783; enseigne de grenadiers le l rr février 1787; sous- lieutenant le 29 juin 1788; lieutenant-colonel agrégé au régi- ment de Naplescn 1793. cn&teiet (Guillaume Lcvaillant chevalier du) fut nommé en- seigne le 2 novembre 1775; sous-lieutenant de grenadiers le 23 octobre 1783; lieutenant le 24 février 1785. Il se relira du service en 1792 (23 avril) et retourna en Flandre. < huu mon t (Jean de) fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1703, et mourut de ses blessures à Gibraltar en 1705. cheruuibounr (David de) fut nommé enseigne le 18 décembre 1721 ; assista au siège de Gibraltar; devint enseigne de grena- diers le 2 octobre 1727; sous-lieutenant le 2 octobre de Tannée suivante; prit part à la conquête d'Oran ; fut nommé sous-lieu- tenant de grenadiers le 15 novembre 1733; assista à la bataille de Bitonto; devint lieutenant le 29 août 1734; capitaine le 21 septembre 1741. Il mourut à Rome en 1744. chermont (Pierre de) fut nommé enseigne le 12 février 1751 ; enseigne de grenadiers le 4 mai 1757 ; sous-lieutenant le 18 fé- vrier 1760; fit la campagne de Portugal ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 31 décembre 1763; lieutenant le 14 septembre 1765 ; capitaine le 22 mai 1777. Il fut fait lieutenant de roi à Tortose en 1778. i hrniHH.i (Achille de) fut nommé enseigne le 10 juillet 1751 ; sous-lieutenant le 7 août 1 760 ; fit la campagne de Portugal ; Digitized by Google 302 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. devint sous-lieutenant de grenadiers le 18 juillet 1764 ; lieute- nant le 20 décembre 1766; aide-major Tannée suivante; assista à l'expédition d'Alger; fut nommé capitaine le 14 mai 1778. < hlmay. — Voir Hennin. - Chimay (Godineau chevalier de Saint-Georgrs) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1703, et fut tué au siège de Gibraltar en 1 705. < n îu (Benoit de) fut nommé enseigne le 18 mai 1785; ensei- gne de grenadiers le 3 juillet 1788 ; sous lieutenant le 22 octobre I789 ; il se retira en 1793 avec pension de capitaine (Saragosse). CtaMve* ( ) fut nommé enseigne le 20 septembre 1792, et mourut l'année suivante. «i«bbec«, (Jean-Pierre-Toussaint de Flodorp seigneur de) fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1703; sous- lieutenant de grenadiers le 1 er juin 1705; fut tué à l'attaque de Villaréal en 1706 ('). ciabberq (François de Flodorp de), frère du précédent, fut nommé enseigne le 1 1 juin 1711 ; sous-lieutenant le 1 er décem- bre 1713; assista au siège de Barcelone; devint lieutenant le 11 mai 1719; lit l'expédition d'Afrique ; fut nommé lieutenant de grenadiers le 1 er janvier 1728; prit part à la conquête d'Oran; devint capitaine le 13 novembre 1733. Il fut tué à lu bataille de Plaisance en 1746. club».. » «, (Joseph de Flodorp de) fut nommé sous-lieutenant le 11 mai 1719; sous-aide-major le 11 août de la même année; lit partie de l'expédition de Sicile et de celle d'Afrique; devint aide-major le 6 mars 1723. Il passa aide-major de la compagnie flamande des gardes du corps. ciabbeeq (Antoine de Flodorp de) fut nommé enseigne le 5 août 1728; assista à la conquête d'Oran; devint sous-lieute- nant le 3 novembre 1733 ; fit la campagne d'Italie ; fut nommé sous-lieutenant de grenadiers le 8 mars 1737; lieutenant le 28 mars 1740; capitaine le 3 mars 1743. 11 se retira du service et conserva la jouissance de son traitement. Il avait fait toute la guerre d'Italie et assisté aux batailles de Campo-Santo, de Plai- sance, du Tidonc, etc. (•) La famille de Flodorp est originaire de Gueldre. Elle doit son nom a la terre de Flodorp près de Ruremonde. Elle obtint le titre de vicomte par lettres patentes de l'empereur Charles VI, données le 19 mai il'M. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 505 ciairae (Nicolas de) fut nommé enseigne le 3 mars 1747; en- seigne de grenadiers le 14 mars 1750; sous-lieutenant le 31 août de l'année suivante ; lieutenant le 28 mai 1762 ; fit la campagne de Portugal et devint lieutenant-colonel agrégé à l'état-major de la place de Séville en 1765. Clalrpuya (François-Simon de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1703, et mourut à Madrid l'année sui- vpnte. riitriM (Philippe de) fut nommé lieutenant le 20 décembre 1719 et mourut à Cantilana en 1721. rit-mont 4e Nnini-Marcq (Philippe-Auguste Joseph le) cheva- lier, seigneur de grand Bus, de Lobel , etc., flls puiné de Phi- lippe-Alexandre-Joseph le Clément, chevalier, seigneur de Saint- Marcq, de Molinel, de Taintegnies, dé Geugnies de la Blafart de la Pecquerie, etc., et de Marie-Joséphe d'Oslrel; fut nommé en- seigne le 26 juillet 1776; enseigne de grenadiers le 25 novem- bre 1780; sous-lieutenant le 19 janvier 1782; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er juin 1786 ; lieulennnl le 24 janvier 1788; lieutenant de grenadiers le 11 septembre 1794; capitaine le 26 février de l'année suivante. Il fil avec distinction toutes les campagnes contre la Révolution française et fut nommé lieute- nant-général et commandant de l'armée de Valence pour la dé- fense de Saragosse, don! il devint gouverneur à la fin du siège. Lors de la reddition de cette place, il fut conduit en France prisonnier de guerre et eut pour résidence la ville de Nancy, où il resta jusqu'en 1814- Rentré en Espagne, il fut, en récompense de ses services , nommé capitaine et gouverneur-général de la Galice. Il était chevalier grand'croix de l'ordre de Saint-Ferdi- nand, de Saint-Hermenegilde et de Charles III; membre du con- seil de guerre, etc. Il mourut à Madrid en 1831. Il avait épousé Gabrielle de Jorda ('). ciery de itiéefeid (Charles), fils de Jean-Baptiste Cant Hanet Clery qui s'est illustré par son dévouement envers Louis XVI, était sous-lieutenant. Ayant été grièvement blessé à l'affaire de (■) l.a famille le Clément de Saint-Marrq appartenait à la noblesse de l'Artois et était originaire du Cambresi.s (Sai.nt-Alais , Nobiliaire universel de France, VIII, p. 190). Le père et le grand'|>ère du chevalier de Sainl- Marcq étaient officiers supérieurs au service de France. Aujourd'hui le dernier représentant de cette famille est dans la diplomatie. Digitized by Google 304 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Zujar en Murcie le 9 août 1812, il fut pris par les Français et fusillé le lendemain. CUnchant. — Voir Mallly. roiord (Laurent de) fut nommé enseigne le 2C septembre 1717; sous-lieutenanl le 16 août 1719. Il fit partie de l'expédi- tion de Sicile et fut tué à la bataille de Franca Villa (1719). coiiim (Jean-Pierre), fils de Philibert-Antoine Colins, seigneur de Quicvrechin et de Lumbossche, et de Gaspardinc-Carolinc- Michclle Colins d'Ilutvelde; fut nommé enseigne le 30 octobre 1741 ; enseigne de grenadiers le 14 novembre 1744; sous-lieute- nant le 9 février de Tannée suivante. Il assista aux batailles de Campo-Santo, de Plaisance, du Tidone et devint sous-lieutenanl de grenadiers le 7 juin 1747; lieutenant le 50 septembre 1751. Il fit la campagne de Portugal ; fut nommé lieutenant de grena- diers le 22 novembre 1763; capitaine le 5 octobre 1764; capi- taine de grenadiers le 1 er mai 1777. Il mourut à Aix-la-Chapelle le 19 octobre 1780. câlin» (Philippe-Pierre-Jacques-Édouard-Joseph), frère du précédent; fut nommé enseigne le 16 mars 1757; enseigne de grenadiers le 12 février 1762; fit la campagne de Portugal; de- vint sous-lieutenant le 20 octobre de la même année; lieutenant le 4 janvier 1770. colin» (Charles), frère des précédents; fut nommé enseigne le 15 juin 1760; fit la campagne de Portugal; devint enseigne de grenadiers le 2 juillet 1765; sous-lieutenant le 5 octobre 1764; sous-lieutenant de grenadiers le 9 juin 1 768 ; lieutenant le 4 avril 1772. Il fut blessé à la descente d'Alger le 8 juillet 1775 et fut agrégé à l'élat-major de la place de Barcelone. «•lin» de Tarnienne» (Alexandre-Joseph), né le 20 avril 1749; fils de François-Ignace Colins, seigneur de Tarsiennes de l'état noble de Namur, capitaine de cavalerie au service de France, et d'Isabelle-Pétronille Colins de Termuren, sa seconde femme; fut nommé enseigne le 10 juin 1 769 ; enseigne de grenadiers le 14 fé- vrier 1772; sous-lieutenanl le 2 mai 1776; sous-lieutenant de grenadiers le 19 janvier 1782; lieutenant le 2 juin de la même année. Il prit sa retraite le 2 février 1785, revint aux Pays-Bas et mourut à Tournai le 23 octobre 1786. coiina de Tamicnnea (Landelin-François-Joseph), né le 20 oc- tobre 1750, frère du précédent; fut nommé enseigne le 24 no- vembre 1770; enseigne de grenadiers le 1 er février 1774; fit Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 505 partie de l'expédition d'Alger; devint sons-lieutenant le 16 mai 1776; sous-aide-major le 27 novembre 1777; lieutenant le 49 juillet! 782; aide-major le 3 février 1785; capitaine le 25 no- vembre 1793. Il mourut à Barcelone le 23 octobre 1796, après avoir fait les campagnes contre la république française. - coiomem (Henri-François Leduc de) fut nommé enseigne le H avril 1764; enseigne de grenadiers le 8 septembre 1767; sous-lieutenant le 25 juin de l'année suivante; sous-aide- major le 18 avril 1771. Prit part à l'expédiliou d'Alger et devint lieute- nant en mai 1776. 11 mourut à Paris le 18 octobre suivant. condom (Bernard) fut nommé fourrier-major le 28 mars 1763 et mourut à Madrid le 6 mai 1 771 . corbeeque (Gabriel Dongelberg baron de) fut nommé sous- lieutenant le 26 septembre 1717; fit partie de l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca ; devint lieutenant le 20 novembre 1719; capitaine le 20 décembre de la même année; assista à l'expédition d'Afrique; devint capitaine de gre- nadiers le 5 mars 1738. Il fut tué à la bataille de Plaisance en 1746, après s'être distingué dans plusieurs combats de la guerre d'Italie, notamment à la bataille de Campo-Santo et à la surprise de Velletri. corbeeque (Frànçois Dongelberg, baron de) fut nommé enseigne le 29 août 1754; enseigne de grenadiers le 8 janvier 1758; sous- lieutenant le 8 juin 1743; lieutenant le 3 août 1746; fil toutes les campagnes de la guerre d'Italie; se distingua à la bataille de Plaisance; devint lieutenant de grenadiers le 9 février 1760; capitaine le 18 septembre 1762. Colonel agrégé à l'élat-major de la place de Barcelone le 29 mai 1768. corbeeque (Philippe Dongelberg chevalier de) fut nommé lieutenant le 18 janvier 1706 et tué en duel la même année. Corbeeque (Philippe-Charles Dongelberg chevalier de), fils de Charles-Robert Dongelberg, baron de Corbeeque, seigneur de Stumberge, et de Marie-Jeanne Van Eyck; fut nommé sous-lieu- tenant à la création du régiment en 1703; lieutenant le 7 jan- vier 1719. Il fil toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; prit part à l'expédition de Sicile; se distingua à la bataille de Villa-Franca et mourut à Madrid en 1724. corbeeque (Henri-Louis Dongelberg, chevalier de), frère du précédent; fut nommé enseigne le 1 er avril 1708 ; sous-lieutenant le 18 février 1711; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er dé- Digitized by Google 506 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. eembre 1714. Il assista à presque toutes les affaires de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué pendant la cam- pagne. corbeeqae (Pierre Dongelberg chevalier de) fut nommé sous- liculenant le 3 février 1 71 1 et mourut de ses blessures à Saragosse la même année. corberque (François Dongelberg chevalier de) fut nommé en- seigne le 11 avril 1750; fit partie de l'expédition d'Afrique; devint enseigne de grenadiers vers 1732; sous-lieutenant le 29 août 1734. Il mourut de ses blessures à Augusta, en Sicile, en 1735. corbecqnr de Mare»queiie (Joseph) fut nommé enseigne le 18 septembre 1762 et quitta le service peu de temps après. cordov«-s«st«ffo (Ambroise de) fut nommé enseigne le 17 juil- let 1766; sous-lieutenant le 4 janvier 1770; lit l'expédition d'Alger; devint sous-lieutenant de grenadiers le 28 mars 1776; lieutenant le 19 décembre suivant; lieutenant de grenadiers le 21 février 1788; capitaine le 19 mars 1789. Maréchal de camp agrégé à Madrid en 1799, après avoir fait toutes les campagnes contre la république française. cordova (Gonzalve de) fut nommé enseigne vers 1797; sous- lieutenant le 2 mai 1799. corctte (Théodore de) fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1705 et tué en duel en 1705. corte (Pierre-Ignace de), fils de Joseph de Corte, chevalier seigneur de Jonckershoven ter Vesten, etc., conseiller pension- naire de la ville de Bruges et ensuite conseiller maitre de requêtes ordinaire au grand conseil de Malines, mort le 22 septembre 1723, et d'Anne- Catherine de Vaentkins, dame de la Redc (Vluemschen Indicateur, XV, 308); fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1705; lieutenant le 19 février 1706; lieutenant de grenadiers le 1 er juillet 1710; aide-major le 18 fé- vrier de l'année suivante; capitaine, le I er avril 1715. Il lit avec distinction toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; assista à la bataille de Villa-Franca. Il quitta le service en 1722 et mourut le 2 mars 1746. Il avait épousé le 24 novembre 1759 Philippine -Thérèse de Coninck, laquelle se maria en secondes noces avec Joseph d'Azuara mentionné plus haut. rouion (Pierre du Vivier) fut nommé enseigne le 1 er juillet Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS 307 1706; sous-lieutenant le 14 janvier de Tannée suivante. Il fut tué en duel par le chevalier de Cavaillon. coupigny (Alexandre-Joseph Malet de Coupigny de la Burgue, dit le chevalier de), né en 4736 , fils puîné de Charles-François- Joseph Malet, chevalier comte de Coupigny, seigneur de la Burgue, Nourœil, Louverval, et de Françoise-Florence de Briois; fut nommé enseigne le 29 mai 1 756 ; enseigne de grenadiers le 12 février 1762; fit la campagne de Portugal ; devint sous lieute- nant le 15 septembre delà même année; sous-aide major le 8 sep- tembre 1764; aide-major le 25 juin 1768; prit part à la descente d'Alger; fut nommé capitaine le 6 juin 1782; capitaine de gre- nadiers le 11 septembre 1794. Il lit toutes les campagnes contre la république française et mourut en 1828. Il avait épousé Dorothée Mac Donnel et fut l'auteur de la branche de la famille Malet de Coupigny établie en Espagne ('). coupigny (Léon-Ernest Malet de), fils puîné de Charles- Maximilien Malet de Coupigny, comte d'IIcnu, seigneur de Var- lincourt, député de la noblesse aux états d'Artois, et de Marie- Françoise d'Héncourt baronne héritière de Borné ; fut nommé enseigne le 7 novembre 1767; enseigne de grenadiers le 27 oc- tobre 1770; sous-lieutenant le 21 décembre 1771 ; sous-lieute- nant de grenadiers le 26 juin 1777. Il quitta le 19 mai 1780. coupigny (Albert-Joseph Malet de), né le 5 septembre 1765 , fils de Constant-Marie-Hyacinlhe-Joseph Malet comte de Coupi- gny, seigneur de la Burgue, Nourœil et Louverval, mort au château de Louverval le 4 novembre 1804, et de Marie-Maximi- lienne-IIenriette de Preudhomme d'Ailly , morte le 7 septembre 1775 ; fut nommé enseigne le 26 juillet 1776 ; sous-lieutenant le 29 septembre 1780; sous-lieutenant de grenadiers le 7 juillet 1785; lieutenant le 4 janvier 1787; lieutenant de grenadiers le 11 septembre 1794; capitaine le 19 mars de l'année suivante. H fit toutes les campagnes contre la République française et mourut à Surinam en 1795. coupigny de i.ouvervai ( Antoine-Joseph Malet de), né le {") Celle famille artésienne descend d'Eustarhe Malet, seigneur des Prez- lez-Fournes qui vivait en <285. On en trouve la généalogie dans la Chesnayc dex Uois. - Dictionnaire de ta noblesse, Paris, 1773. in-*», V, pp. 206-2L*. — Borel hllAiTKKivE, ftevue historique de ta nobtesse, Paris, <84l, II, pp. 375-453. Digitized by Google 308 HISTOIUE DES GARDES WALLONES. 23 mai 1765, frère du précédent; fut nommé enseigne le 29 sep- tembre 1780; aux grenadiers le 11 avril t783; sous-lieutenant le 5 mai 1785; lieutenant le 29 septembre 1791. Il prit part à la guerre contre la France, et devint capitaine le 1 er mai 1800. II mourut en 1808 à Masaro dont il était gouverneur. Il avait épousé en 1801 sa cousine germaine Clémentine- Françoise de Sales Malet de Coupigny, morte à Paris le 29 avril 1842 (•). roupigny (François-Joseph comte de Malet de), né à Cambrai le 17 juin 1771, frère des précédents; entra dans les gardes walloncs en 1787, fut nommé enseigne le 1 er août 1788; sous- lieutenant le 4 juillet 1793 ; sous - lieutenant de grenadiers le 30 octobre 1794. Il avait fait avec distinction les campagnes contre la République française, et devint lieutenant le 13 juin 1796. Il épousa à Cambrai, en 1824, Ambroisine- Eulalie le Gaucher du Broulel. coupleur (Charles Renaud-Louis comte de), fils d'Alexandre- Joseph Malet de Coupigny mentionné plus haut, et de Dorothée Mac Donel ; fut nommé enseigne le 23 mai 1782 ; sous lieutenant le 2 novembre 1786 ; lieutenant le 3 janvier 1794. Il fit les campagnes contre la République française ; devint capitaine le 4 novembre 1802; gouverneur de Tarragone et général des ar- mées d'Espagne. Au retour de Ferdinand VII il eut le comman- dement d'un bataillon des gardes wallones, et mourut en 1850. Il avait épousé Marie-Louise de Courten. coupi«ny (Charles Valentin-Hubert baron et ensuite marquis de Malet de), fils d'Amable-Marie-François-Hubert de Malet baron de Coupigny, ancien officier de marine guillotiné en 1795, et de Valentine Charlotte du Caricul ; fut nommé enseigne le 25 octobre 1788; enseigne de grenadiers le 11 septembre 1794; sous-lieutenant le 50 octobre de la môme année. Il fit les cam- pagnes contre la France; devint lieutenant le 12 octobre 1801 , puis capitaine. Il passa dans l'armée française, devint maréchal de camp et fit partie plusieurs fois de la chambre dos députés. Il avait épousé en 1828 Caroline de Petit Pas. coupigny (Valentin comte de) fut nommé enseigne en 1792 ; quitta en 1795. (') Louverval, terre seigneuriale près de Uapaume en Artois, fut érigée en comté en 1765, en faveur de la famille Malet de Coupigny, par Louis XV. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 309 « o. ip i«n, (Constantin de) fut nommé enseigne le 4 novembre 1802 «oupigny de Lignereuii (Albert-Antoine marquis de), né en 1 759, fils de François marquis de Malet de Coupigny, seigneur de Noyelles, capitaine de marine; fut nommé enseigne le 26 juil- let 1776 ; enseigne de grenadiers le H avril 1780; sous-lieute- nant le 49 janvier 1782; sous-lieutenant de grenadiers le 15 juin 1786 ; lieutenant le 7 février 1788. II fit les campagnes contre la France, et devint capitaine le 5 août 1795, puis capitaine-général des îles Baléares. Il fut lieutenant-général et lieutenant-colonel du régiment; prit part à la victoire de Baylen contre les Français en 1808; passa au service du roi Joseph Bonaparte, et fut fait général en chef de l'armée qui défendit Cadix en 1810 et 1812. tourten (Jean de) fut nommé enseigne le 11 janvier 1744; sous-lieutenant le 50 août 1746; assista à la bataille de Plai- sance; devint sous-lieutenant de grenadiers le 8 octobre 1754; lieutenant le 1 er février de Tannée suivante; sous-aide-major le 20 décembre 1755; aide-major le 22 novembre 1762 ; capitaine le 14 mai 1768 ; assista à la descente d'Alger ; fut nommé capi- taine de grenadiers le 25 novembre 1780; brigadier le 3 janvier 1783; major du régiment en 1793 avec grade de lieutenant- général. Il commanda avec beaucoup de distinction une des divisions de l'armée de Ricardos pendant les campagnes de 1793 et 1794 contre la France, et mourut le 21 décembre 1796, étant capitaine-général de l'Aragon. courte» (Jean de) fut nommé enseigne le 14 octobre 1790. L'année suivante il passa en qualité de lieutenant-colonel au ré- giment de Cordova. couvreur (Nicolas le) fut nommé enseigne le 16 mai 1724 et quitta le service en 1726. craywinrkei (') (Emmanuel de) fut nommé enseigne le 15 fé- vrier 1736; sous-lieutenant le 18 décembre 1741 ; sous-aide- (') Famille anversoise qui fut anoblie dans la personne de Barthelemi Van Craywinckel seigneur de Sombeke, Landegbem et tioyeghem par lettres patentes du roi Charles II du 46 mai 1687. Barthelemi Van Craywinckel était fils de Livin Van Craywinckel et de Barbe de la Chambre ; petit fils de Barthelemi Van Cra\wincke| avocat au conseil de Brabant et de Cécile Mayal ; arrière petit-fils de Jean Van Cray- winckel, archer de la garde du corps de l'empereur Charles V, tué au siège de Met/, en 1552 et de Marguerite Walschart. Digitized by Google 310 HISTOIRE DES GAItDES WAI.LONES. major le 8 juin 1743 ; aide-major le 3 novembre 1741) ; fit avec distinction la campagne d'Italie; devint capitaine le 50 janvier 1760. Il mourut à Barcelone en juillet 1772. CruywiMckei (Joseph de) fut nommé enseigne le 12 février 1762; fit la campagne de Portugal ; devint enseigne de grenadiers le 8 septembre 1764; sous-lieutenant le 2 avril 1767; sous-aide- major le 4 juin 1768. Il mourut à Madrid le H février 1771. craywinekei (Emmanuel-Philippe de) fut nommé enseigne le 30 juin 1763 ; sous-lieutenant le 22 octobre 1767 ; lieutenant le 25 janvier 1776; lieuleniint de grenadiers le 30 mars 1786; assista à la descente d'Alger et devint capitaine le 24 janvier 1788 (grenadiers). En 1808 il était maréchal de camp et major du régiment; il devint lieutenant-colonel et commanda le régiment pendant la détention du prince de Caslel Franco jusqu'à l'époque où le vicomte de Gand fut nommé colonel provisoire. craywinekei ( Raphaël-Joseph de) fut nommé enseigne le 14 janvier 1768; sous-lieutenant le 14 octobre 1774; fît partie de l'expédition d'Alger; devint sous-lieutenant de grenadiers le 8 juin 1780; lieutenant le 22 février 1782, avec grade de co- lonel-; lieutenant de grenadiers le 2 mars 1789; capitaine le 24 janvier 1795. Il ht les campagnes contre la France et fut fait prisonnier par les Français en 1794. craywinckei (Xavier de) fut nommé enseigne le 19 janvier 1782; enseigne de grenadiers le 27 février 1784; sous-lieutenant le 15 juin 1786; sous-aide-major le 5 janvier 1788; fit les pre- mières campagnes contre la France et mourut à Geronne le 13 août 1794. craywinckei (Emmanuel-Louis) fut nommé enseigne le 19 août 1802 et devint successivement lieutenant et capitaine pendant I» guerre de l'indépendance. crecenti (Ignace comte de Crerenti et de Castillo) fut nommé enseigne le 25 mai 1785; sous-lieutenant le 7 janvier 1790; sous lieutenant de grenadiers le 1 1 septembre 1794. Il prit part à toutes les campagnes contre la République française. creey (Gaspard-Emmanuel chevalier de) fut nommé enseigne le 14 mai 1767; enseigne de grenadiers le 6 août 1768; sous- lieutenant le 27 avril 1771 ; assista à l'expédition d'Alger; devint sous aide-major le 4 janvier 1776; lieutenant le 30 juillet 1778; aide-major le 22 avril 1779 avec rang de colonel. Il obtint sa retraite en 1786 et se retira en Flandre. CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 311 creeft(') (Jean- Louis-Nicolas de), fils de Nicolas de Creclt, natif de Saint-Trond, avoué de cette ville, et de Charlotte de Chestret. sa seconde femme; fut nommé enseigne le 11 septembre 1778; enseigne de grenadiers le 14 novembre 1782; sous-lieutenant le 3 juin ! 783; sous-lieulenant de grenadiers le 5 septembre 1 788 ; lieutenant le 22 octobre 1789. Il fit les campagnes contre la République française et devint colonel des volontaires de Malaga (cavalerie) en 1795. rreqny (Jean-Antoine-Léonore de), fils de Louis de Crequy, seigneur de Vangicourt, sous-brigadier de la garde du roi de France, tué à la bataille de Nerwinde le 30 juillet 1693; fut nommé lieutenent le l« r janvier 1708; lieutenant de grenadiers le 1 er avril 1714. Il avait pris part à la plus grande partie des combats de la guerre de la succession d'Espagne et devint capi- taine le 22 avril 1717. Il fit partie des expéditions de Sardaigne et de Sicile et mourut à Barcelone en 1730. (Dumont, Recueil généalogique, 11, p. 107.) rreyer (Joseph de) fut nommé enseigne le 1 er août 1719 et mouVut la même année en Sicile. CHftoa (Louis-Antoine-François de Paule de Balbe Oillon, duc de Mahon, grand d'Espagne de la l re classe), fils puîné de Louis de Balbe, marquis de Grillon, créé duc de Mahon-Crillon par le roi Charles III, pour avoir conquis l'île M inorque; chevalier de la Toison d'Or ; lieutenant-général au service de France et ensuite capitaine-général au service d'Espagne, mort à Madrid en 1790, et de Josèphe-Athanase de Roman Garmon Spinosa de Los Mon- teras : fut nommé enseigne le 5 juin 1784; sous-lieutenant le 17 juillet 1788. Il quitta en 1793 et pas Villeneuve (Jean Flotte) fut nommé enseigne le 27 octobre 1755 ; disparut en 1738. Dam. — Voir Audegnlea. Damman. — Voir Hé H n ne». Uanneaux. — Voir »urenne. o'Arbonnier ou Harbonier (Pierre) fut nommé sous-lieute- nant le 1 er décembre 1705; sous-lieutenant de grenadiers le 1" janvier 1707; lieutenant le 10 février de la même année. Il disparut peu de temps après. D'Arehennea (Marc-Guillaume d'Amezaga chevalier), fils puîné de Marie-Antoine d'Amczaga, seigneur d'Archennes, Bossut, Nil Saint-Vincent, Nil Pierreux et Vaulx, mort le 21 janvier 1720, et de Magdeleine Deens; fut nommé enseigne le 9 sep- tembre 1755 ; enseigne de grenadiers le 19 février 1756; sous- (•) La famille Custis est d'origine anglaise; le grand père de Jean-Ferdi- nand était consul d'Angleterre à Bruges; il se maria et se fixa dans cette ville au commencement du XVIII* siècle. { Vlaemscke indicateur, XII, 370.) Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 315 lieutenant la même année. Il mourut le 28 septembre 1758. Il avait épousé à Barcelone Philippote, fille de Benoit de Bryas. (Généalogie de la famille Van der Noot, page 74.) Darmatattt (le baron Antoine de) fut nommé enseigne le 15 mars 1777; enseigne de grenadiers le 24 juin 1779. Il fut tué au siège de Gibraltar en 1781. Danfart. — Voir iMnituRi-n. nmeida (Louis chevalier) fut nomn\é aide-major le 7 janvier 1719, puis fut fait colonel du régiment d'Alcantara (cavalerie), neiiot. — Voir Uot. Deijiidice (Louis) fut nommé enseigne le 6 janvier 1725; sous lieutenant le 26 septembre 1725; assista au siège de Gi- braltar; devint lieutenant le 5 janvier 1729. Il passa au régi- ment d'Asturie avec brevet de colonel en 1751. ncivari (Louis-Robert), fils de Maximilien-Guiilaume Delvael, et de Robertine-Seholastique Vander Meere ; fut nommé ensei- gne le 21 août 1750; assista à la conquête d'Oran ; devint en- seigne de grenadiers le 24 août 1754; fit la campagne d'Italie ; fut nommé sous-lieutenant le 2 août 1755; lieutenant le 11 dé- cembre 1741 ; lieutenant de grenadiers le 24 décembre 1746; assista à tous les combats de la seconde guerre en Italie : a Campo-Santo, à Vellelri, à Plaisance, à Tidone. Nommé capi- taine le 21 août 1751, il mourut à Barcelone le 9 mars 1762. Drivanx (François) fut nommé enseigne le 1 er octobre 1707 et quitta le service en 1709. Deny* (Charles) fut nommé enseigne le 1" juillet 1706 ; sous- lieutenant le 10 juillet 1708; sous-aide-major le 1 er septembre de l'année suivante. Il fit avec distinction la guerre de la succes- sion d'Espagne et fut tué à la bataille de Villaviciosa en 1710. Dcnborde» (Pierrej fut nommé enseigne le 1" juin 1706; sous-lieutenant quelques mois après. Il fut tué au siège de Lérida Tannée suivante. BMMtey (Boniface) fut nommé enseigne le 5 juin 1755; sous-lieutenant le 5 novembre 1741 ; sous-aide-major le 18 avril 1742; aide-major le 9 novembre 1744. Il fit toutes les campa- gnes de la guerre d'Italie ; assista aux affaires de Campo-Santo, Velletri, Plaisance et Tidone; devint capitaine le 2 avril 1757; lieutenant-colonel agrégé au régiment de Brabant ( infanterie) ; colonel en pied au même régiment; brigadier. Druraamp» (Nicolas) fut nommé sous-lieutenant à la création .116 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. du régiment en 1705 . lieutenant le 1 er février 1706. Il mourut de ses blessures à Valence, l'année suivante. DeKkampi (Philippe) fut nommé sous-lieutenant à la créa- tion du régiment en 4703. Il dut se retirer en 1706 après un duel malheureux dans lequel i! tua le chevalier de Corbecque. DMchaoi (Gabriel chevalier) fui nommé sous-lieutenant le 19 juillet 1712; assista au siège de Barcelone ; devint sous-lieu- tenant de grenadiers le 5 novembre 4717; prit part aux expé- ditions de Sardaigne et de Sicile ; fut nommé lieutenant le 17 jan- vier de l'année suivante; lieutenant de grenadiers le 10 février 4725. Il mourut à Tarragone l'année suivante. ■»r«coadoBuvre (Jean-Baptiste) fut nommé enseigne le 23 avril 4762; enseigne de grenadiers le 44 décembre 4765; sous-lieu- tenant le 18 juillet 4767. Il mourut à Madrid le 28 avril 4760. Dtstontaine* (Jcan-Baptisle) fut nommé enseigne le 9 novem- bre 4744; sous-lieutenant le 25 août 4746; sous-lieutenant de grenadiers le 22 septembre 4754; lieutenant le 27 juillet 4757 ; fit la campagne de Portugal ; devint lieutenant de grenadiers le 48 juillet 1764; capitaine le 43 mai 4770; prit part à la des- cente d'Alger; fut nommé capitaine de grenadiers le 6 octobre 1780. II obtint le gouvernement de Vich en 4786 étant bri- gadier. De>giy (Jacques) fut nommé sous-lieutenant le 1 er février 4707; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er juillet 4740; lieute- nant le 2 février 4744; fit les campagnes de la guerre de la suc- cession d'Espagne; assista au siège de Barcelone, à l'expédition de Sardaigne et à celle de Sicile; devint lieutenant de grenadiers le 1 er mars 4720; prit part à l'expédition d'Afrique; capitaine le 6 février 4723 avec grade de brigadier. Agrégé à l'état-major de Barcelone; puis gouverneur de Vich. oeamauièrea (Jacques), fils de Jean-François-Antoine Desmai- sières et de Marie-Cécile-Agnès de Hennin-Wambrechies; fut nommé enseigne le 8 juin 1743 ; enseigne de grenadiers le 7 avril 4745 ; il assista à la bataille de Campo-Santo, à l'affaire de Velle- tri, et fut tué à la bataille de Plaisance en 4746. ■wMMlitèiwa (Albert-Antoine), frère du précédent; fut nommé enseigne le 8 juin 4743 ; sous-lieutenant le 8 août 4746 ; fit les campagnes d'Italie ; devint sous-liculenant de grenadiers le 24 oc- tobre 1751 ; lieutenant le 1 er février 4 755 ; prit part à l'expédi- tion de Portugal et fut nommé capitaine le 27 février 1768. Il Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 317 quitta en 1775 et mourut à Barcelone en mai 1785, étant colonel agrégé à l'état-major de la place. uesnauièrea ( Arnould -Michel -Joseph ) , frère des précé- dents; né le 30 mars 4733; fut nommé enseigne le 3 mars 1747; enseigne de grenadiers le 21 août 1751; sous-lieutenant le 22 octobre 1754; sous-lieutenant de grenadiers le 28 mai 1762 ; prit part à l'expédition de Portugal ; lieutenant vers 1764; lieutenant de grenadiers le 8 août 1774; assista à la descente d'Alger en 1775; fut nommé capitaine le 4 janvier 1776; bri- gadier le 3 janvier 1783. Il obtint en 1789 le gouvernement de Thuy dans la Galice. Desmaiiière* (Michel), iils du précédent ; fut nommé enseigne le 13 janvier 1794; enseigne de grenadiers le 50 octobre de la même année; sous-lieutenant le 5 février 1795. Il fil les campa- gnes contre la République française et passa dans une compa- gnie de grenadiers. oeamaiaières (François-Paulin-Charles) fut nommé enseigne le 13 mars 1777; enseigne de grenadiers le 11 janvier 1781 ; sous-lieutenant le 22 février 1782; sous-lieutenant de grenadiers le 7 décembre 1786; lieutenant le 27 mars 1788; prit sa dé- mission le 24 septembre 1789 et revint en Flandre se marier. Bewmaiaièrea (Rosindo) fut nommé enseigne le 7 mai 1778; enseigne de grenadiers le 25 mai 1782; sous -lieutenant le 14 novembre de la même année; sous-lieutenant de grenadiers le 10 avril 1788; lieutenant le 22 août de la même année. Il fut agrégé comme lieutenant-colonel à la place de Barcelone en 1791. Beamauièrea (Antoine) fut nommé enseigne le 2 octobre 1800. vwnarrti (Bauduin) fut nommé aide-mnjor à la création du régiment en 1703 ; capitaine le 1 er avril 1715. Fut fait gouver- neur de Dénia en 1717. Dramareaide Mancourt (Louis) fut nommé enseigne le 1 1 avril 1755; sous-lieutenant le 16 octobre 1741; lieutenant le 5 no- vembre 1745. Il fit les campagnes d'Italie et quitta le service en 1748. Deapechea ,1< n Baptiste- Joseph ) fut nommé enseigne le 11 mai 1719; fit l'expédition d'Afrique; devint enseigne de gre- nadiers le 17 avril 1720; sous-lieutenant le 6 février 1723. Il assista au siège de Gibraltar et fut démissionné en 1729. Deaaaing (Antoine) fut nomme sous-lieutenant le I er janvier Digitized by Google 318 HISTOIRE DES GARDES WALLONES 1719; prit part à l'expédition d'Afrique l'année suivante; devint sous-lieutenant de grenadiers le 46 février 1723; lieutenant le 3 décembre suivant; assista à la bataille de Bitonto ; devint lieu- tenant de grenadiers le 5 mars 1738. Il mourut à Tarragonc en 1739. •ewiuf. Voir wi««. it. va.io (Joseph) fut nommé enseigne le II mars 1799. vexado (Emmanuel) fut nommé enseigne le 11 mars 1799. De>n»e ( Joacliim-Maximilien-Marie-Joseph-Hy acinllie comte de Mérode de Montfort, marquis de), né le 14 mars 1790, fils de Maximilicn-Albert comte de Mérode, marquis de Deynse, mort le 4 août 1716, et de Claire-Éléonore-Charlotte princesse de Salm ; l'ut nommé enseigne le 1 er juillet 1708, capitaine le 12 juillet 1712. Il lit les campagnes de la guerre de la succession d'Es- pagne; quitta le service de Philippe V avec le duc d'Havré en 1716 et mourut le 9 août 1740. Il avait épousé 1° en 1715 Thérèse- Jeanne-Philippe comtesse de Mérode de ISalineset 2° le 21 juillet 1728 N. de Jauche de Mastaing. Dieudonné (Laurent de) fut nommé commissaire du régiment le 15 juillet 1754 et mourut à Barcelone le 7 septembre 1770. Après lui l'emploi de commissaire aux gardes wallones fut et demeura supprimé. Dllft. Voir Vmm der Bllft. mon (Philippe-Louis-Alexandre de), fils de Louis-François- Tranquilain-Isidore de Dion, chevalier, baron de Riqucbourg, seigneur de Wandonne , etc., et de Françoise- Alexandrine de Bryas; fut nommé enseigne le 16 octobre 1741 ; enseigne de grenadiers le 11 novembre 1744; lit les campagnes d'Italie; assista à la bataille de Campo-Santo, à la surprise de Velletri, aux batailles de Plaisance et du Tidone; fut nommé sous-lieute- nant le 3 novembre 1747 ; lieutenant le 11 avril 1749 ; lieutenant de grenadiers le 20 octobre 1760; lit la campagne de Portugal ; devint capitaine le 14 avril 1764; obtint le 8 mars 1776 sa retraite de colonel et mourut le 29 mars 1808. Dion (Charles-Joseph chevalier de), neveu du précédent; fut nommé enseigne le 8 avril 1769; enseigne de grenadiers le 7 août 1775; sous-lieutenant le 2 mai 1776; sous-aide-major le 19 décembre 1776; aide-major le 6 juin 1782. Il obtint sa re- traite en Flandre en 1786 et mourut le 7 mars 1820. Dongelberg. Voir Bevci. Digitized by Google CONTROLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 319 Doye (Antoine) fut nommé enseigne le 9 février 1745; sous- lieutenant le 5 mors 1747 ; lieutenant le 18 février 1760. Il tit la campagne de Portugal et fut démissionné le 7 mai 4768. Drafonet (Michel de) fut nommé enseigne le 3 mars 1747; sous-lieutenant le 2 juillet 1751; sous-lieutenant de grenadiers le 1" mars 1700; lieutenant le 12 février 1762; prit part à la campagne de Portugal. Il fut fait lieutenant-colonel des milices d'Estramadure en 1767. Drouaot (Marie-François-Louis Blonde! chevalier de), né à Flechain. près de Cambray, le 24 août 1728, lils d'Antoine- Hyacinthe Blondel baron de Drouhot, colonel propriétaire d'un régiment de cavalerie de son nom, au service de Louis XIV, puis du roi d'Espagne Philippe V, mort au château de Flechain le 5 août 4748, et de Géneviève-Angélique de Caulincourt; fut nommé enseigne le 10 janvier 1744; sous-lieulcnant le 11 août 1746; assista à la bataille de Plaisance et à celle du Tidone; sous-aide-major le 11 avril 4749; lieutenant le 25 août 1755; aide-major le 5 avril de l'année suivante ; capitaine le 25 juin 1768. Il obtint le gouvernement de la Corona le 14 février 4784 étant maréchal de camp et eut ensuite celui de Lérida. Il avait épousé, à Barcelone en 1752, Marie-Françoise Wytz de la Bou- charderie, fille aînée de Philippe, maréchal de camp et major aux gardes wallones, mentionné plus loin. Drouhot (Louis-Hyacinthe Blondel de), iils aîné du précédent, né à Flechain le 4 août 4756; fut nommé enseigne vers 4772; sous-lieutenant en 4776; lieutenant le 29 septembre 1780. Il fut retraité en 1782. Bronhoc (Antoine Blondel de), frère du précédent, né à Bar- celone en 1757; fut nommé enseigne le 28 août 1766; enseigne de grenadiers le 14 janvier 1768; sous-liculenant le II juillet 1 772 ; sous-lieutenant de grenadiers le 18 septembre 1 775 : lieu- tenant le 11 janvier 1781; lieutenant de grenadiers le 4 mars 1789, avec le grade de colonel; capitaine le 24 décembre 1792. Drounot (Pierre-Claude Blondel dit le chevalier de Barlé), né en 1684, lils de Jean-Louis Blondel, seigneur de Baiilelel, Claire- fontaine, Hainville, etc., gouverneur de Cateau Cambresis, député de la noblesse d'Artois, mort le 19 novembre 1708 (oncle de Marie François-Louis Blondel svpru), et de Marie-Claire Drouhot, dame de Flechain; fut nommé lieutenant le l«* janvier 1719; aide-major le 49 janvier 1719; lit l'expédition d'Afrique; devint Digitized by Google 320 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. capitaine le 3 novembre 1733; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto; devint lieutenant-colonel du régiment le 17 décembre 1754, avec le grade de lieutenant général, il mourut ù Valence en mars 1764. »nboi* (Jean-Joseph), né à Anvers le 6 juin 1705, fils d'Ar- nould-Marlin-Louis du Bois, chevalier, seigneur de Vroylande; et de Marie-Catherine Vecquemans; fut nommé enseigne le 1 er oc- tobre 4729; enseigne de grenadiers le 41 septembre 4753; prit part à la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto; fut nommé sous; sous-lieutenant vers 1725; lieutenant en 1750; capitaine le 10 février 1754; assista à la bataille de Bitonto et à toutes les affaires de la campagne d'Italie; capitaine de grenadiers le 1" mai 1747; lieutenant- général en 1754; grand-croix de l'ordre de Saint-Michel, cham- bellan de l'électeur de Cologne. Il quitta les gardes wallones eu 1755 et mourut à Barcelone le 22 mai 1757. «rouir (Jacques de) fut nommé enseigne le l fr mars 1754; en- seigne de grenadiers vers 1760; fit la campagne de Portugal; devint sous-Iieulenant le 6 février 1772. Il fut tué en duel par le chevalier de Viochant. «rouir (Nicolas de) fut nommé enseigne le 15 mai 1764 ; lit la campagne de Portugal; devint sous-lieutenant le 2 février de l'année suivante; sous-aide-major le 51 décembre 1765. Il quitta en 1765. «roveateia (Frédéric de) fut nommé enseigne le 27 février 1772; et quitta le service l'année suivante. «uenduiaiu (Bernard de) fut nommé enseigne le 10 décembre 1798. currra (Charles-Annibal de) fut nommé enseigne le 24 mai 1744 et quitta le service peu de temps après. cuiiiitimy (Joseph) fut nommé enseigne le 19 juillet 1755; enseigne de grenadiers le 16 novembre 1757. Il mourut à Séville la même année. CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 341 Habam (Matliias d'), d'une famille militaire du Luxembourg, fui nommé enseigne le 11 décembre 1720; enseigne de grena- diers le 1 1 mai de Tannée suivante; assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieutenant le 2 octobre 1728; lieutenant le 9 août 1734. Il mourut à Madrid en 1759. HHcquf ville (Jean-François d') fut nommé enseigne le 18 juin 1744. Il fut tué à l'affaire de Velletri. Bsequeviiie (Pierre d') fut nommé enseigne le 9 février 1745 ; sous-lieutenant le 5 mars 1747; sous lieutenant de grenadiers le 15 février 1755; lieutenant le 20 août 1757; lieutenant-colonel agrégé à Saint-Philippe. mirn (Godefroid baron d') fut nommé sous-lieutenant le 1 er juillet 1712; assista au siège de Barcelone; sous-aide-major le 1 fr août 1715; lit la campagne en Sardaigne; aide-major le 7 mai 1718; prit part à l'expédition de Sicile et assista à la ba- taille de Villa-Franca; capitaine le 23 octobre 4719; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran (1732). Il quitta en 1754. Ham (Jean Van) fut nommé enseigne le 19 juin 1714. Il quitta peu de temps après. Ham (Pierre-Albert-Antoine-Colins vicomte de), né à Namur le 26 décembre 1751; fils de Antoine-Charles-François Colins, seigneur et vicomte de Ham, capitaine dans le régiment wallon de Ligne; tué à l'affaire de Gorlitz en Lusace le 7 septembre 1757 ; fut nommé enseigne le 27 février 1768; sous-lieutenant le 9 juin 1775. Il quitta le 8 novembre 1778. ■•mai (André chevalier d') fut nommé lieutenant le 1 er juillet 1706 et mourut à Madrid en 1712, après avoir fait les premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne. ■anal (Charles comte d') fut nommé lieutenant le 24 octobre 1719. Il fit l'expédition d'Afrique en 1720 et mourut à Xérès en 1721. H«mei (Jean-Antoine-Constant du), fils d'Antoine-Constant marquis de Hamel, et de Marie-Louisc-Charlotte de Dion, fut nommé enseigne le 25 février 1 779 ; enseigne de grenadiers le 1 er janvier 1783; sous-lieutenant le 1 er août 1784. II eut sa re- traite en Flandre en 1788. Hamoir 4e Pre* (Charles-Paul de) fut nommé enseigne le 22 février 1782; sous-lieutenant le 20 juillet 1786; sous-lieute- nant de grenadiers le 15 avril 1790; lieutenant en 1794; fit les Digitized by Google 542 HISTOIRE DES GARDES W ALLOUES. campagnes contre la République française. Il mourut à Saint- Roch en 1798. Hnna* (Jérôme de) fut nommé enseigne le 25 janvier 1802. iianot de ^aint-Hiuire (•) (Ignace de) fut nommé enseigne le 10 février 1707 ; sous-lieutenant le 1 e ' juillet 1710. Il fil presque toutes les campagnes de la guerre de la succession et fut tué par les Miquelets en 1714. H*.ro (le comte de) fut nommé enseigne en 1797; sous-lieute- nant le 1 er février 1802. b«pi« (Jean de) fut nommé sous-lieutenant le 2 juillet 1706. 11 quitta le service en 1708. Hautoia (Philippe du) fut nommé enseigne le 15 mai 1734; sous-lieutenant le 5 mars 1758; sous-lieutenant de grenadiers le 21 décembre 1741 ; lieutenant le 9 juin 1744. Il assista à toutes les affaires de la campagne d'Italie; fut agrégé comme lieutenant- colonel a Barcelone, mais s'étant rétabli de ses blessures il rentra aux gardes walloncs. Plus tard il fui agrégé comme colonel a Barcelone. n««tre*«rd (Charles) fut nommé enseigne le 3 novembre 1735 ; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto; devint enseigne de grenadiers le 15 juin 1750; sous-lieutenant le 14 no- vembre de la même année; sous-lieutenant de grenadiers le 8 juin 1745; lieutenant le 11 janvier 1744. Il prit part a la cam- pagne d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; fut nommé lieutenant de grenadiers le 24 mars 1754; capitaine le 4 octobre de l'année suivante; major du régiment le 12 septembre 1771 ; commanda l'expédition d'Al- ger en 1775; lieutenant-général le 3 janvier 1783; lieulenanl- colonel du régiment en mai 1786. Il mourut à Barcelone le 19 décembre de l'année suivante. HautrcKard (Jean-Népomucène de) fut nommé enseigne le 13 mars 1777; sous-lieutenant le 22 février 1782; lieutenant le 21 février 1788; colonel ; sous-aide-major le 20 août 1790. HMtregard (Joseph chevalier de) fut nommé enseigne vers 1777; sous-lieutenant le 19 janvier 1782; sous-aide-major le 20 août 1784; lieutenant le 21 février 1788 ; capitaine en 1797. Il mourut à Barcelone en 1799. aautrecard ( François-Joseph de) fut nommé enseigne le ( ) Famille du Bainaul. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 343 12 septembre 1791 ; sous-lieutenant le 11 septembre 1794; sous- aide-major le 30 octobre de la même année. Il fit toutes les cam- pagnes contre la République française; devint lieutenant le 23 oc- tobre 1800; aide-major le 28 février 1803. navré (Charles-Antoine de Croy duc d'), né le 15 juin 1G85, fils de Ferdinand-Joseph de Croy duc d'Havré et de Croy, prince et maréchal du Saint-Empire, colonel d'un régiment wallon qu'il leva en 1668, chevalier de la Toison d'or, mort le 10 août 1694, et de Marie-Joséphine-Barbe de Halluin; fut nommé colonel des gardes wallonrs avec grade de lieutenant-général à la création du régiment en 1703. Il était grand d'Espagne, chevalier de la Toison d'or, etc. Il fit les campagnes de la guerre de la succes- sion d'Espagne, et fut tué à la bataille de Saragosse en 1710. navré (Jean-Bapliste-François-Joseph de Croy, duc d'Havré après la mort de son frère ainé qui précède), né le 30 mai 1687 ; destiné d'abord à l'état ecclésiastique et chanoine de la métro- pole de Cologne; il fut nommé enseigne le 1 er juillet 1707; capi- taine le 1 er janvier 1709; colonel du régiment avec grade de ma- réchal de camp le 30 août 1710. Il fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, et donna sa démission le 16 octobre 1716, après avoir vainement lutté contre les intrigues de la cour d'Espagne qui tendaient à amoindrir le régiment des gardes walloncs. Il mourut le 24 mai 1727. Il avait épousé le S juin 1712, Marie-Anne princesse de Lantede la Rovere. Havré. — Voir Prlego. Hawart (Antoine d') fut nommé enseigne le 1 er juillet 1712; assista au siège de Barcelone; devint sous-lieutenant le 26 octobre 1717; lieutenant le 18 décembre de l'année suivante; fit l'expé- dition de Sicile et assista à la bataille de Bitonlo; fut nommé lieutenant de grenadiers le 10 avril 1719; capitaine le 20 dé- cembre suivant. Il fut fait lieutenant de roi à Saint-Sébastien en 1732. nayemans (Simon de) fut nommé enseigne le 6 novembre 1718; fit l'expédition d'Afrique et assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieutenant le 1 er janvier 1727. Il mourut à Rcuss la même année. naynin (Louis-François baron de), seigneur de Ransart, né en 1700, fils de Joseph de Haynin, baron de Haynin etd'Hameli- court; fut nommé enseigne le 6 février 1723; assista au siège de Gibraltar; devint enseigue de grenadiers le 30 juillet 1728; sous- Digitized by Google 544 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. lieutenant le 5 août de la même année ; prit part à la conquête d'Oran; fut nommé sous-lieutenant de grenadiers le 25 novembre 1735; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto.; fut nommé lieutenant le 30 novembre 1735. Il quitta le service en 1737 et épousa le 8 juillet Marie-Ignace de Wedebicn | I H mon t. Recueil généalogique, II, 54). Henaebuiaae (Louis d') fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1703; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er février 1705. Il fut tué à l'attaque de Villaréal l'année suivante. Henaebuisae (Jacques d') fut nommé enseigne le 1 er février 1706; sous-lieutenant le l rr janvier de l'année suivante; sous- aide-major le I er juillet 1710. Il fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué au siège de Melazo en 1714. m-nnchuiflfte (Pierre d') fut nommé enseigne le 1 er janvier 1713; assista au siège de Barcelone ; devint sous-aide-major le 14 avril 1715. Il mourut en Sicile en 1719. Hennin Lietard (Alexandre-Gabriel-Joseph d'Hennin Lietard d'Alsace), marquis de la Vère, prince de Chimay après le décès de son frère ainé Charles-Louis-Antoine, mort à Bruxelles le 2 février 1740; fils de Philippe-Antoine d'Hennin Lietart, prince de Chimay, chevalier de la Toison-d'Or, mort le 25 mars 1688, et d'Anne-Louise Vereycken ; fut nommé capitaine de grenadiers à la création du régiment, en 1703; se distingua à la bataille d'Eeckeren où il fut dangereusement blessé. Devint major le 10 février 1706, avec grade de lieutenant-général. Chevalier de la Toison-d'Or, grand d'Espagne de la l re classe. Quitta le service d'Espagne en 1716 en même temps que le duc d'Havré et entra nu service de l'empereur. Il fut d'abord gouverneur de Courtray, en 1729, d'Audenarde, en 1755, et mourut lieutenant-feld- maréchal et capitaine des gardes du corps dits Archers, le 18 fé- vrier 1745. Il avait été fait prince dé l'Empire par Charles VI le 4 septembre 1735, puis prince de Chimay et grand d'Espagne de la 1** classe. Le marquis de la Vère avait épousé une prin- cesse de BcauvauCraon. Henrard-de-rnix (Jean) fut nommé enseigne le \" juillet 1706 ; sous-lieutenant le 1 er août 1708; sous-lieutenant de gre- nadiers le 1 er juillet 1712; lieutenant le 12 avril 1714. Il fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, puis se fit moine. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 345 totnrard-de-roix (Emmanuel) fut nommé enseigne le 1 er juil- let 1710; enseigne de grenadiers le 1 er juillet 4712; sou,s-lieu- tenant le 15 avril 1714; sous-aide-major le 1 er avril de l'année suivante. Il quitta en 1716. HcnrardMie-Foix (Louis) fut nommé enseigne le 1 er juillet 1710 ; enseigne de grenadiers le 1 er août 1715; sous-lieutenant le 2 novembre de la même année ; fit l'expédition de Sardaigne ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 11 mai 1719. Il fut tué à la bataille de Villa-Franca en 1719 pendant la campagne de Sicile. Heredia (Alonze de) fut nommé sous-lieutenant de grenadiers le 2 novembre 1727; prit part à la conquête d'Oran; devint lieutenant le 23 novembre 1733. Il quitta en 1734 avec le brevet de colonel et fut placé à la suite du régiment de Séville. Hérinneu (Alexandre-Joseph Damman vicomte d') fut nommé enseigne le 5 oclobre 1753; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto ; il devint enseigne de grenadiers le 15 juil- let 1735 ; sous-lieutenant le 5 juin 1736. Il se relira en 1740 et mourut le 17 mars 1754. Hérinne» (Joseph Damman baron d') fut nommé enseigne le 6 juin 1761 ; fit la campagne de Portugal ; devint sous-lieutenant le 9 novembre 1765; sous-licutenant de grenadiers le 9 décem- bre 1769; lieutenant le 28 août 1774.... ueriKwem (Maurice-Emmanucl-Joscph-Ghislain baron de) , né le 24 décembre 1712, fils puiné de Louis-Henri-Jean baron de He- rissem et du Saint-Empire, membre de l'état noble de la pro- vince de Namur, mort le 7 janvier 1725, et de Marie-Hélène d'Avvaigne, dame de la Haye; fut nommé enseigne le 7 septem- bre 1739; sous-lieutenant le 5 novembre 1745; sous-lieutenant de grenadiers le IS.août 1746. Il fit la campagne d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Ti- done; fut nommé lieutenant le 16 juin 1747; lieutenant de grenadiers le 28 mai 1762; prit part à la campagne de Portu- gal; devint capitaine le 10 mars 1763 ; gouverneur de Leganes. Il mourut à Madrid en 1772. II s'était distingué tout particulière- ment à la bataille d'Almeida en 1762 Hcrma (Joseph-Philippe baron d') fut nommé sous-licutenant le 9 novembre 1765; sous-lieutenant de grenadiers le 9 décem- bre 1769; lieutenant le 28 août 1774; prit part à la descente d'Alger en 1775; devint lieutenant de grenadiers le I er juin 22 Digitized by Google 34G HISTOIRE DES GARDES WALLONES. 1786; capitaine le 11 mai de la même année. Il prit sa retraite à Madrid en septembre 1787. Héron (') (Emmanuel de Héron de la Tlmilcrie) fut nommé lieutenant le 1 er juillet 1706; lieutenant de grenadiers le 19 juin 171 1 ; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; devint capitaine le 12 février 1716. H fut réformé avec jouis- sance de9 appointements de capitaine et replacé le 15 janvier 1717; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; as- sista à la bataille de Villa-Franca, à l'expédition d'Afrique, au siège de Gibraltar, à la conquête d'Oran ; fut nommé capitaine de grenadiers le 25 novembre 1755; fit toutes les campagnes d'Italie; redevint capitaine de fusiliers le 1 er janvier 1749, son emploi ayant été supprimé. Lieutenant-général ; gouverneur de Tarragone. Héron (Charles de Héron de la Thuilerie) fut nommé enseigne le 13 août 1789 ; enseigne de grenadiers le 5 janvier 1794; sous lieutenant le 15 mai suivant; sous-aide-major le 5 août 1795; lieutenant le 14 janvier 1799. Il fit toutes les campagnes contre la République française. m r*nn (Etienne de) fut nommé sous-lieutenant le 1 er février 1706; lieutenant le 1" octobre 1708; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; assista au siège de Barcelone ; devint capitaine le 1 er avril 1715. Il quitta le régiment l'année suivante avec le duc d'Havré. Hertan (Louis-Gaspard de) fut nommé sous-lieutenant le 1" juillet 1706; lieutenant le 1 er avril 1708; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, et fut tué à la bataille de Saragosse en 1710. Hermeiien (Ambroise-Joseph marquis de), seigneur de Fan- cuwez, litre, Samone, Sart et Virginal, né le 12 février 1680, fils ainé de Jean-Baptiste de Herzelles, et de Marie-Anne Van Couwenhovcn; fut nommé capitaine à la création du régiment en 1705 avec le grade de brigadier des armées d'Espagne. Il devint marquis de Herzelles par la mort de son cousin Albert- Anloine-Josepb-Balthasar marquis de Herzelles, mort en 1705. Il quitta alors le service d'Espagne et revint aux Pays-Bas où il fut successivement membre et député des États du Brabant, con- seiller d'État intime et actuel, directeur-général des domaines et (•) Famille établie à Paris, la Chesnaye des bois, VIII, p. 44. I Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 547 finances, chambellan actuel de l'empereur, etc., etc. M mourut au château de Faucuwez le 4 août 1759 ('). Herseiie* (Joseph-Chrétien chevalier de), né au château de Faucuwez-sous-Ittre, dans le Brabant wallon, le 8 janvier 4682, Ois de Jean-Baptiste de Herzelles, capitaine de dragons au ser- vice d'Espagne dans le lerce du maître de camp Perez , mort à Bruxelles le 28 mars 1689, et d'Anne-Marie Van Cauwenhoven ; il fut nommé capitaine à la création du régiment en 4703 ; capi- taine de grenadiers le 40 juillet 1710. 11 fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, quitta le service d'Espagne en même temps que le duc d'Havré, et entra dans l'armée fran- çaise avec le grade de maréchal de camp par lettres patentes du 6 décembre 4717. Il devint lieutenant-général le 7 mars 1754; chevalier de Saint-Louis le 23 décembre suivant, et mourut à la Ferté-Saint-Àubin, dans l'Orléanais, le 23 novembre 4736. Il avait épousé en 4707 sa cousine Magdeleine de Herzelles. Herseiie» (François baron d') fut nommé enseigne le 13 juil- let 1740; sous-lieulenant le 45 décembre 1713. Il fit les der- nières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile , et quitta en 171 9. Heapei de roi «ne» (Ferdinand chevalier de) , fils de Clément- Séraphin-Marie de Hespel, seigneur de Coisnes, et de Henriette- Françoise de Wezières-Fourmcstraux ; fut nommé enseigne le 14 mai 1767 ; sous-lieutenant le 27 avril 1774 ; assista à la des- cente d'Alger; devint lieutenant le 25 novembre 4779; chevalier de l'ordre d'Alcantara. Il obtint sa retraite en avril 4783 et se relira à Lille. Heufleh (Louis de), fils de N. de Heusch, capitaine au service de France; fut nommé enseigne le 13 septembre 4791. HeuHch (Henri de), frère du précédent, fut nommé enseigne le 4« r janvier 4795. Htiiebrandea (Paul de) fut nommé enseigne le 44 avril 4714; assista au siège de Barcelone et à l'expédition de Sardaigne ; sous-lieutenant le 1 er décembre 1747 ; fil la campagne de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca ; devint lieutenant le 3 mars 4720; sous-aide-major le 5 août 4728; assista au siège de Gibraltar; aide-major le 13 mai 4754 ; fit la campagne d'Ita- (') Voir Généalogie nobiliaire des Pays-Bas, II, 559. — L'abbu Stroo- ua>t. Histoire de la commune de Virginal, Bruxelles 1853, in-fr. 548 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. lie ; fut nommé capilaine le 16 avril 1759. Il assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, et mourut à Torlose des blessures qu'il avait reeues a la bataille du Tidone. iiiiit-brniutcN (Guillaume d') fut nommé enseigne le 8 décem- bre 1720; assista au siège de Gibraltar, et mourut à Nnmur en 1726. mut (Louis-Thomas Affaytady baron d'), fils puîné de Phi- lippe-Adrien d'Affaytady, comte de Ghistelles, seigneur de Hilst, Braderick, etc., et d'Anne-Philippine de Thiennes de Rumbeke ; fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1705; lieu- tenant de grenadiers le I er août 1704. Il fut tué au siège de Gi- braltar Tannée suivante (•). mut (Thomas Alîaytady baron d') fut nommé enseigne le 1" février 1708; lieutenant le 9 février 1711. Il quitta en 1715. H<»es (Paul d') fut nommé enseigne le 1 er mars 1754 ; enseigne de grenadiers le 18 mai 1760; sous-lieutenant le 2 février 1762; fit l'expédition de Portugal ; devint sous lieutenant de grenadiers le 16 février 1765; lieutenant-colonel agrégé à l'état-major de la place de Barcelone le 24 juin 1767. Borai (Charles baron d'), fils de Maximilien-Ferdinand baron de Horst, mort en 1759, lieutenant-général des troupes de l'élec- toral de Cologne, commandant-général de celles de l'évéché de Munster, gouverneur de la ville de Munster, conseiller intime de guerre, grand'eroix de l'ordre de Saint-Michel , etc., et d'An- toinette-Marie-Thérèse de Dumstorff de Halstenbeck ; fut nommé enseigne le 8 mars 1755; sous-lieutenant le 9 mai 1762; prit part à l'expédition de Portugal ; devint sous-lieutenant de gre- nadiers le 18 juillet 1767 ; lieutenant le 28 mai de l'année sui- vante; assista à la descente d'Alger en 1775; capilaine le 25 mai 1782; capitaine de grenadiers le 15 mai 1794. 11 prit part aux campagnes contre la République française ; fut fait prisonnier par les Français la même année, et mourut à Madrid en 1797. Hor«t (Charles baron d') fut nommé enseigne le 22 février 1782; assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieutenant le 28 juillet 1786; sous-lieutenant de grenadiers le 11 septembre 1792 ; fit les campagnes contre la République française. ( ) Famille originaire deCrémonecn Italie sur laquelle on trouve des ren- seignements dans Van Dvckf. , Recueil héraldique ; et dans Di mont . Frag- ments généalogique». Digitized by Google COMRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 349 Houciiin (') (Théodore de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1705 ; lieutenant de grenadiers le 1 1 juillet 1708. Il fit les campagnes de la guerre de la successiou d'Espagne, et se retira l'année suivante avec le grade et les, émoluments de colonel de cavalerie. Mouchin (François marquis de) fut nommé sous-lieutenant le 50 novembre 1705 ; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er janvier 1707; lieutenant le 21 décembre de l'année suivante ; sous-aide- major le 18 février 1711 ; aide-major le l« r juin 4714; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; assista au siège de Barcelone ; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile ; combattit vaillamment a Villa-Franca ; devint capitaine le 12 décembre 1719; fit l'expédition d'Afrique (1720); assista au siège de Gibraltar, à la conquête d'Qrau, à la bataille de Bitonto ; passa capitaine de grenadiers le 5 mars 1758 avec grade de lieutenant-général; il reprit une compagnie de fusi- liers le 10 novembre 1744, pour commander le régiment à la téle duquel il fut tué à la bataille de Plaisance en 1740. nouciiin (François-Antoine de) fut nommé enseigne le 25 no- vembre 1755; sous-lieutenant le 6 août 1757 ; sous-lieutenant de grenadiers le 11 janvier 1744; lieutenant le 9 novembre de la même année; fit les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone ; devint lieutenant de grenadiers le 21 janvier 1755; capitaine le 16 mars 1757. Colonel agrégé au régiment du Prince (cavalerie). Honchin (François-Marie marquis de) fut nommé enseigne le 5 octobre 1759; sous-lieutenant le 4 février 1745; lit la cam- pagne d'Italie; devint sous-lieutenant de grenadiers le 19 sep- tembre 1750 ; lieutenant le 24 octobre 1752 ; prit part à la cam- pagne de Portugal; fut nommé lieutenant de grenadiers le 10 avril 1703 ; capitaine le 19 juin 1760; assista à lu descente d'Alger en 1775. Il cul sa retraite comme brigadier agrégé à l'état- major de la place de Barcelone, en janvier 1782. Houriier (Jean de) fut nommé fourrier-major à la création du (') Ancienne famille de l'Artois admise dans tous les chapitres nobles des I'ajs-Bas. [Voir Dcmont, Recueil généalogique des familles originaires des Pays-lias ou y établies, Rotterdam 1778, in-8", 11, pp. 1—12. — Nobiliaire des Pays-lias, II, 384.— La Ches.vaye des Bois, Dictionnaire île la no- blesse, VIII, p. m.) 350 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. régiment en 1703 ; devint commissaire de guerre et ensuite inten- dant de l'Estramadure. ho, <>* (Louis de) fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en «703 ; lieutenant le 1 ** février 1706; lieutenant de grenadiers le 1 er juillet 4710; il fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista au siège de Barcelone et fut tué près du Montjouy, en 1714. Hoven (Alexandre de) fut nommé sous-lieutenant le 7 janvier 4719; fit l'expédition d'Afrique; passa lieutenant le 20 décembre de la même année. Il devint lieutenant de rot d'Alcadie, en 4727. h cm cm d'Herignies (Claude chevalier de), fils de Valeran-Fran- çois-Joseph du Bois de Hoves, seigneur d'IIérignies, et d'Isabelle- Thérèse de Grospré; fut nommé sous-liculenani le 26 septembre 4749; fit l'expédition d'Afrique; devint lieutenant le 20 sep- tembre 4725 ; assista au siège de Gibraltar, à la conquête d'Oran ; fit la campagne d'Italie et mourut à Pise en Toscane, en 4755. Hove*. — VOIT »..h,.i*. Howardrlc. — Voir €hmmM. mmrt (Gérard-Mathias baron d'), né le 2 février 4677, fils de Charles d'IIuart, seigneur d'Autel, d'Herbouval, etc. (')î fut nommé aide-major à la création du régiment en 1703; fit avec distinction les campagnes de la guerre de la succession d'espagne ; se distingua à la bataille d'Almanza; fut promu capitaine le 4 er décembre 4707, avec grade de brigadier; gouverneur poli- tique et militaire de Mouçon et de Girone; commandant-général du Lampourdan. Il mourut lieutenant-général à Girone, le 24 mars 1750. 11 avait obtenu, le 49 juillet 4709, letilrcde baron, en récompense de ses services. h m., t (Charlcs-Nicolas-Dieudonné chevalier de Grimbiémonl), frère du précédent, né le 1 8 octobre 4680; fut nommé lieutenant le 1 er juillet 4706; fil les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista à toutes les grandes batailles de cette époque, au siège de Barcelone, aux expéditions de Sardaigne et de Sicile, à la bataille de Villa-Franca ; fut promu capitaine le 41 décembre 4749. Il mourut a Gerona en 4726. Il avait été créé baron de son (') Voir pour la généalogie de la famille d'Huarl Aie. Neye.n, Histoire de la seigneurie de Jamoigne dans le tome X des publications de la société pour la recherche et la conservation des monuments historiques dans le grand duché de Luxembourg. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 351 nom en même temps que son frère aîné, par lettres patentes de Philippe V, données à Madrid le 19 juillet 1709. Huart (Jean - Baptiste, d'après Neyen Nicolas - François ), fils de Gérard Mathias, mentionné plus haut, né à Luxembourg le 20 septembre 1715 ; fut nommé enseigne en 1725; sous-lieute- nant vers 1730 ; il assista au siège de Gibraltar, à la conquête d'Oran, à la bataille de Bitonto, à celle de Campo-Santo et fut tué à la surprise de Velletri le H août 1744. Huart (Jean-François^IIenri Gérard, chevalier baron d'), frère du précédent, né le 12 novembre 1712; fut nommé enseigne le 15 juin 172G; assista à la conquête d'Oran; devint sous- lieutenant le 9 décembre 1755; fit la campagne d'Italie; fut nommé sous -aide -major le G août 1757; aide-major le 8 juin 1743. Il prit part a la seconde campagne d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo , de Velletri, de Plaisance, du Tidone et fut nommé capitaine le 5 août 1746, avec grade de brigadier. 11 quitta le service en 1751 et mourut au château de la Sauvage le 1 er janvier 1781. II avait épousé en 1751 Marie-Camille marquise de Villers de Grigoncourt. Huart (Charles-Élisabeth-Joseph baron d'), seigneur de la Sau- vage, etc., fils du précédent, né le 4 janvier 1750; fut nommé enseigne le 24 novembre 1770; enseigne de grenadiers le 10 sep- tembre 1775; assista à la descente d'Alger; sous-lieutenant le 25 août 1782. Un duel malheureux lui lit perdre son emploi; en 1780 il rentra en qualité d'enseigne; redevint sous-lieutenant et quitta le service en 1788. 11 mourut le 27 juin 1812. 11 avait épousé le 1" septembre 1789 Olympe-Louise-Séraphine com- tesse de Saint-Mauris-Chalenois. Huart (Gérard chevalier d') fut nommé enseigne le 50 juin 1728; assista à la conquête d'Oran; devint sous-lieutenant le 5 no- vembre 1755 et mourut à Madrid en 1755. Huart (Pierre-Armand chevalier d') fut nommé enseigne le 1 er janvier 1785; sous-lieutenant le 10 avril 1788; lieutenant le 11 septembre 1794. 11 fit les campagnes contre la République française. Huart pica«ary (Lambert chevalier d') fut nommé enseigne le 1 er juin 1711 ; sous-lieutenant le 1 er avril 1714; assista au siège de Barcelone et mourut des blessures qu'il y reçut. Huart i»ieasar> (Gabriel chevalier d') fut nommé enseigne le I CT août 1714; fit l'expédition de Sardaigne; devint enseigne de Digitized by Google 352 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. grenadiers le 6 septembre 1717; sous-lieutenant le 8 février de Tannée suivante. Il perdit son emploi pour absence non auto- risée, mais fut replacé dans son ancien grade le 4 février 1 720 ; il assista au siège de Gibraltar; devint sous- aide-major le 7 juillet 4729; lieutenant le 28 novembre suivant; prit part à la conquête d'Oran ; capitaine le 20 novembre 1734, avec grade de brigadier. Il fut nommé gentilhomme de la chambre de l'infant don Louis et quitta le service en 1755. Hneme (Louis chevalier d') fut nommé enseigne le 18 sep- tembre 1791; sous-lieutenant et sous-aide-major en 1793, tué le 1 7 novembre 1 794 pendant la guerre contre les Français. h m «me (André d') fut nommé enseigne vers 1797; sous-lieute- nant le 13 mai 1800. ■u««et (Ramond) fut nommé enseigne le 4 novembre 1802. Hurijr (Pierre de) fut nommé sous-lieutenant le 1 er juillet 1712; sous-lieutenant de grenadiers en 1717; lieutenant le 8 février 1718. Il mourut Tannée suivante. Harteblae. — Voir Garo. idiaaHes (Jean-Joseph d') fut nommé enseigne le 20 décem- bre 1719. Il fil partie de l'expédition d'Afrique et quitta en 1 724. idiaqurm (François d') fut nommé enseigne le 11 septembre 1794 et passa capitaine au régiment de Bourbon (cavalerie) le 29 novembre suivant. Immrraeflr. — Voir Baeckhovrn et Mère. ■itrc (Léopold-Adricn-Joseph de Rifllaer comte d'), né à Ni- velles le 23 septembre 1684, fils d'Adrien-Léopold-Joseph de Riûlaer, gouverneur-général de la Galicie et capitaine-général des armées d'Espagne; fut nommé capitaine à la création du régi- ment en 1703; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; devint gouverneur de Morella en 1715, vice-roi de la Galicie et capitaine-général des armées. Il mourut le 28 novembre 1755. Il avait épousé en Espagne Joachima Castilla de Porto Car- rero ('). jaeob* (Ignace de) fut nommé enseigne le 3 avril 173G; sous- lieutenant le 28 décembre 1 741 , Il prit part aux campagnes d'Ita- lie et fut tué à l'attaque de Velletri en 1744. (•) La OUe unique du comte d'Ittre épousa Eugène Gillon Alexis Ghislain marquis de Trazegnies mentionné plus hns et porta le titre d'Ittre dans la famille de Trazegnies. Digitized by Google CONTRÔLE GENERAL DES OFFICIERS. 353 jaeqaemrai (Barthélémy de), fils de Claude Jacquemens, écuyer, capitaine au service d'Espagne, et de Marie du Srael; fut nommé enseigne le 20 décembre 1719; fit l'expédition d'Afrique ; devint enseigne de grenadiers le 16 mai 1724; sous-lieutenant le 8 janvier 1725; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran. Il mourut à Madrid en 1733. jaiubiinnes (Nicolas seigneur de Noville), fils de Nicolas- Maximilien de Jamblinnes, exempt des gardes du corps; fut nommé enseigne le 6 décembre 1751 ; sous-lieutenant le 30 avril 1761. Il donna sa démission peu de temps après. Jttuche. — Voir Iwevrghfin. jnm- he de MMtaing (fialthasar-François comte de), fils de Philippe-Eugène de Jauche, seigneur de Marthcs et de Marnez ; fut nommé enseigne le 1 1 juillet 1712; sous-lieutenant vers 1715; lieutenant le 8 décembre 1718; prit part aux expé- ditions de Sardaigne et de Sicile ; devint capitaine le 5 mai 1728; assista à la conquête d'Oran; capitaine de grenadiers le 1 er avril 1753 avec le grade de brigadier; commandeur de l'ordre de Calatrava. Il fut tué à la bataille de Campo-Santo en 1743, à la téle du régiment qu'il commandait ce jour-là. Jodanvllle. — Voir Dunouff. Jolala. — Voir Vaillant. jouiet (Pierre de) fut nommé enseigne le 26 septembre 1719 ; fit partie de l'expédition d'Afrique; devint enseigne de grena- diers le 1 er décembre 1723; sous-lieutenant le 11 du même mois; assista à la conquête d'Oran ; fut nommé lieutenaut le 9 décem- bre 1733. Il prit part à la campagne d'Italie; assista à la bataille de Bitonto et mourut à Madrid en 1736. jouiet (Jean de) fut nommé enseigne le 1 er janvier 1744. Il se retira du service peu de temps après. Junco (Dominique) fut nommé enseigne le 7 mai 1801. Kayaer (Joseph de) fut nommé enseigne le 13 mars 1777; sons-lieutenant le 19 juillet 1782; il donna sa démission en septembre 1784. ateiagiaert de cheiuveit (Louis-Bruno), lils d'Albert-François Keingiaert, seigneur de Gheluvelt, et d'Anne-Marie-Louise de Hardevuyst, dame de la Laeghe; fut nommé enseigne le U avril 1781 et se retira en 1785. — Il revint à Ypres, sa ville natale, y épousa Marie-Josèphe-Colette-Ghislaine de Lens et mourut le 12 décembre 1847 à l'âge de 88 ans. Digitized by Google HISTOIRE DES- GARDES WALLON ES. ■Lerkb«vea (Antoine de) fut nommé enseigne le 3 mars 1747 ; sous-lieutenanl le 26 février 4755; fit la campagne de Portugal; devint sous-lieutenant de grenadiers le 18 septembre 1762; lieu- tenant le 24 novembre de l'année suivante; lieutenant de grena- diers le 8 août 1774; prit part à la descente d'Alger et au siège de Gibraltar; devint capitaine le 25 janvier 1776. Il mourut à Barcelone le 22 mars 1788. Kessel (Théodore-François-Josepb de), né à Namurle 51 juil- let 1745, fils de Théodore-Guillaume de Kessel, et d'Angelique- Josèphe de Galliot; fut nommé enseigne le il avril 1764; sous- lieutenant le 25 juin 1768; prit part à la descente d'Alger, devint lieutenant le 18 avril 1785; assista au siège de Gibraltar; fut nommé aux grenadiers le 29 septembre 1786; capitaine le 10 avril 1788; obtint le grade de brigadier. Il mourut à Suint- Roch en 17U8, après avoir fait avec distinction les campagnes contre la République française. Kessel «e Bismont (Charles-Anloine-Albert-Joscpli de), fils de Nicolas-Joseph, capitaine de cavalerie puis major de brigade au service des Provinces-Unies, et de Marie-Thérèse Cupis de Ca- margo , fut nommé sous-lieutenant le 5 août 1 704 ; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er juillet 1706; lieutenant le 1 er avril de l'année suivante. Il fit les campagnes de la guerre de la succession d'Es- pagne; quitta en 1710, puis rentra en qualité d'aide-major le I er février 1713; assista au siège de Barcelone; devint capitaine le 10 avril 1717; colonel agrégé à la place de Barcelone. Kessel ée Biamont (Pierre-Christophe de), fils aîné du précé- dent; fut nommé enseigne le 19 février 1736; sous-lieutenant le 28 décembre 1741; sous-lieutenant de grenadiers le 20 août 1745; lieutenant le 3 août de l'année suivante; fit toutes les campagnes en Italie; se distingua à Plaisance; devint lieutenant de grenadiers le 9 février 1760; capitaine le 26 février de Tannée suivante ; fit la campagne de Portugal et fut colonel agrégé à l'état-major de la place de Barcelone. Kessel de Bismoni (JoachimJoseph de), frère puîné du précé- dent; fut nommé enseigne le 12 février 1751; sous-lieutenant le 18 février 1760; prit part à l'expédition de Portugal; devint lieutenant le 5 octobre 1765; assista à la descente d Alger en 1775; fut nommé capitaine le 17 juillet 1777. Il se retira du ser- vice le 6 mars 1794, avec retraite de brigadier. Kessel de waiermaei (Joseph- Jacques -Hyacinthe- Ghislain Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 555 baron de), fils de Jean-Joseph-Guillaume baron de Kessel, sei- gneur de Watermacl, mort en 4769, et de Marie-Thérèse- Josèphe-Hyacinlhe Van Uffel d'Humbeck; fut nommé enseigne le 14 septembre 1765; sous-lieutenant le 10 juin 1769; sous-aide- major le 7 juillet 1775; lieutenant le 28 mars suivant ; il fut fait exempt des gardes du corps de la compagnie flamande. Keyrea (Auguste de), fut nommé enseigne vers 1796; agrégé à Majorque en 1798. Keyreu (Philippe), fut nommé enseigne vers 1796 ; agrégé à Majorque en 1798. Kieaeghen (Léonard-Mathias Van der Nool baron de), seigneur de Noort-Assche, Volckeghem, Winghc et Eversteyn, né le 25 fé- vrier 1676, lils de Rasse-Léonard Van der iNool, baron de Kiese- ghem, seigneur de Lubbeck, capitaine au service de Guillaume III, prince d'Orange, et de Marie-Thérèse de la Kethulle; fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703 et quitta en 1707, après avoir fait les premières campagnes de la guerre de la suc- cession d'Espagne. Il devint colonel d'un régiment d'infanterie de son nom au service d'Espagne, puis revint aux Pays-Bas où il fut député de l'état noble du Brabant, chambellan actuel et conseiller d'état d'épée de l'empereur Charles VI et de l'impératrice Marie- Thérèse; général-major des troupes impériales, gouverneur et grand bailli des ville et citadelle de Gand. 11 mourut le 1 1 avril 1753. KieseBheni (François Van der Noot chevalier de) fut nommé lieutenant le 1 er février 1708; fit plusieurs campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista au siège de Barcelone; devint lieutenant de grenadiers le 20 décembre 1715; capitaine le 9 mai 17i7; fit partie des expéditions de Sardaigne et de Sicile. Il fui enfermé le 18 septembre 1721 à la citadelle de Barcelone, d'où il s'évada en mars 1722 pour se soustraire à un mariage qu'on voulait lui imposer. miniaioch (Joseph comte de) fut admis en qualité de capi- taine le 28 février 1720, et mourut à Espargucra en 1722. KoiiifneKg (Jcan-Fréderic comte de) fut nommé enseigne le 10 mars 1763 et quitta en 1766. KenigMcgg (Frédéric baron de), servit d'abord en qualité de lieutenant dans le régiment wallon de Bruxelles, puis fut nommé enseigne aux gardes walloncs le 28 octobre 1 786 ; enseigne de gre- nadiers le 25 octobre 1788; sous-liculenanl vers 1791. Il fut tué Digitized by Google 356 HISTOIRE DES GAItDES WALLONES. le 1 9 mai 1 794 à l'affaire de la Muga, par les républicains français. Lachaaaaéc (Charles de) fut nommé enseigne le l" r janvier 1750; enseigne de grenadiers le 26 juillet 1755 ; sous-lieutenant le 10 août 1757; sous-aidc-major le 15 novembre 1756; aide- major le 5 janvier 1762; fit la campagne de Portugal; devint lieutenant le 8 septembre 1764; colonel en 1776; capitaine le 1 1 février de l'année suivante. Il mourut à Villa-Franca de Ebro en 1778. Lacroix (Jean-Antoine de) fut nommé enseigne le 1 er octobre 1707; enseigne de grenadiers le 1!) juillet 1710; sous-lieutenant le 1 er juillet 1711 ; fit presque toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; assista au siège de Barcelone ; devint lieutenant le 18 novembre 1714; prit part à l'expédition de Sar- daigne; capitaine le 7 janvier 1719. Il fut fait gentilhomme de la chambre du cardinal infant en 1755. Lacroix (Emmanuel de) fut nommé enseigne le 1 er décembre 1717; prit part à l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca; sous-lieutenant le 1 er mars 1720; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 16 septembre 1728 ; se distingua à la conquête d'Oran; lieutenant de grenadiers le 18 mars 1740; ca- pitaine le 8 juin 1743. Il fut tué à l'affaire de Velletri l'année suivante. Lacroix (Mathieu de) fut nommé enseigne le 50 novembre 1723; assista au siège de Gibraltar; devint enseigne de grena- diers le 11 février 1750; sous-lieutenant le 20 avril de l'année suivante; prit part à la conquête d'Oran; sous-lieutenant de grenadiers le 11 avril 1755. Il fut tué en duel par M. de Lag- motte, vers la fin de la même année. LadoH (François-Alexandre baron de) fut nommé enseigne le I er octobre 1757 ; enseigne de grenadiers le 27 mars 1762; prit part à l'expédition de Portugal; sous-licutenant le 15 juin de l'année suivante ; sous-lieutenant de grenadiers le 8 septembre 1767; lieutenant le 1 er mai 1770. Il fut blessé à la descente d'Alger le 8 juillet 1775; devint lieutenant de grenadiers le 23 novembre 1780 et capitaine le 2 août 1782. Il obtint sa re- traite en Flandre, en mars 1789. i .aïont (François) fut nommé chirurgien-major le 5 août 1717; fit l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca. Il se relira en 1728; rentra le 15 juin 1735 et quitta définitive- ment en 1744. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 357 i .démolir (François de) fut nommé enseigne le l rr décembre 1723; assista au siège de Gibraltar; devint enseigne de grena- diers le 21 avril 1731; prit part à la conquête d'Oran; fut nommé sous-lieutenant le 3 décembre suivant. Il dut s'évader en 1735 après un duel malheureux avec le sous-lieutenant Mathieu de Lacroix. La*nan (Jacques de) fut nommé sous-lieutenant le 1 er janvier 1706; sous-aide-major le 1 er octobre de l'année suivante; aide- major le 1 er juillet 1710. Il fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et quitta le service d'Espagne en 1716 en même temps que le duc d'Havré. i a Hatuaidc (Pierre de) fut nommé enseigne le ï rT janvier 1708 et mourut de ses blessures l'année suivante. La Haye (Henri de la Haye de Saint-Hilairc) fut nommé en- seigne le 25 août 1786 et obtint une compagnie de dragons en 1789. ■ ai m- (Jean de) fut nommé enseigne le 15 novembre 1742 et quitta très-peu de temps après sa nomination. Laittre» ( Louis baron de) fut nommé enseigne le 18 mars 1793 et mourut en Aragon le 14 mars de l'année suivante. i.aiaiac Louis ou Loup-Maric-Charlcs comte de), né en 1678, fils de Jacques de Lalaing, seigneur de Santbergc, vicomte d'Au- denarde, et de Marie-Thérèse de Rym de Bellem ; fut nommé ca- pitaine à la création du régiment en 1703; capitaine de grenn- diers le 1 er juillet 1710; brigadier le 19 septembre suivant; fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; prit part aux expéditions de Sardaignc et de Sicile ; assista à la bataille de Villa-Franca ; obtint le grade de maréchal de camp le 1 er mai 1720; lieutenant-général, gouverneur de Badajoz et com- mandant-général de l'Estramadure en 1734. Il mourut à Madrid le 14 janvier 1743. (Voir de Fiunquen et Généalogie de la famille Van der JVoot.) Lalaing (Bruno comte de), fils du précédent, né en 1739, fut nommé capitaine d'un régiment irlandais en 1746, à l'âge de 7 ans, passa en qualité d'enseigne dans les gardes wallones le 18 février 1760. Peu de temps après il entra dans la compagnie flamande des gardes du corps, y devint enseigne avec rang de colonel de cavalerie en 1769; chevalier de Calatrava, comman- dant de Canaberal, etc. Il épousa le 16 mars 1769 Maric-Gaetane de la Cerda y Vera. Digitized by Google 358 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. * Loiandr (Jacques de) fut nommé enseigne le 1" février 1707 ; enseigne de grenadiers le 10 avril de Tannée suivante ; sous-lieu- tenant le 19 mars 1709; sous-lieutenant de grenadiers le 11 fé- vrier 1711 ; lieutenant le 1 er juillet de l'année suivante; fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; assista à la ba- taille de Villa-Franca et à l'expédition d'Afrique ; lieutenant de grenadiers le 10 février 1721 ; capitaine le 20 janvier 1723; prit part à la conquête d'Oran (1752) et assista à la bataille de Bitonto. Il mourut à Florence en 1743. Laien (le chevalier de) fut nommé enseigne le 24 novembre 1770, mais il n'accepta pas. Lambert* (') (Frédéric baron de) fut nommé enseigne le 20 août 1745; assista à la bataille de Plaisance et à celle du Tidone; devint enseigne de grenadiers le 30 mars 1747; sous-lieutenant le 16 juin suivant; sous-lieutenant de grenadiers le 3 septembre 1755; lieutenant le 18 février 1700; prit part à l'expédition de Portugal; lieutenant de grenadiers le 14 mai 1707; capitaine le 18 novembre 1772 ; assista à la descente d'Alger en 1775. Il eut sa retraite comme brigadier le 2 mai 1782. Umberto (Philippe chevalier de) fut nommé enseigne le 12 mai 1753 ; sous-lieutenant le 19 septembre 1761 ; prit part à l'expédition de Portugal; devint sous-aide-major le 22 no- vembre 1762; sous -lieutenant de grenadiers le 28 février 1767; lieutenant le 25 août de la même année; assista à la descente d'Alger; lieutenant de grenadiers le 25 janvier 1776; capitaine le 29 septembre 1780. Il eut sa retraite le 27 mars 1782. Lambert* de cartenbach (Ernest baron de), fi Is de Georges baron de Lamberts de Cortenbach, capitaine de cavalerie au service de S. M. catholique, seigneur de Themister et du ban de Hervé et de Bergilcz; fut nommé enseigne le 9 juillet 1789; enseigne de grenadiers le 12 mars 1792; sous-Iicutcnanl le 6 mars 1794. Il fit toutes les campagnes contre la République française. Lambert* de corteubarh (Frédéric de), frère du précédent; fut nommé enseigne le 4 juillet 1795; sous-lieutenant le 30 oc- {') Famille noble originaire de Bavière. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 359 tobre 171)4; fit les campagnes contre la République française et devint lieutenant le 20 septembre 1802. ■,«mbert« de rartc-nbaeh (Àntoine-Henri de), frère des précé- dents; fut nommé enseigne le 50 octobre 1794; sous-lieutenant le 20 janvier 1800. Lambert? (Laurent chevalier de) fut nommé enseigne le 1 er oc- tobre 1707; enseigne de grenadiers le 1 er mars 1709; sous- lieutenant le 12 juillet 1710; sous-lieutenant de grenadiers le 12 juin de Tannée suivante. Il fit avec distinction les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué au siège de Cardone en 1711 . Lamirauit (Henri-Joseph chevalier de) fut nommé enseigne le 22 juillet 17G3 ; sous-lieutcnant le 22 octobre 1767 ; sous-lieu- tenant de grenadiers le 21 janvier 1775; prit part à la desrente d'Alger; lieutenant le 26 février 1776. Il prit sa retraite à Bar- celone le 8 novembre 1784. Laaau ( François-Louis baron de) fut nommé enseigne le 25 avril 1747; quitta en 1751. Lnnrc (Jean) fut nommé chirurgien-major le 22 août 1766. Lancry (Joseph chevalier de) fut nommé enseigne le 9 sep- tembre 1735; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bilonto; passa enseigne de grenadiers le 28 décembre 1755 ; sous-lieulenant le 28 avril 1758; sous-lieutenant de grenadiers le 18 octobre 1741. Il mourut à Porto-Hercule en 1741. Landabarn (Xavier Matheï de) fut nommé enseigne le 25 sep- tembre 1798 ; sous-lieutenant le 4 novembre 1802. Landabaru (Raimond) fut nommé enseigne vers 1798; sous- lieutenant le 20 décembre 1802. Landau (Charles chevalier de) fut nommé enseigne le 29 jan- vier 1724, et mourut à Perpignan en 1726. i.aada»-Miorta«ne( l ) (Joseph baron de), fils de Robert-Charles- Joseph de Mortagne, baron de Landas, et d'Anne-Josèphe d'As- signies; fut nommé enseigne le 6 juin 1776; sous-lieutenant le 16 juin 1780; assista au siège de Gibraltar; devint sous-licule- (') La famille Landas est une des anciennes familles établies dans l'Artois et dans la Flandre française aujourd'hui éteintes. Elle venait des anciens sires de Mortagne. Jean de Landas seigneur de Mortagne et chAtelain de Tournai, vendit sa terre à Philippe le Hardi. (P. Roger, Noblesse de Flan- dre, p. 32.) Digitized by Google 500 HISTOIRE DES GARDES W ALLOUES. nant de grenadiers le 15 février 1785; lieutenant le 1 er juin de l'année suivante ; lieutenant de grenadiers le 4 4 septembre 4 794 ; capitaine le 30 octobre suivant. Il fit les campagnes contre la République française , les premières campagnes de la guerre de l'indépendance, et fut tué à la bataille de Medellin le 28 mars 1809. i.amire (François de) fut nommé enseigne le 24 novembre 1719; fit l'expédition d'Afrique; devint enseigne de grenadiers le 16 décembre 1725; sous-lieutenant le 2 janvier de l'année suivante. Il fut agrégé à l'état-major de Barcelone. LnitRn (Maximilicn-Gaston de) fut nommé lieutenant le 20 dé- cembre 1749, et fut fait corrégidor d'Origuela peu de temps après. i an«ratid (Joseph de) fut nommé sous-lieutenant le 8 février 4706; sous-lieutenant de grenadiers le 4 er juillet 1708; lieute- nant le 10 juillet 4710. Il fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, et fut tué à Jorba l'année suivante. Lanur (Jean-Joseph de Xavier de) fut nommé enseigne le 44 octobre 4 770; sous-lieutenant le 2 mai 4776; prit part à la descente d'Alger en 4775; devint aide-major et lieutenant le 30 mars 4780 avec le grade de colonel; assista au siège de Gi- braltar; fut nommé capitaine le 28 novembre 4794. Il fit les campagnes contre la République française, devint maréchal de camp et commanda en 1815 un des bataillons du régiment; lieutenant-général en 4817. i.ntmoj (Joseph comte de), fils de Charles-François comte de Lannoy, baron de Wasmcs, seigneur d'Oulrebecq, de Mau- fait, etc., mort le 51 juillet 1726, et de Marie Du Fief dame d'Es- pierresa première femme; fut nommé sous-lieutenant a la créa- tion du régiment en 1705; sous-lieutenant de grenadiers le 3 août 4704. Il fut tué au siège de Gibraltar l'année suivante. lannoy (Robert Lamoral comte de), frère du précédent, fut nommé lieutenant à la création du régiment en 4703; capitaine le 20 septembre 4 705; fit les campagnes de la guerre de la suc- cession d'Espagne; assista au siège de Barcelone; devint capi- taine de grenadiers le 4 er juin 1715; major du régiment le 1 er fé- vrier 4717 avec le grade de maréchal de camp; prit part à l'expédition de Sardaigne et à celle de Sicile; assista à la bataille de Villa-Franca. Il quitta le service en 1727 et épousa, la même année, Marie-Antoinette de Robles, comtesse d'Annappes. i niuioT (Pierre-Maximilien comte de), frère consanguin des Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 3Ci précédents, né le 4 janvier 1687, fut nommé sous-lieutenant le 18 février 1711 ; prit part aux dernières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista au siège de Barcelone et à l'expédition de Sardaigne; devint lieutenant le 3 novembre 1717 ; assista à l'expédition de Sicile; lieutenant de grenadiers le 1 er janvier 1720; prit part au siège de Gibraltar; fut nommé ca- pitaine le 3 janvier 1728; prit part à la conquête d'Oran. Il donna sa démission en 1735 et mourut à Anorappes le 10 sep- tembre 1749. Lannoy (Ferdinand, comte de), fils d'Ignace-Godefroid de Lan- noy, comte de Beaurepaire, et de Marie-Thérèsc-Roberline com- tesse de Lannoy de Wasmes, fille de Pierre-Maximilien prémen- tionné; fut nommé enseigne le 17 décembre 4789; enseigne de grenadiers le 23 janvier 1794; sous-lieutenant le 16 juin de la même année; fit les campagnes contre la République française, et devint lieutenant le il février 1799. L«nnoy-iiea«repaire ( Alexis-Jean, comte de), oncle du précé- dent, fils de Charles-François-Ignace de Lannoy, comte de Beaure- paire, seigneur de Coucourt, député général et ordinaire de la noblesse d'Artois, mort à Arras le 10 octobre 1752, et d'Alix- Barbe- Guy-Françoise de Saint- Vaast; fut nommé enseigne le 16 août 1 739 ; fit avec distinction toutes les campagnes d'Italie ; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidonc; devint enseigne de grenadiers le 14 juin 1744; sous-lieutenant le 4 mars 1745; sous-lieutenant de grenadiers le 5 août 1746; sous-aide-major le 5 mars 1747; lieutenant le même jour; lieu- tenant de grenadiers le 28 mai 1762; fit partie de l'expédition de Portugal et devint capitaine le 22 novembre suivant. La Porte de wauix (Joseph-Auguste, chevalier de) fut nommé enseigne le 14 mai 1767; sous-lieutenant le 27 avril 1771 ; as- sista à la descente d'Alger en 1775 ; devint lieutenant le 9 octobre 1778 avec grade de colonel; prit part au siège de Gibraltar; fut nommé lieutenant de grenadiers le 1 er août 1788; capitaine le 27 août 1791. i,a Porte (Antoine de) fut nommé enseigne le 6 juin 1782; sous-lieutenant le 5 mai 1785; sous-lieutenant de grenadiers le 5 novembre 1789; lieutenant le 27 juillet 1791; fit les cam- pagnes contre la République française ; capitaine le 21 avril 1800. ■ a porte des Pierre- (Jean-Bernard de) fut nommé enseigne 23 Digitized by Google 502 HISTOIRE DES GAKDES WALLONES. le 6 octobre 1780 j 'enseigne de grenadiers le 25 décembre 1785; assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieulennnt le 45 mai 1785; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er mai 1787; sous-aide- major le 10 septembre 1789; redevint sous-licutenant de grena- diers le 22 mars 1792; lieutenant le 15 mai 1794. Il prit part aux campagnes contre la République française; devint brigadier et commanda, en 1817, un des bataillons du régiment. m moi* (Joseph de) fut nommé enseigne le 15 février 175G et mourut à Almanza en 1758. ru Roche (Pierre de Chassebreuil, marquis de) fut nommé en- seigne le 17 mars 1729; assista à la conquête d'Oran ; devint sous- lieutenant le 29 août 1755; lieutenant le 15 juin de l'année sui- vante; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonlo; lieutenant de grenadiers le 17 septembre 1744; capitaine le 8 novembre 1745; assista à la plupart des affaires de la cam- pagne d'Italie : à Velletri, Plaisance, etc. ; capitaine de grena- diers le 25 janvier 1702; prit part à la campagne de Portugal. Il mourut à Barcelone le 29 juin 1779, étant lieutenant général. La Rochelle (Christophe-François, chevalier de) fut nommé enseigne le 10 mars 17G5; sous-lieutenant le 22 octobre 17G7; sous-lieutenant de grenadiers le 18 octobre 1774. Il mourut à Barcelone le 17 décembre suivant. i,arre (Pierre de) fut nommé sous-lieutenant le I e ' février 1706; lieutenant le 1 er juillet suivant; capitaine le 21 février 1711. Il prit part aux campagnes de la guerre do la succession d'Espagne et quitta le service en 1719. i.a«aie»a ( Bernard) fut nommé enseigne en 1797; sous-licu- tenant le 51 mai 1802. Laaaieta (Ramond) fut nommé enseigne le 7 mai 1801. Laaao (') (Charles de) fut nommé sous-lieutenant le 21 mars 1752; lieutenant le 18 juin suivant; fourrier- major le 15 février 1754; lieutenant-colonel agrégé a Majorque en 1765. LaMua (Charles-Auguste de Haut de) fut nommé enseigne en 1782; sous-lieutenant le 12 juin 1788; sous-lieutenant de gre- nadiers le 6 mars 1794. Il passa le 50 octobre de la même année lieutenant-colonel à la Louisiane. LaUur. — Voir liai I le i. (') Famille patricienne de Bruxelles. (Helli.\ , Histoire du chapitre de Saint-Bavon. Supplément, 82.) Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 363 Lattre de Fcignie* (Joseph de) fut nommé enseigne le i 5 juin 1736; fit les campagnes de la guerre d'Italie; assista à la bataille de Plaisance; devint sous-lieutenant le 8 juin 1743; lieutenant le 3 août 1746. Il quitta en 1754. Lattre de reieaie» (Joseph de), fils de Roger-Florent de Lat- tre, seigneur de Feignies; fut nommé enseigne le 28 mai 1762; enseigne de grenadiers le 31 janvier 1767; sous-lieutenant le 25 août suivant; sous-lieutenant de grenadiers le 11 août 1770; lieutenant le 6 octobre 1775. Il fut blessé à la descente d'Alger le 8 juillet 1775, et fut agrégé à l'étaf-major de la place de Barce- lone en décembre 1770. Lattre de la Hutte (Bernard, chevalier de) fut nommé enseigne le 1" juillet 1706; sous-lieutenant le 1" juillet 1710; sous- lieutenant de grenadiers le 1 er juin 1711 ; lieutenant le 1" avril 1714; il fit avec distinction les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista au siège de Barcelone; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile ; lieutenant de grena- diers le 11 septembre 1721 ; capitaine le 11 septembre 1727 ; assista à la conquête d'Oran ; capitaine de grenadiers le 9 no- vembre 1744; fit la guerre d'Italie. Il mourut à Reuss en 1751. Laaretaa (Alexandre, chevalier de) fut nommé enseigne le 6 juin 1776; enseigne de grenadiers le 13 mars 1777. Il quitta en septembre suivant. Lantaier (Jean de) fut nommé enseigne le 18 décembre 1719 ; prit part à l'expédition d'Afrique; devint sous-lieutenant le 11 juin 1723; assista au siège de Gibraltar; fut nommé lieute- nant le 17 novembre 1752 après la conquête d'Oran où il se distingua. Devint gouverneur des îles Majorques et Minorques. Lorsque la guerre éclata entre les deux couronnes de France et d'Espagne, il ne voulut pas servir contre son pays (il était d'une famille originaire du Dauphiné), et rentra en France. Il y fut nommé brigadier et chevalier de Saint-Louis. Il mourut en 1755. LauBièrea (Charles de) fut nommé enseigne le 17 juin 1795 ; enseigne de grenadiers le 1 1 septembre de l'année suivante ; sous- lieutenant le 31 octobre 1794. Il fit les campagnes contre la Ré- publique française et devint lieutenant le 12 août 1802. Laviiieaeafve (Louis de) fut nommé enseigne le 26 juillet 1776; enseigne de grenadiers le 19 mars 1778; sous-lieutenant j£j Digitized by Google 504 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. le ti janvier 1784. Il mourut à Madrid le 12 janvier de Tannée suivante. Le Bon. - Voir Montaigne. Le €04 (Charles Bauduin), comte d'Humbeke, (ils de Jacques- François Le Coq, créé comte d'Humbeke par lettres patentes de Charles II données le 24 novembre 1694, et de Barbe-Caroline de Varick; fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 4703; lieutenant le 1 er juillet 1706. Il quitta peu de temps après, et épousa en 1710 Thérèse-Caroline de la Tour-Saint- Quintin. (Voir Butkens, Trophées de Brabant, Supplément. — Généalogie de la famille Coloma, page 89.) Lède. — Voir Betle. Le Dur. — Voir AnrvIlle-ColomeB. Leero de Lerbaett (Charles, baron de) fut nommé enseigne le 14 septembre 1765, mais il n'accepta pas. Lefeinrre (François) fut nommé chirurgien-major à la création du régiment en 1703, et mourut à Andalucia en 1704. Le^ée (Mathieu de) fut nommé enseigne le 18 juillet 1723; assista au siège de Gibraltar ; devint enseigne de grenadiers le 4 février 1728; sous-lieutenant le 15 octobre 1729; sous-lieute- nant de grenadiers le 21 avril 1731 ; prit part à la conquête d'Oran; fut nommé lieutenant le 19 novembre 1735. Il fut agrégé â l'état-major de Barcelone comme colonel. Lecroo-Berviiie (Alexandre-Ferdinand) fut nommé enseigne le 1 er décembre 1708; sous-lieutenant le 18 février 1711 ; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; devint sous-lieutenant de grenadiers le 20 septembre 1716; lieutenant le 9 mai de l'année suivante; prit part à l'expédition de Sar- daigne; sous-aide-major le 8 février 1718; accompagna l'armée en Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca ; aide-major le 1* r février 1722; assista au siège de Gibraltar; fut nommé capi- taine le I" juin 1728; maréchal de camp et commandant du ré- giment pendant la campagne d'Italie. Il mourut ù Barcelone le 17 juin 1759. Lesron-Derpeni (Lambert) fut nommé enseigne le 21 août 1731; assista à la conquête d'Oran; devint enseigne de grena- diers le 20 novembre 1734; sous-lieutenant le 19 décembre de la même année; prit part à la campagne d'Italie et assista aux affaires de Campo-Santo, de Vellelri, de Plaisance, du Tidone; fut nommé lieutenant le 23 juillet 1742 ; sous-aide-major le Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 365 8 juin 1743; lieutenant le 23 juillet de la même année; lieute- nant de grenadiers le 16 juin 1747 ; capitaine le 13 mars 1754. Gouverneur de Berga en 4766. Léon (Claude de) fut nommé enseigne le 1" juillet 1712. II entra dans l'ordre des Augustins en 1715. Lèpe. — Voir Van der Lèpe. Le nique (Eugène-François) fut nommé enseigne le 14 sep- tembre 1765; sous-lieutenant le 8 février 1769; lieutenant en 1772; assista à la descente d'Alger en 1775. Il fut agrégé à Bar- celone en 1777. Le m que d'Aienne« (') (Laurent) fut nommé enseigne le 4 no- vembre 1 736 ; Ct les campagnes d'Italie; devint sous-lieutenant le 8 juin 1743 ; lieutenant le 3 août 1746 ; lieutenant de grenadiers le 9 février 1760; capitaine le 23 avril 1762; assista à la cam- pagne de Portugal; fut promu maréclial de camp le 3 janvier 1783. Il mourut à Madrid le 9 novembre 1784. Le Rlnue. — Voir Violaine*. Leroy de la Motte (Alexandre) fut nommé lieutenant à la créa- tion du régiment en 1703; capitaine le 1 er février 1706. 11 fut fait lieutenant de roi à Barcelone. Le» (Urbain, chevalier de) fut nommé enseigne le 9 juin 1743; sous-lieutenant le 3 août 1746; lieutenant le 1 er février 1755. Il fut agrégé lieuteuant-colouel à l'état-major de Reuss le 4 sep- tembre 1764. Le» (Urbain, chevalier de) fut nommé enseigne le 27 août 1779 et mourut à Barcelone en 1 783 ou 1784. Le« (Antoine de) fut nommé enseigne en 1797 ; sous-lieutenant le 18 octobre 1802. Le* (Marian de) fut uommé enseigne le 6 décembre 1802. Le«eoiiic (Louis de) fut nommé enseigne le 1 er février 1720; lit l'expédition d'Afrique; devint enseigne de grenadiers le 1 5 sep- tembre 1726; assista au siège de Gibraltar; fut nommé sous- lieutenant le 5 août 1728. Il fut agrégé à Corona l'année suivante. Lenllcu. — Voir Vruricx. LeMpagaoi (Alexandre Louis de) fut nommé enseigne le 20 dé- cembre 1 785 ; enseigne de grenadiers le 5 novembre 1789; sous- lieutenant le 28 juin 1791; lieutenant le 30 octobre 1794. Il Ut les campagnes contre la République française. (') Famille du comté cf Artois. Digitized by Google 506 HISTOIIIE DES GARDES WALLONES. Leatorei (Félix de) fui nommé enseigne le 4" janvier 1707; enseigne de grenadiers le 13 juillet de l'année suivante; sous- lieutenant le 1 er septembre 4709; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er février 1744. Il fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué au pied du Monljouy en 1713. Levergheta. — Voir Vertcgaaa. Uedekerke (Joseph-Clément, baron de) fut nommé enseigne le 5 mars 4738 ; enseigne de grenadiers le 46 octobre 4741 ; sous- lieutenant le 7 janvier 4744; sous-aide-major le 9 novembre de la même année. 11 fit les campagnes d'Italie ; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri et fut tué à la bataille de Plaisance en 4746. ■.1ère (Godefroid de Lière d'Immerseele) fut nommé lieutenant le 20 décembre 4749; fit l'expédition d'Afrique et assista à la con- quête d'Oran; lieutenant de grenadiers le 25 novembre 1733 ; capitaine le 44 novembre 4756. 11 mourut à Mola de Gacta, en 4744. ■.1ère. — Voir Boeckhovc... Mgnereull. - Voir Conplga?. Lignière» (François de) fut nommé enseigne le 43 juillet 4735; enseigne de grenadiers le 25 août 4757. Il mourut à Walls en 4744. Ligny (Dominique-Pierre-François, chevalier de) fut nommé enseigne le 5 février 4774; assista à la descente d'Alger en 1775; devint sous-lieutenant le 23 mai 1782; sous-lieutenant de grena- diers le 7 février 1788; lieutenant le 15 mai suivant. 11 quitta le service en octobre 1789. Lisny (Ferdinand, chevalier de) fut nommé enseigne le 5 fé- vrier 1774; sous-lieutenant le 17 juillet 1777; sous-lieutenant de grenadiers le 14 novembre 1782; lieutenant le 9 octobre de l'année suivante. Il obtint sa retraite de lieutenant-colonel à Bar- celone le 23 janvier 1786. Limiuinghe (François-Joseph Van den Berghc, comte de), né à Bruxelles le 20 mars 1 097, lils de Charles Van den Berghe, mestre de camp de cavalerie au service d'Espagne, admis au lignugc de Uoodenbeck à Bruxelles et au métier des boulangers de celle ville, successivement surintendant du canal, trésorier et bourg- mestre de Bruxelles, député des États de Brabant en 1725, créé comte par le roi Charles II le 7 juillet 1694, et d'Annc-Isabcllc Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 567 Arazola de Onate, sa première femme; fut nommé enseigne le 18 septembre 1720; assista au siège de Gibraltar; devint sous- lieutenant le 11 septembre 1728; sous-lieutenant de grenadiers le 10 février 1750; prit part à la conquête d'Oran ; lieutenant le 20 septembre 1752; lieutenant de grenadiers le 18 décembre 1741; lit toutes les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux alîaires de Campo-Santo, de Yellctri, de Plaisance, du Tidone ; fut nommé capitaine le U novembre 1744; capitaine de grena- diers le 5 janvier 1760, avec le grade de maréchal de camp. Il fut fait gouverneur de Jaca en 1766 et mourut lieutenant-gé- néral le 28 mai 1774. 11 avait épousé en Espagne Éléonore 0' Brien o Lo Nergain, d'origine irlandaise, laquelle se remaria en 1775 au comte Maximilien-Joseph de Berlaimont. Mmuiugbe (Henri Van den Berghe de), seigneur de Spieren- brouk, né à Utreclit le 17 octobre 1704, fils aîné de Corneille- François-Joseph Van den Berghe de Limminghc, conseiller à la chambre des comptes de Brabant, mort le 5 juin 1751, et d'Anne- Marie Van de Wcrvc, dame héritière de Spiercnbrouk; fut nommé enseigne le 50 novembre 1755 et quitta Tannée suivante. Il mourut à Bruxelles le 1 er mars 1785. Li««n (Théodore de), lils cadet de Philippe-Guillaume-Charlcs de Limon, seigneur de Beverlandc, échevin de la salie et chû- lellenie d'Ypres, et d'Isabclle-Marie-Magdeleine de Fronzon ; l'ut nommé enseigne le 6 juillet 1771; assista à la descente d'Alger; devint enseigne de grenadiers le 10 septembre 1775; sous-lieu- tenant le 26 juillet de l'année suivante ; aide-major le 1) octobre 1778; sous-lieutenant de grenadiers le 25 mai 1782. Il donna sa démission la même année. Uo* (Dominique de) fut nommé enseigne le 5 novembre 1728; prit part à la conquête d'Oran ; devint enseigne de grenadiers le 7 août 1755; sous-lieutenant le 25 novembre de la même année; Ut la campagne d'Italie el assista à la bataille de Bilonto; devint sous-lieutenant de grenadiers le 5 mars 1758; sous-aide-major le 30 juin de la même année; aide-major le 8 juin 1745. 11 mourut à Florence en 1745. Liât BeM«npcani (Mathias) fut nommé sous-lieulenaut le li) janvier 1715; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er décembre 1717; assista au siège de Barcelone et à l'expédition de Sardaigne; devint lieutenant le 11 mai 1719; assista au siège de Gibraltar; lieutenant de grenadiers le 1 er janvier 1728, prit part à la eon- Digitized by Google 368 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. quête d'Oran; capitaine le 23 novembre 1733. Il fit les premières campagnes de la seconde guerre d'Italie, et fut tué à la bataille de Campo-Santo en 1 743. uot d'Knsiecattr ( Louis- François -Ignace , marquis de) fut nommé sous-lieutenant le 11 juillet 1714; lieutenant le 17 juin 1715; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; as- sista à la bataille de Villa-Franca ; devint lieutenant de grenadiers le 1 er décembre 1723; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran ; fui nommé capitaine le 9 novembre 1 733 et brigadier. Quitta en 1748. Mot du *iarc«quet (Louis) fut nommé enseigne le 3 novembre 1728; prit part à la conquête d'Oran; devint sous-lieutenant le 7 décembre 1732; sous-lieutenant de grenadiers le 3 janvier 173G; lieutenant le 20 avril suivant; Ht les campagnes de la guerre d'Italie; fut nommé capitaine le 10 avril 1746. Il mourut à Barcelone en 1751. i lorad. de viuiba (Benoit) fut nommé enseigne le 9 juillet 1772; enseigne de grenadiers le G juin 1776; sous-lieulenant le 23 janvier suivant; sous-aide-major le 50 mars 1780; lieutenant le I er janvier 1783. Mourut à Lcganès le 50 août 1786. Loconenghieu (') (Pantaleon-Jaeques de), lits de Guillaume de Locquenghien, et de Jeanne-Marie de Prez de Barcenal ; fut nommé enseigne le 1 er juin 1707; enseigne de grenadiers le 7 septembre 1709; sous-lieutenant le 17 juillet 1710; sous-lieu- tenant- de grenadiers le 1 er juillet 1712. Il lit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; quitta eu 1716 et devint lieu- tenant-colonel du régiment d'Ulrecht. Il épousa en Espagne Phi- lippine de Escolar. Lorqnengbiea (Jean-Etienne de), fils du précédent; fut nommé enseigne le 20 novembre 1754; sous-lieulenant le 7 septembre 1759. Il fit les campagnes de la guerre d'Italie; devint sous-lieu- tenant de grenadiers le 8 juin 1743; sous-aide-major le 9 février 1745; aide-major le 3 mars 1747; lieutenant de grenadiers lo 26 mars 1757; capitaine le 24 janvier 1760. Il mourut à Alcan- lara. toe (Guillaume, baron de) fut nommé enseigne le 7 mai 1778; (') Voir Généaloyie de la famille Coloma, p. 375. — J. A. Helmn, Généa- logie manuscrite. — Le nouveau vrai supplément au Nobiliaire des Pays- bas, la Haye, i 774, p. 51. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 309 enseigne de grenadiers le 49 janvier 4782; sous-lieutenant le i« janvier 4785. Il quitta en 4788. ■.on«»iiiière(') (Laurent de) fut nommé enseigne le 7 mai 4778; enseigne de grenadiers le 23 mai 4 783 ; sous-lieutenant le môme jour; sous-lieutenant de grenadiers le 5 juin 1788; lieutenant le 16 avril 4781); lieutenant de grenadiers le 30 octobre 4794; lit les campagnes contre la République française; capitaine le 2 mars 4800. ■.•reaeent* (Ignace, comte de), fut sous-lieutenant de grenadiers et passa lieutenant-colonel au régiment de la Couronne le 50 oc- tobre 4794. ' i.o»«j (Charles-Joseph-Louis de), fils de Jcan-Bapliste-François- Josepli de Lossy, et de Marie-Alexandrine-Thérèsc-Josèphe de Formanoir; fut nommé enseigne le 49 août 4785; sous-lieute- nant le 48 avril 4 790. 11 quitta Tannée suivante. Lotcmbergh (Jean de) fut nommé enseigne le 9 février 4745. Il fut tué à la bataille de Plaisance Tannée suivante. Louverval. — Voir Youplgny. Lunning (François, baron de) fut nommé enseigne le 7 no- vembre 4767; sous-lieutenant le 6 juillet 4771 ; assista à la des- cente d'Alger en 4775; sous-lieutenant de grenadiers le 26 juin 1777; lieutenant le 5 mai 4780. 11 prit sa retraite le 7 avril 4783. Lunning (François-Xavier, chevalier de), fut nommé enseigne le 7 mai 1778 et quitta en 4782. • LNtlunge. - VOIT Cmhmucm. Lyonne (Adrien de) fut nommé enseigne le 20 décembre 4 74 9 ; prit part à l'expédition d'Afrique; enseigne de grenadiers le 17 février 4725; assista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant le 26 septembre 4725, Il se retira en 4729. Donne (Pierre-André de) fut nommé enseigne le 15 décembre 1 747 ; fil partie de l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca ; sous-lieutenant le 4 er mars 1720; sous-lieutenant de grenadiers le 47 septembre 4728; lieutenant le 48 décembre de la même année. Agrégé à Tétat- major de Valence comme lieutenant-colonel. naiche (Constantin Malseigne, chevalier de) fut nommé en- seigne le 42 juillet 4787; sous-lieutennnl le 41 mars 1793; lieu- tenant le 10 décembre 4795; lit les campagnes contre la Répu- (') Famille noble de la Normandie. [La Chesnaye des llois, IX, 407.) Digitized by Google 370 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. blique française; devint aide-major le 23 octobre 1800. Il quitta en 1802. >iaiii>-t iinchnnt (François de) Tut nommé enseigne le 1 er juin 1711, sous-lieutenant le 1 er août 1715. 11 quitta le service peu de temps après. Maiiiy-Farviiie (François de) fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1705; lieutenant le 5 juillet de Tannée suivante; capitaine le 18 février 171 1 . 11 fut tué à l'assaut de Bar- celone en 1714. n«ir«n ou mcj r«n Deianae (Jean-Baptiste-Valentin baron de) fut nommé enseigne le 14 mai 1707; sous-lieutenant le 22 dé- cembre 1771 ; assista à la descente d'Alger en 1775; lieutenant le 10 février 1782; sous-aide-major le 13 mai 1777; lieutenant le 30 avril de l'année suivante; aide -major le 22 février 1782; rang de colonel en 1783. 11 obtint sa retraite en octobre 1787. Maieapioa (Torquato, marquis de) fut nommé enseigne le 25 février 1779; assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le 6 février 1783; sous-lieutenant le G novembre de ta même année; sous-liculcnant de grenadiers le 13 avril 1789; lieutenant le 3 décembre suivant; lit les campagnes contre la République française; capitaine le 12 novembre 1798. Malet «le Coualgny. — Voir Counlgny-Llgaereull. Malet de Roquefort. — Voir La Borle. Maiierey (Charles-Marin, chevalier de) fut nommé enseigne le 19 août 1785 ; enseigne de grenadiers le 8 octobre 1789; sous- lieulenant le 29 avril 1790; sous-lieutenant de grenadiers le I l septembre 1794 ; lieutenant k 50 octobre de la même année. II lit les campagnes contre la République française. Maioteau (Heniï-Jo*cph-Fcrdinand) fut nommé enseigne le 7 novembre 1767; sous-lieulcnanl le 10 avril 1775. Il se retira le 25 novembre 1 776. Maioteau (Ferdinand-Joseph de Pont) fut nommé enseigne le 1 er septembre 1775 ; enseigne de grenadiers le 13 mars 1777 ; sous-lieutenant le 5 février de l'année suivante ; sous-lieutenant de grenadiers le 17 juillet 1785 ; lieutenant le 25 novembre 1784; lieutenant de grenadiers le 6 mars 1794; capitaine le 19 mars 1795. Il se relira le 19 avril suivant avec retraite de brigadier. Maioteau (Idclphoiise) fut nommé enseigne le 25 février 1779. Il eut sa retraite en 1782. ■■MM (Médard de) fut nommé enseigne le 1 er décembre 1708; Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 37! enseigne de grenadiers le 1 er juillet 1710. Il fit les premières eampagnes de la guerre de la succession d'Espagne, et fut tué à la bataille de Saragosse le 10 août 1740. Maaaeyer (Jean de) fut nommé enseigne le 10 avril 1717; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; sous-lieute- tenant le 4 mai 1719; assista à l'expédition d'Afrique; sous- lieutenant de grenadiers le 6 mars 1724; lieutenant le 4 janvier de l'année suivante ; prit part à la conquête d'Oran ; fut nommé lieutenant de grenadiers le 14 novembre 1756. Il mourut à Tar- ragone en 1 740. Munnoyor (Joseph de) fut nommé enseigne le 20 décembre 1719; fit l'expédition d'Afrique et assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le 13 juin 1726; sous-lieutenant le 5 jan- vier de l'année suivante; assista à la conquête d'Oran; devint lieutenant le 3 mars 1753; fit les campagnes d'Italie; devint capitaine le 9 février 1745; capitaine de grenadiers le 5 juin 1760, avec le grade de brigadier. Il fut agrégé comme tel à l'état-major de Tarragone. Marbai* (François de) fut nommé enseigne le 19 septembre 1735; enseigne de grenadiers le 5 novembre 1738; sous-lieute- nant le 3 novembre 1741 ; fit les campagnes d'Italie; lieutenant le 10 avril 1750; capitaine le 24 janvier 1760. Il fut agrégé à l'état-major de Barcelone comme colonel. Marbaia (Jacques de) fut nommé enseigne le 15 août 1746; enseigne de grenadiers le 26 avril de l'année suivante; sous- lieutenant le 21 juillet 1750; lieutenant le 28 décembre 1761. 11 fit la campagne de Portugal et fut agrégé à Saint-Philippe comme lieutenant-colonel. Mnrbaix (François chevalier de) fut nommé sous-lieuleuant à la création du régiment en 1703 ; lieutenant le 1 er février 1706; lieutenant de grenadiers le 1 er février de l'année suivante. Il quitta en 1711, après avoir fait les premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne. Hurnaix (Louis de) fut nommé enseigne le 15 octobre 1752. Il se relira l'année suivante. Marbaix (Charles, chevalier de) fut nommé enseigne le 11 avril 1735; fit les campagnes d'Italie; devint sous-lieutenant le 18 oc- tobre 1741; sous-lieutenant de grenadiers le 9 février 1745; lieutenant le 3 novembre de la même année ; sous-aide-inajor le 5 août de l'année suivante. Il se retira en 1748. Digitized by Google 372 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Marc* (Adrien de) fut nommé enseigne le 8 juin 1743; en- seigne de grenadiers le 7 avril 174G. Il fut tué à la bataille de Plaisance la même année. 1 Marck (Philippe Van Marck de Lummen), né à Bruxelles, fils de Martin Van Marck de Lummen, colonel d'un régiment d'in- fanterie wallon au service d'Espagne, et de Magdeleinc-Thérèse de la Bye ; fut nommé enseigne le 1 6 septembre 1 7 1 6, et mourut l'année suivante à Guadalajara. marck (Ferdinand Van) fut nommé lieutenant le 29 octobre 1719; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran ; lieutenant de grenadiers le 9 octobre 1733; lit la campagne d'Italie ; capitaine le 28 septembre de l'année suivante avec le grade de brigadier. Il devint plus tard gouverneur de Vieil. Marck (Jean Van) fut nommé enseigne le 15 juin 1714; assista à l'expédition de Sardaignc; sous-lieutenant le 27 février 1718; prit part à l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca ; lieutenant le 17 septembre 1721; assista au siège de Gibraltar; sous -aide -major le 50 juin 1728; prit part à la conquête d'Oran; aide-major le 18 novembre 4753 ; capitaine le 1G octobre 4741 avec le grade de maréchal de camp. Marcnsy (') (Jean de) fut nommé enseigne le 10 août 1719; sous -lieutenant le 20 décembre 1719; prit part à l'expédition d'Afrique et au siège de Gibraltar; lieutenant le 50 juin 1728. Il mourut à Capoue en 1734, pendant la campagne d'Italie. Marigna (François-Xavier de Balay, chevalier de), fils de Jean de Balay, seigneur de Marigna et de Boissièrcs, au diocèse de Dole, en Franche-Comté, lieutenant-colonel du terec de cavalerie de Bourgogne , et de Claude-Françoise de Grachault ; fut nommé en- seigne le 1 îi novembre 1722; assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le 1 1 décembre 1728; sous-lieutenant le 15 oclobre 1 729 ; prit part à la conquête d'Oran ; sous-lieutenant de grenadiers le 20 novembre 1734; lieutenant le 19 juillet de l'année suivante; fit toutes les campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Vcllelri, de Plaisance, du Tidone ; . fut nommé lieutenant de grenadiers le 28 mars 1744; capitaine (') Famille noble établie à Bruges et décorée du titre de baron. Le frère aîné de Jean de Marenzy, Rodolphe baron deMarenzyet du Saint-Empire romain, était gouverneur du littoral de la Dalmatie autrichienne. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 375 le 5 avril 1746; prit part à l'expédition de Portugal; capitaine de grenadiers le 20 octobre 1762, avec le grade de brigadier. Il mourut à Barcelone le 10 mars 1 764 ('). m a ri mont (') (Félix de) fut nommé enseigne le 4 octobre 1755 ; sous-lieutenant le 28 mai 1762; prit part a l'expédition de Por- tugal; devint sous-lieutenant de grenadiers le 8 septembre 1767; lieutenant le 25 novembre 1769. Il mourut à Madrid en octobre 1770. Marie* (Augustin comte de) fut nommé enseigne le 11 sep- tembre 1794; sous-licutenant le 25 octobre 1798. nnriea (François Beaulancourl de) fut nommé enseigne le 11 septembre 1794; sous-lieutenant le 12 juin 1798; sous-aide- major le 4 septembre 1799. Marmoi (André-François-Joseph del), fils de Laurent- Jean - Joseph del Marmoi, et de Charlotte-Philippine de Dongelberg; fut nommé enseigne le 7 avril 1746 et mourut à (?ônes, peu de temps après. Maretde Baronviiie (Pierre-Antoine) fut nommé sous-lieute- nant le 1" janvier 1719; prit part à l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca; fil l'expédition d'Afrique; devint lieutenant le 1 er décembre 1725; lieutenant-colonel agrégé à letal-major de Valence. Marouex (François, chevalier), fils de François Maroucx, sei- gneur d'Opbraclcr, et de Catherine Baalon; fut nommé enseigne le 1 er août 1788. Il donna sa démission en juillet 1791 pour se marier en Flandre. Maman (Antoine, comte de) fut nommé enseigne le 4 juin 1710; sous-lieutenant le 1 er août 1714. Il mourut a Mora l'année sui- vante. iiiarti K ny (Christophe, chevalier de) fut nommé enseigne le 15 juin 1756; sous-Iieulenant le 8 juin 1743. Il fit une partie des campagnes d'Italie ; assista à la bataille de Campo-Santo et mourut de ses blessures à Vellelri en 1744. Martinet (Charles de) fut nommé enseigne le 19 mai 1719. Il mourut en Sicile la même année. (') François de Balay lieutenant-colonel du régiment de Villequier, créé baron par Louis XIV en 1712, était frère aîné du chevalier de Balay. (') Famille noble de la Lorraine originaire de la ville de Metz, la Chea- nayedes Bois, IX, 546.) Digitized by Google 574 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Martinet (Henri de) fut nommé enseigne le ! 1 septembre 1719. 11 mourut en 1726. wnrto.» (Jean-François de) fut nommé enseigne le 15 août 1746; sous-lieutennnt le l' r janvier 1730; lieutenant le 5 avril 1761 ; fit partie de l'expédition de Portugal; gouverneur du château de Torlose le 2 avril 1767. ■■abourg (Julien, baron de), fut nommé enseigne le 7 août 1755; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bilonlo; devint enseigne de grenadiers le 17 octobre 1755; sous-lieute- nant le même jour. H mourut en 1741 . manger (Guillaume de) fut nommé enseigne le 2 mars 1747. Il se retira peu de temps après. Mauraice (François-Josepb) fut nommé enseigne le 11 janvier 1781; assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieutenant le 15 mai 1785. Il mourut en Flandre en janvier 1791. Meebeien (Henri de Bcrthout ) , fils d'Edouard Berthoul Van Mechelen et de Marie-Louise de Buyle ; fut nommé enseigne le 5 janvier 1755 ; sous-lieutenant le 28 mars 1740; fit les cam- pagnes d'Italie ; assista aux affaires de Campo-Santo, de Vellelri, de Plaisance, du Tidonc; fut nommé sous-aide-major le 8 juin 1744; aide-major le 9 février de Tannée suivante; lieutenant de grenadiers le 26 juillet 1753; capitaine le 24 janvier 1760. 11 fut fait corrégidor de Manreza et épousa dona Miguel de Riviera. Mechelen (Edouard de Berthout), frère aîné du précédent ; fut nommé enseigne le 15 novembre 1721; enseigne de grenadiers le 14 février 1725; assista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant le 15 octobre 1729; prit part à la conquête d'Oran; sous-aide- major le 2 novembre 1754; aide-major le 16 octobre 1741. Il mourut à Madrid la même année. Meer (Josepb, baron de) fut nommé enseigne le 26 novembre 1754; sous-lieutenant le 28 mai 1762; fit la campagne de Por- tugal; sous-lieutenant de grenadiers le 18 juillet 1767; lieute- nant le 28 mai 1768; assista à la descente d'Alger; lieutenant de grenadiers le 22 février 1776; capitaine le 25 mai 1782; prit part au siège de Gibraltar; capitaine de grenadiers le 25 no- vembre 1795; fit les campagnes contre la République française et fut promu major du régiment, avec grade de maréchal de camp, le 27 septembre 1802. Meer (Frédéric-Joseph de) fut nommé enseigne le 7 mai 1801 . Meere. — Voir Van der Meere. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 375 MeldcniHii. - Voir Bnttré. Meiianeourt (Louis de) fut nommé enseigne le 15 juin 1726 ; assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le 7 avril 1730; prit part a la conquête d'Oran; sous-lieutenant le le no- vembre 1752. Il se retira l'année suivante. Meim (Charles de) fut nommé enseigne le 18 juillet 1724; as- sista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant le 29 juin 1751; prit part à la conquête d'Oran; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er juillet 4755; fit les campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; fut nommé lieutenant le 5 janvier 1743; lieutenant de grenadiers le 8 novembre 1745; capitaine le 50 août 174G. Il fut agrégé à 1 etat-major de la place de Valence. Melroy. — Voir Velde. Menche de LeiMne (Charles-Louis de) fut nommé enseigne le 6 août 1784; enseigne de grenadiers le 1 er mai 1788; sous-lieu- tenant le I" janvier de Tannée suivante; fit les campagnes contre la République française ; devint sous-lieutenant de gre- nadiers le 8 juillet 1794; lieutenant le 11 septembre de la même année; aide-major le 5 août 1795. Menche de Lof «ne (Henri de) fut nommé enseigne le 18 août 1786; enseigne de grenadiers le 5 décembre 1789; sous-lieute- nant le 12 septembre 1791; sous-aide-major le 28 novembre suivant; lieutenant le 50 octobre 1794. Menche de Loiane (Constant-Auguste marquis de) fut nommé enseigne le 12 juillet 1787; sous-lieutenant le 24 septembre 1792. Il quitta en 1794. menche Buvermcii (François-Eugène) fut nommé enseigne le 15 juin 1760; fit la campagne de Portugal; sous-lieutenant le 20 juillet 1765; sous-lieutenant de grenadiers le 8 décembre 1770; lieutenant le 1 er août 1772; prit part à la descente d'Al- ger en 1 775 ; fut nommé lieutenant de grenadiers le 2 août 1 782 ; capitaine le 2 mars 1786. Il fut fait prisonnier par les Français en 1794. L'année suivante il obtint le gouvernement de Talarn. Menche Bnvermeii (François de) fut nommé enseigne le 13 septembre 1791; enseigne de grenadiers le 15 mai 1794; sous-lieutenant le 11 septembre de la même année; fit les cam- pagnes contre la République française ; lieutenant le 9 juin 1800; capitaine en 1804. Fut tué à la bataille de Medellin le 28 mars 1809. Digitized by Google 376 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Mendosa (André de) fut nommé enseigne le 28 avril 1747; enseigne de grenadiers le 29 septembre 1750; sous-lieutenant le 26 février 1755; sous-aidc-major le 16 avril 1757; fit la cam- pagne de Portugal; lieutenant le 17 décembre 1763. Il fut agrégé à 1 'état-major de la place de Tortose en 1769. Mentem de Meniea (')(Louis de) fut nommé enseigne le 1 er juin 1707, sous-lieutenant le 1" juillet 1710. Il fut tué à la bataille de Saragosse en 1710. Merlemont. — Voir Bnlllet. mérode (Charles-Florent, comte de), fils de Ferdinand comte de Mérode, de Montfort et du Saint-Empire, etc., marquis de Deynse, mort en 1680, et de Marie-Célestinc de Longueval de Buquoy (Butkens, Trophées de Brabant, La Haye, 1726. Supp*., Il, p. 16) ; fut nommé major à la création du régiment en 1705; lieutenant-colonel le 1 er septembre 1706 avec le grade de lieute- nant-général; il fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; fut nommé commandeur de Medina de la Tories, de l'ordre de Saint-Jacques, etc. Il quitta en 1716 les gardes wal- lones et le service d'Espagne en même temps que le duc d'Ilavré. Le roi de France le reçut dans ses armées avec le grade de lieute- nant-général. Il devint marquis de Treslon par le testament de sa cousine, Marie-Célestine de Mérode, duchesse de Holstein (16 mai 1725). 11 avait épousé en 1705, Gracc-Josèphc de Saludo, dame d'honneur de la reine d'Espagne; il n'a point laissé de postérité masculine. Mérode. — Voir Deynse. Me»nii (Augustin, baron de), fils de Jean -François-Joseph de Mesnil, seigneur de Hosselt, lieutenant-colonel au service d'Es- pagne, qui fut élevé à la dignité de baron en considération de ses services, et d'Agnès de Franquen; fut nommé enseigne le 9 fé- vrier 1745 ; sous-lieutenant le 3 août de l'année suivante ; assista à la bataille de Plaisance; sous-lieutenant de grenadiers le 20 avril 1752; lieutenant le 10 août 1757; lieutenant de grena- diers le 17 juillet 1766; capitaine le 23 février 1771 ; assista a la descente d'Alger en 1775. Il fut agrégé a l'état-major de la place de Barcelone en 1777, avec autorisation de résider en Flandre. Meipie* (Louis d'Esquiulle, baron de) fut nommé enseigne le (') Famille de la Hesbaye. Digitized by Google CONTROLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 377 | \ ft février 1715; prit part à l'expédition de Sardaigne; sous-lieu- Icnant le 26 avril 1718. Il quitta l'année suivante ('). Meueeoven (Charles baron de) fut nommé enseigne le 17 juin 1795; enseigne de grenadiers le 11 septembre de l'année sui- vante; sous-lieutenant le 50 octobre 1794. Il fut tué le 20 no- vembre suivant, dans la guerre contre la France. MeUecoven (Pierre de) fut nommé enseigne le 4 juillet 1795; sous-lieutenant le 50 octobre de l'année suivante. Il fut tué le 20 novembre 1794, dans la guerre contre la France. Mrurier (Alexandre de) fut nommé enseigne le 27 janvier 1718; prit part à l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca; sous-lieutenant le 8 novembre de la môme année; sous-aide-major le 1 er janvier 1719; fit partie de l'expédition d'Afrique; aide-major le 6 janvier 1725; assista à la conquête d'Oran en 1752; capitaine le 1 er octobre 1755. Il mourut à Espicia, dans le pays de Gènes, en se rendant à l'armée en 1742. Meyran. — Voir Malrau. Mi^uei (Ramond de) fut nommé enseigne le 4 novembre 1802. Milan (Henri-Willems de) fut nommé enseigne le 17 juillet 1766; sous-lieutenant le 22 septembre 1770; sous-lieutenant de grenadiers le 18 mai 1776; lieutenant le 2 juin de l'année sui- vante. 11 assista à la descente d'Alger en 1775, et prit sa retraite à Barcelone en 1780. juillet (Pierre) fut nommé chirurgien major le 1 er juillet 1705, et obtint ses invalides à Madrid en 1717. Mina (Augustin de) fut nommé enseigne le 24 juin 1799. Mincé dn Fontbaré (') (François), fils puîné de Jacques de Mincé du Fontbaré, seigneur de Fumai, capitaine au service de France; fut nommé enseigne le 6 janvier 1741 ; sous-lieutenant le 5 mars 1744. 11 quitta le corps en 1746. Mire «le «uietry (Joseph Gisbcrc le) fut nommé sous-lieute- nant le 12 mai 1720; sous-aide-major le 1 er décembre 1725; assista au siège de Gibraltar; aide-major le 5 novembre 1755; (') I.e domaine de Mesplez, situé dans le Béarn, a été érigé en marquisat au moisdavril 1732 [la Chcsnaye des Hois, X, p. 102). I-a Iwronnied'Esqui- celle, une des plus anciennes de la Navarre, appartenait à la famille Mesplez. (Chassot de Santigny, V, 116.) (*) Famille originaire de la Bresse qui s'établit dans le comté de Namur. 24 578 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. fil les campagnes d'Italie; devint capitaine le 8 juin 1743; capi- taine de grenadiers le 5 janvier 1760, avec le grade de maréchal de camp. Il quitta le corps l'année suivante et fut fait gouverneur de Tortose quelque temps après. Miro (Etienne) fut nommé enseigne le 28 février 1803. Mizei j Biondei (Philippe) fut nommé enseigne le 17 juin 1793; enseigne de grenadiers le 11 septembre 1794; sous-lieute- nant le 30 octobre suivant; fit les campagnes contre la Répu- blique française, et devint lieutenant le 12 août 1802. moiu ne (Joseph de) fut nommé sous-lieutenant le 22 novem- bre 17G2. Il quitta le corps en 1764. Moniot (Louis-Théodore, chevalier de) fut nommé enseigne le 10 mars 1763; sous-lieutenant le 22 octobre 1767; prit part à la descente d'Alger; devint lieutenant le 25 janvier 1776. Il fut agrégé à l'état-major de la place de Barcelone le 23 juin 1778. non* (') (André de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1703 et se retira peu après. Moninre de Ficasy (Louis) fut nommé lieutenant le 20 sep- tembre 1719; fit l'expédition d'Afrique; assista au siège de Gi- braltar et prit part à la conquête d'Oran ; devint lieutenant de grenadiers le 7 avril 1733, avec brevet de colonel. II mourut à Barcelone la même année. ■oniaffm (Jean-Gaspard le Bon, comte de), fut nommé en- seigne le 22 mai 1773; prit part à la descente d'Alger en 1775 ; devint sous-lieutenant en 1782; assista au siège de Gibraltar ; lieutenant le 16 avril 4783; lieutenant de grenadiers le 51 jan- vier 1793; fit toutes les campagnes contre la République fran- çaise; capitaine le 17 juin 1794. Montnivo (Ferdinand de) fut nommé enseigne le 2 avril 1718; prit part à l'expédition de Sicile cl assista à la bataille de Villa- Franca; sous- lieutenant le 1 er mars 1720; fit l'expédition d'Afrique. 11 mourut à Namur en 1722. Montaivo (Emmanuel de) fut nommé enseigne vers 1796; sous- lieutenant le 12 octobre 4801. Mon (cii (Maurice de) fut nommé enseigne le 12 avril 1800. Montigny (Charles le Boulenger seigneur de) fut nommé en- seigne le 7 janvier 1719. Il fut démissionné peu de temps après. Monti*ny (Hyacinthe le Boulenger seigneur de) fut nommé (•) Famille noble de la Picardie. {La Chesnaye des Dois, X, 203). Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 579 enseigne le 2 octobre 1728 ; assista a la conquête d'Oran; devint sous-lieutenant le 13 mai 1734; fi t les campagnes d'Italie. Il mourut à Madrid en 1756. Montljo. — Voir Palufoi. Manijoni (Nicolas de) fut nomme sous-lieu tenant le 1" janvier 1719; prit part à l'expédition de Sicile; assista à la bataille de Villa-Franca, à l'expédition d'Afrique; sous-lieulenanl de grena- diers le 15 novembre 1721 ; lieutenant le 6 février 1723 ; lieu- tenant-colonel agrégé à l'état-major de Valence. Montmorency. — Voir Kobeeq. montoiin (Augustin, chevalier de) fut nommé lieutenant le 1" oetobre 1705 ; capitaine le 10 juillet 1710. Il fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué à l'assaut de Barcelone en 1714. montoiin (Emmanuel-Jean, chevalier de) fut nommé enseigne le 18 décembre 1720; assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le 15 septembre 1728 ; sous-lieutenant le 27 novem- bre suivant ; prit part à la conquête d'Oran ; lieutenant le 29 août 1734; fit la campagne d'Italie; lieutenant de grenadiers le 10 fé- vrier 1745; capitaine le 18 juin de l'année suivante; assista à toutes les affaires de la guerre d'Italie; h Campo-Santo, à Vel- lelri, à Plaisance, au Tidone ; fut nommé capitaine de grenadiers le 25 avril 1762, avec le grade de brigadier ; fit la campagne de Portugal. Il fut agrégé à l'état-major de Barcelone en 1766. Montpellier ( Jean - Emmanuel -Alexis de), fils ainé de Jean de Montpellier, seigneur d'Yvoir, chambellan héréditaire du comté de Namur, mayeur des Férons audit comté, et de Jeanne- Françoise de Bilquin; fut nommé enseigne le 16 octobre 1733 ; assista à la bataille de Bitonto ; sous-lieutenant le 15 juin 1736; prit part à la guerre d'Italie; assista à toutes les affaires impor- tantes, à Campo-Santo, à Vellctri, à Plaisance, au Tidone; il fut nommélieutenanl le 11 janvier 1744. Il est mort à Reus en 1749. Moreau (Jean-Baptiste de) fut nommé enseigne le 28 avril 1718; fit l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa- Franca ; devint sous-lieutenant le 1 1 mai de l'année suivante ; lieutenant le 2 mars 1725. Il fit la campagne d'Italie et devint gou- verneur du château de Baja dans le royaume de Naples en 1736. Morctti ( Frédéric) fut nommé enseigne vers 1797 ; sous-lieu- tenant le 12 août 1802. Moriin (Mathieu de) fut nommé sous-lieutenant le 11 juin Digitized by Google 380 H1ST0IKE DES GAHDES WALLONES. 1725; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran. Agrégé à Fétal-major de Barcelone en 1733. Mortagnc. — VotY Landa». Maurovo (Ferdinand) fut nommé enseigne le 2 octobre 1800. Moaauera (Louis) fut nommé enseigne le 1 1 septembre 1794. (') (Joseph-Charles, comte de) fut nommé enseigne le 2 août 1782; sous-liculenant le 47 août 1787 ; lieutenant le 5 juin 1795; fit toutes les campagnes contre la Hépublique française, devint capitaine et brigadier pendant la guerre de l'indépendance, et commanda un des bataillons du régiment après le retour de Ferdinand VII. moj (Louis, marquis de) fut nommé enseigne le 2 août 1782; enseigne de grenadiers le 4 janvier 4787; sous-lieutenant le 27 décembre suivant; sous-lieutenant de grenadiers le 30 sep- tembre 1793; lieutenant le 11 septembre 1794; prît part à la guerre contre la République française. Il obtint sa retraite a Barcelone en 1798. Moy (Louis-Antoine, chevalier de) fut nommé enseigne le 1 er août 1788; sous-lieutenant le 25 décembre 1793 ; sous-lieu- tenant de grenadiers le 50 octobre de Tannée suivante; fit les campagnes contre la République française; lieutenant le 5 mars 1798; capitaine vers 1807; il fut tué à la bataille de Medcllin le 28 mars 1809. !\adin (Nicolas de) fut nommé lieutenant à la création du ré* giment en 1703 ; lieutenant de grenadiers le 1 er décembre 170;» ; capitaine le 1 er février 170(î. Il fit les premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, et mourut en 1709. tvamur Momré (Louis de) fut nommé sous-licutcnant à la créa- tion du régiment en 1703. Il fut tué au siège de Gibraltar en 1701). x«i»aa corroy (Charles Joseph, comte de) , troisième fils de Joseph-Ignacc-FIorent-Louis de Nassau Corroy ; fut nommé en- seigne le 5 mars 4738 ; enseigne de grenadiers le 5 novembre 1741; sous-lieutenant le 11 février 1744; sous-aide-major le 9 novembre de la même année ; sous-lieutenant de grenadiers le 2 mai 1745; fit avec distinction les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux afl'aires de Campo-Sanlo, de Velletri,dc Plaisance, du Tidone; devint lieutenant le 5 mars 4747; capi- (') Famille de la Picardie (la Chesnaye des Dois, X, 559). Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS 381 laine le 21 juin 4751 ; pril part à la campagne de Portugal; ca- pitaine de grenadiers le 14 avril 1764; maréchal de camp. Il mourut à Madrid le 20 mars 1774. meuy (Patrice Mac) fut nommé sous-lieutenant le 29 novembre 1719. Il mourut à Ceuta peu de temps après. méveriée (Ferdinand baron de), fils de Ferdinand-Alberl- Tliomas de Néverlée, seigneur de Baulez, membre et député des États de Nu mur, mort le 12 avril 1778, et de Marie Claire, com- tesse de Joubert ; fut nommé enseigne le 7 avril 1758 ; enseigne de grenadiers le 1 er octobre 1757 ; sous-lieutenant le 50 avril 1 701 ; fit la campagne de Portugal ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 5 octobre 1705; lieutenant le 18 juillet 1707; capitaine le 13 août 1773; prit part à l'expédition d'Alger en 1775 et aux campagnes contre la République française. Il fut tué à la bataille de Trouillas en 1793 (19 août). .Moulant (Eugène de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1703; lieutenant de grenadiers le 11 février 1700; capilaine le 1 er juillet suivant. Il (il les premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et devint lieutenant de roi à Dénia. Menlaat (Louis de) fut nommé enseigne le 9 septembre 1733 ; lit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonlo; en- seigne de grenadiers le 28 avril 1750; sous-lieutenant le 28 avril 1758; lieutenant le 11 janvier 1744. Agrégé au régiment de Bruxelles (infanterie) en 1745, avec grade de lieutenant-colonel. wieuiant (Henri de) fut nommé enseigne le 18 juillet 1742; enseigne de grenadiers le 8 juin 1745; pril part aux campngnes d'Italie; assista à la bataille de Campo-Santo, à la suprisc de Vellelri, aux affaires de Plaisance et du Tidonc; fut nommé sous- lieutenant le 5 novembre 1748; lieutenant le 0 février 1754. Il quitta le corps en 1701. MIcuImI (Désiré-IIubert-Népomucène-Coletle-Ghislain, vicomte de Niculanl de Pottelsberghe), né le 27 février 1703, fils puîné d'Hubcrt-François-Sophie, vicomte de Nieulant, grand bailli de Gand, conseiller d'État du gouvernement des Pays-Bas et cham- bellan de l'impératrice Marie-Thérèse, mort à Bruxelles, le 14 avril 1707, et de Françoise Josèphc d'Alcgambe, dame de l'ordre de la Croix-Éloilée ; fut nommé enseigne le 1 er août 1788; sous-lieutenant en 1789. Il avait été admis chevalier de Malle le 18 août 1784 et reçu à Paris par le grand prieur le 22 no- Digitized by Google 382 HISTOIRE DES GARDES WÀLLONES. vembre suivant. Il quitta le service d'Espagne vers 1790, revint dans sa patrie, fut membre de l'ordre équestre de la Flandre orientale sous le gouvernement des Pays-Bas ; chambellan du roi Guillaume, etc. Il est mort à Gand le 31 avril 1835. Il avait épousé, en 1805, Marie-Henrielte-Josèphe-Balduine deKcrckhove d'Exarde. ivieuiant ( Charles- Alcxandre-Fortuné-Marie-Hubert-Colctle- Ghislain chevalier de ), frère cadet du précédent, né le 31 août 1766, chevalier de l'ordre de Malte; fut nommé enseigne le 1 er juillet 1788 ; enseigne de grenadiers le 13 mars 1792 ; sous- lieutenant le 23 janvier 1794; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er juillet 1796; il fit avec distinction les campagnes contre la République française, et devint lieutenant le 4 juin 1798. Nieuwmhove (Philippe de Stappcns), écuyer, (ils de Philippe- Anselme de Stappens, écuyer, seigneur de Ten Roode, officier de dragons, ensuite haut pointre de la chàlellenie de Courtrai et enfin bourgmestre du franc de Bruges et député aux États de Flandre, et de Marie-Anne Veranncman (F. Vandyck, Recueil héraldique, p. 421); fut nommé enseigne le 7 novembre 1707 ; sous-lieutenant le 19 mai 1774; assista à la descente d'Alger en 1775; lieutenant le 25 novembre 1780; prit part au siège de Gi- braltar; lieutenant de grenadiers le 1 er janvier 1789, avec grade de colonel ; capitaine le 5 novembre 1792. 11 se retira avec sa re- traite le 2 décembre 1792. xoboa (Pierre de) fut nommé enseigne le 16 mai 1724; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran; devint sous-lieute- nant le 7 août 1755; fit la campagne d'Italie; sous-lieutenant de grenadiers le 3 juin 1756; lieutenant le 15 janvier 1759. 11 fit les premières campagnes de la guerre d'Italie ; assista à la bataille de Campo-Santo et fut tué à l'affaire de Vellelri en 1744. iv«rbecq (Joseph, baron de) fut nommé enseigne le 11 avril 1749 et quitta le corps en 1755. vor.-. m (Joseph de Coupigny de) fut nommé enseigne le 1 er août 1788; enseigne de grenadiers le 12 mars 1792; sous-» lieutenant le 5 janvier 1794. Il fit les campagnes contre la Répu- blique française. («•ville. — Voir Jambllnne. Noyeiien-Faiau ^Bernard, chevalier de) fut nommé lieutenant le 2 mars 1704. Mort à Mcrida pendant la campagne de Portugal. Noyeiie* (Hubert, chevalier de) fut nommé enseigne le 11 mai Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 385 1719 ; fit partie de l'expédition de Sicile et fut tué à l'escalade du château de Saint-Alexis. obère (Antoine-Philippe, chevalier d') fut nommé enseigne le 15 septembre 1786; enseigne de grenadiers le 13 mai 1790; sous-lieutenant le 12 janvier 17912; fit les campagnes contre la République française; lieutenant le 5 février 1795. Il prit sa retraite en 1798 et revint aux Pays-Bas ('). obert de la iioun«erte (Louis-Barthelcmi chevalier d') fut nommé enseigne le 12 février 1789 ; enseigne de grenadiers le 23 avril 1793 ; sous-lieutenant le 23 janvier de l'année suivante; passa aux grenadiers et obtint sa retraite à Lille en 1796, après les campagnes contre la République française. oirei (Herman Van) fut nommé lieutenant le 20 décembre 1719; assista à l'expédition d'Afrique et mourut à Tortosc en 1724. olivier (Pierre d') fut nommé sous-lieutenant le 13 décembre 1704 ; lieutenanl le 2 mai 1706. Il fut fait colonel d'un régiment espagnol en 1708. olivier (Bernard- Joseph d') fut nommé enseigne le 5 octobre 1717, et mourut peu de temps après pendant l'expédition de Sicile. omar (Joseph) fut nommé enseigne en 1793 et quitta en décembre de la même année. o'Mo«re (Antoine) fut nommé enseigne le 16 juin 1747 ; en- seigne de grenadiers le 17 février 1754; sous-lieutenant le 1 er mai 1756 ; fit l'expédition de Portugal ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 22 novembre 1762; lieutenant le 17 décembre de l'année suivante ; lieutenant de grenadiers le 1 4 septembre 1 775 ; prit part à la descente d'Alger; capitaine le 25 avril 1776 avec le grade de brigadier; assista au siège de Gibraltar et fit les cam- pagnes contre la Fiance. Il fut agrégé à l'état- major de Madrid en oclobre 1796. oo«teroui (Pierre Van) fut nommé enseigne le 9 novembre 1744; enseigne de grenadiers le 20 décembre 1745; sous-lieute- nant le 15 août de l'année suivante ; assista à la bataille de Plai- sance et à celle du Tidone; devint sous -aide- major le 14 août (•) Famille d'ancienne noblesse originaire de la Flandre établie à Lille. La généalogie de ses différentes branches est donnée dans la Chcsnaye des liais, t. XL pp. 54 et suivantes. Digitized by Google 384 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. 1751 ; lieutenant le 5 janvier 1756; aide-major le 9 février 1760; prit part à la campagne de Portugal. Il mourut à Barcelone en 1763. ooHtrrom (Louis Van) fut nommé enseigne le 2 novembre 1775; enseigne de grenadiers le 13 mars 1777; sous-lieutenant le 21 mai 1778. Il mourut à Barcelone le 16 décembre de la même année. oonicroni (Josepli Van) fut nommé enseigne le 1 er septembre 1775; sous-lieutenant le 1 er janvier 1778; assista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant de grenadiers le 6 février 1783; lieu- tenant le 6 août 1784. Il mourut à Barcelone le 13 mars 1790. oeaterom (Joseph Van) fut nommé enseigne le 18 juin 1802. oniremont ( FIoreirt-Nicolas-François-Dkudonné comte d' ) , lils de François-Louis-Émile comte d'Outremont et de Warfusée, membre de l'État noble de Liège ; fut nommé enseigne le 1" jan- vier 1778 ; enseigne de grenadiers le 19 janvier 1782 ; assista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant le 2 août 1782; sous-lieute- nant de grenadiers le 27 mars 1 788 ; lieutenant le 22 août suivant. Il obtint sa retraite de lieutenant-colonel en Flandre en 1792. overchie» (Augustc-Maric-Chrélien baron d'Overchies de Necr Ysschc), né le 27 janvier 1773, fils cadet de Jean-Albert Isbrand baron d'Overchies de IN'eer Yssche, comte de Ruremondc, cham- bellan de la cour de Bruxelles, membre de l'État noble du Bra- bant, mort le 22 mai 1774, et de Marie^Isabelle-Joséphine com- tesse de Nassau Corroy ; fut nommé enseigne le 23 janvier 1794; enseigne de grenadiers le 30 octobre de la même a nuée ; sous- lieutenant le 5 février 1795; lit avec distinction les campagnes contre la République française. Il fut membre de l'ordre équestre du Brabant méridional sous le gouvernement des Pays-Bus. Il avait épousé à Bruxelles le 4 juin 1807, Marie-Annc-Frédérique- Françoise-Rosalic-Ghislaine comtesse de Lalaing , ancienne cha- noinesse du chapitre noble de Sainte-Gertrude à Nivelles. Fahaa (Joseph de) fut nommé enseigne le 20 septembre 1715 ; sous-lieutenant le 26 avril 1718. Il mourut en Sicile pendant l'expédition de 1719. raiafoi (Philippe de Palafox d'IIavré comte de Montijo), lils de don Joachim-Antoinc-Ximenès de Palafox, marquis dllartza, grand d'Espagne de la première classe, etc., et de Maric-Antoi- nette-Caroline de Croy, fille de Jean-Baplisle-Francois-Joseph de Croy, duc d'IIavré, colonel des gardes walloncs; fui nommé Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 385 enseigne le 6 août 1755; enseigne de grenadiers le 25 mars 1757 ; sous-lieutenant le 7 avril 1760; lieutenant le 29 juillet de Tannée suivante ; Ht la campagne de Portugal ; capitaine le 1 9 juin 1706. Il fut blessé à la descente d'Alger le 8 juillet 1775. En 1780 il reçut le commandement de la compagnie des hailcbardiers. va imite (Nicolas-Charles, baron de) lut nommé sous-lieutenant le 1 er juin 1707; lieutenant le 1 er juillet 1712. Il lit les campa- gnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué au siège de Barcelone en 1714. pamniard de Caufonr (Alexis) fut nommé enseigne le 27 fé- vrier 1768; sous-lieutenant le 16 février 1775; assista a la des- cente d'Alger en 1775; passa aux grenadiers le 18 juin 1778; lieutenant le 22 février 1782; prit part au siège de Gibraltar; lieutenant de grenadiers le 1 1 mars 1790 avec le grade de colonel ; capitaine le 22 avril 1795. Pardo. — Voit' Frcmlroupt. raHquier (Louis de) fut nommé enseigne le 14 décembre 1717 et mourut en 1719 pendant l'expédition de Sicile. panteei (Louis Van der Beken de), fils d'Antoinc-Emmanuel Van der Beken dit Pasteel, oflicier au service de France, et d'Eli- sabeth Vrericx; fut nommé enseigne le 18 juin 1752; enseigne de grenadiers le 20 août 1757 ; sous-lieutenant le 7 avril 1760; lit l'expédition de Portugal ; sous-licutenant de grenadiers le 15 août 1766. 11 mourut à Leganes le 22 mai de l'année suivante. pauw (André de) fut nommé enseigne le 16 juin 1747. Il passa capitaine au régiment de Brabanl en 1752. Pedraza (Joseph de), fi Is de Joseph-François de Pcdraza y Salamanca, gentilhomme de la maison du roi Charles II, capi- taine d'infanterie, et ensuite bourgmestre de la ville de Bruges, et de Marie-Anne Pierlool; fut nommé commissaire à la créa- tion du régiment en 1705; il devint plus tard intendant de Valence, puis de la Catalogne, cl mourut conseiller d'Etal. pedraaa (Michel de) fut nommé enseigne le 1 er octobre 1706 ; sous-lieutenant le 1 er octobre de l'année suivante. Il lit les pre- mières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne , et fut tué à la bataille de Saragosse en 1710. peiienbergr ( Ilyacinthe-Philippc-Mclchior de Villegas baron de), fils de Jcan-Francois de Villegas baron d'Hovorst de Pellen- berg, etc.; fut nommé enseigne le H avril 1764. Il donna sa démission en 1769 et passa au service de Russie. Digitized by Google 386 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Peneraada. — Voir Franchi mont . Ferait* (Rodrigue de), fils de Rodrigue de Peralta, chevalier de l'ordre de Calatrava, maréchal de campau service d'Espagne, soigneur de Louvignies, membre des États du Hainaut, mort le 1" février 1730, cl d'Isabclle-Thérèsc-Françoise de Cassina ; fut nommé enseigne le 18 février 1756; sous-lieutenant le 19 dé- cembre 1741 ; sous-lieutenant de grenadiers le 9 février 1745; lieutenant le 10 avril de l'année suivante; fit les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux affaires de Campo-Sanlo, de Veilc- tri, de Plaisance, du Tidone ; devint lieutenant de grenadiers le 27 juillet 1757; capitaine le 24 janvier 1760. Obtint sa retraite de brigadier en 1775. Peraita (Joseph-Isidore de) fut nommé enseigne le 6 mars 1794; sous-lieutenant le 11 septembre suivant. Il passa maréchal de camp dans un régiment d'infanterie en 1796. Peralta (Jacques de) fut nommé enseigne en 1795; sous-Iieu- tcnantle 7 août 1800. Perrot. — Voir Fercourt. Petersen (Jean-Henri, baron de) fut nommé enseigne le 4 juin 1724; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran; sous-lieutenant le 13 décembre 1732. 11 mourut à Messine. Petit. — Voir Beauchaïups. Petit-Pas (Charles-Ilippolyte chevalier, seigneur de Wallc et de Wez), fils de Jean-Antoine Petit-Pas, seigneur de Belleghem et de Walle, et d'Isabelle Stapaert ; fut nommé enseigne le 1 er décembre 1723; assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le 14 février 1730. Il quitta le corps l'année suivante. petrea (Joseph, baron de) fut nommé enseigne le 25 avril 1762; prit part à l'expédition de Portugal ; sous-lieutenant le 2 avril 1767; lieutenant le 9 juin 1775 et agrégea l'état-major de la place de Valence en novembre 1777. petre» (Alexandre Bassiero, chevalier de) fut nommé enseigne le 17 juillet 176G; sous-lieutenant le 4 janvier 1770; assista à la descente d'Alger où il fut blessé ; lieutenant le 1 9 décembre 1776 ; lieutenant de grenadiers le 7 février 1788; capitaine le 19 mars de l'année suivante. Fit les campagnes contre la République française et prit sa retraite à Valence en 1798. Petriem (Philippe comte de). — Voir du cafttei. piehet (Joseph) fut nommé fourrier-major le 18 décembre 1741 . 11 mourut à Rimini en 1745, pendant la campagne d'Italie. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 387 pierson (Antoine-Adrien de) fut nommé enseigne le 26 octobre 4718; enseigne de grenadiers le 10 août 1719; sous-lieutenant le 15 septembre de la môme année. 11 fut tué à Ceuta en 1720. pitnatiiij (Alphonse, chevalier de) fut nommé enseigne le 6 mars 1794; enseigne de grenadiers le 5 février de l'année sui- vante; passa lieutenant-colonel au régiment de la Reine en 1795. pinguardde Daufort (André-Louis-Josepli) fut nommé enseigne le 20 novembre 1754; sous-lieutenant le 29 mars 1740; lit les campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo de Vel- letri, de Plaisance, du Tidone ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 9 novembre 1744; lieutenant le 9 février de l'année suivante; lieutenant de grenadiers le 4 mai 1757; capitaine le 24 janvier 1760; fit la campagne de Portugal. Il mourut à Barcelone le 15 juillet 1769. Plauet. — Voir Poulie. pitres (Cornelisde) fut nommé enseigne le 26 novembre 1718; sous-lieutenant le 24 octobre de l'année suivante. Il fut agrégé à Valence comme capitaine d'infanterie. pitre* (Jean Bruix de) fut nommé enseigne le 12 juin 1711; assista au siège de Barcelone; sous-lieutenant le 1 er septembre 1715. 11 quitta le régiment en 1719. plaisance (Grégoire, baron de) fut nommé enseigne le 7 août ' 1719 et démissionné en 1721. piotho (Gibhard-François, baron de), baron du Saint-Empire romain et d'ingelmunster, seigneur de Vyive, Rousbrugghe , Hoosebecke, Wielsbecke, Saint-Éloi, etc., etc., né le 50 octobre 1674, fils de Dauphin, baron Piotho d'ingelmunster et du saint empire romain, colonel d'un régiment d'infanterie Haut allemand, membre du conseil de guerre de l'empereur, mort à Courtrai le 5 juin 1697, et de Marie-Florence de Thiennes de Rumbecke [La Chesnaye des Bois t XUI , page 494) ; fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1705 ; capitaine le 1 er juin 1705. Il fit les premières campagnes de la guerre de la succession d'Es- pagne et quitta le corps en 1710. Il épousa le 7 novembre 1712 Marine-lsabelle-Gaspariue Van Cauteren, baronne de Meerbeck, près de Ninove. piotho ( Antoine-Clément , baron de), fils du précédent; fut nommé enseigne le 8 août 1752; sous-lieutenant le 5 octobre 1760; fit la campagne de Portugal ; lieutenant le 18 juillet 1767. Il quitta le service en 1770. Digitized by Google 388 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. p«nunn« (Pierre-Albert de Ponly baron de), fils puîné de Jean-Philippe de Ponty, créé baron de Pontillas (au comté de Namur) par lettres patentes de l'empereur Charles VI du 24 novembre 1717, et de Marie-Françoise de Salmier (Coloma, page 505) ; fut nommé enseigne le 30 juin 1728; assista à la conquête d'Oran ; devint enseigne de grenadiers le 17 août 1733 ; sous-lieutenant le 9 septembre suivant ; fit la campagne d'Italie; sous-licufenant de grenadiers le 14 npvembre 1756; lieutenant le 5 mars 1738; lieutenant de grenadiers le 8 juin 1743. Il fil avec distinction les premières campagnes de la guerre d'Italie; assista à la bataille de Campo-Saiilo, à la surprise de Velletri, et fut tué à la bataille de Plaisance en 1740. ponty (Philippe baron de) fut nommé enseigne le 7 août 1755; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bi- tonto; enseigne de grenadiers le 17 octobre 1 7 3 îi ; sous-liculc- nanl le 5 janvier de l'année suivante ; sous-aide-major le 10 avril 1739 ; aide-major le 13 janvier 1744 ; lieutenant le 8 juin 1745. Il fit les premières campagnes de la guerre d'Italie; assista à toutes les allaites, à Campo-Sanlo, à Velletri, et lut tué à l'attaque de Codagno en 1 740. Porelnn. — Voir 1* «orée. Porrnii. — Voir Itohau de Mnlcc». pormM (Joseph-Louis de) fut nommé enseigne le 0 mars 1794; enseigne de grenadiers le 5 février de l'année suivante ; sous- lieutenant le 5 août 1795. Il prit part aux campagnes contre la République française. Porter (') (Louis de) fut nommé sous-lieutenant a la création du régiment en 1705; lieutenant le 1 er février 1700; capitaine le 1 er juillet de la même année; lit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; assista à la bataille d'Al- manza, à celles de Saragosse et de Villa-Viciosa ; prit part à la prise de Cardone et au siège de Barcelone; capitaine de grena- diers le 11 décembre 1719 avec le grade de lieutenant-général. Il fui fait gouverneur de Badajoz. PoteiNberg (Bernard-t'raneois, baron de Potelsbergdc Boulan- ehy), fils d'Antoine baron de Potelsbcrg de Boulanchy, mort le 19 juillet 1754, et de Marie-Magdelcine de Camargo ; fut nommé lieutenant le l rr décembre 1708; assista à la bataille de Sara- (') Famille brugix>iw\ Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 389 gosse et eut la compagnie de son frère Théodore le 1 5 octobre 1710. Il quitta le service d'Espagne en 17lfi en même temps que le duc d'Havre. H épousa Marie-Thérèse Ximcnes y Lun;i Manriquez de Lara. Poieiabenc (Théodore, baron de), frère du précédent; fut nommé capitaine à la création du régiment. 11 fit les premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista à la bataille d'Almanza, et fut tué à la bataille de Saragossc en 1710. potcUbers (Bernard, baron de), fils puiné de Bernard-Fran- çois mentionné ci-dessus ; fut nommé enseigne le 15 juin 173fi; enseigne de grenadiers le 28 mars 1740; sous-lieutenant le 8 janvier 1743. Il mourut à Rimini la même année, après avoir pris une part honorable aux premières campagnes de la guerre d'Italie. Poieata (Joseph Jean-Marie- Louis de Potcsta-Monligny de Wa- leiïes), né à Liège le 25 juin 1775, fils de Jean-Louis René de Potcsta seigneur de Mostombcs, Montigny et Bomrée, ancien capitaine de dragons au service de France (Schomberg) et de Jeanne-Louise baronne de Flaveau de la llaudière; entra aux gardes wallones en 17i)0 comme cadet; il fut nommé enseigne le 20 septembre 1792 ; enseigne de grenadiers le 8 juillet 1794; sous-lieutenant le I I septembre de la même année; fit les cam- pagnes contre la République française a l'armée d'Arragon, puis à celle de Catalogne; assista au siège de Cadix et prit part à l'expédition de Cayenne en 1799; devint sous-lieutenant de gre- nadiers le H juillet 1800; lieutenant le 17 novembre suivant; lieutenant-colonel agrégé à la place de Barcelone le 9 juillet 1802. Il se relira du service en I80G. Créé baronet membre de l'ordre équestre de la province de Liège par le roi des Pays-Bas, sénateur du royaume de Belgique, chevalier de l'ordre de Charles III par décret de la reine d'Espagne du 8 novembre 1835. Il mourut au château de Waleffes-Saint-Pierre (province de Liège) le 15 avril 1851 . Poule (le chevalier Piquet de) fut nommé enseigne le fi juin 1776 et mourut à Barcelone le 2G mai 1777. Poulie (Joachim-Josepb de) fut nommé enseigne le 27 janvier 1773; enseigne de grenadiers le fi juin 177(i; sous-Iieulenanl \v 25 janvier suivant; prit part à la descente d'Alger; lieutenant le 1 er janvier 1783; lieutenant de grenadiers le 12 septembre 1791 ; Digitized by Google 390 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. rapilaine le 6 mars 1704. Il fit les campagnes contre la Répu- blique française. pauiie (Ferdinand-Joseph de) fut nommé enseigne le 6 juin 1776; sous-lieutenant le 27 février 4780 ; aux grenadiers le G mai 1784; assista au siège de Gibraltar ; lieutenant le 1" juin 1786 ; lieutenant de grenadiers le 8 juillet 1794; capitaine le 50 octo- bre de la môme année. Power (Mathias) fut nommé enseigne le 5 juin 1794; en- seigne de grenadiers en 1795; il fit les campagnes conlre la République française; sous -lieutenant le 18 décembre 1797; lieutenant en 4808. II fut tué à la défense du pont d'Almazar en 1809. prats (Bruno Jean-Joseph) fut nommé enseigne le 22 janvier 1801 ; sous lieutenant le 30 août 1802. prats (Raymond) fut nommé enseigne le 28 février 1803. Preud'nainme «TAiiy ( Charles- Augustin - Antoine -Jacques de Preud'homme d'Ally de Nieuport dit le vicomte d'Oomberghe), né le 23 juillet 1744, fils puîné de Charles-Florent-Idesbaldc vicomte de Preud'homme d'Ally, vicomte de Nieuport, baron de Poucques, chambellan de l'impératrice Marie-Thérèse et de Marie- Anne-Caroline d'Alegambe; fut d'abord page du Prince Charles de Lorraine puis fut nommé enseigne dans les gardes Wallones le 8 avril 1769; sous-lieutenant le 2 mai 1776. Il donna sa dé- mission et passa peu de temps après dans la garde des gouver- neurs généraux des Pays-Bas. Preux (Hyacinthe de Sucre, chevalier de) fut nommé lieute- nant le I e ' septembre 1705. Il fut tué à Villa-Réal l'année sui- vante. prévaut (') (Charles le Prévost de Basserode) fut nommé en- seigne le 2 octobre 1750; enseigne de grenadiers le 17 octobre 1731 ; prit part a la conquête d'Alger; devint sous-lieutenant le 7 août 1753; assista à la bataille de Bilonlo; sous-lieutenant de grenadiers le 15 juin 1756; lieutenant le 25 août de l'année suivante; fit les campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone ; devint lieu- tenant de grenadiers le 15 août 1746; capitaine le 5 août 1751 (') Famille d'ancienne chevalerie originaire de la Flandre française et connue dans cette province dès la fin du x' siècle. [Voir Saint-Ai.ais. Nobi- liaire universel de France, X, 87.) Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 391 avec le grade de brigadier; fit la campagne de Portugal. Il fut nommé gouverneur d'Oran en 1767. Priego (Jean- Juste-Ferdinand-Joseph de Croy, comte de), né le 27 mai 1716, fils puîné de Jean-Baptiste-François-Joseph de Croy duc d'Havré, colonel des gardes wallones (voir Havre) ; servit d'abord en France; colonel du régiment du Berry en 1738; brigadier en 1741 ; passa au service d'Espagne l'année suivante avec l'autorisation de Louis XV; d'abord aide-de-camp de l'infant don Philippe; lieutenant-général en 1755; gentil- homme de la chambre; chevalier de la Toison d'or en 1752; il fut nommé lieutenant-général et colonel du régiment des gardes wallones le 17 décembre 1754. Il devint comte de Priego et grand d'Espagne par son mariage, le 12 février 1742, avec sa cousine Marie Bethlem Ferdinande de Landi de la Rovere, unique héritière de sa maison. Le comte de Priego donna sa dé- mission de colonel des gardes wallones le 6 septembre 1778, et mourut sans postérité le 25 juillet 1790. Proo.t (Adrien de) fut nommé enseigne le 2 décembre 1719 ; fit partie de l'expédition d'Afrique; enseigne de grenadiers le 13 juin 1725 ; sous-lieutenant le 6 septembre de la même année ; assista au siège de Gibraltar cl à la conquête d'Oran; devint lieutenant le 5 octobre 1733 ; fit les campagnes d'Italie ; assista à la bataille de Campo-Santo, à la surprise de Velletri, aux ba- tailles de Plaisance et du Tidone ; lieutenant de grenadiers le 11 juin 1744; capitaine le 9 novembre de la même année; ca- pitaine de grenadiers le 5 janvier 17G0 avec le grade de briga- dier. Il fut agrégé à l'état-major de Barcelone en 1762. (Voir Annales de l'Académie d'archéologie, III, 389.) Pruyunenaere (Jacques-Augustin de), né a Bruges le 5 août 1759; fut nommé enseigne le 3 juin 1779; sous-lieutenant le 1 er juillet 1 784 ; sous-aide-major le 15 juin 1786; lieutenant- colonel en 1789; lieutenant le 23 janvier 1790; aide-major le 15 décembre 1791 ; capitaine le 25 juillet 1799 ; agrégé en qua- lité de colonel à l'état-major de la place de Barcelone le 24 juin 1803. Il s'était distingué d'une manière toute particulière au siège de Gibraltar et avait obtenu en récompense une pension annuelle de 1 ,500 réaux de veillon sur la commanderie de Eliche et Caslilleja de Tordre de Calalrava. Il fit également avec distinc- tion les campagnes contre la République française. Sous le gou- vernement des Pays-Bas il fut receveur des contributions douanes Digitized by Google HISTOIRE DES GARDES WALLONES. et accises à Oslendc, el mourut A Bruges le 25 mars 1843. (Voir Van Dvck, Recueil héraldique, page 330.) «narré (Jcan-Pierrc-François , comte de), fils de Henri-Ferdi- nand Procopc baron de Ouarré, seigneur de Schacbronk, etc. ; fut nommé enseigne le 10 octobre 1741 ; sous-lieutenant le 9 fé- vrier 1745; sous-aide-major le 3 août suivant; fit les campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Vellelri, de Plaisance, du Tidone; devint lieutenant le 10 juillet 1751. Il mourut a Namur le 15 mars 1806. Il avait épousé le 20 juin 1761, Dorotbée-Charlotlc de Rychel. (Généalogie Van der Nuot, p. 106.) Quarré (Clinrles-Joseph chevalier de), frère du précédent, fut nommé enseigne le 1 1 avril 1746 et donna sa démission en 1854. • Quarré. — - Voir Repaire. Que«ada (Vincent), fut nommé enseigne le 2 octobre 1800. Rninery. — Voir F.nlarrlpa. naniireE de Aeeiiano (Gaspard) fut nommé commissaire du régiment le 20 novembre 1713. Il passa dans les gardes espa- gnoles en 1714. nantirez de Aeeiiano (Joseph) fut nommé enseigne vers 1797; sous-lieutenant le 26 janvier 1801. Rantondt (Jacques de) fut nommé enseigne le 8 février 171 1 ; enseigne de grenadiers le 14 juillet 1712; fit les dernières cam- pagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista au siège de Barcelone; devint sous lieutenant le 19 avril 1715; sous-aide- major le 11 mai 1719; prit part aux expéditions de Sardaigne, de Sicile et d'Afrique; aide-major le 14 décembre 4725; capitaine le 13 novembre 4733; assista au siège de Gibraltar, à la con- quête d'Oran el à la bataille de Bitonlo. Il mourut à Montpellier en 1741. Raaquinet (Charles de) fut nommé enseigne le 28 mars 1740; enseigne de grenadiers le 14 juillet 1744; sous-lieutenant le 9 novembre suivant; fit avec distinction les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri. de Plaisance, du Tidone; fut nommé sous-lieutenant de grena- diers le 3 mars 1747 ; lieutenant le 1 rr janvier 1750; prit part à la campagne de Portugal; capitaine le 3 mai 1764; capitaine de grenadiers le 20 septembre 1776. II eut sa retraite comme bri- gadier le 27 mai 1782. Reeourt de Ueques (François de Lens, chevalier de) fut Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 593 nommé enseigne le 26 juin 1794; sous-lieutenant le 12 avril 1798 (•). Recourt de lAcqno* (Jean de Lens) fut nommé enseigne le H septembre 4794. Repaire (Charles Quarré de la Haye du) fut nommé enseigne le 13 septembre 1791 ; sous-lieutenant le 11 septembre 1794; lieu- tenant le 9 juin 1800; capitaine vers 1808. H fut tué à la bataille de Caslalla en 1812. Repaire (Antoine Quarré, chevalier de) fut nommé enseigne le 28 août 1785; sous-lieutenant le 24 septembre 1789; sous-lieu- tenant de grenadiers le 11 septembre 1794; lieutenant le 50 oc- tobre de la même année; fit les campagnes contre la République française. Rêve* (Albert-Joseph- Victor-Maximilien Dongelberg, marquis de), fils de François-Henri de Dongelberg, baron de Rêves; et de Marie-Claire comtesse de T'Serclaes-Tilly [Généalogie de quel- ques familles nobles des Pays-Bas, Amsterdam, 1774, p. 115. — Généalogie de la famille Van der Noot, p. 515); fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703; capitaine de grena- diers le 1 er juillet 1706 avec grade de lieutenant-général. 11 fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista au siège de Barcelone, à l'expédition de Sardaigne. 11 quitta le ser- vice en 1718 et mourut le 8 mars 1736. Le manquis de Rêves avait épousé Magdeleine-Louise Borlut, chanoinesse à Nivelles. Rhadea (Adolphe Joseph Rodriguez d'Evora y Vega, chevalier de), né le 17 avril 1737, fils puîné d'Emmanuel-Joseph Rodri- guez d'Evora y Vega, marquis de Rhodes, baron de Bcrleghen, Beer de Flandre, etc., mort le 22 décembre 1756, et de Marie- Thérèse-Josèphe Joigny de Pamele (E. A. Un un. Histoire du Chapitre de Saint Bavon. Supplément, p. 257); fut nommé en- seigne le 5 août 1757 et mourut à Barcelone le 8 février 1760. Ribaucenrt (Jean d'Espinosa , comte de), fut nommé lieute- nant-colonel du régiment à la création en 1705, mais il n'accom- pagna pas les gardes wallones en Espagne, et resta aux Pays-Bas où il servit en qualité de lieutenant-général. Rireioii (François de) fut nommé enseigne vers 1797; sous- licu-tenant le 18 décembre 1800. nifflurt. — Voir lUre. (M Cotte famille est une des plus anciennes du comté d'Artois. 25 Digitized by Google 51)4 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. nubourft (Guillaume de Melun, marquis de) Tut nommé colo- nel du régiment le 1 er novembre 1716; capitaine-général des ar- mées, général des dragons et commandant général de la Catalogne et de la Galice. Mort à Barcelone le 6 octobre 1734. Rivanrfiro (Ignace de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1705; lieutenant de grenadiers le 1" juin 1705. Il fut tué à l'attaque de Villa-Real l'année suivante. RlvedOMX. — Voir Battre. Blvlère. — Voir ir-riint, Koboiuh (François-Joseph de), écuyer, seigneur de Lisbonne, fils de Louis-Ignace, écuyer, seigneur de Robeaulx, de Bou riens, de Lisbonne, de Hantes, etc.; fut nommé enseigne le 8 juin 1745; enseigne de grenadiers le 1 1 novembre de l'année suivante ; sous- lieutenant le 7 avril 1746; fil avec distinction les campagnes de la guerre d'Italie ; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 4 juin 1755; lieutenant le 22 septembre 1754; prit part a la campagne de Portugal en 1762. Il fut agrégé a l'état-major de la place de Saint-Sébastien et mourut en 1784. iiobfnuu de *oumoY ( Théodore-Josepli- Alexandre ), né à Beaumont, le 6 avril 1730; seigneur des fiefs de Vaginée, Arbus, etc.; fils de Théodore-Thomas de Robeaulx, écuyer, sei- gneur d'Arbus; entra dans les gardes wallones le 8 juin 1747; fut nommé enseigne le 12 février 1751 ; sous-lieutenant le 21 sep- tembre 1 757 ; fit la campagne de Portugal ; devint sous-lieutenant de grenadiers le 17 décembre 1765; lieutenant le 4 mai 1765. 11 mourut à Barcelone le 4 mars 1775. Uttbeanix «le soaiuoy (Jacques-Ignace de), frère du précédent, né le 5 avril 1731 ; fut nommé enseigne le 6 août 1755. 11 mourut à Barcelone le 7 avril 1758. Kebeeq (Charles de Montmorency , prince de) , créé grand d'Esgagne de la première classe le 13 avril 1 713 ; fils de Philippe- Marie de Roberq , marquis de Robecq, successivement général au service d'Espagne et au service- de France, mort à l'armée de Savoie en 1691, et de Marie-Philippine de Croy Solre. Le prince de Robecq fut colonel d'un régiment de son nom, brigadier, puis maréchal de camp au service de France. 11 fut nommé colonel du régiment des gardes wallones le l pr octobre 1716 et mourut à Madrid le 30 du même mois. 11 avait épousé le 12 janvier 1714 Isabelle-Alexandrine de Croy, sa parente. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 395 n*h*n (François, baron de) fut nommé sous-lieulenant le 1" juillet 4706; sous-lieutenant de grenadiers le 4 juillet 1710; lieutenant le 3 février 1711; sous-aide-major le 1 er avril 1714; aide-major le 1 er avril de Tannée suivante; fit toutes les cam- pagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; assista aux ba- tailles d'Almanza, de Saragosse, de Villa-Rénl; au siège de Bar- celone; fut nommé capitaine le 23 juillet 4722. Il fut fait gouverneur de la citadelle de Barcelone et ensuite lieutenant- général. Roben (Henri, baron de) fut nommé enseigne surnuméraire le 16 oclobre 1741; enseigne effectif le 5 mars 4747; sous-lieute- nant le 16 juin de la même année; lieutenant le 18 février 1760, Il fut fait exempt des gardes du corps de la compagnie flamande. ■toiNTuart (Auguste-Robert, chevalier de) fut nommé enseigne le 6 juillet 4774 et mourut à Bilbao l'année suivante. Robert (■) (Pierre de) fut nommé enseigne le 4 4 mai 4 7 1 9 ; prit part à l'expédition d'Afrique ; sous-lieutenant de grenadiers le 41 décembre 4720. Il assista au siège de Gibraltar et mourut à Barcelone en 1750. «oDiin (Jean de) fut nommé enseigne le 23 septembre 1720. Il assista au siège de Gibraltar et mourut à Reuss en 4729. Roehenrnv« (Louis, vicomte de) fut nommé enseigne en 1788 ; fit la campagne de 1793 contre la République française et mourut à Figuiêres en 4794, des suites des blessures reçues le 8 dé- cembre 1793. ■ocheneuve (Albert-Louis) fut nommé enseigne en 4795; en- seigne de grenadiers le 14 septembre de l'année suivante; sous- lieutenant le 50 octobre 1794; fit toutes les campagnes contre la République française ; devint lieutenant le 20 mai 1502. Roehou. — Voir Rellegarde. Roeq (la). — Voir nia v 1er. Rodoan (Léopold-Michel-Hubcrt-Joseph , baron de), (ils d'An- toine-Adrien-Joseph baron de Rodoan, vicomte de Carnoye, sei- gneur de Mainrieu , Aspremont et autres lieux ; fut nommé en- seigne le 18 septembre 1762; enseigne de grenadiers le 16 fé- vrier 1765; sous-lieulenant le 25 août 1772. H fut tué le 8 juillet 1775 à l'expédition d'Alger. Rœ«« (Antoine, vicomte de) fut nommé enseigne le 20 avril (') Famille montoise. Digitized by Google 396 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. 1749; enseigne de grenadiers le 22 septembre 1754; sous-lieu- tenant le 23 avril 1757; prit part n l'expédition de Portugal ; sous-lieutenant de grenadiers le 28 mai 1763. Il quitta en 1765. nohan (François, comte de) fut nommé enseigne le 14 no- vembre 1736; sous-lieu! il i nt le 8 juin 1745; lieutenant le 3 août 1746; fit les campagnes de la guerre d'Italie, assista à la bataille de Campo-Sanlo, à la surprise de Velletri, aux batailles de Plaisance et du Tidone. Il quitta le service en 1750. Rohan d« *«iee (Pierre Porras de) fut nommé enseigne le 30 juillet 1778; enseigne de grenadiers le 25 mai 1782; sous- lieutenant le 22 mai 1785; sous-lieutenant de grenadiers le 5 septembre 1788 ; lieutenant le 24 septembre 1789; lieutenant de grenadiers le 19 mars 1795; capitaine le 14 juin 1798. iiouin (Philippe-François-Joseph, marquis de), fils de Jean- François, marquis de Roisin, seigneur du Parcq; fut nommé capilainc à la création du régiment en 1705 avec grade de bri- gadier et commandant de brigade. 11 fit les premières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne, et fut tué à l'attaque de Villa-Réal en 1706. Routa (Joseph, baron de) fut nommé enseigne le 1 1 septembre 1721 ; assista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant le 9 juillet 1750 ; prit part à la conquête d'Oran ; lieutenant le 20 novembre 1735; sous-aide-major le 1 er octobre 1755; aide-major le 5 no- vembre 1741 ; capitaine le 9 février 1745 avec le grade de bri- gadier. 11 fit loujes les campagnes de la guerre d'Italie, assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone, et mourut à Arbos en 1757. Main (Louis-Auguste-Ghislain, baron de), fils de Charles- Ferdinand-Florent de Roisin ; fut nommé enseigne le 18 mai 1785 ; enseigne de grenadiers le 8 janvier 1789 ; sous-lieutenant le 19 novembre suivant; sous-aide-major le 15 décembre 1791 ; lieutenant le 50 octobre 1794; fit les campagnes contre la Répu- blique française; aide-major le 21 décembre 1797. 11 mourut le 2 novembre 1811 . Roiiin (Charles, chevalier de) fut nommé enseigne le 27 no- vembre 1777; enseigne de grenadiers le 22 février 1782; sous- lieutenant le 19 janvier 1782; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 15 mai 1788 ; lieutenant de grenadiers le 30 octo- bre 1794; fit les campagnes contre la République française; devint capitaine le 15 janvier 1798. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS 397 Hoiy (Henri, chevalier de) fut nommé lieutenant à la création du régiment en 1703, et fut tué au siège de Gibraltar en 1703. Rombise (Georges de) fut nommé enseigne le 1 er juillet 1710; enseigne de grenadiers le 12 juin 1713. Il fut tué à l'attaque du bastion des Capucins devant Barcelone en 1714. Hoiuréc (Charles-Philippe-Joseph, comte de), né le 25 janvier 1700. (ils de Jacques-Emmanuel-Albert de Romréc, chevalier, seigneur de Vischeret, etc., lequel, d'après le Nobiliaire des Pays-Bas (tome VIII, page 164), aurait lui-même été officier aux gardes wallones ; fut nommé enseigne le 19 janvier 1782 ; assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le 3 juin 1783; sous-lieutenant le 22 juillet 1785; sous-lieutenant de grenadiers le 24 décembre 1789; lieutenant le 6 mars 1794; lit les cam- pagnes contre la République française ; fut nommé capitaine le G octobre 1800 avec le grade de maréchal de camp. Il mourut à Valence le 28 janvier 1820. noBcaii (.Michel, comte de) fut nommé enseigne le 19 juillet 1 782 ; enseigne de grenadiers le 4 janvier 1 787 ; sous-lieutenant le 27 décembre suivant; sous-lieutenant de grenadiers le 4 juillet 1793; lieutenant Ie8 juillet de Tannée suivante. Il fit les campagnes coutre la République française et se relira le 28 août 1795. noacaii (Joseph chevalier de) fut nommé enseigne le G fé- vrier 1783 ; sous-lieutenant le 1 er mai 1788 ; lieutenant le 1 1 sep- tembre 1794; prit part à la guerre contre la République fran- çaise; fut nommé aide-major le 17 mai 1799. Il quitta le régiment en 1802. R«nc«ii (Augustin, chevalier de) lut nommé enseigne le 17 oc- tobre 1789; enseigne de grenadiers le 23 janvier 1794; sous- lieutenant le a juin de la même année. Il devint lieutenant de vaisseau en 1796. Houey (Jacques-Joseph d'Avesnes, baron de) fut nommé en- seigne le 10 juillet 1751 ; enseigne de grenadiers le 28 février 1756; sous-lieutenant le 7 avril 1760; prit part à l'expédition de Portugal; devint sous-lieutenant de grenadiers le 15 juin 1764; lieutenant le 31 janvier 1767. Il se retira en Flandre en 1769 avec jouissance des appointements de lieutenant-colonel. nongry (Charles-Fcrdinand-Florent de Roisin, seigneur de), né le 2 juin 1729, fils de Baudry-François-Nicolas de Roisin, sei- gneur de Rongy et de la baronnie de Celles, et de Marie-Anne- Françoise Josèphe de Maizières ; fut nommé enseigne le 8 dé- 0 Digitized by Google 598 HISTOIIIE DES GARDES WALLONES. cembre 1745; sous-lieutenant le 26 avril 1747. Il quitta en 1754, épousa en 4757 Marie-Maximilienne de Plotho, et mourut à Tournai le 25 février 1783. no» (Joseph, chevalier de) fui nommé enseigne le 22 mai 4775 ; assista à la descente d'Alger en 4775; devint enseigne de grena- diers le 6 juin 1776; sous -lieutenant le 22 février 1777; passa aux grenadiers le 49 juillet 1782; devint lieutenant le 40 avril 1785; lieutenant de grenadiers le 45 mai 4703; capitaine le 14 juillet de Tannée suivante. nom (Jean, chevalier de) fut nommé enseigne le 26 juin 1788 ; enseigne de grenadiers le 42 mars 1792; sous-lieutenant le 24 mars 4795; sous-lieutenant de grenadiers le 54 octobre de l'année suivante ; lieutenant le 40 décembre 4795. Il fit avec dis- tinction les campagnes contre la République française. MoMière* (François de) fut nommé enseigne le 7 mai 4801. ■•Hfr«ve (Hyacinthe, comte de) fut nommé enseigne le 5 mars 4738; enseigne de grenadiers le 45 juillet 1742; il quitta le ré- giment l'année suivante. Bourebanix (François de) fut nommé enseigne le l ,r décem- bre 4715; assista au siège de Barcelone et à l'expédition de Sar- daigne; devint sous-lieutenant le 7 janvier 1718 ; sous-lieutenant de grenadiers le 4" mars 4720; prit part à l'expédition d'Afri- que; lieutenant le 43 décembre de la même année; sous-aide- major le 49 janvier 4729. II fut agrégé comme lieutenant-colonel à letatmajor de la place de Barcelone en 1735. Heu*«r«u (') (Pierre de) fut nommé enseigne le 48 février 1712 et fut tué la même année en détachement. iiouanei (Charles de) fut nommé sous-lieutenant le 15 juillet 1706; sous-lieutenant de grenadiers le 1 er juillet 1710 ; lieutenant le 45 février de l'année suivante; il fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux batailles d'Almanza d'Almenara, de Saragosse de Villa-Viciosa; au siège de Barcelone et à l'expédition de Sardaigne ; il fut nommé lieutenant de grena- diers le 7 janvier 4749; capitaine à la même date; assista au siège de Gibraltar; devint capitaine de grenadiers le 20 mars 1759 avec grade de brigadier. Il quitta le régiment en 1742. (') Il appartient à une famille agrégée le \ 3 juin 1755 au lignage patri- cien de Sweerls à Bruxelles. — Cette famille fui annoblic par diplôme de l'empereur Charles VI du 12 juin 1728. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 399 ■•««y (Jean de Flessiennes, chevalier de) fut nommé enseigne le 1 er décembre 1713; assista au siège de Barcelone; devint en- seigne de grenadiers le 20 septembre 1715 ; prit part à l'expédi- tion de Sardaigne; fut nommé sous-lieutenant le 5 novembre 1717; assista à la bataille de Villa-Franca ; sous-lieutenant de grenadiers le 24 décembre 1719; lieutenant le 1 er mars 1720; assista au siège de Gibraltar, à la conquête d'Oran, à la bataille de Bitonlo; capitaine le 30 juin 1738. Il mourut a Madrid en 1740. nos** (Ferdinand de) fut nommé enseigne le 5 février 1 795 ; sous-lieutenant le 7 août 1800. Roy de vnie (Ferdinand, comte de le) fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703, avec le grade de brigadier ; gouverneur de Balaguer; après avoir eu différents commande- ments et gouvernements, il mourut capitaine-général d'Anda- lousie. nais de Cardenaa (Marie, chevalier de) fut nommé enseigne le 23 mai 1782; enseigne de grenadiers le 18 mai 1785; sous-lieu- tenant le 20 septembre 1780; lieutenant le 30 septembre 1793; lit les campagnes contre la République française; devint capi- taine le 3 mai 1802. Il quitta le régiment peu de temps après. «uint-Amaiid (Louis Varo, baron de) fut nommé lieutenant le Il janvier 1720; prit part à l'expédition d'Afrique et au siège de Gibraltar; devint lieutenant de grenadiers le 7 novembre 1731 ; assista à la conquête d'Oran ; fut fait commissaire du régi- ment en 1733, avec brevet de colonel ; devint brigadier et mourut ù Reuss en 1749. Maint-.tinand (Louis Varo, baron de) fut nommé enseigne le 13 mai 1734; sous-lieutenant le 5 mars 1738; lieutenant le U novembre 1744; lit les campagnes d'Italie; devint lieutenant de grenadiers le 27 décembre 1755; capitaine le 18 mai 1757. Il obtint le gouvernement de Mataro en 1775. suint-Arnaud (Claude Varo, baron de) fut nommé enseigne le 24 novembre 1770; sous-lieutenant le 16 mai 1 776. Il se relira le 1 2 novembre suivant. ffulat-Clalre. — Voir Baaaeeourt. «aint-crotx (Ferdinand , chevalier de) fut nommé enseigne le G juin 1776 ; sous-lieutenant le 27 avril 1780; assista au siège de Gibraltar} sous-lieutenant de grenadiers le 20 août 1784; lieutenant le 1 er juin 1786; lieutenant de grenadiers le 11 sep- Digitized by Google 400 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. temhre 1794 ; capitaine le 30 octobre de la môme année; Gt les campagnes contre la République française. En 1808 il était bri- gadier ; il fut nommé major du régiment en remplacement de M. Emmanuel-Louis de Craywinckel et promu lieutenant-colo- nel; il eut ensuite le gouvernement d'Alicante, puis rentra aux gardes wallones en qualité de lieutenant-colonel. «•int-Éiier (Pierre-Charles Briest, chevalier de) fut nommé enseigne le 7 mai 1778; assista au siège de Gibraltar; enseigne de grenadiers le (î juin 1782; sous-lieutenant le 5 janvier de Tannée suivante; lieutenant le 8 février 1789. Il devint gou- verneur de la forteresse de Puebla le 30 octobre 1794. Maint-Éiier d'Ambreviiie (Pierre-Louis de) fut nommé en- seigne le 1 er août 1788. 11 fut tué au siège d'Oran le lîijuin 1791. ftalat-Fleury. — Voir DuhoC. fi«int-c;énoi» (Charles, comte de), né le 22 août 1751, fils de Nicolas-Joscph-François, comte de Saint-Génois de Grand-Bruecq et d'Ecanafle, baron du Saint-Empire, chambellan de la cour de Bruxelles, chevalier d'honneur au conseil provincial du Hainaut et député de la part de l'impératrice Marie-Thérèse aux Etats de cette province et de Marie-Élisabelh-Joseph-Francque (E. A. Hel- i.i -V Histoire dit chapitre de Suint-Buvon, supplément, p. 129); fut nommé enseigne le 14 janvier 17C8; sous-lieutenant le 29 décembre 1774; prit part à la descente d'Alger; devint sous- lieutenant de grenadiers le 22 juin 1780; fut blessé au siège de Gibraliar l'année suivante et obtint le grade de lieutenant le 19 janvier 1782. Il fut agrégé comme lieutenant-colonel au ré- giment de la Reine (cavalerie) en 1783. [Lovens nieuws, XVI, p. 90, XIX, p. 248.) *§«int-«eorj(e« (Louis-Olivier, vicomte de) fut nommé enseigne le 1 er janvier 1779, mais n'accepta pas. saini-Hiuire (Henri de). — Voir la Haye. saint-ignon (') (Louis de Grand-Failly) fut nommé sous-lieute- nant le 1 er juillet 1706 ; sous-aide-major le 1 er juillet 1710. Il fit plusieurs campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et fut tué au siège de Cardone, l'année suivante. . (') La famille de Saint-Ignon est issue de Tune des plus anciennes et des plus illustres familles de la Meuse (comté de Verdun). Parmi uno foule d'officiers distingués qu elle a fourni à la France, à l'Autriche et à l'Espagne Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS 401 «aint-iimon (Adrien, baron de) fut nommé sous-lieulenant le 4" juillet 1706; sous-aide-major le 1" juillet 4710; fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux batailles d'Almanza, de Saragosse, de Villa-Viciosa, au siège de Barcelone; devint aide-major, le 4" avril 1745; prit part à l'ex- pédition de Sardaigne; fut nommé capitaine le 8 février 4748; lit l'expédition de Sicile; passa capitaine de grenadiers le 25 no- vembre 4735 avec le grade de maréchal de camp. 11 quitta le régiment en 4742 et mourut à Barcelone. saiat-ignon (Georges de Grand-Failly) fut nommé enseigne le 4 cr août 4714; prit parla l'expédition de Sardaigne; sous-lieute- nant le 5 décembre 4747; assista à l'expédition de Sicile et à la bataille de Villa-Franca ; fut nommé lieutenant le 1 er août 4 720. 11 mourut à Barcelone. «aint-Marek ( Marc-Antoine, chevalier de) fut nommé en- seigne le 44 avril 4764, et devint major de la place d'Ayamonte. Salat-Marck. — Voir CléaienC. NHltitc-Aldcxomlr. — Voir Aldegoade. ftalat-Marceaux. — Voir «aatla. saiate-starie (') (Pierre-Louis, chevalier de) fut nommé enseigne le 15 juin 4 744 ; assista au siège de Barcelone; devint sous-lieu- lenant le 4 I août 1744; lit l'expédition de Sardaigne; sous-lieu- lenant de grenadiers le 10 mai 4741); lieutenant le I er mars 1720; prit part à l'expédition d'Afrique, au siège de Gibraltar, a la conquête d'Oran ; lieutenant de grenadiers le 5 octobre 4755; lit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto; capi- taine le 8 mars 1757. Il fut fait gouverneur de la Wal Darafl en 1751. Salut-Martln. — Voir Dettannc. Nain l-ll un ri ■■ . — VW/' Fort. gaint-Maxrnn (Célcslin-Honoré de) fui nommé enseigne le 12 septembre 1 7114 . Il passa capitaine dans l' in taillerie le 8 no- vembre 1792 (régiment de la Louisiane). »aint-PonN ( Victor-Amédé Joubert, comte de) fut nommé on doit ciler spécialement Jean -An loi ne-Joseph comte de Saint-Ignon qui eut l'honneur de commander les fameux dragons wallons qui s'illustrèrent sous le nom de dragons do Lalour, devint feld-maréchal-lieutenant, con- seiller d 'État intime et actuel et mourut en 1803, comble d'honneur par se< souverains. {•) Famille qui siégeai» parmi la haute noblesse des Étals de Na\arrc. Digitized by Google 402 HISTOIRE DES GARDES W ALLOUES. enseigne le 15 décembre 1782; enseigne de grenadiers le 29 mars 1787; sous-lieutenant le 10 avril de l'année suivante; lieutenant le 11 septembre 1794; aide -major à la même date. Il lit les campagnes contre la République française. N 4 ,i,,<-«in.phori« « ( Jean-François-Joscpli-Robcrl dit le baron de), né à Tournai en 1757, (ils de Charles-Pierre-Joseph Robert, capitaine au service de France, et de Marie-Louise de Saint- Génois; fut nommé enseigne le 29 mai 1756; enseigne de gre- nadiers le 12 février 1762; fit la campagne de Portugal; devint sous-lieutenant le 20 octobre de la même année; sous-aide-major le 8 septembre 1764; lieutenant le 4 janvier 1770. Il quitta le régiment et retourna aux Pays-Bas. Il avait épousé en 1769 (7 janvier) Henriette-Françoise de Buisserel d'IIanles. Miaur (Jean de) fut nommé substitut du commissaire le l* r janvier 1715; prit la place de fourrier-major le 24 décembre 1 720, et mourut à Madrid en 1752. h.- (Martin) fut nommé enseigne vers 1797; sous-lieute- nant le 6 avril 1801. imidiivar (Joseph) fut nommé enseigne en 1 798 ; sous-lieute- nant le 6 avril 1801. Maiomouy (Joseph) fut nommé enseigne le 2 octobre 1800. N H iv«y (Jean , baron de) fut nommé enseigne le 6 septembre 1755; lit la campagne d'Italie, et disparut à Kaples en 1755. Nangro. — Voir €««lel Franco. ««■• (Ramond de) fut nommé enseigne vers 1797 ; sous-lieute- nant le i w février 1802. Nandiiv (Jean Viard de) fut nommé enseigne le 6 juin 1770; assista a la descente d'Alger; sous-lieutenant le 24 décembre 1778; assista au siège de Gibraltar; sous-aide-major le 5 février 1785; lieutenant le 18 mai 1785; aide-major le 6 juin 1788; capitaine le 11 septembre 1794; tilles campagnes contre la Ré- publique française; devint brigadier. En 1798 il obtint le gouver- nement de la citadelle de Barcelone. Mantu (Philippe , comte de Saint-Marceaux) fut nommé sous- lieutenant le 26 décembre 1719; Ht l'expédition d'Afrique; sous- lieulenant de grenadiers le 1 1 décembre 1724; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 5 janvier 1727; prit part à la conquête d'Oran; lieutenant de grenadiers le 8 janvier 1754; capitaine le 6 août 1742. Il lit les campagnes d'Italie; assista à la bataille de Campo-Santo et fut lué a l'affaire de Vclletri en 1744. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 403 MMporiio (Grégoire Renalte y) fut nommé enseigne le 15 mai 1794; enseigne de grenadiers le 5 février de Tannée suivante. Il passa lieutenant de frégate en 1796. ••rri* (Ignace Perez de) fut nommé enseigne le 30 octobre 1794; sous-lieutenant le 20 janvier 1800. »*jvt> ou aayre (Antoine, chevalier de) fut nommé enseigne le 17 mars 1769; enseigne de grenadiers le 13 janvier 1771. Il fut blessé à la descente d'Alger le 8 juillet 1775. Sous-lieutenant le 28 mars 1778. Il se retira le 10 janvier 1782. arêtier* (Louis-Josepli de) fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703, et mourut à Mérida en 1705. ««•eue* (Antoine, baron de) fut nommé enseigne le 9 février 1745, mais n'accepta pas. geepeanx (Pierre, comte de), second fils de Joseph de Scepeaux, seigneur du Chemin et du Houssay, marquis de Scepeaux, d'abord capitaine au régiment de Lyonnais, ensuite colonel d'un régiment wallon au service d'Espagne, gentilhomme de la clef d'or de la chambre du roi Philippe V avec le titre de mar- quis de Cassile le 6 octobre 1715, rentré en France comme brigadier d'infanterie, chevalier de Saint-Louis en 1719, mort en 1723, et de Catherine Chailland; fut nommé enseigne le 5 mars 1709; sous-lieutenant le 18 février 1711 ; lit les der- nières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; as- sista au siège de Barcelone; fut nommé sous-lieutenant de gre- nadiers le \< r avril 1715; fit l'expédition de Sardaigne ; lieutenant le 26 décembre 1717; assista à l'expédition de Sicile et à la bataille de Villa-Franca ; lieutenant de grenadiers le 6 février 1723; capitaine le 7 novembre 1732; capitaine de grenadiers le 10 novembre 1744; maréchal de camp; gentilhomme de la • clef d'or en janvier 1746; commandeur de l'ordre de Saint- Jacques de Calatrava. Il lit avec distinction toutes les campagnes d'Italie; assista à toutes les affaires importantes de celte guerre, et fut tué à l'attaque de Codagno en 1746. •M-imrir (Pierre de) fut nommé enseigne le I er juin 1707; sous-lieutenant le 1 er juin 1710; sous-lieutenant de grenadiers le II décembre 1713; lieutenant le 1 er avril de l'année suivante. 11 lit presque toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne. Il mourut en mer en 1716. nchcrer (Hubert) fut nommé enseigne le 27 février 1794; enseigne de grenadiers le 5 mars de l'année suivante ; sous-licu- Digitized by Google 404 HISTOIRE DES GARDES WALLO.NES. tenant le 5 août de la même année. Il fit les campagnes contre la République française. flehoeman* (Jean de) fut nommé sous-lieutentfnt le 20 décem- bre 1 74 9; fit l'expédition d'Afrique et assista au siège de Gibral- tar; devint sous-lieutenant de grenadiers le 30 juin 1727 ; lieu- tenant le 5 août de l'année suivante ; prit part à la conquête d'Oran et mourut à Barcelone en 1735. *choeman» (Jean de) fut nommé enseigne le 16 juin 4700 ; fit la campagne de Portugal en 4702 ; sous-lieutenant le 21 jan- vier 1704; sous-lieutenant de grenadiers le 9 décembre 1707; lieutenant le 1 er mai 1771 ; prit part à la descente d'Alger en 1775. Il mourut à Barcelone le 22 janvier 4780. schoem«n« (Gabriel de) fut nommé enseigne le 15 juin 1760 ; fit la campagne de Portugal; devint enseigne de grenadiers le 22 novembre 1707; sous-lieutenant de grenadiers le 9 juin 1708; lieutenant le 24 novembre 1770; sous-aide-major le 23 février de l'année suivante ; assista à la descente d'Alger en 1775; fut nommé capitaine le 12 septembre 4783. 11 quitta le régiment le G mars 1794. «ehotte (Charles-Théodore, vicomte de Bergh -Saint- Winox), seigneur d'Harcourl, fils de Charles Michel Schotte, vicomte de Bergh-Saint-Winox, mort le 3 octobre 1754, et de Catherine- Wilhelmine Vin» Cranevellc; fut nommé enseigne le 47 octobre 1755; sous lieutenant le 5 octobre 1741; sous-lieutenant de grenadiers le 9 février 1745; sous -aide -major à la même date. Il fil les campagnes d'Italie ; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone ; quitta en 1750 et mourut le 3 août 1702. Il avait épousé Marie-Fran- çoise d'Amezaga, dame héritière d'Archennes et de Bossuyl j Cul uni a, 304). Meidei (Antoine de) fut nommé enseigne le 1 er août 1788; sous-lieutenant de grenadiers le 10 décembre 1795; fil les cam- pagnes contre la République française. Meidei (Josi'pli-Raimond de) fut nommé enseigne le 42 sep- tembre 4791 ; enseigne de grenadiers le 5 juin 4794; sous-lieu- tenant le 10 décembre 4795; fit les campagnes contre la Répu- blique française; devint lieutenant le 9 juin 4800. Migu«r (Alexandre de) fut nommé enseigne en 1792 et mourut à Madrid le 8 septembre de la même année. Mnion (Pierre de) fils de Jacques-Hyacinthe Simon, échevin Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 405 du Franc de Bruges; fut nommé lieutenant le I er juillet 1706 et mourut dans la Galice peu de temps après. Mimou (Nicolas de) fut nommé sous-lieutenant le 3 juin 1 711 ; sous-lieutenant de grenadiers le 13 juin de l'année suivanlc; quitta le service peu après. sineux (Philippe de) fut nommé enseigne le 1 er novembre 1706; sous-lieutenant le 5' octobre de Tannée suivante; sous- aide-major le 1 er février 1710 ; fit plusieurs campagnes de la guerre de la succession d'Espagne et quitta le régiment en 1712. Nipiy (Jean Flodorp, marquis de) fut nommé enseigne le 1 er juillet 1710; sous-lieutenant le 1 er décembre 1712; lit les dernières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne ; assista au siège de Barcelone; fit les expéditions de Sardaigne, de Sicile, et assista à la bataille de Villa-Franca ; il prit part à l'expédition d'Afrique; devint lieutenant le 1 er décembre 1721 ; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran ; fut nommé capitaine le 7 août 1753; capitaine de grenadiers le 9 novembre 1744; il fit les campagnes d'Italie et assista à toutes les actions importantes de cette guerre. Il reprit une compagnie de fusiliers le 1 er mai 1747 pour exercer le commandement des ba- taillons qui tenaient campagne en Provence ; devint gouver- neur d'Hostalrich, ensuite de Tortose; rentra au régiment pour y être major le 21 juin 1762; lieutenant-colonel du régiment le 21 avril 1764 avec grade de lieutenant-général. Il mourut à Barcelone le 9 août 1771. «met (Jean-François du), fils d'Engelbert du Smet, capitaine au service d'Espagne; fut nommé lieutenant à la création du ré- giment en 1705; lieutenant de grenadiers le 4 avril 1706 ; capi- taine le 1 er février de l'année suivante ; fit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; devint capitaine de grenadiers le 10 mai 1721. Il assista au siège de Gibraltar, à l'expédition d'Afrique et mourut de ses blessures à Oran le 29 janvier 1733. «met (François de) fut nommé enseigne le 11 mars 1709; sous-lieutenant le 1 er juillet 1712 ; (it une partie des campagnes de la guerre de la succession d'Espagne. Il quitta le régiment en 1717. «met (François-Antoine de) fut nommé enseigne le 13 mai 1734; enseigne de grenadiers le 24 juillet de l'année suivanlc; sous-lieutenant le 25 avril 1737; sous-aide-major le 16 octobre Digitized by Google 400 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. 1741 ; aide-major le 9 novembre 1744; fit les campagnes de la guerre d'Italie ; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; devint capitaine le H février 1756. Il . mourut à Madrid en 1763. «met (François du), fils de Jean-François du Smet cité plus liant; fut nommé enseigne le 28 février 1741 ; sons-lieutenant le 9 février 1745; fit les campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone ; devint sous- aide-major le 6 mai 1750; aide-major le S avril 1757; lieutenant le 30 avril 1762; prit part à la campagne du Portugal; fut nommé capitaine le 15 août 1766; major du régiment le 10 jan- vier 1788, avec grade de lieutenant-général. Il mourut à Madrid le 13 décembre 1792. *met (Antoine de) fut nommé enseigne le 8 juin 1743; en- seigne de grenadiers le 9 février 1745 ; prit part à la guerre d'Italie; devint sous-lieutenant le 15 août 1746. Il mourut à Aix, la même année. smet (Jean-Népomucène du), fils de don Joseph du Smet, co- lonel du régiment wallon d'Anvers au service du roi de Naples ; fut nommé enseigne le 15 juin 1760; prit part à la campagne de Portugal en 1762; enseigne de grenaflîers le 7 décembre 1762; sous-lieutenant le 51 décembre de l'année suivante; sous- aide-major le 15 novembre 1766 ; sous-lieutenant de grenadiers le 8 février 1769; lieutenant le 14 octobre de l'année suivante; aide-major le 2 janvier 1773 ; assista à la descente d'Alger; fut nommé capitaine le i« janvier 1783, avec le grade de brigadier. Il mourut à Madrid le 19 septembre 1791. «met (Vincent du), frère du précédent; fut nommé enseigne le 16 février 1765; devint exempt des gardes du corps de la com- pagnie flamande. 8mrt (Jean-Baptiste de) fut nommé enseigne le 14 septembre 1765; enseigne de grenadiers le 7 septembre 1767 ; sous-lieute- nant le 26 janvier 1769; lieutenant le 6 juin 1776; assista au siège de Gibraltar; devint capitaine le 17 décembre 1789. Il se relira du service le 5 janvier 1794. «met (Nicolas de) fut nommé enseigne en octobre 1796 ; sous- lieutenant le 28 juin 1802. smet (Jean-Baptiste de) fut nommé enseigne le 20 mai 1802. ftaoeek (Albert de) fut nommé sous-aide major le 1" avril 1714; assista au siège de Barcelone; prit part à l'expédition de Digitized by Google CONTROLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 407 Sardaigne, et devint gouverneur de Caslel-Aragonez en Sardaigne en 1717. ««minier (François de) fut nommé enseigne le 1 er janvier 1707 et se retira l'année suivante. <§onneboi« (Charles-Augustin de) fut nommé enseigne le 27 fé- vrier 1772. Il dut s'évader après avoir tué en duel Thomas de Stcvens, le 9 janvier 1774. soto imjor (Ignace de) fut nommé sous-Jieutenant le 2!) avril 1790; colonel d'infanterie agrégé en 1794. «panffen ( Alexis- Joseph , lu nui de) seigneur de Moustier, fils cadet de Jean-Charles de Spangen, seigneur d'Ottignies, etc., et de Anne-Marie d'Origone; entra comme cadet aux gardes wallones en 1732; fut nommé enseigne le 9 septembre 1 755 ; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bilonto; devint sous-lieutenant le 5 janvier 1756; lieutenant le 8 juin 1743; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; fut nommé lieutenant de grenadiers le 12 mai 1755; capitaine le 11 janvier 1755; prit part à la campagne de Portugal en 17C2; capitaine de grenadiers le 27 septembre I7CG. Il se distingua à la conquête d'Oran, dans les deux guerres d'Italie, dans la campagne de Portugal et au siège d'Alger. Il fut nommé lieutenant-colonel du régiment le 1 er septembre 1780 et mourut à Madrid le 4 mai 1786, étant lieutenant-général. * pou un (Pierre-Antoine-Xavier, baron de Beauflbrt), fils de Jacques-Vincent, baron de Spontin ; fui nommé sous-liculenant le 20 décembre 1741; sous-lieutenant de grenadiers le 20 août 1745; lieutenant le 5 août de l'année suivante; prit part aux campagnes d'Italie ; assista à la bataille de Campo-Santo, à la surprise de Velletri, aux combats de Plaisance et du Tidone ; devint capitaine le 2 février 1762; lit la campagne de Portugal. Il mourut à Ciutad-Rodrigo, le 25 septembre 1762. spontin (Maximilien-Emmanuel baron de Beauflbrt, seigneur de Hubine), frère du précédent; fut nommé enseigne le 17 oc- tobre 1751 ; prit part a la conquête d'Oran; devint enseigne de grenadiers le 5 janvier 1755; sous-liculenant le 26 juillet sui- vant. Il devint exempt des gardes du corps de la compagnie fla- mande et mourut le 8 mars 1742. *tappen«. — VbtV Mleuwenhove. «tapicaux (Jacques de) fut nommé enseigne le 1 1 mai 1719; fit l'expédition d'Afrique; devint sous-lieutenant le l rr mars * Digitized by Google 408 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. 1721; assista au siège de Gibraltar ; lieutenant le 7 avril 1733. Fut agrégé comme colonel à l'état-major de la place de Barcelone. Nteihn (Joseph Van der) fut nommé enseigne le 8 juin 1745; sous-lieutenant le 3 novembre 1745. Il prit part aux campagnes de la guerre d'Italie; assista à la surprise de Vellelri, à la ba- laille de Plaisance et à celle du Tidone. Ninon- (•) (Thomas de) fut nommé enseigne le 10 septembre 1768; enseigne de grenadiers le 13 juin 1771. Il fut tué en duel à Barcelone, le 9 janvier 1774. »tmt*n (Louis-Marie-Joseph, baron Van der), chevalier, sei- gneur de Bodange, né le 29 septembre 1770, fils puîné de Charles-François-Joseph baron puis comte Van der Straten, che- valier, pair du comté de Rochefort, seigneur de Waillet,du Mont, de Fresnoy de Cerfontaine et du fief de Ponthoz, officier dans les armées impériales, et de M a rie- Louise-Elisabeth d'Everlange de Witry; fut admis chevalier de Malte en 1775, puis dans la pagerie des archiducs gouverneurs généraux des Pays-Bas; il fut nommé enseigne dans les gnrdes wallones le 28 mai 1789; enseigne de grenadiers le 22 avril 1793; sous-lieutenant le 6 mars 1794. Il fit les campagnes du Roussillon et de la Catalogne de 1795 et 1794 contre la République française ; passa en 1795 à l'armée de Navarre, et prit sa retraite de capitaine en 1797, après la paix de Baie. De retour aux Pays-Bas, il épousa Jeanne de Senocq, et mourut le 8 juin 1842. strate» (Louis-Marie-Hyacinthe-Joseph, comte Van der), frère puîné du précédent, né le 28 mars 1775, entra comme cadet aux gardes wallones le 25 mai 1792; fut nommé enseigne le 8 juillet 1794; enseigne de grenadiers le 3 août de l'année sui- vante; sous-lieutenant le 5 mai 1798; sous-aide-major le G avril 1801. Il fit la campagne de 1795 à l'armée du Roussillon; as- sista le 19 mai à la bataille de Mas d'Eu ; le 17 juillet à l'attaque du camp français près de Perpignan ; le 22 septembre il se dis- tingua à la bataille de Trouillas et le 14 à l'attaque de l'ermitage de Saint-Maes. En 1794 il servit encore dans l'armée du général la Union , et fut mis hors de combat en défendant les redoutes avancées des montagnes du Cerct. Il se distingua à Saint-Laurent de la Mouga le 19 mai. En 1799 il fil partie de l'expédition de Min orque et quitta le service d'Espagne en 1805. Nommé (') Famille d'Anvers. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 409 successivement membre de l'ordre équestre du grand -duché de Luxembourg et du même ordre dans la province de Liège , il fut député en cette qualité aux États de la province; en 1855 il fut élu sénateur et mourut le 7 août 1844. Il avait épousé en 1808 Gabrielle-Eustache-Françoise de Laithes. subira** (François de) fut nommé enseigne le 47 octobre 1789; enseigne de grenadiers le 6 mars 1794; sous-lieutenant le 8 juillet suivant ; prit part aux campagnes de la guerre contre la République française et devint lieutenant le 21 novembre 1 799. Sucre (le). — Voir Preux. surviiie (■) (Joseph-Marie Le Duc de) fut nommé enseigne le 27 janvier 1775; assista à la descente d'Alger en 177b'; sous- lieutenant le 15 mai 1775; lieutenant le 21 avril 1785. Il eut sa retraite de lieutenant-colonel à Barcelone en 1788. l ai ii y (Pierre de) fut nommé enseigne le 10 avril 1717; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; assista à la ba- taille de Villa-Franca; devint sous-lieutenant le 11 mai 1719; lieutenant le 11 décembre 1725; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran; devint lieutenant de grenadiers le 18 no- vembre 1755 ; capitaine le 18 décembre 1741 . Il mourut à Pisaro pendant la campagne d'Italie. Tangaeai (Pierre de) fut nommé enseigne le 19 novembre 1709 et congédié très-peu de temps après. Tas*au (Jean-Baptiste de) fut nommé enseigne le 19 décembre 1708; sous-lieutenant le 15 février 1711 ; prit part aux campa- gnes de la guerre de la succession d'Espagne ; assista au siège de Tortose, à la bataille de Saragosse, à celle de Villa -Viciosa ; au siège de Barcelone; devint sous-lieutenant de grenadiers le 1 er avril 1716 ; fit l'expédition de Sardaigne ; lieutenant le 20 sep- tembre 1717; prit part à l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca ; devint lieutenant de grenadiers le 17 fé- vrier 1725; capitaine le 1 er février 1728; assista à la conquête d'Oran et fit la campagne d'Italie; capitaine de grenadiers le 10 avril 1746 avec le grade de brigadier. Il fut fait lieutenant de roi à Jaca. Taule* (Philippe de) fut nommé sous-lieutenant le 20 décembre 1719; fit l'expédition d'Afrique; assista au siège de Gibraltar; (') Famille du Hainaut anoblie en 1663, et élevée au rang de chevalier en 1678. 26 410 HISTOIRE DES GARDES WÀLLONES. devint lieutenant le 50 juin 4728. Il fut agrégé a l'état-major de la place de Valence comme lieutenant-colonel. Taverne (Laurent de) fut nommé enseigne le 4 er mars 1720. et mourut à Gibraltar en 1726. Taye-wemmei (Henri, marquis de), fils de Philippe-Albert Taye, créé marquis de Wemmel en 4688, membre de l'état noble du duché de Brabant, et de Marie Philippote d'Ongnyes de Courrièrcs (Généalogie de la famille Coloma, page 425. — Du- moist, Recueil généalogique t II, 565); fut nommé capitaine le 1 er juillet 4740; fit les dernières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista au siège de Barcelone, aux expédi- tions de Sardaigne et de Sicile ; a la bataille de Villa-Franca ; fut nommé capitaine de grenadiers le 44 décembre 4749 avec grade de lieutenant-général ; reprit sa compagnie de fusiliers pour com- mander le régiment. Il mourut à Saint-Roch. Tajc-wemniFi (Henri, marquis de), fils du précédent; fut nommé enseigne le 44 novembre 1756; sous-lieutenant le 46 août 4759; sous-lieutenant de grenadiers le 44 juin 4744; lieutenant le 8 février 4746. Il prit part aux campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri , de Plaisance, du Tidone, et mourut à Wals l'année suivante. Terman (Nicolas de) fut nommé lieutenant le 4 er juin 4705; lieutenant de grenadiers le 4 er juillet de l'année suivante. Il quitta le régiment en 4707. TerraaaM (Martin de) fut nommé enseigne le 20 mai 1802. Thalouette. — Voir Bonamour. Thaon (Philippe de) fut nommé sous-aide-major le 11 juin 4744, et mourut à Saragosse l'année suivante. Thevenand (François de) fut nommé enseigne le 1 pr juillet 1710; passa dans le régiment de dragons de Velasco. Thibault (Gilles de) fut nommé enseigne le 1 er décembre 1708; enseigne de grenadiers le 1 er juillet 4740; sous-lieutenant le 48 février 1744. Il fit presque toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux batailles de Saragosse cl de Villa-Viciosa, et fut tué à Garcia. Thieaaes (Louis-Ferdinand , chevalier de), fils de Philippe- Eugène, comte de Thiennes, chevalier, seigneur de Warelles, de Lombise, etc.; fut nommé lieutenant le 6 septembre 4719; prit part à l'expédition d'Afrique, au siège de Gibraltar, et mourut à Barcelone en 4751. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 411 Thiennen (Philippe, chevalier puis comle de), né le 19 octobre 1705; fils de Félix-François de Thiennes, seigneur et comte de Loos, du Moulin, etc.; ancien capitaine dans le terce wallon du duc d'Havré; fut nommé enseigne le H juillet 1723; assista au siège de Gibraltar; devint enseigne de grenadiers le 7 juillet 4729; sous-lieutenant le 21 avril de Tannée suivante; sous-lieu- tenant de grenadiers le 1 er juin 1751 ; assista à la conquête d'Oran et à la bataillé de Bitonto; devint lieutenant le 5 janvier 1756. Il quitta le régiment en 1741. Thiennes (Chrétien-Charles-Maximilien de) dit le comte de Saint-Maur, fils de René-Charles de Thiennes, comte de Rum- beke, etc.; fut nommé enseigne le 2 octobre 1728; prit part à la conquête d'Oran; devint enseigne de grenadiers le 9 septembre 1755; sous-lieutenant le 24 novembre suivant; assista à la ba- taille de Bitonto; fut nommé sous-lieutenant de grenadiers le 26 août 1738; lieutenant le 28 novembre 1741. Il quitta le régi- ment en 1745 et passa au service de l'État de Gènes avec le grade de colonel. Thoma* (Antoine) fut nommé chirurgien-major le 50 juin 1728, et mourut à Barcelone en 1749. Thniden (François, baron de), fils de Jean-Florent de Thulden, baron de Hauthem Sainte-Marguerite et de Rumsdorp, conseiller du conseil privé et suprême d'État à Madrid, mort le 3 juillet 4698, et d'Elsarde-Christine Van der Gracht, dame de Rums- dorp; fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 4703; lieutenant le 1 er juillet 1710; lieutenant de grenadiers le 13 avril 1715. Il prit part à toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux batailles d'Almanza, de Sa- ragosse, de Villa-Viciosa, au siège de Barcelone; capitaine le 1 er février 1717. Il mourut de ses blessures à Barcelone. Thumarle. — Voir Caroudelet. Thnm ou Thurin (Victor, comte de) fut nommé enseigne le 1 er juillet 1788, et quitta en 1795 pour prendre un régiment suisse. Tiiiy (Rudesinde de) fut nommé capitaine le 3 janvier 1785, avec le grade de lieutenant-général. Tlnaate. — Voir Besnay. Tobin (Edmond de) fut nommé lieutenant le 22 novembre 1719; fit l'expédition d'Afrique; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran ; lieutenant de grenadiers le 9 septembre Digitized by Google 412 HISTOIRE DES GARDES WALI.ONES. 1753; capitaine le 26 avril 4734 avec grade de maréchal de camp. Il Ot toutes les campagnes de la guerre d'Italie, et fut tué à Gènes en 4747. MtawMN (Félix de) fut nommé enseigne le 17 juillet 1766; enseigne de grenadiers le 6 août 1768; sous-lieutenant le 44 oc- tobre 1770; lieutenant le 27 novembre 1777; assista à la des- cente d'Alger et au siège de Gibraltar; lieutenant de grenadiers le 1" mai 1788. II mourut le 16 février 1790. Titrer (Charles, baron de) fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703 avec le grade de brigadier; fit toutes les cam- pagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux ba- tailles d'Almanza, de Saragosse, de Villa-Viciosa, et fut tué à l'attaque du bastion des Capucins à Barcelone en 1713. Torey (Paul, chevalier de) fut nommé sous-lieutenant le 10 fé- vrier 4712; assista au siège de Barcelone; devint sous-lieutenant de grenadiers le 11 mars 1715; fit l'expédition deSardaigne; fut nommé lieutenant le 3 novembre 1717. Il quitta le service en 1719. Torey (Pierre Moulart, chevalier de), né le 6 février 1772 ; fils de Simon-Joseph baron de Torcy, et de Madeleine de Bresdoul ; fut nommé enseigne le 23 janvier 1790; enseigne de grenadiers le 12 mars 1794; sous-lieutenant le 11 septembre de la même année; fit les campagnes contre la République française et devint lieutenant le 3 juin 1800. Tovar (Emmanuel de) fut nommé enseigne le 20 mai 1802. Trueinin (Joseph de) fut nommé enseigne le 19 février 1736 ; sous lieutenant le 18 avril 1742 ; sous-lieutenant de grenadiers le 3 novembre 1745; sous aide-major le 50 août de l'année suivante ; fit avec distinction les campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; fut nommé lieutenant le 26 juin 1751; capitaine le 7 avril de l'année sui- vante ; fit la campagne de Portugal ; capitaine de grenadiers le 28 mai 1774; assista à la descente d'Alger en 1775; fut nommé brigadier; commanda les bataillons du régiment employés en 1779 au siège de Gibraltar. Le 2 mai 1782, il fut agrégé avec grade de maréchal de camp. Traaegnies «t'ittre (EugèneGillon-Othon-Alexis-Ghislain mar- quis de), seigneur de Marches de Fontenelles, né le 14 juillet 1739, fils de Philippe-Ignace-Joachim marquis de Trazegnies, colonel au service d'Autriche et de Marie-Éléonore-Agnez baronne Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 413 de Bode; fut nommé enseigne le 7 octobre 1757, puis fut fait exempt des gardes du corps de la compagnie flamande. Il était membre de l'état noble du Brabant comme marquis d'ittre du chef de sa femme Marie-Victoire-Dominique-Xavière de Rifllart, marquise héritière d'ittre. Il mourut le 21 janvier 1803. Trasegnie» d'ittre (Charles-Maximilien-Philippe-Eugène, mar- quis de), connu précédemment sous le nom de comte Charles de Trazegnies, né le 14 mars 1774, fils cadet du précédent; fut nommé enseigne en 1792. En 1814, il commanda un régiment d'infanterie belge levé dans le Hainaut. Il a été créé marquis par le roi Léopold. Une des filles que lui a données la comtesse d'Ar- genteau, son épouse, a épousé Jacques Le Roy de Saint-Arnault, maréchal de France. Trient (Philippe-Léonard-Jean, baron de), né le 22 décembre 1747, fils de Jean-François-Léonard baron de Triest, seigneur de Terre-Walle, bourgmestre du Franc de Bruges ; fut nommé enseigne le 17 juillet 1766; enseigne de grenadiers le 6 août 1768; sous-lieutenant le 22 septembre 1770; assista à la des- cente d'Alger en 1775; devint lieutenant le 15 août 1777; prit part au siège de Gibraltar; fut nommé capitaine le 10 novembre 1789. Il obtint successivement les grades de brigadier et de lieu- tenant-général, cl mourut en 1798 à Esparaguera. Tri«t«n (Jean- Antoine) fut nommé enseigne vers 1790; sous- lieutenant le 50 octobre 1794. 11 fit les campagnes contre la Ré- publique française et fut fait prisonnier. Trintaa (Jean Pio) fut nommé enseigne le 50 octobre 1794; sous-lieutenant le 10 décembre 1795; prit part aux campagnes contre la République française; lieutenant le 25 janvier 1802. TrUière* (Nicolas-Joseph de) fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1703, et fut tué au siège de Gibraltar en 1705. Y'fierçiae* (Charles-Joseph , chevalier de), né en 1758; fut nommé enseigne le 5 juin 1779; assista au siège de Gibraltar; devint enseigne de grenadiers le 5 juin 1783; sous-lieutenant le 5 juin 1779; sous-aide-major le 9 novembre 1786; lieutenant le 24 décembre 1789; capitaine le 8 avril 1799. Il mourut à Ma- drid en 1822. l'garte y saiinaa (Jean) fut nommé enseigne le 1 1 septembre 1794, et passa capitaine d'un .régiment aux Indes en octobre 1796. Digitized by Google 414 HISTOIHE DES GARDES WALLONES. niou (Jean de) fut nommé sous-lieutenant le 26 décembre 1719; fit l'expédition d'Afrique; devint lieutenant le 6 février 1723; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran; sous-aide-major le 3 novembre 1755; aide-major le 28 avril 1736; capitaine le 3 novembre 1741 . Il fit les campagnes d'Italie et mourut à Montpellier en 1749. vaillant (Joseph-Alexandre-André le), né le 10 mai 1716, fils de Jean-François-André le Vaillant, chevalier, seigneur de Jollain, de Mairlain, du Chatelct, etc.; capitaine dans les gardes à cheval de Philippe V, mort en 1758, et de Marie-Monique de Châtillon, dame d'Uldreucq sa première femme (La Chesnaye des Bois, XII, 726); fut nommé enseigne le 6 août 1757; en- seigne de grenadiers le 10 octobre 1741 ; sous-lieutenant le 8 juin 1743. 11 quitta le service en 1745 et épousa, l'année sui- vante, Marie-Josèphe-Vidastine du Pire, fille de Louis-Alexandre baron d'Hinges. vaillant (Auguste-François-Joseph le), né le 12 décembre 1717, frère du précédent; fut nommé enseigne le 27 août 1757; sous-lieutenant le 8 juin 1745; sous-aide-major le 10 avril 1746. Il fit toutes les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, et fut tué à la bataille de Plaisance en 1746. vaillant ( Auguste-Guillaume- Joseph le), fils de Joseph- Alexandre-André mentionné plus haut; né le 24 décembre 1750; fut nommé enseigne vers 1 785 ; sous-lieutenant le 1 8 mars 1 790 ; lieutenant en août de l'année suivante; fit les campagnes contre la République française. vaillant (Auguste-Marie-François-Joseph le), frère puiné du précédent, né le 22 juin 1751; fui nommé enseigne le 21 mai 1768. vaillant (Auguste-Joseph le), dit de Jollain, frère du précé- dent, né le 12 mars 1764; fut nommé enseigne le 19 août 1785; enseigne de grenadiers le 28 mai 1789; sous-lieutenant le 18 mars 1790; sous-lieulenant de grenadiers le 1 1 septembre 1794 ; lieu- tenant le 50'octobre 1794. Mort dans les derniers jours de no- vembre 1857, à l'âge de 94 ans. Il avait épousé, en 1805, Ade- laïde-Sophie-Maric de Formanoir de la Cazerie. vaillant (Charlcs-Ferdinand-Joseph le), né le 15 août 1768, frère du précédent; fut nommé enseigne le 12 juillet 1787; sous- lieutenant le 51 janvier 1793; sous lieutenant de grenadiers le Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 415 30 octobre de l'année suivante; lieutenant le 5 août 1793; mort le 5 août 483C. Il avait fait toutes les campagnes contre la Répu- blique française, et avait épousé Françoise-Suzanne-Caroline- Joséphine de Sars. vainant (François-Joseph chevalier de Jollain) fut nommé enseigne le 24 novembre 1770; assista à la descente d'Alger; sous-lieutenant lc-7 juillet 1775; sous-aide-major le 19 janvier 1782; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 13 juillet suivant avec grade de colonel ; aide-major le 23 septembre 1786. Eut sa retraite en Flandre en 1791. vainant ( Augustin-François chevalier de Jollain) fut nommé enseigne le 13 juin 1771 ; sous-lieutenant le 2 mai 1778 ; assista a la descente d'Alger ; sous-lieutenant de grenadiers le 6 octobre 1780; lieutenant le 23 mai 1782 avec grade de colonel ; lieute- nant de grenadiers le 5 juillet 1791 ; aide-major le 28 novembre 1791; capitaine le G juin 1793. Il fit les campagnes contre la République française et fut fait prisonnier en 1794. Vaillant. — Voir ChAtelet. vaicarrei (Jean-Em manuel) fut nommé enseigne le 7 mai 1801 et fut tué à la bataille de Midellen le 28 mars 1809. ValeroU*ani. - V otr Vanatale. vaidesfein (Pierre-Sylva de) fut nommé enseigne le 1C sep- tembre 1794. vaiu ou rt (François de) fut nommé enseigne le 13 novembre 1788 et mourut à Barcelone le 1 er octobre 1790. vaiiraurt (Jean de) fut nommé enseigne le 23 août 1784 ; sous- lieutenant vers 1789. Il quitta en 1794. vaiicourt (Jean-Baptiste baron de) fut nomme enseigne le 18 août 1786; enseigne de grenadiers le 3 janvier 1789; sous- lieutenant le 12 janvier 1792; lieutenant le 5 février 1795. Il fit les campagnes contre la République française. van Asbrocek (Jean-Baptiste) , fils de Jean-Baptiste Van As- broeck, et de Marie-Thérèse l'kinl; fut nommé enseigne le 9 mars 1744, et tué à la bataille de Plaisance en 1746. van Asbrocek (Henri), frère du précédent; fut nommé en- seigne le 9 novembre 1744 ; sous-lieutenant le 13 août 1746 ; fit les campagnes d'Italie; devint lieutenant le 21 janvier 1756; prit part à la campagne de Portugal ; lieutenant de grenadiers le 20 octobre 1764; capitaine le 8 septembre 1769; assista à la descente d'Alger en 1775; capitaine de grenadiers le 23 mai Digitized by Google 416 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. 1782 avec le grade de maréchal de camp. Il fut agrégé à l'état- major de la place de Madrid en 1791. van A«kr«eck (Albert), frère du précédent; fut nommé en- seigne le 5 mars 1747 ; sous-lieutenant le 17 février 1754 ; sous- lieulcnanl de grenadiers le 22 février 1762 ; fit la campagne de Portugal; lieutenant le 20 décembre suivant. Il mourut à Col- menard de Oreja, en Castille, le 9 décembre 1770. » un A*brœek (Antoine), frère des précédents ; fut nommé enseigne le 51 mars 1752, et mourut à Barcelone le 1 er janvier 1755, van ahIto,m-u (Jean-Henri) fut nommé enseigne le 26 juillet 1776; assista au siège de Gibraltar; devint sous-lieutenant le 24 décembre 1778 ; sous-lieutenant de grenadiers le 5 décembre 1784; lieutenant le 6 juin de l'année suivante; capitaine le 50 octobre 1794. 11 lit toutes les campagnes contre la République française. van caioen (') (François-Jean) , né le 26 février 1727; fils de Corneille-Ghislain Van Calocn, receveur général des droits de convoi à Bruges, mort le 10 juillet 1757, et de Marie-Joséphine de Nieulant; fut nommé enseigne le 9 février 1745; assista à la bataille de Plaisance; sous-lieutenant le lu mars 1747; sous- lieutenant de grenadiers le 15 février 1755; lieutenant le 9 fé- vrier 1760 ; sous-aide-major le 18 février de la même année ; fit la campagne de Portugal ; lieutenant de grenadiers le 20 décem- bre 1766; lieutenant-colonel agrégé à l'étal-major de la place de Barcelone le 11 janvier 1768. Il mourut le 8 octobre 1788. Il avait épousé à Bruges Marie-Thérèse de Pruyssenaere. van caioea (Charles-François), neveu du précédent; fut nommé enseigne le 6 août 1789; enseigne de grenadiers le 22 avril 1795; sous-lieutenant le 6 mars de Tannée suivante; lieutenant le 20 août 1798. Il fil les campagnes contre la Répu- blique française. Van Dam. — Voir AndegaleM. van den Bronek (Pierre), fils de Hcmï-Guillaume chevalier Van den Brour.k , adjoint-pensionnaire et greffier des États de Brabanl, mort le 14 juillet 1755 ; fut nommé enseigne le 26 avril (') Famille originaire «le Rome, établie à Bruges depuis le xv c sièdo. Elle descend de Lancelot Van Caloen maître d'hôtel du pape Clément VU. (Van Dvck, Recueil héraldique, p. 89, n» 82. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 417 1718; prit part à l'expédition de Sicile; sous-lieutenant de gre- nadiers le 20 mars 1720; assista au siège de Gibraltar; fut nommé lieutenant le 50 décembre 1750. Agrégé à l'étal-major de la place de Barcelone. van tien Hurrii (Ferdinand-Alphonse-Maximilien), né le 9 avril 1724, chevalier de l'ordre de Malte le 20 avril 1755, fils d'An- toine-Félicien comte Van den Burch, colonel de cuirassiers au service d'Espagne, puis au service d'Autriche, mort le 2 septem- bre 1756, et de Hélène-Françoise-Josèphe de Salau Bernemi- court, sa seconde femme; fut nommé enseigne le 24 octobre 1751 ; sous-lieutenant le 7 avril 1760. Il quitta le régiment l'année suivante. van der Horek (Charles), fils de Chrétien de Huldenberghe dit Van der Borcht, et de Catherine baronne de Courte joye; fut nommé enseigne le 7 mai 1718; fit l'expédition de Sicile; devint sous-lieutenant le 1 er mars 1720 ; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 20 avril 1751 ; prit parla la conquête d'Oran; devint lieutenant de grenadiers le 8 juin 1745; capilaine le 1 1 janvier 1744 avec le grade de brigadier. 11 lit toutes les cam- pagnes d'Italie et fut fait gouverneur d'Oran. van der Diift (Gilbert-Joseph, Chevalier), fils de Maximilien- Eugène Van der Dilft, seigneur de Tenbroeck, ancien capilaine au régiment de Bade-Bade , magistrat de Louvain ; fut nommé en- seigne le 24 août 1751; prit part à la conquête d'Oran; devint enseigne de grenadiers le 29 août 1754 ; sous-lieutenant le 25 jan- vier suivant; sous-lieutenant de grenadiers le 5 mars 1758; lieu- tenant le 8 juin 1745; fit les campagnes d'Italie; assista aux affairés de Velletri, de Plaisance et du Tidone ; devint lieutenant de grenadiers le 20 juin 1751 ; capitaine le 4 septembre 1754. Il fut fait lieutenant de roi à Tortose. van der i»n««en (Joseph-Eugène-Xavier Van der Dussen de Keslergat), né le 24 mars 1776, fils de Charles-Emmanuel-Joseph Van der Dussen seigneur de Kestergat, membre de l'état noble de la province et comté de Namur, mort à Bruxelles le 28 juin 1807 et de Marie-Madeleine-Joséphine d'Herbais de Thun ; fut nommé enseigne le I er janvier 1795 et mourut la même année à Bruxelles où il se trouvait en semestre. Van der Krach t. — Voir ttracht. van der Leae 1 m Eugène), fils de Jean-François Van der Lepe, d'abord conseiller de la ville de Bruges en 1736 et 1757, Digitized by Google 418 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. puis officier de dragons au service de S. M. C. ; ensuite consul de Hollande à Séville où il se maria; et enfin consul général et ministre résident de la ville libre de Hambourg et des villes Han- séaliques à la cour d'Espagne; mort à Madrid le 20 juin 4 786; fut nommé enseigne le 2 novembre 1775; sous-lieutenant le 50 juillet 4778; sous-lieutenant de grenadiers le 8 juin 4785; lieutenant le 6 janvier 4785 ; lieutenant de grenadiers le 15 mai 4794; capitaine le 4 4 septembre suivant ('). ?«■ d< r Hrcre (François-Joseph), lits de Jacques-Maximilien Van der Meere et de Florence Caroline de Gras, fut nommé en- seigne le 44 novembre 4750; sous-lieutenant le 8 juin 4743; lieutenant le 3 août 4746; prit part aux campagnes d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; devint lieutenant de grenadiers le 9 février 4760; capi- taine le 25 avril 4762; il mourut à Aldea del Opispo le 1 er août de la même année. wmm der *©©t (Charles, chevalier) fui nommé sous-liculenant le l w mai 4718; prit part à l'expédition de Sicile et assista à la bataille de Villa-Franca; lieutenant le 48 octobre de la même année. 11 fut assassiné à Valence en 1727. ¥«n der veekene (Élite), (ils de Justin Van der Veckenc, chancelier de Gueldre, et de Catherine Louwermans; fut nommé sous-lieutenant à la création du régiment en 1703; lieutenant le 4 er février 4706; lieutenant de grenadiers le 4 4 juillet 4740; capitaine le 45 avril 4745. 11 lit toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux batailles d'Almanza, de Saragosse, de Villa-Viciosa, au siège de Barce- lone, aux expéditions de Sardaigne et de Sicile, au siège de Gi- braltar, à la conquête d'Oran ; devint capitaine de grenadiers le 15 mai 1754 avec grade de brigadier. Il commanda le régiment des gardes wallones pendant la campagne d'Italie, de i 754 à 4735, et mourut à Barcelone en 4759. » an der woeatyne (Maximilien, marquis de Beselaer), fils de Maximilien-Emmanuel Van der Woestyne, marquis de Beselaer, et de Louise-Eugénie de Melun, ancienne chanoinesse de Mau- beuge; fut nommé capitaine le 19 juillet 4717 avec grade de bri- (') Famille noble issue de Jean Van der Lepe, échevin de la ville de Bruges, anoblie par lettres patentes du roi Philippe IV, données le 5 septembre 1663. [Van Dyck, Recueil héraldique, p. 267, n° 226.) Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 419 gadier; prit part à l'expédition de Sicile, à celle d'Afrique, au siège de Gibraltar, à la conquête d'Oran, et quitta le régiment en 1733. Il épousa à Gand Isabelle Ghellinck, dame de Rynsacker ('). ▼an de werve (Charles-Philippe-Joscpli, seigneur de Gysse- noudekercke), fils de Charles-Henri Van de Werve, seigneur de Schilde, bourgmestre d'Anvers, et d'Éléonore-Louise de Varick; servit d'abord comme enseigne puis comme capitaine d'infanterie dans le régiment wallon de Wurtemberg au service de l'empereur Charles VI; il passa aux gardes wallones et fut nommé enseigne le 3 janvier 1728; enseigne de grenadiers le 21 avril 1731 ; as- sista à la conquête d'Oran; sous-lieutenant le 7 août 1733; fit la campagne d'Italie; sous-lieutenant de grenadiers le 3 janvier 1756; lieutenant le 13 novembre suivant; sous-aide-major le 28 décembre 1741. Il assista à la bataille de Campo-Sanlo et fut tué à l'attaque de Velletri en 1744. vandooren (Michel) fut nommé sous-aide-major le 1" janvier 1715; assista au siège de Barcelone; aux expéditions de Sar- daigne et de Sicile; devint aide-major le l« r mai 1719; prit part à l'expédition d'Afrique et au siège de Gibraltar ; fut nommé ca- pitaine le il septembre 1727. Il devint gouverneur de Saint- Philippe. vu h Byek (Philippe) fut nommé sous-lieutenant le 1 er no- vembre 1719; sous-aide-major le 19 janvier 1720; fit l'expédi- tion d'Afrique ; assista au siège de Gibraltar ; aide-major le 50 juin 1753; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bilonto; lieutenant le 30 juin 1756; capitaine le 3 juillet 1742; il fut fait lieutenant de roi à la citadelle de Pampelune. ▼•a E,ck (Jean) fut nommé enseigne le 5 mars 1738. Il mou- rut à Reuss peu de temps après sa nomination. van Kycken (Maximilien-Emmanuel-François), né le 29 sep- tembre 1711, fils de Charles-Pierre Van der Eycken qui prit en 1699 le nom et les armes de Van Eycken, colonel dans les troupes de Joseph-Clément de Bavière, prince-évéque de Liège, gouverneur de la ville et château de Dinant, mort le 27 mai 1719, et de sa première femme, Hélène Van Eyck, héritière de la fa- mille Van Eyck (uot'r Dumont, Recueil généalogique, II, 259. (•) Le fils de Maximilicn Van der Woestyne a depuis francisé son nom et a pris celui de marquis de la Woestyne de Beselaere. [Généalogie de la famille de Coloma, p. 185.) Digitized by Google 420 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. — Coi.oma. — Généalogies des familles nobles et anciennes des dix-sept provinces des Pays-Bas, 1781, in 8», III, p. 77); fut nommé enseigne le 7 septembre 1727; assista à la conquête d'Oran et passa colonel du régiment ô'Alcantura (cavalerie) en 1734. Il se retira du service en 1743, devint grand chambellan de Jean-Théodore (Sébastien de) fut nommé enseigne le 13 août 1746; sous-lieutenant le 21 juillet 1750; lieutenant le 18 mai 1757 ; il fut agrégé à l'état-major de la place de Barcelone en qualité de lieutenant-colonel. tmIi de champion (Charles de) fut nommé enseigne le 25 février 1779; assista nu siège de Gibraltar; devint enseigne de grenadiers le 5 juin 1783; sous-lieutenant le 10 décembre suivant; sous-aide-major le 3 juillet 1788; il se retira au mois d'août 1789. va h maie (Fi mirais de V a leroissan t} fut nommé lieutenant le 8 janvier 1719; capitaine le 11 janvier 1720; il fit l'expédition d'Afrique; assista au siège de Gibraltar et mourut à Barcelone en 1752. vaure (Maximilien de) fut nommé enseigne le 29 octobre 1719; fit partie de l'expédition d'Afrique; sous-lieutenant le 29 janvier 1724; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran; lieutenant le 9 novembre 1753; il fut agrégé à l'état- major de la place de Barcelone en qualité de lieulenant-colonel. veide (David-Balthasar-Philippe-Joseph Van), dit le chevalier de Melroy ; fils de Jean-Dominique-Joseph-Antoine baron Van Velde, seigneur de Melroy, conseiller receveur des États de Brabant; fut nommé enseigne le 14 janvier 1708 et quitta en 1774. Vendelevlllc ('). — Voir Alençon. verboom (Louis de) fut nommé enseigne le 7 janvier 1719 ; fit partie de l'expédition d'Afrique, enseigne de grenadiers le 1 er août 1720; sous-lieutenant le 11 septembre de l'année suivante; assista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant de grenadiers le 5 novembre 1729; lieutenant le 18 juillet 1752; il assista à la conquête d'Oran, mourut à Cenlillac. vernimen (Jean de) fut nommé enseigne le 27 novembre 1 777 ; sous-Iieulenant le 25 mai 1782; lieutenant le 19 juin 1788; sous- aide-major le 20 septembre 1786. Il eut sa retraite comme lieu- tenant-colonel le 8 novembre 1788. verrac (Gabriel de) fut nommé enseigne vers 1797 ; sous-lieu- tenant le 8 avril 1802. (•) Vendeleville, château et seigneurie située près de Veselin en Lorraine, érigée en comté par lettres patentes du 15 décembre 17C3 en faveur do Jean-Philippe Carton, comte de Vidampierre. (Ciiassot nE Nantigny, Ta- blettes historiques et généalogiques, VIII, 236.) Digitized by Google 422 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. *>r«eg«n« de i.everghrm (Charles-Thérèsc-François-Norbert, chevalier de), né à Bruxelles le 5 décembre 4768, fils de Charles Vertegans et de Marie de Colins Tarcienne; fut nommé enseigne le 4" août 1788; enseigne de grenadiers le 2 mars 4792. Il mou- rut à Barcelone le 45 janvier de l'année suivante. vestier (Jean-André de) fut nommé enseigne le 15 juin 1760 ; fit la campagne de Portugal ; enseigne de grenadiers le 20 no- vembre 4762, sous-lieutenant le 31 décembre de Tannée sui- vante; sous-aide-major le 44 décembre 4765. Agrégé l'année suivante. viai (Benoit) fut nommé enseigne le 45 mai 4794; enseigne de grenadiers le 49 mars de l'année suivante. 11 quitta le service peu de temps après (4795). Vlurd. — VotV Santllly. vie* (') (Louis-Charles-Théodore-Emmanuel, baron de Vicq de Cumptich), né à Malines le 4 mars 4707, fils puîné de Phi- lippe-Albert de Vicq baron de Cumptich, sergent-major, puis commandant au régiment de cavalerie du comte d'Egmont, mem- bre des États de Brabant, et de Magdeleine-Charlotte-Chrétienne le Cocq d'Humbeeck (Coloma f p. 256); fut nommé enseigne le 50 juin 4728; prit part à la conquête d'Oran ; devint enseigne de grenadiers le 7 août 4755; fit la campagne d'Italie; sous-lieu- tenant le 4 août 4735; sous-lieutenant de grenadiers le 28 avril 4736; lieutenant le 8 mai de l'année suivante. Il devint exempt des gardes du corps de la compagnie flamande et mourut en 4759 étant brigadier. vie* (Joseph-Ircné, baron de Vicq de Cumptich), fils puîné de François-Philippe-Joseph de Vicq, baron de Cumptich, sei- gneur de Wissenaeken, etc., mort le 6 décembre 4762, et de Marie-Joseph Blondel, baronne héritière de Meeve et d'Overham ; (■) Les différentes branches de la famille de Vicq de Cumptich ont fou nu pen- dant le xvi f siècle un nombre considérable d'officiers distingués : le cheva- lier de Vicq mourut à côté de Charles-Quint dans les guerres d'Allemagne; son petit neveu Philippe-Albert fut commandant du régiment d'Egmont (cavalerie) ; les petits-fils de ce dernier étaient l'un capitaine de cuirassiers de l'archiduc Maximilien, l'autre lieutenant de dragons au régiment de l'Empereur, un troisième servait comme capitaine au régiment de Vierset et mourut en Bohême; le quatrième, (Joseph-Irené) , servait dans les gardes wallones; un des oncles, Louis-Charles-Théodore, servit également dans les gardes wallones; enfin un autre parvint au généralat dans les armées impériales. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 423 fut nommé enseigne le 17 juin 1770. H quitta en 4775 et épousa le 28 mai 4776, Charlotte- Àlexandrine T'SercIaes. {Suite du Supplément au Nobiliaire des Pays-Bas, 4630-1664.) virior (François de Paul) fut nommé enseigne le 45 mai 4794, et se retira à Cadix le 5 février de l'année suivante, avec retraite 9 de capitaine. vietor (Libérât de) fut nommé enseigne vers 4797; sous-lieu- tenant le 42 octobre 4804. vierwot («) (Charles, chevalier de) fut nommé enseigne le 13 dé- cembre 4708; sous-lieutenant le 44 février 4711 ; fit les campa- gnes de la guerre de la succession d'Espagne; devint sous-lieute- nant de grenadiers le 1 er février 4714; assista au siège de Barcelone ; lieutenant le 25 août 4 74 7 ; fit la campagne de Sicile ; lieutenant de grenadiers le 4" mars 4720. Il mourut a Tarra- gone en 4723. yiphvihv (') (Jacques-Eustache, chevalier puis duc de la Vies- ville), seigneur de Natoy, Poix, etc. ; fils puîné de Georges, baron de la Viesville, seigneur de Stecnvoorde, Natoy, Poix, etc., et de Marie-Catherine de Ranst, dame de Suerbemde; fut nommé lieu- tenant à la création du régiment en 4703; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne. Ayant été grièvement blessé à Gibraltar en 4705, il revint aux Pays-Bas pour s'y rétablir; l'électeur de Bavière le fit son aide-de-camp avec brevet de lieu- tenant-colonel de cavalerie. Il quitla définitivement les gardes wallones en 4740, revint en Espagne avec les troupes, organisa plusieurs régiments et entre autres les carabiniers. Il passa en- suite au service du roi de Naplcs où il devint capitaine-général des armées, vice-roi de Sicile, chevalier de l'ordre de Saint- Janvier, etc. Il mourut à Palerme le 24 juillet 1754, âgé de 68 ans. vieaviiie (François-Joseph-Germain , baron puis marquis de la), seigneur de Steenvoorde, Audenhove, Ochleseele, etc., frère aîné du précédent. D'après le Nobiliaire des Pays-lias, Supplé- ment, 1644-1650, p. 40. — L'abbé Stroobant, Histoire de la commune de Virginal, p. 522. — Et V Histoire généalogique de la famille de Croeser, par le baron de Croeser de Berges, (•) Vierset, domaine dans la province de Liège, canton de Huy, apparte- nant à la famille de Billehé. (') Cette famille prend son nom de la baronnie de Viesville en Artois. Digitized by Google 424 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Bruges, in-folio, p. 44, le marquis de la Viesville aurait été ca- pitaine dans les gardes wallones; il ne figure pas sur les con- trôles du régiment. Vleusart. — Voir Brecman. vilain (Albert de Gand) fut nommé enseigne le 12 avril 1708 et mourut au siège de Tortose la même année. viinihji. — Voir liltrae. viikrun (Anselme, chevalier de) fut nommé enseigne le 1 er fé- vrier 1706; sous-lieutenant le 1 er août 1708; sous-licutenant de grenadiers le 18 février 1710; fit les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista à la bataille d'Almanza, a celles de Saragosse et de Villa-Viciosa; lieutenant le 1 er juin 1717. Il quitta le corps en 4719. viibrun (Antoine, chevalier de) fut nommé enseigne le I er fé- vrier 1706. Il disparut l'année suivante et on ignore ce qu'il devint. viiden (Louis de) fut nommé enseigne le 1 er septembre 1709; enseigne de grenadiers le 18 février 1711. Il lit les dernières campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux batailles de Saragosse et de Villa-Viciosa, et devint gouverneur de Castel-Léon en 4712. viiiamur (Joseph de) fut nommé enseigne le 11 septembre 1794. vniamar (Laurent de) fut nommé enseigne le 11 septembre 1794; sous lieutenant le 45 mai 1799. ▼mamayor (Simon de) fut nommé enseigne vers 1 797 ; sous- lieutenant le 18 décembre 1800. ville (Philippe-Maximilien-Ignace-Joseph, baron de), fils de Henri de Ville, écuyer, et de Marie-Jeanne-Ignace baronne de la Barre; fut nommé enseigne le 22 mai 1773; sous-lieutenant le 23 janvier 1777. 11 quitta le 7 mai 1780 et fut créé baron par lettres patentes de l'empereur Joseph II, données le 14 janvier 4788. ville (Henri de), seigneur de Maugremont, fils de Claude de Ville, écuyer, et de Marie-Anne de Facqx ; fut nommé enseigne le 40 août 1733; sous-lieutenant le 5 août 1737; sous-lieutenant de grenadiers vers 4742; lieutenant le 9 novembre 1744; fit les campagnes d'Italie ; devint lieutenant de grenadiers le 21 janvier 1755; capitaine le 23 avril 1757. Il mourut à Barcelone quel- ques jours après sa nomination. Digitized by Googlp CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 425 Villrgas. — Voir Pfllcnberit et Katnliiiboiirit. Tiitena (Louis de) fut nommé enseigne le 2 octobre 1800. vm«neuve (Louis-Achille de) fut nommé enseigne en 1780 et mourut à Madrid le 41 janvier 1781. Tiiienfaigne (Ferdinand de) fut nommé enseigne le 1 er février 1778 et mourut à Barcelone le 16 décembre suivant. vnieres (Jacques, baron de) fut nommé capitaine à la création du régiment en 1703 et quitta le service au mois de novembre 1 706. vu ici * (Servais-Augustin, vicomte de), fils aîné du docteur Ser- vais-Augustin de Villers, professeur primaire de médecine à l'université de Louvain, mort le 3 décembre 1759, et de Marie- Élisabeth de Rorivc; fut nommé enseigne le 26 avril 1747; sous- lieutenant le 24 septembre 1755; sous-aide-major le 21 janvier de Tannée suivante; aide-major le 17 mai 1763; obtint le grade de colonel et fut blessé à l'expédition d'Alger le 8 juillet 1775. Après la campagne il fut nommé gouverneur d'Ostalrich en Catalogne (décembre 1775). Il avait été nommé chevalier de l'ordre de Charles III. Il fut créé vicomte en même temps que son frère par lettres patentes de J'empcrcur Léopold II, du 10 dé- cembre 1793. Il épousa, en Espagne, Rosalie de Valguarnera. * ii uni (Thomas de) fut nommé enseigne le 17 septembre 1794 ; sous-lieutenant le 17 septembre 1798. * juchant François-Cha ries- Antoinc-1 j i i 1 1 n i m I -Joseph de), né le 8 septembre 1726; fils de François-Jean de Vinchant, sei- gneur de la Haye et de Milfort; fut nommé enseigne le 30 mars 4747; sous-lieutenant le 6 août 1755; sous-aide-major le 10 avril 1756; fit la campagne de Portugal ; devint aide-major le 27 sep- tembre 1766; assista à l'expédition d'Oran et au siège de Gi- braltar: capitaine le 10 mai 1775; brigadier le 3 janvier 1783. 11 prit sa retraite la même année et mourut au château de Neuf- verelles près de Douai le 51 octobre 1786 ('). (•} La famille do Vinchant, établie à Mons depuis plusieurs siècles, s'enor- gueillit d'avoir produit un nombre considérable d'officiers tant aux armées d'Espagne qu'au service de l'empereur. A la branche aînée de celte famille guerrière appartiennent les Irois officiers qui figurent sur les contrôles du régiment, des gardes walloncs et qui sont les fils et pelits-fils de François- Jean de Vinchant, seigneur de la Haye et de Milfort. Deux autres fils de ce seigneur étaient à la même époque au service d'Autriche; l'un d'eux Phi- lippe-Albert-Maximilien est mort colonel le 10 novembre 1800. La seconde 27 > Digitized by Google 42f> HISTOIRE DES GARDES WALLONES. «lâchant (Jean-Maric-Joscph, chevalier de), né le 3 mars 1729, frère du précédent; fut nommé enseigne le 3 mars 1747; sous-lientenant le 20 janvier 1750. Suspendu de son emploi en i 7;>G et condamné à huit ans de présides pour avoir tué en duel M. de Grouiï; il fut gracié, réintégré dans sa charge le 4 dé- cembre 1757 et passa sous-lieutenant de grenadiers le 25 jan- vier 1702; fit la campagne de Portugal; devint lieutenant le 18 septembre de la même année; lieutenant de grenadiers le 21 décembre 1771. Il fut tué à l'expédition d'Alger le 8 juillet 1775. vinchaat (Joseph-Isabclle-Ferdinand-Félicicn-Charlcs, comte de Milfort), né le 3 juin 1774; fils du précédent ; fut nommé en- seigne le 1 er août 1788; sous-Iieulenant le 4 juillet 1793; sous- lieutenant de grenadiers le 30 octobre de Tannée suivante; fit les campagnes contre la République française. Il mourut à Mons le 13 juillet 1844. Violaine* (Augustin Leriquc de) fut nommé enseigne le 14 mai 1767; enseigne de grenadiers le 27 octobre 1770; sous-lieute- nant le 27 avril suivant; assista à la descente d'Alger en 1775; devint lieutenant le 19 décembre 1770 et quitta l'année suivante avec retraite de lieutenant-colonel. Vl.art. — VOIT Doearnio. vivario (Ferdinand de) fut nommé enseigne le 26 avril 1747 ; sous-lieutenant le 4 février 1756. Il est mort à l'armée, au mois d'août 1702 pendant l'expédition de Portugal. vorey (Emmanuel), lieutenant de grenadiers; fut lué à la ba- taille de Castalla en 1812. vorcy (Pierre-Zénon de) fut nommé enseigne le G juillet 1770 ; enseigne de grenadiers le 15 mars 1777; sous-lieutenant le 21 juillet 1780; sous-lieutenant de grenadiers le 21 avril 1785; lieutenant le 2 novembre 1780; lieutenant de grenadiers le 11 septembre 1794; capitaine le 5 février de Tannée suivante; brigadier. Il fit toutes les campagnes contre la République fran- çaise et fut nommé lieutenant de roi à Figuera le 20 septembre 1795. Tram de i.eniien ( René-Franeois-Joseph ), né en 1749; fils de Ignace-François Vranx, avocat, juré et éclievin de Tournai ; branche de la famille , les seigneurs de (ioutreuil , a donné aux armées impériales deux généraux : les comtes Vinchant de Goulreuil, père et fils. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 427 fut nommé enseigne le 18 avril 4771 ; prit part à l'expédition d'Alger en 1775; sous-lieutenant le 26 juillet de l'année suivante; sous-lieutenant de grenadiers le 23 mars 1782; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 14 novembre 1782; capitaine le 5 janvier 1794. Il se retira aux Pays-Bas Tannée suivante après avoir fait les campagnes contre la République française et mourut à Tournai le 17 novembre 1835. Vranxd'AmelIn. — Voir Amelln vreriex (') (Frédéric de) fut nommé enseigne le 1" janvier 1728: assista à la conquête d'Oran; enseigne de grenadiers le 7 août 1733; sous-lieutenant le 9 septembre suivant; fit Ja cam- pagne d'Italie et assista a la bataille de Hitonto ; devint sous-lieu- tenant de grenadiers le 14 novembre 1736; lieutenant le 5 mars 1738; lieutenant de grenadiers le 24 novembre 1746; fit toutes les campagnes de la guerre d'Italie, assista aux affaires de Campo- Sanlo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone ; capitaine le 3 août 1751. Il mourut à Madrid l'année suivante. virri r* (Joseph de) fut nommé enseigne le 25 août 1754; sous-lieutenant le 7 septembre 1739. Il fit les premières cam- pagnes d'Italie; assista a la bataille de Campo-Santo et fut tué à Velletri en 1744. vreriex (Henri de) fut nommé enseigne le 9 février 1745: assista à la bataille de Plaisance, sous-lieutenant le 5 mars 1747 ; sous-lieutenant de grenadiers le 4 août 1754; lieutenant le 9 février 1760; fit la campagne de Portugal; devint lieutenant de grenadiers le 27 février 1768; capitaine le 10 avril 1771. Il fut blessé à la descente d'Alger le 8 juillet 1775. obtint le grade de brigadier et fut nommé gouverneur de Cordova en 1786. vrerin (Henri-Joseph de) fut nommé enseigne le 13 mars 1777; sous-lieutenant le 19 janvier 1782; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 6 mars 1788. Il fut agrégé la même année à I'état-major de la place de Barcelone. vriesen (André de) fut nommé enseigne le 8 juin 1745; sous- lieutenant le 7 avril 1746; assista aux affaires de Velletri et de Plaisance; devint sous-aide-major le 16 juin 1747; lieutenant le (•) Famille de la Heshaye sur laquelle on trouve des fragments généalo- giques dans Herckenrode, Collection des tombesde la Hesbaye, Gand. 1813. in-8», p. 35t. Digitized by Google 428 HISTOIRE DES GA11DES WALLONES. 27 avril 1754; aide-major le 10 janvier 1756; Ht la campagne de Portugal. Il mourut à Madrid le 17 mars 1767. W«eis (François, baron de) fut nommé enseigne le 5 novembre 1745; assista à la bataille de Plaisance et à celle du Tidonc; de- vint enseigne de grenadiers le 24 avril 1747; sous-lieutenant le 8 avril 1749. Il quitta en 1754. Waiiarrt (François de) fut nommé enseigne le 6 juin 1761 ; fit la campagne de Portugal; sous-liculenant le 15 novembre 1706; lieutenant le 26 novembre 4774; pril part à la descente d'Alger en 1775. 11 fut agrégé à l'état-major de la place de Ma- drid en 1778. Waiie (') (Jean Van de) fut nommé enseigne le 3 mars 1747; sous-lieutenant le 10 juillet 1751 ; sous-lieutenant de grenadiers le 23 juillet 1757. 11 mourut à Valence en 1759. Wariimei (Cbarles de) fut nommé enseigne le 3 novembre 1744; assista à la bataille de Plaisance et à celle du Tidonc; de- vint sous-lieutenant le 3 mars 1747; capitaine d'infanterie agrégé à l'état-major de la place de Barcelone. Wuriusri (Pierre de) fut nommé enseigne le 8 août 1746, et disparut en 1748. WMraagc(') (Alphonse-Joseph, baron de) fut nommé enseigne le 5 février 1774; prit part à la descente d'Alger; sous-lieutenant le 17 juillet 1777; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 3 juillet 1783; capitaine le H septembre 1794. 11 mourut le 24 septembre de la même année à Figuières, après avoir pris une part bonorable à la guerre contre la république française. WirMfc (Louis Failois de l'Hôtellerie, chevalier de) fut nommé enseigne le 26 avril 1747; sous-lieutenant le 26 février 1755; fit la campagne de Portugal; devint sous-lieutenant de grenadiers le 30 octobre 1762; lieutenant le 24 novembre 1764; capitaine le 25 janvier 1776; prit part a l'expédition d'Alger. Il mourut à Barcelone le 21 janvier 1786. (') Cotte famille, qui est une des plus anciennes de la Flandre, où elle est connue depuis l*an 1230, tire son nom de la seigneurie de Walle sous Bel- leghem, dans la ohûtellenie de Cou rirai. (F. Vax Dyck, Recueil héraldique, p. 4%, ir 401. (*) Le domaine de Warsage était situé dans le Limbourg, aujourd'hui province de Liège, canton de Daelhem. Au centre du village était l'ancienne hôtellerie du seigneur qui existe encore et apjKirtient aujourd'hui à M. Max- Lesoine. Le baron de Failois de l'hôtellerie était baron do Warsagc. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 421) W»rMge (Antoine Fallois de l'Hôtellerie, baron de) fut nommé enseigne le 24 mai 1745; assista à la bataille de Plaisance et à celle du Tidonc; sous-lieutenant le 3 mars 1747; sous-lieu- tenant de grenadiers le 50 janvier 1754; lieutenant le 18 février 1700; fit l'expédition de Portugal ; fut nommé lieutenant de gre- nadiers le 9 décembre 1769; capitaine le 10 août 1771 ; prit part à l'expédition d'Alger et au siège de Gibraltar; capitaine de grenadiers le C juin 1782 avec le grade de maréchal de camp. Agrégé à l'élat-major de la place de Barcelone en 1791 . Waraage ( Josepli-Alonse Fallois de l'Hôtellerie, baron de) fut nommé enseigne le 5 février 1774; sous-lieutenant le 17 juillet 1777 ; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le 20 avril 1784; lieutenant de grenadiers le C mars 1794; capitaine le 11 sep- tembre suivant; fit toutes les campagnes contre la République française; se couvrit de gloire au siège de Saragosse (1808) et y trouva la mort. Wwnmte (Joseph de l'Hôtellerie de) fut nommé enseigne le 1 er septembre 177a; sous-lieutenant le 23 octobre 1777; sous- lieutenant de grenadiers le 1 er mai 1783; lieutenant le 5 juillet suivant. W*ure (Charles de) fut nommé enseigne le 18 décembre 1718; sous-lieutenant le 1 er mai 1720; fit l'expédition d'Afrique et as- sista au siège de Gibraltar; sous-lieutenant de grenadiers le 3 novembre 1728; lieutenant le 27 avril 1750; assista à la conquête d'Oran ; lieutenant de grenadiers le 8 décembre 1743; capitaine le 11 janvier suivant ; fit toutes les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux affaires de Campo-Sanlo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone. Agrégé à l'état-major de la place de Barcelone en 1747. Waurf (Pierre de) fut nommé enseigne le 8 avril 1728; sous- lieutenant le 2 octobre suivant; assista à la conquête d'Oran; lieutenant le 15 mai 1754; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto. Il mourut a Barcelone en 1745. Wi«n«court (Eugène- François, chevalier de) fut nommé en- seigne le 1 er janvier 1752; assista à la conquête d'Oran ; enseigne de grenadiers le 28 août 1754; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonlo; sous-lieutenant le 17 octobre de l'année suivante ; lieutenant le 8 juin 1745 ; assista aux affaires de Velletri et de Plaisance; lieutenant de grenadiers le 4 septembre 1750. il passa au commandement du régiment de Bruxelles (infanterie). Digitized by Google 430 HISTOIRE DES GARDES WALLONES. Wimere (François, baron de) fut nommé enseigne le 11 février 1706; sous-liculenant le 1 er janvier 1707. Il fil quelques cam- pagnes de la guerre de la succession d'Espagne el quitta le ser- vice en 1709. Winterfeid (Louis, baron de), fils puîné de Charles-Frédéric baron de Winterfeid , et de Marie-Anne de Calonne de Courte- bonne; fut nommé lieutenant-colonel du régiment le 50 octobre 1704, avec le grade de lieutenant-général. 11 quitta les gardes wallonnes pour servir en Flandre et passa ensuite au service de l'empereur avec son grade de lieutenant-général. Wiue (Charles de) fut nommé enseigne le 23 novembre 1772; assista à la descente d'Alger en 1775; sous-lieutenant le 10 juillet de l'année suivante; sous-aide-major en 1782; assista au siège de Gibraltar; lieutenant le I er janvier 1785; aide-major le I er juin 1786, avec grade de colonel; capitaine le 13 janvier 1794. Il passa aide-major dans la compagnie des gardes du corps peu de temps après. Wo««u (Jacques de) fut nommé enseigne le 20 août 1745; assista à la bataille de Plaisance; sous-lieutenant le 27 août 1747. 11 mourut à Madrid le 10 août 1758. Woutera (Antoine de) fut nommé enseigne le 19 juillet 1735; enseigne de grenadiers le 29 août 1739; sous-lieutenant le 16 oc- tobre 1741; sous-lieutenant de grenadiers le 9 février 1745 ; lieutenant le 5 novembre suivant; fit toutes les campagnes de la guerre d'Italie; assista aux affaires de Campo-Santo, de Velletri, de Plaisance, du Tidone; sous-aide-major le 5 mars 1747 ; aide- major le 5 novembre 1755; capitaine le 24 janvier 1760; lit la campagne de Portugal en 1762. 11 devint gouverneur du fort de la Conception le 26 septembre 1764. Wyei» (') (Philippe de), fils de Henri-Marie Van Wycls et d'Isabelle de Haynerel; fut nommé enseigne le 50 juin 1728; enseigne de grenadiers le 25 novembre 1751; prit part à la conquête d'Oran; devint sous-lieutenant le 7 août 1755; assista à la bataille de Ritonto ; sous-lieulenant de grenadiers le 5 février 1756 ; lieutenant le 14 novembre suivant. 11 fut tué à la bataille de Campo-Santo, en 1745, pendant la campagne d'Italie. (') Cette famille originaire de Clèves vint s'établir en Belgique pendant les troubles religieux du xvi* siècle. Étienne Van \Y>els fut créé chevalier par le roi Philippe IV en 1662. Digitized by Google CONTRÔLE GÉNÉRAL DES OFFICIERS. 431 Wyei« (Bauduin Henri de), frère du précédent; fut nommé enseigne le 27 mars 1729 ; prit part a la conquête d'Oran ; devint enseigne de grenadiers le 2 avril 1754; fit la campagne d'Italie et assista à la bataille de Bitonto; fui nommé sous-lieutenant le 30 novembre 1735; sous-lieutenant de grenadiers le 30 juin 1739; lieutenant le 16 octobre 1741 ; lieutenant de grenadiers le 8 juin 1743; assista aux affaires de Campo-Santo, de Vellelri, de Plaisance, du Tidone; fut nommé capitaine le 28 avril 1751. 11 fut fait lieutenant de roi à Lerida, commandeur d'Angucrra, de l'ordre de Saint-Jacques, etc. Wyei» (Emmanuel de), frère des précédents; fut nommé en- seigne le 7 juillet 1729 ; prit part à la conquête d'Oran; devint enseigne de grenadiers le 25 novembre 1 753 ; fit la campagne d'Ilalieet assista à la bataille de Bitonto; fut nommé sous-licute- nant de grenadiers le 28 mars 1740; lieutenant le 3 novembre 1741. Il assista aux premiers combats de la guerre d'Italie et mourut à Imola l'année suivante. WyHn (Dominique de), fils aîné du précédent; fut nommé en- seigne le 8 octobre 1754; enseigne de grenadiers le 18 mai 1760; sous-lieutenant le 8 mars 1 762 ; fit la campagne de Portugal ; sous- lieutenant de grenadiers le 18 juillet 1 767; lieutenant le 27 février 1768 ; assista à l'expédition d'Alger et au siège de Gibraltar; de- vint lieutenant de grenadiers le 29 septembre 1780; capitaine le 25 mai 1782. Obtint le gouvernement de Corbera en avril 1792. Wyei* (Emmanuel Henri de), fils de Jean-Baptiste-Emmanuel de Wycls, oncle des précédents, et de Gerlrude de Andcnrode; fut nommé enseigne le 8 mars 1755; enseigne de grenadiers le 2 février 1762; fil la campagne de Portugal; sous-lieutenant vers 1765; lieutenant le 28 mai 1768; assista a l'expédition d'Alger en 1775; capitaine le 6 juin 1782; assista au siège de Gibraltar. Il quitta les gardes walloncs en 1789 et mourut à Barcelone la même année. Wyi* de la Houchanieric ( Philippe-Maximilien ) , fils aîné d'Anselme Wyts, seigneur de la Boucharderie, et d'Anne-Marie TrefTct; fut nommé sous-lieutenant le 26 juin 1719; sous-aide- major le 7 juin 1720; fit l'expédition d'Afrique; assista au siège de Gibraltar et à la conquête d'Oran; aide-major le 9 septembre 1755 ; capitaine le 8 juin 1745 ; major du régiment le 2 décembre 1746, avec grade de maréchal de camp ; fit toutes les campagnes d'Italie. Il mourut à Barcelone le 24 mai 1762. Digitized by Google 432 HISTOIRE DES GAHDES WALLONES. Xavier de Unne. - Fot> tanne. zamberari (Émile) fut nommé enseigne le 30 octobre 1 7114 ; enseigne de grenadiers le 5 février 1 7UÎ5 ; sous-lieulenanl vers 1798. Il quitta en 1799 et retourna à Parme dans sa famille. xamora (François, chevalier de) fut nommé enseigne le 12 fé- vrier 1751 ; sous-lieutenant le 7 avril 47GO; lit la campagne de Portugal; sous-lieutenant de grenadiers le 18 juillet 1764; lieu- tenant le 17 juillet 1766; capitaine le 2 avril 1779; prit part à l'expédition d'Alger et assista au siège de Gibraltar. Il fut agrégé à l'état-major de la place de Barcelone en octobre 1787. zivei (Adrien, baron de) fut nommé sous-lieutenant le 18 dé- cembre 1720; passa lieutenant-colonel au régiment de Bour- gogne. Kuaiard de coltine» (Ferdinand) fut nommé enseigne le 15 mai 1749; enseigne de grenadiers le 22 octobre 1754; sous-lieute- nant le 3 août 1757 ; fît la campagne de Portugal; devint lieute- nant le 8 septembre 1764; sous-aide-major le 8 mars 1765. 11 quitta le régiment l'année suivante. xuainrd de c^oiminen (Louis) fut nommé enseigne le 12 mai 1753; sous-lieutenant le 30 avril 1761; fit la campagne de Portugal l'année suivante; devint lieutenant le 18 juillet 1767. 11 quitta en 1775. Xurltu. — Voir A dormi. xwevfKkcm (Charles-Joseph de Jauche Cruyshautem, comte de), fils de Philippe-François de Jauche de Mastaing, comte de Cruyshautem, baron de Moerkerke, grand bailli du pays de Waes, mort le 23 février 1683, et d'Anne-Thérèse d'Ilarchies de Ville d'Estrepy, sa seconde femme (Supplément au Nobiliaire des Pays-Bas, 1614-1650, p. 87); fut nommé capitaine à la créa- tion du régiment en 1703; capitaine de grenadiers le 1 er février 1706; fit avec distinction toutes les campagnes de la guerre de la succession d'Espagne; assista aux batailles d'Almanza, de Sara* gosse, de Villa-Viciosa ; prit part aux expéditions de Sardaigne et de Sicile; reprit une compagnie de fusiliers le 26 mai 1721 pour pouvoir commander le régiment; nommé major le 29 sep- tembre 1727 avec grade de lieutenant-général. Il prit part à la eonquèle d'Oran et mourut à Capoue en 1734. Digitized by Google SOURCES AUXQUELLES ONT ÉTÉ PUISÉS LES ÉLÉMENTS DE L'HISTOIRE DU RÉGIMENT DES (ÎARDES WALLONES. MANUSCRITS. 1° Un manuscrit composé par M. de Colins officier aux gardes wallones en 1770, appartenant à M. Levaillaut-Duchatelct et renfermant : a) Une relation de la création du régiment. • b ; Les noms de tous les officiers qui ont servi dans le régiment depuis sa création jusqu'en 1775. c) Diverses représentations faites au roi d'Espagne Philippe V concer- nant le régiment. d) Une relation des sièges, batailles, combats, etc., auxquels le corps assista depuis sa création jusqu'en 1748, etc.. etc. 2° Un manuscrit appartenant à, M. le comte de Montagut (en Espagne) et renfermant : a) Une relation de la création du régiment. 6! Les noms de tous les officiers qui ont servi dans le régiment depuis sa création jusqu'en 1799. c) Différents documents officiels concernant le régiment, rfj Une notice de tous les événements militaires auxquels les gardes \Yallones ont pris pari pendant le xvui c siècle. 3» Un manuscrit composé par M. d'Avesnes de Roncy, lieutenant aux gardes wallones en 1767 ; renfermant les mêmes documents que les précédente et allant jusqu'à l'année (793. 4" Deux manuscrits appartenant à M. le baron d'0\erschie; l'un est le règlement des gardes wallones daté du 2 décembre 1773 ; l'autre con- 4ient : a) Une relation de la création du régiment. b) Les noms des officiera eomi>osant les cadres du régiment a la date du 15 mars 1791. Digitized by Google HISTOIRE DES GARDES WALLONES c) Diverses représentations faites au roi d'Espagne Philippe V concer- nant le régiment. il) Une relation des batailles, attaques, combats, sièges, etc., auxquels assista le régiment depuis 4703 jusqu'en 1783, etc., etc. 5" Différents manuscrits extraits des archives do M. le comte Vander- Straeten-Ponthos, contenant : a) Les noms des officiers composant les cadres du régiment, depuis le mois de septembre 4792 jusqu'au mois d'avril 1798. b) Les cadres du régiment à la date du I" septembre 1799. c) Les cadres du régiment à la date du 8 septembre 1802. d) Le décret royal relatif à la réorganisation du régiment en 4803. e) Les cadres de la nouvelle organisation (8 avril 4803). i)° Deux notes manuscrites du lieutenant-général comte de Clonard rela- tives à la campagne de 4732 en Afrique et à celle de 4735 en Sicile. 7" Plusieurs documents manuscrits recueillis aux archives de Zimancas con- tenant la relation de l'expédition d'Alger en 1775 ; — la liste des officiers tués et blessés pendant cette expédition ; — la liste de ceux qui se distin- guèrent le plus, etc., etc. 8- Un manuscrit appartenant à M. de Preussenaero de la Woestyne et ren- fermant une relation de toutes les actions de guerre auxquelles ont assisté trois bataillons des gardes wallones pendant les campagnes de 1793. 1794 et 4795 contre la République française. 9° Un manuscrit appartenant à M. Emmanuel-Louis de Craywinckel, an- cien capitaine des gardes wallones en Espagne, contenant la relation de la participation du régiment des gardes wallones à la guerre de l'Indé- pendance. 10» Un manuscrit appartenant à la famille de Potesla de Walef concernant l'expédition dis gardes wallones dans l'Amérique méridionale en 4798. i 1° Un manuscrit appartenant à M. le comte de Montagut contenant les noms des officiers qui ont quitté le régiment depuis 4775 jusqu'en 4799. 12° Différents documents manuscrits communiqués par MM. le liaron de Meer, le vicomte d'Hespel , le lieutenant-colonel de Peralla , attaché au ministère de la guerre à Madrid, etc., etc. Digitized by Google SOUIICES AUXQUELLES IL A ÉTÉ PUISÉ. 435 OUVRAGES IMPRIMÉS. 1. Souvenirs de famille, extrait de l'Europe monarchique, gazette politique de Bruxelles (par le baron d'Hiart). — Broch., in-8°, Metz, 1850. 2. Commcnlarios de la guerra de Espana, etc., por marques de San Phi- lïve. — Genova, 2 v., in-8°. 3. Mémoires du feld-maréchal comte de Mérode-Westerloo. — Bruxelles, 1840, 2 v., in-8«. 4. Mémoires politiques cl militaires pour servir a l'histoire de Louis XIV et de Louis XV, composés sur les pièces originales recueillies par Adrien Maurice, duc de Noailles, maréchal de France, et publiés par Millot. — Paris, 1777, 6 v., in-12. 5. Memorias para la hisloria de las tropas de la casa real de Espana, escritas por un oficial de la antigua guardia real (le comte de Clonard). — Madrid, 1828, 1 v M in-8". 6. Documents relatifs à la succession d'Espagne , publiés par le général Pelet. 7. Mig.net, Introduction a l'histoire de la succession d'Espagne et tableau des négociations relatives à cette succession sous Louis XIV. 8. Histoire militaire du règne de Louis le Grand, par Qli.ncy. — Paris, 1726, 7 v., in-4°. 9. Mémoires du maréchal de Derwick écrits par lui-même. — Paris, 1778, 2 v., in-12. 10. Histoire de la guerre présente, contenant tout ce qui s'est passé de plus important en Italie, sur le Rhin, etc., par Massiet. — Amsterdam. 1735, 1 v., in-12. 11. Histoire de la guerre entre la France et l'Espagne pondant les années de la révolution française 1793, 1794 et partie de 1795, par Loi is deMar- cillac. — Paris, 1808, 1 v., in-12. 12. Campagne de la révolution française dans les Pyrénées orientales (1793, 1794, 1795), par J. N. Fervel. — Paris, 1851 , 2 v.,in-8«. 13. Histoire critique et militaire des guerres de la révolution française, par le lieutenant-général Jomi.m. — Paris, 1822, 15 vol., in-12. Digitized by Google 430 HISTOIRE DES GARDES WALLON ES. 14. histoire de l'Espagne, par Jh. Lavallée. 18. L'Espagne sous Ferdinand VII, par Maruani. — Bruxelles, 1842, 2 v., in-8». 16. History of the war in Ihe Peninsula and in the souih af France, from the year 1807 to the year 1814. — London, 1835, 6 v., in-8°. M. Les journaux du temps. FIN. Digitized by Google TABLE. CHAPITRE PREMIER. ORGANISATION (1703). § 1. Créalion du régiment des gardes wallones M 2. Organisation de ce corps 33 CHAPITRE II. GUERRE DK LA SUCCESSION DE8PAGNK (1704-1714). S 1. Campagne contre le Portugal :Ui 2. Siège de Cihrallar 39 3. Le régiment des gardes wallones est porté à quatre bataillons . 41 4. Expédition contre les insurgés du royaume de Valence. — Prise deVilla-Réal . . . JU 5. L'Espagne est envahie par les alliés et reconquise par le roi. . 46 (>. Bataille d'Almanza .{S 7. Siège de Torlose :>1 8. Affaire de la Cudina M 9. Le régiment des gardes wallones est porté à six bataillons. — Bataille de Saragossc . . Sa 10. Bataille de Villa-Viciosa 03 11. Opérations dans la Catalogne 68 12. Mémorable siège de Barcelone 71 CHAPITRE III. CONQUÊTE OR LA SARDAIGNE. — EXPÉDITIONS EN SICILE KT SUR LA CÔTE D AFRIQCE (1717-1720). § 1. Réorganisation du régiment des gardes wallones. — Rapport du marquis île Bedmar. — Remontrance du duc d'Havre . . 77 2. Conquête de la Sardaigne lOfi 3. Expédition de Sicile 107 -t. Expédition sur la cùte d'Afrique H.°. Google TABLE. CHAPITRE IV. SIBGE DE GIBRALTAR. — CONQUÊTE DORAN (1726-1732). S t. Siège de Gibraltar H 7 2. Conflil de préséance entre les gardes wallones et les gardes espagnoles 119 3. Conquête d'Oran 131 CHAPITRE V. CAMPAGNES DITALIK (1733-1748). § 1. Première campagne d'Italie. — Conquête de Naples. — Bataille de Bitonlo. — Soumission de la Sicile. . . , . . . 137 2. Camp de plaisance 145 3. Seconde campagne d'Italie. — Bataille de Campo-Sanlo . . . ib. ■i. Belle retrait*; du marquis de Gages. — Affaire de Vellclri. . ■ 14S 5. Opérations en Toscane et dans le Milanais 153 fl. Bataille de Plaisance ISA 7. Bataille du Tidone. — Fin de la guerre 159 CHAPITRE VI. CAMPAGNES DR PORTUGAL. — EXPÉDITION D'AFRIQUE (1762-1783). § I. Modifications apportées en 1749 et 1760 à l'organisation des gardes wallones 165 2. Campagne de Portugal 171 3. Dévouement que montrent les gardes wallones pendant une émeute à Madrid 173 4. Modifications dans la constitution du régiment des gardes wal- lones 175 5. Expédition sur les côtes d'Afrique 17R 6. Guerre avec l'Angleterre. — Siège de Gibraltar 185 CHAPITRE VII. GUERRE AVEC LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE (1793-1795). § I. Campagne de 1793. - Invasion du Roussillon. — Prise de Cerel, de jfgg-d Eu et de BgHegarde to.t 2. Opérations de l'armée espagnole autour de Perpignan. — Bataille TABLE. 439 3. Campagne Je 179 1. — Désastres de l'armée espagnole : Ba- tailles du Boulon, de la Muga. de Figuières 210 4. Campagne de 1795. — Les gardes wallones guident l'armée des Pyrénées orientales 21 :> 5. Opérations de l'armée de Navarre 218 CHAPITRE VIII. Gl'KMlK DE L 1NDÉPK.XDÀMCB 1808-1822). S 1. Guerre avec l'Angleterre. — Expéditions en Amérique et en Portugal 52:> 2. Réorganisation du régiment des gardes wallones 22fl 3. Participation des gardes wallones à la guerre de l'indépendance. 23g \. Le régiment des gardes wallones réorganisé en 1814, prend, en 1818, le titre de deuxième régiment d'infanterie de la garde; il est massacré aux portes de Madrid en 1822 217 ANNEXES. A. — Extrait du règlement du 2 décembre 1773 concernant l'uni- forme des officiers et soldats du régiment des gardes wal - lones «MO fi. — Tarif des soldes du régiment des gardes wallones d'après le règlement du 2 décembre 1773 202 C. — Tarif des soldes du régiment des gardes wallones d'après le règlement du 8 avril 1803 261 Contrôle général des ofliciersqui ont servi dans le régiment des gardes wnltAn«>« . . , , , , , . , , ,_ . , , . 9fl.N Sources de l'histoire du régiment des gardes wallones 433 FIN DF. LA TABLE. Digitized by Google Digitized by Google I 1 Digitized by GoogTe Pi^itized by Google